Un autre regard sur l'actualité. Une autre lecture des enjeux fondamentaux des évènements. Un éclairage sur des questionnements de la vie quotidienne..
Auteur : joelasherlevycohen706912244
Journaliste indépendant, analyste politique et social, agent humanitaire.
La traite négrière a été reconnue comme un crime contre l’humanité. Jusqu’à présent, elle n’a nullement donné droit à indemnisation à l’Afrique vidée de sa substance humaine et aux communautés négro-africaines de la diaspora vivant dans des pays ou territoires qui ont réellement pratiqué l’esclavage des êtres négro-africains.
Une page sombre de la chrétienté romaine
Pape Nicolas V
Quand l’Église catholique [reniait] brutalement ‘‘Christ’’ et, par voie de conséquence, rejetait toute sa doctrine fondée sur l’amour et la justice, la fraternité et la solidarité…
‘‘Le méchant désire les ténèbres, mais les ténèbres font de lui un aveugle.’’ Proverbe malgache; Le guide de la sagesse africaine (1999)
Par Joël Asher Lévy-Cohen
Le 8 janvier 1454, Tommaso Parentucelli (1398 – 1455), élevé par ses pairs cardinaux à la dignité de souverain pontifie et au rang de pape Nicolas V, publie une bulle pontificale.
Celle-ci est intitulée ‘‘Romanus Pontifex’’. Bien entendu, en référence à son statut d’Évêque de Rome et, de surcroît, à la toute-puissance papale : ‘‘Un pouvoir Urbi et Orbi’’.
Copie de la Bulle papale »Romanus Pontifex » de Nicolas V, texte qui légitime la traite négrière. Cette bulle est conservée à l’Institut des Archives nationales de Torre do Tombo à Lisbonne (Portugal) sous le code de référence PT/TT/BUL/0007/29 et l’intégralité de la bulle est réproduite en français dans l’ouvrage « le Péché du pape contre l’Afrique » (éd. Al qalam, Paris, 2002) de Assani Fassassi de la page 10 à 21.
Ce texte papal qui a manifestement valeur d’ordonnance divine et de principe juridique, a pour effet de changer systématiquement et automatiquement la face du monde.
En raison de la bulle papale »Romanus Pontifex », des millions d’Africains ont été brutalement arrachés de leur continent par de nombreuses puissances chrétiennes de l’Occident.
Aussi cette bulle pontificale a-t-elle pour effet de modifier en profondeur les relations entre les différents Peuples et Nations de la terre. Entre autres ceux d’Europe placée sous le joug étroit de la Chrétienté romaine nourrie par la violence et l’intolérance et d’Afrique animiste en proie à des conquêtes musulmanes.
L’esclavage est toujours accompagné de la déshumanisation des êtres humains. Ceux-ci sont réduits au rang de chose (processus de réification ou chosification) ou de bien meuble (marchandisation de l’être humain).
En effet, intervenant moins d’une année après la chute de Constantinople aux mains des Turcs et du Sultan ottoman Mehmet II, soit le 29 mai 1453, ce qui consacre indubitablement la fin inéluctable de l’empire romain d’orient (Byzance), cette bulle papale concède en réalité au roi Alfonso V du Portugal et au prince Henrique toutes les conquêtes en Afrique.
L’idée d’une réparation de la traite négrière fait lentement mais sûrement son chemin, notamment au sein du conseil représentatif des associations noires de France (CRAN).
En effet, ce décret papal leur confère, ainsi qu’à tous leurs successeurs, le droit et le privilège de réduire en servitude perpétuelle toutes les personnes considérées comme infidèles et ennemies du Christ. Aussi leur donne-t-il la possibilité de s’approprier de tous leurs biens, y compris leurs territoires.
