Le Kidnapping de Nicolás Maduro Moros

La plus grande bourde de Donald John Trump Sr
‘‘On peut violer les lois sans enlever la culotte.’’
Georges Bernier, dit Professeur Choron, humoriste, journaliste satirique français
Par Joël Asher Lévy-Cohen
S’il y a un homme sur cette terre qui croit dur comme fer en son propre destin, c’est bel et bien l’actuel locataire de la Maison-Blanche. Très nettement convaincu de son étoile et de sa splendeur, le 47e président des États-Unis Donald John Trump Sr a une qualité inestimable que très peu de gens ont véritablement dans la vie : « Il adore énormément prendre des risques ». Et, courir des risques, – même les plus fous –, est, par définition, un jeu d’enfants pour lui. Ce réflexe évidemment naturel est très largement inscrit dans son ADN.
Par conséquent, c’est sous cet angle qu’il faudrait sans nul doute analyser la majorité de ses agissements dont il ne mesure pas toujours les conséquences. C’est véritablement sous cet angle qu’il faudrait évaluer sa trop forte « personnalité ». C’est, à n’en point douter, dans ce contexte qu’il faudrait littéralement placer sa décision autant contestable que discutable de « capturer » le président de la République bolivarienne du Venezuela Nicolás Maduro Moros et son épouse Cilia Flores.

Ce qu’il faut comprendre dans cette histoire, le président américain Donald John Trump Sr est un personnage profondément narcissique. Il est d’un narcissisme qui dépasse de loin le seul cadre de la perversité. Ce qui compte le plus, ce n’est ni son image personnelle ni sa propre réputation. Il s’en fout éperdument. Ce qui compte énormément pour lui, est le fait d’être pratiquement au cœur de l’actualité brûlante, au centre de l’information nationale et internationale. À cet effet, son nom doit faire coûte que coûte l’information. Celle-ci vaut plus que tout.
Son ego atteint visiblement l’orgasme dès que toutes les caméras du monde sont braquées sur sa personne. Il est en plein extase dès que la presse mentionne continuellement son nom. Ce qui fait dire à certains observateurs qui tiennent mordicus à la réputation des États-Unis que ‘‘le public est confronté non pas à un individu dont la personnalité est insaisissable par définition mais plutôt à un véritable mythomane plus enclin à construire des légendes autour de sa personne extravagante ’’.

En effet, Donald John Trump Sr ne respecte les règles du jeu social pas plus qu’il ne respecte les règles du jeu international. Il s’en fout carrément de la démocratie, des droits humains fondamentaux. Il s’en fout éperdument du droit international. Il se moque de la souveraineté des États et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, etc. Cela ne fait pas partie de son vocabulaire ni de sa perception du monde. Ce qui compte le plus pour lui, ce sont les intérêts. C’est le jeu des puissances.
Pour l’Américain Donald John Trump Sr, ‘‘l’État n’est pas, par essence, une entité qui doit en réalité protéger les plus faibles, les plus vulnérables, à plus forte raison les Citoyens. C’est, plutôt, un jouet, un gadget aux mains des seuls puissants qui doivent en faire ce qu’ils veulent, en disposer comme ils l’entendent’’. Sa seule et véritable obsession est de faire peur, de se faire respecter coûte que coûte. Même le grand théoricien et non moins grand penseur du pouvoir politique l’Italien Niccolò di Bernardo dei Machiavelli (Nicolas Machiavel) n’aurait pas mieux pensé ou trouvé que lui…

Une telle conception du monde et des relations internationales conduit inextricablement au chaos auquel assiste impuissante l’humanité ambiante. Celle-ci conduit inévitablement aux dérapages multiples et intolérables auxquels assiste médusée l’opinion publique. C’est-à-dire : ‘‘Un monde sans règles sûres, sans droit dissuasif, sans justice et sans dignité’’.

Sa propension à piétiner le droit international ouvre très largement la boîte de pandore. Ce qui entraînerait très certainement des répercussions incalculables dans le jeu des relations internationales. En effet, en kidnappant sans respect du droit international le chef de l’État vénézuélien Nicolás Maduro Moros et son épouse Cilia Flores, que dirait-on réellement si la République fédérale de Russie dirigée par Vladimir Vladimirovitch Putin procède brutalement à l’enlèvement de l’Ukrainien Volodymyr Olexandrovytch Zelensky ? Que dirait-on certainement si la République populaire de Chine envahit militairement Taiwan en dehors du cadre international ? Que dirait-on si la République populaire de Chine kidnappe le 14e Dalaï Lama Tenzin Gyatso ?

Que dirait-il vraiment et finalement le même Donald John Trump Sr si jamais une puissance étatique planétaire interpelle ou appréhende sur le sol de son territoire un ancien président américain ? Dieu seul sait combien parmi ses prédécesseurs présidentiels sont évidemment comptables de pires crimes de guerre ou crimes contre l’humanité. Dieu seul sait combien ceux-ci ont sciemment et consciemment violé le droit international, provoqué le grand désordre dans le monde et, surtout, causé des torts inestimables, irréparables et répréhensibles au reste de l’humanité sur la base de gros mensonges…

Joël Asher Lévy-Cohen
Journaliste indépendant
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