‘‘Paix’’ et ‘‘Harmonie’’

‘‘Paix’’ et ‘‘Harmonie’’

Bouddha est, par définition, un état d’esprit. Il symbolise très concrètement la victoire inéluctable de l’être humain sur le désordre mental qui l’affecte et qui est, sans conteste, la source de tout conflit ravageur de sa personne. Cette perturbation mentale est également à l’origine du chaos qui paralyse et détruit son environnement sur les plans aussi bien moral que matériel.

La voix de la Conscience intérieure en tant que phare de l’existence humaine

La fraternité et la solidarité sont les deux mamelles de la paix. Elles sont les piliers de la liberté et de la dignité humaine.

‘‘Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons tous ensemble mourir comme des idiots.’’ Martin Luther King

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Le monde physique qui est, à n’en point douter, le siège de l’existence humaine[i], oscille toujours entre ‘‘Jour’’ et ‘‘Nuit’’, ‘‘Lumière’’ et ‘‘Ténèbres’’, ‘‘Mensonge’’ et ‘‘Vérité’’. Dans cette opposition, il est soumis aux diktats de la dualité, d’ailleurs, résumée sous forme d’éternelle ‘‘compétition’’ entre le ‘‘Bien’’ et le ‘‘Mal’’. Dans cette lutte manichéenne, la paix à laquelle aspire l’être humain représente, incontestablement, le ‘‘Bien’’ parce qu’elle garantit la ‘‘Sécurité’’ et le ‘‘Progrès’’ au sein de la société, parce qu’elle posture au-delà de la quiétude qu’elle apporte la ‘‘Justice’’, la ‘‘Concorde’’ et l’‘‘Harmonie’’[ii].

La violence dictée par la soif inextinguible du pouvoir et de l’hégémonie conduit très souvent l’humanité à sa propre perte. Celle-ci est généralement le fruit de l’incompréhension et de la cacophonie qui règnent dans les relations humaines.

Cependant, la violence, quelle que soit la forme qu’elle prend dans la vie existentielle[iii], représente le Mal absolu. En effet, la violence infligée à l’être humain s’accompagne toujours des souffrances qui broient l’existence physique. En tant qu’épreuves, celles-ci contaminent et polluent la vie. À cet effet, l’existence devient naturellement ‘‘irrespirable’’ parce qu’elle se réduit à la cruauté. En tant que blessures morales et physiques subies, les afflictions qui étouffent l’être humain, lui font, certes, perdre toute sa liberté et toute sa dignité. Cela est d’autant plus vrai que celui-ci demeure assujetti à la pesanteur des contraintes insupportables lui imposées par la violence.

Stopper la violence est en soi un signe de maturité et de sagesse. Cet acte noble fait éminemment appel aux vertus du dialogue pour affermir la paix et, ainsi, renforcer la concorde, garante de l’harmonie universelle et de l’entraide fraternelle.

La violence, ainsi que l’oppression qui la caractérise, s’accompagne toujours de l’amertume. Celle-ci fait perdre à l’être humain sa quiétude et son équilibre aussi bien moral que psychique. Elle lui fait, bien sûr, perdre le sens du bonheur et de la joie. Elle lui fait, donc, perdre mentalement la santé qui participe activement à son rayonnement, à son éclat. Elle lui fait perdre physiquement la paix qui rythme quotidiennement sa vie matérielle autant que mentale. À ce titre, elle hypothèque inexorablement sa liberté. Bref toute sa vie, toute son existence.

Le langage de l’Amour universel et de la paix fraternelle permet de dissiper la violence en tant qu’expression des ténèbres, voix de l’obscurité.

Par conséquent, pour neutraliser la violence qui déshumanise autant l’oppresseur que l’opprimé, l’être humain doit s’abreuver aux sources intarissables de l’Amour Miséricordieux. Pour recouvrer la paix en tant que socle de la liberté et de la dignité, l’être humain se doit de s’ouvrir les portes de la Conscience. Il se doit d’engager un dialogue franc et sincère avec son véritable ‘‘Moi intérieur’’. À ce titre, celui-ci devient inéluctablement son guide, son repère et sa force. Pour la circonstance, il devient son phare chargé de l’orienter, de le diriger en tout temps, de l’amarrer au quai de la vie, de l’accoster au quai du bonheur, de la paix et de l’harmonie.

La paix est la musique de l’âme. C’est le langage ou le son du cœur.

Ainsi, en renouant complètement avec son ‘‘Moi intérieur’’, l’être humain accède au stade de l’humanité, ultime étape à la divinité. De ce fait, il se nourrit aux sources intarissables de l’Amour Saint et Miséricordieux. Il devient, définitivement, un humain avec cette fois-ci un grand H.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

joelasherlevy@aol.com

www.joelasherlevycohen.centerblog.com

www.joelasherlevycohen.over-blog.com

www.joelasherlevycohen.wordpress1.com


[i] Dans l’univers physique, le genre humain côtoie également d’autres formes d’existence.

[ii] La violence tue la fraternité et la solidarité, prémices de toute existence humaine. En tuant la liberté et la dignité, elle tue, en réalité, l’humanité dans tout ce qu’elle a de plus précieux. C’est-à-dire : la ‘‘Vie’’.

[iii] Qu’il s’agisse de la violence ‘‘armée’’ ou ‘‘non-armée’’, ‘‘physique’’ ou ‘‘morale’’, voire même ‘‘mentale’’.

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