Dans une démarche de repentance et de réhabilitation de l’Eglise catholique romaine aux yeux et dans le cœur des Africains, le pape Jean-Paul II a présenté à l’Afrique tout entière les excuses de Vatican pour la traite négrière reconnue de ce fait comme une faute morale. Dans cette foulée, il a vivement imploré le pardon des Africains pour la participation active de l’ Église dans le trafic d’esclaves négro-africains
À vrai dire, cette bulle papale signée de la main propre de Nicolas V contribue à éloigner davantage le très catholique royaume du Portugal de ce que, toutefois, recommande et même ordonne la Sainte Bible en tant que livre de référence spirituelle et inspiration divine. À savoir : ‘‘le respect scrupuleux des dix commandements’’.
Le Sénégalais Sadio Mané a connu une saison footballistique époustouflante tant au niveau de la Premier league anglaise que de la ligue européenne des champions. Il a mené le Sénégal à la finale de la très disputée Coupe d’Afrique des Nations 2019 au Caire, en Égypte. C’est ce qui fait de lui un sérieux prétendant au sacre du ballon d’or 2019
L’arbre qui cache la forêt de grandes ambitions économiques et batailles commerciales
Par Joël Asher Lévy-Cohen
Le Ballon d’Or est, de nos jours, un véritable outil de marketing au service exclusif de la promotion du football européen présenté comme l’épicentre du football mondial.
Lionel Messie, le célèbre percussionniste de l’équipe de Barcelone de football et de l’Albiceleste (la sélection nationale argentine)
À preuve, la très grande majorité des nominés sportifs – peu importe leurs origines ou nationalités – proviennent de cet espace footballistique, tout comme évoluent dans de grands clubs affiliés aux grands championnats de football du continent européen.
Le Portugais Cristiano Ronaldo exhibe les cinq ballons d’or remportés au cours de sa prestigieuse et prolifique carrière de football.
En réalité, au moment de déterminer le choix des gagnants substantiellement réduits au rang de mannequin pour promouvoir des articles de sport, c’est [curieusement] la parole des équipementiers sportifs qui prime.
L’Égyptien Mohamed Salah est le meneur de jeu des Pharaons d’Égypte et de la mythique équipe anglaise de Liverpool. Il mérite d’être sacré Ballon d’Or 2019 pour avoir pesé de tout son poids dans la conquête de la Ligue européenne des champions par Liverpool.
Ce sont ces commanditaires sportifs qui décident réellement de l’attribution des prix. Et non point des experts et journalistes ou amateurs et supporters.
Ce privilège de choix revient de plein droit aux équipementiers de renom en tant que partenaires de grandes instances sportives européennes et mondiales.
Celui-ci leur est tout simplement accordé en vue de doper les ventes commerciales à l’échelle planétaire.
Virgil Van Dijk, le défenseur central des Pays-Bas et de Liverpool, mérite très largement d’être couronné Ballon d’or 2019. Au cours de l’exercice 2018 – 2019, la sélection batave et Liverpool ont encaissé peu de buts grâce à son apport combatif et sa lecture du jeu de l’adversaire. En outre, dans les duels individuels, aucun attaquant n’a réussi à le dribbler tout comme à lui ravir la balle au pied. Donc, il est un rempart sûr pour sa défense tout en ne commettant pratiquement pas d’erreurs.
Donc, l’attribution de ce prix du ballon d’or qui tombe pratiquement la même période de rabais alléchants ou de soldes attrayants que »Black Friday » est pour l’ensemble de ces commanditaires sportifs – qui se sont, d’ailleurs, partagé la planète en différentes zones d’influence économique – une occasion de se livrer ouvertement une très rude bataille commerciale et, par voie de conséquence, d’engranger d’énormes plus-values financières.
Le défenseur central Virgil Van Dijk de Liverpool et des Pays-Bas sait marquer des buts. Il constitue un atout offensif pour son équipe lors de coups de pied de coin.
D’ailleurs, peut-on remarquer, derrière chaque prétendant au prix du Ballon d’Or se cache, à vrai dire, un équipementier sportif de grande renommée internationale…
Cristiano Ronaldo fait la promotion des produits Nike
Par ailleurs, le vote des journalistes, des joueurs, des entraîneurs sportifs et même du grand public n’est point destiné à rendre le processus de choix du vainqueur du ballon d’or plus démocratique voire même plus équitable. Donc plus transparent. Que nenni.
