Accord de Genève : un pacte mort-né

La rencontre de l’Opposition politique congolaise à Genève

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Jean-Pierre Bemba Gombo du MLC, Adolphe Muzito Fumutshi du Nouvel Élan, Martin Fayulu Madidi de l’ÉCIDÉ, Alan Doss de la Fondation Kofi A. Annan, Freddy Mbuyambu Ilankir Matungulu de Notre Congo (Congo na Biso), Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi de l’UDPS, Moïse Katumbi Chapwe d’Ensemble pour le changement et Vital Kamerhe de l’UNC

‘‘Le mensonge est un hommage à la vérité comme l’hypocrisie est un hommage à la vertu. ’’ Citation de Gustave Thibon ; L’ignorance étoilée (1974)

Par Joël Asher Lévy-Cohen

La désignation de Martin Fayulu de l’ÉCIDÉ en tant que candidat commun et unique de l’opposition politique à la présidentielle hypothétique du dimanche 23 décembre 2018 a vite tourné court. Pas plus de 24 heures.

Vital et Félix
Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi de l’UDPS et Vital Kamerhe de l’UNC.

En effet, Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi de l’UDPS et Vital Kamerhe de l’UNC ont retiré illico presto leurs signatures apposées au bas de l’accord de Genève qui devient, par voie de conséquence, caduc, nul et de nul effet.

Cet acte de retrait de signature doit être considéré comme un acte de bravoure politique et de courage patriotique pour avoir négocié le revolver sur la tempe.

En effet, le fait d’avoir délibérément  »privé » Tshisekedi et Kamerhe, ainsi que les autres leaders politiques, de leurs mobiles personnels pour ne pas communiquer avec leurs proches, camarades de lutte et partisans doit être considéré comme un acte de séquestration, une  prise d’otages digne du terrorisme international en vue d’arracher leurs consentements respectifs.

Martin Fayulu Madidi
Martin Fayulu Madidi de l’ÉCIDÉ [à gauche] et Freddy Mbuyambu Ilankir Matungulu de Notre Congo (Congo na Biso) [à doite] lors de l’annonce et de la présentation du candidat commun et unique de l’Opposition politique à la presse nationale et internationale à Genève.
Par ailleurs, le fait d’avoir choisi Martin Fayulu de l’ÉCIDÉ, un parti sans implantation nationale, donc insignifiant sur l’échiquier politique, pour être un  »demi-président » ou un président de pacotille et exercer un mandat de deux ans et demi dans l’optique d’organiser des élections inclusives est  »une violation pure et simple de la Constitution de la République démocratique du Congo ».

En effet, un président de la République démocratique du Congo est constitutionnellement élu pour un mandat dont la durée effective et réelle est de  »cinq ans » et non point de  »deux ans et demi ».

Eu égard à son élection et à son assermentation, le chef de l’État a pour mission d’assurer le bon fonctionnement des institutions, de faire respecter la Constitution et la loi, de protéger l’Indépendance nationale et de défendre la Souveraineté internationale du pays, de veiller à la sécurité nationale, etc.

Par conséquent, la présidence de Transition dévolue à Martin Fayulu est  »un déni de démocratie, un pied de nez à la légalité constitutionnelle ».

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant
joelasherlevy@aol.com

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