L’Argentin Lionel Messi est commandité par Adidas
Cette procédure est, en réalité, un immense écran de fumée chargé de camoufler les véritables grands enjeux commerciaux entourant l’attribution dudit prix ou le choix des gagnants qui sont, en réalité, et de leur strict point de vue, moins des joueurs de football que des mannequins sportifs.
Lionel Messi tenant dans sa main gauche une chaussure éponyme de marque Adidas
Parmi ces grands enjeux fondamentaux, il faut mettre en exergue le contrôle étroit du vaste marché d’articles de sport dans le monde que sont évidemment les Amériques, l’Europe et l’Asie (Extrême-Orient).
Le défenseur néerlandais Virgil Van Dijk promeut des articles de sport fabriqués et commercialisés par l’américain Nike
Le droit de vote est la pierre angulaire de la démocratie. Dans un État digne et respectable, c’est le droit de vote qui traduit le mieux la démocratie au sens de libre choix des gouvernants.
Banqueroute de la Démocratie et strangulation de la
Liberté
La démocratie signifie le droit de manifester en faveur de ses opinions les plus légitimes, de défendre pacifiquement ses intérêts primordiaux.
La traite esclavagiste des ‘‘Citoyens’’
‘‘La démocratie, c’est la liberté de dire
qu’on en manque’’
Grégoire Lacroix, Écrivain, journaliste, poète et
parolier français, Le Penseur malgré lui, 2012
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
La
démocratie en tant que phénomène sociopolitique a fait son apparition au même
moment que l’État. Cet autre phénomène sociopolitique se définit comme une
entité publique. Celle-ci peut être dirigée par un individu que ses pairs choisissent
préalablement pour conduire les affaires de la Cité. Dans cette perspective
unique, ses Concitoyens décident de lui déléguer le souverain pouvoir de les
sécuriser. Donc, à la base de la démocratie, s’imprime le choix du gouvernant
bénéficiant de la confiance de ses égaux dans la société. En d’autres termes, il
s’agit d’un être humain jouissant de l’onction populaire via le fameux
phénomène électoral du suffrage universel.
Ce
choix s’opère, en fait, librement. C’est-à-dire : ‘‘sans contrainte morale’’
et ‘‘sans
entrave matérielle ou physique’’. En d’autres termes, la démocratie
postule en vérité un choix exercé sans pression aucune. Donc un choix indubitablement
éclairé. Somme toute judicieux. Après une réflexion mûrement approfondie. Comme
l’exige, d’ailleurs, le principe fondamental de cette opération électorale et
démocratique, eu égard à la notion de compétition idéologique ou de concurrence
politique.
Un dessin de Donald John Trump Sr, 45e président des États-Unis
Il
sied de relever que la démocratie repose substantiellement sur la notion de
marchandage. Donc, à la base de ce phénomène sociopolitique, il y a la règle ‘‘mercantile’’
de négoce ou de deal commercial entre le pouvoir sensé assurer tous azimuts la
sécurité à l’ensemble de la population et le Citoyen transformé en sujet des
droits humains fondamentaux et libertés publiques. En échange de sécurité en
termes de services publics octroyés aux sujets de l’État, celui-ci participe activement
à la défense et au rayonnement de l’État en tant que Collectivité publique. Il
participe, donc, à sa prospérité et à sa grandeur (splendeur) en tant que Maison
commune. Pour ce faire, celui-ci acquitte des charges lui juridiquement
dévolues en termes d’imposition fiscale et parafiscale.
Un dessin d’Hillary Rodham Clinton, candidate à l’investiture démocrate lors de l’élection présidentielle de 2008 et de 2016.
Le choix du Citoyen porté sur le gouvernant s’opère à travers un mécanisme démocratique qualifié de votation. Pour jeter son dévolu sur un candidat précis, une liste de concurrents lui est présentée dans le cadre de la compétition électorale. Son rôle primordial consiste donc à départager les concurrents en tant qu’arbitre. Cet exercice démocratique fait éminemment de lui le juge de la compétition électorale. Ici, il est question de la concurrence et non point du contentieux qui relève du seul juge. C’est-à-dire : un magistrat qui siège solennellement dans une cour appartenant à un ordre juridique et institutionnel, manifestement doté d’un pouvoir de coercition et de sanction légale.
Deux grandes familles politiques historiques dominent de loin la vie démocratique des États-Unis. Il s’agit du parti de l’éléphant ou GOP (Grand Old Party) qui regroupe les Républicains, d’une part. Et, d’autre part, du parti de l’âne qui réunit les Démocrates.
Pour
arbitrer ce combat électoral opposant plusieurs formations politiques par le
biais de leurs représentants, le Citoyen se pose, normalement, la question de
savoir lequel des partis visiblement engagés dans la lutte électorale est à
même de défendre réellement ses intérêts primordiaux. C’est-à-dire : ‘‘ses
droits légitimes en qualité d’individu ou d’être humain mais également en tant
que membre d’une corporation ou d’une communauté’’. Ce dernier a-t-il vraiment
toujours des réponses claires à cette question ?
En démocratie, les médias constituent un outil majeur dans la communication ou la diffusion des idées. Ils interviennent en qualité de véhicule du discours partisan et de l’idéologie politique.
Dans le contexte de la pratique politique manifestement fondée sur la confusion idéologique et la pollution médiatique savamment entretenue par les détenteurs du pouvoir, quel qu’il soit, il n’est pas du tout garanti que le Citoyen devenu arbitre dispose de tous les atouts pour mieux déchiffrer les discours partisans et décrypter leur représentation idéologique. Et, par voie de conséquence, il n’est véritablement point acquis que celui-ci maîtrise parfaitement tous les enjeux fondamentaux d’une campagne électorale.
Le démocrate Barack Hussein Obama répondant aux questions d’un auditoire conquis d’avance. Une élection est la rencontre entre un homme d’État et son peuple. Pour la remporter, elle donne coûte que coûte lieu à la chasse aux voix populaires.
Cela est d’autant plus vrai que toutes les entreprises partisanes activement engagées dans la course électorale tiennent, en vue d’engranger des voix et, ainsi, satisfaire un vaste électorat, bon nombre de promesses politiques qu’elles n’honorent malheureusement pas une fois aux manettes de l’État. Cela est d’autant plus vrai que, depuis le démantèlement du communisme dont la traduction factuelle est la démolition du mur de Berlin, il n’existe pratiquement plus de fracture idéologique ou de fossé politique béant entre les différentes formations partisanes. Cet abattage ou cette chute du mur de la honte a eu pour corollaire immédiat la transformation de la politique en un vaste marché de dupe où la totalité des vendeurs patentés proposent pratiquement, et comme par miracle d’ailleurs, le même produit. Mais sous des appellations différentes…
Une fresque murale représentant l’Américain Ronald Wilson Reagan et le Soviétique Mikhail Sergeyevich Gorbachev.
Avant
l’avènement du mur de Berlin, il y avait déjà deux tendances idéologiques aux
points de vue somme toute irréconciliables. Celles-ci s’affrontaient
violemment. Elles guerroyaient au péril même de leurs adhérents ou militants.
D’un côté, la droite s’appuyant sur la religion, la famille et le travail en
tant que moteur de la société. Et, de l’autre, la gauche progressiste dont le
discours reposait substantiellement sur la solidarité des travailleurs, la
fraternité universelle des peuples, le partage équitable des richesses au sein
de la société, ainsi que l’octroi des droits sociaux aux plus démunis ou plus défavorisés.
Force est d’admettre que ce pan constitue à lui tout seul la très vaste
majorité de la population.
Après
la fameuse ‘‘chute du mur de Berlin’’, la gauche en tant que tendance
idéologique et discours politique a complètement disparu des radars politiques.
Elle a, donc, complètement disparu de l’espace national. Il y a lieu de
reconnaître que cette idéologie d’antan portée aux nues par des masses
laborieuses ne fait pratiquement plus recette dans l’univers public et étatique.
Ce courant, pourtant dominant à une certaine époque, ne laisse plus place de
nos jours qu’à la droite. Toutefois, cette tendance idéologique qui s’accapare,
gloutonnement, à elle seule le marché politique, connaît également à son tour un
phénomène d’émiettement.
Le Républicain George Walker Bush Jr et le Pape Benoît XVI
En effet, la droite classique connaît un éclatement entre deux tendances. D’une part, la droite néolibérale qui défend énergiquement les détenteurs des moyens de production considérés urbi et orbi comme les seuls et uniques garants de la puissance et de la sécurité de la Nation. D’autre part, l’extrême-droite dont le discours idéologique est certes la défense de la Nation. Celle-ci est sustentée par l’exaltation de la pureté raciale au sens phénotypique du terme et la promotion de la pureté civilisatrice qui doit irrémédiablement entacher la culture en tant que tradition et morale dans la société.
Marine Le Pen du Rassemblement national (RN – France), un mouvement d’extrême-droite farouchement opposé à l’immigration.
En d’autres termes, le fonds de commerce de ce courant à la fois politique et idéologique est l’immigration. Ce phénomène de déplacement massif d’individus ou de populations en quête de liberté ou d’abri à l’échelle du globe terrestre est, d’ailleurs, présenté à l’opinion publique comme une invasion de la Nation. Cet envahissement préjudiciable s’opère par le truchement des hordes d’étrangers qu’il faut pratiquement exclure, et au besoin même éradiquer, sous peine de disparaître complètement en tant que groupe social, culturel et humain.
Le déplacement massif de peuples et communautés étrangères venant des contrées plus lointaines et victimes de guerres de nettoyage, de sécheresse, d’épidémies mortelles et autres catastrophes humanitaires, ainsi que de politiques néolibérales de captation des ressources vitales et stratégiques des pays fragiles, engendre des frictions dans les sociétés européennes et américaines.
Dans cette chasse au migrant dépeint comme la source de tous les problèmes voire dysfonctionnements de la société, dans cette farouche volonté de gommer l’immigration, il y a, certes, l’idée de ne pas corrompre tous azimuts la ‘‘race’’ et de ne pas bouleverser ou tuer la ‘‘culture’’.
L’immigration étrangère est au cœur des débats politiques et économiques aussi bien que culturels et sociaux dans les pays d’Europe occidentale et orientale, ainsi que ceux des Amériques.
Remplaçant les communistes et les socialistes dans leur mission de défense des travailleurs opprimés par l’élite économique soutenue par la classe dirigeante, l’extrême-droite dénonce virulemment les politiques néolibérales. Celles-ci ont pour effet d’enrichir scandaleusement les riches entrepreneurs, et ce au détriment de la Collectivité publique. Aussi ont-elles pour effet d’appauvrir outrageusement les masses populaires et nationales. Elles ont, en effet, pour corollaire immédiat de réduire les sans-dents au niveau de laissés pour compte par un système économique dont l’injustice n’a vraiment d’égale que sa propension à produire de façon criante et épouvantable la ‘‘pauvreté’’, la ‘‘misère’’ infrahumaine ou les ‘‘inégalités’’ sociales.
Le président des États-Unis Donald John Trump dépeint en Roi Soleil ou Louis XIV. Il symbolise le monarque absolu qui décide de tout dans la société américaine sans tenir compte des choix légitimes de ses Concitoyens.
En
effet, dans le nouveau régime néolibéral où le patron est le véritable roi, et
tandis que le titulaire du pouvoir de l’État, quoi que élu par ses pairs citoyens,
est son écuyer, on assiste rien de moins qu’au recul permanent de l’État qui,
pourtant, garantit l’intérêt général. Cette démission s’opère au profit
exclusif du grand patronat. On assiste au démantèlement de divers programmes
sociaux qui favorisent, cependant, la resocialisation des plus démunis et des
plus défavorisés. On assiste, surtout, au démantèlement des services publics au
nom de l’orthodoxie fondée substantiellement sur la rentabilité économique. Au
nom de ce principe de profitabilité économique, leur gestion jugée certes déficitaire
par les tenants du pouvoir est carrément confiée à des entreprises privées dont
la seule et unique préoccupation est le gain économique, dont le seul et unique
souci est l’accroissement du pouvoir financier.
Le parquet boursier de New York, communément connu sous l’appellation de Wall Street, symbolise la puissance financière des entreprises privées qui affaissent l’autorité publique des États et cooptent des régimes politiques.
Le propre du néolibéralisme est, n’en point douter, l’affaiblissement, puis le démantèlement tous azimuts, de l’État et de la démocratie. Ces deux phénomènes sociopolitiques sont en fait interprétés et, surtout, jugés comme de sérieux et graves obstacles à son expansion autant internationalement que localement. En effet, le régime néolibéral doit normalement, en vue d’asseoir sa suprématie dans la société, ôter impérativement à la démocratie sa dimension de justice sociale et économique. Ce système dont la perversité n’a d’égale que sa toxicité doit immanquablement, dans le but d’affirmer sa toute-puissance, ôter à l’État sa dimension d’intérêt général. Sinon, il ne peut ni s’imposer aisément ni crier très largement victoire.
George Washington, héros de la guerre d’indépendance américaine
En
effet, la démocratie a été instaurée dans le but de faire de l’être humain le
seul acteur de sa destinée. De ce point de vue, il est plutôt question d’un
individu responsable puisque doté de jugement et, par voie de conséquence, doté
de raison éclairée. Il s’agit, donc, d’un individu qui pose des actes par
conviction. Donc un individu qui marche d’un pas évidemment décidé. Il ne
s’agit point d’un individu qui a un comportement dicté par le brouillard de la confusion.
Ce
phénomène sociopolitique procède normalement de ce principe cardinal que
l’Homme est un être majeur. Il dérive de cette idée fondamentale qu’un individu
définit son destin en fonction de ses intérêts légitimes. Toutefois, cet idéal
progressiste a été totalement détourné de ce fondement et de cette vision, dès
la mise en orbite de grandes révolutions politiques et sociales de la fin du 18è
siècle.
La Révolution française de 1789 met en relief les idéaux républicains ou progressistes de liberté, d’égalité et de fraternité. Ce mouvement qui bouleverse les piliers de la société française, fut largement influencé par le siècle des Lumières qui proclament la souveraineté de l’Homme, la suprématie de la Science et le primat de la Raison.
Dans leur marche, tous ces grands mouvements historiques ont, en effet, reconnu que l’être humain ne pouvait totalement s’autogouverner. Pour ce faire, celui-ci avait nécessairement besoin, tel un pupille, d’un tuteur politique dont la mission consisterait certes à prendre des décisions à sa place, à arrêter des choix pour lui. À l’image d’un parent voire même de toute personne adulte qui agirait exactement pour sa propre progéniture ou des individus placés sous son autorité immédiate. Ce régime confiscatoire des libertés publiques et des droits fondamentaux s’appelle de façon politiquement correcte la ‘‘Représentation nationale’’.
Le bâtiment du Congrès abrite le Parlement des États-Unis. Il fait office de siège du Sénat qui représente les collectivités fédérées et de la Chambre des Représentants dont les commettants sont les citoyens.
En
effet, le propre de la fameuse Représentation nationale est de décider
d’autorité de tout ce qui affecte le Citoyen, de tout ce qui participe
visiblement de son épanouissement. Celle-ci décide de tout ce que les individus
mangent à table ou dans un restaurant, boivent dans un bar ou bistrot, portent
sur leurs corps, lisent à l’école et au cours de leurs hobbies, regardent à la
télévision ou voient au cinéma. Comble, elle décide même de la manière dont le
commun des mortels doit se marier, faire l’amour et élever des enfants… Bref,
elle décide des valeurs autant morales et spirituelles que matérielles et
intellectuelles auxquelles doivent croire les citoyens et des principes qui
doivent normalement les guider dans la vie quotidienne.
Sur
le plan international, la démocratie est un vœu pieu et la liberté une
véritable chimère. Bien évidemment, censée promouvoir éminemment la liberté qui
occasionne le bonheur de l’individu voire même l’épanouissement des communautés,
elle se veut plutôt un discours foncièrement creux. À ce niveau, cette
thématique quoi que associée au discours civilisateur est pourtant l’arbre qui
cache à vrai dire la forêt de mauvaises intentions de la part de leurs
initiateurs ou promoteurs. En effet, celle-ci est plutôt usée en vue de placer strictement
sous tutelle économique et politique des territoires entiers.
L’extraction du coltan, – minerai hautement stratégique recherché par les industries informatique, aéronautique et spatiale, dans l’Est de la République démocratique du Congo -, se fait avec l’oeil bienveillant des milices armées au service exclusif des seigneurs de guerre dont la logistique est fournie par des multinationales étrangères.
Sous
prétexte de promouvoir le pluralisme politique et idéologique, entre autres
dans des pays du Tiers-Monde, la démocratie libérale ne favorise rien de moins
que l’avènement des régimes politiques par essence faibles et corrompus,
éloignés de préoccupations populaires. Ces pouvoirs souventes fois illégitimes
sur le terrain national transforment généralement les territoires qu’ils
dirigent en comptoirs marchands ou en concessions d’exploitation minière ou
naturelle pour les Transnationales. Bien
entendu sans aucune garantie de développement économique ou de progrès social.
L’exemple-type de cette vision suicidaire qui relève à n’en point douter,
substantiellement, de la supercherie est sans aucun doute l’Afrique, l’Amérique
latine ou l’Asie.
Miss Liberty symbolise l’asile accordé à celles et ceux qui fuient la tyrannie, l’oppression sous toutes ses formes ou les catastrophes humanitaires. Elle symbolise, par voie de conséquence, l’espoir d’un monde meilleur, d’un univers auréolé de paix et d’harmonie, d’équité et de sécurité, de justice et de dignité humaine, de fraternité et de solidarité.
Comme
quoi l’homme est un loup pour l’homme. Tout ce qui l’intéresse, c’est la
domination de l’autre, son prochain, qu’il réduit au rang inférieur d’animal
afin de se donner largement une bonne conscience de grandeur et de puissance.
Tout ceci à quel prix ?
Ce qui est clair, la citoyenneté démocratique qui fait que l’individu soit un véritable sujet des droits humains fondamentaux et des libertés publiques, se réduit davantage. Dans l’univers politique, ce phénomène se déroule au même moment que l’espace démocratique disparaît peu à peu comme une peau de chagrin. Cette citoyenneté démocratique est de plus en plus remplacée par la citoyenneté économique. D’ailleurs, celle-ci réduit systématiquement et automatiquement l’individu à qui l’on fait peser de lourdes charges fiscales et parafiscales au niveau de simple consommateur afin de faire fonctionner l’économie, de doper à tout prix la consommation.
Cela
est d’autant plus vrai que les réels citoyens en démocratie sont, de nos jours,
les banques et les entreprises. Ces corporations économiques et financières qui
bénéficient des largesses fiscales disposent, en effet, de tous les droits. Y
compris celui de faire faillite et de se faire renflouer très rapidement par
des États et gouvernements. Sans compter qu’elles ont le droit de se comporter
en assisté social par le jeu des subventions décrétées pour elles par les
régimes en place et tirées de revenus résultant d’augmentation des impositions
fiscales infligées aux personnes privées.
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI), Président de la République démocratique du Congo (RDC)
Le
président VRP de la République démocratique du Congo
L’Autre façon de gouverner
Le président de la République démocratique du Congo Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo accorde une audience à Bill Gates, président du Comité exécutif de Microsoft et de la Fondation Bill Gates
Une
nouvelle conception du pouvoir politique et de la gestion de la chose publique
De l’art de ‘‘faire
ressusciter’’ un État paria
‘‘On ne gouverne pas par arbitraire, il faut gouverner avec équité.’’ Samuel Ferdinand-Lop, journaliste, écrivain, Les nouvelles pensées et maximes (1970)
Par Joël Asher Lévy-Cohen
*
En janvier 2019, la République démocratique du Congo, d’ailleurs très nettement marquée par la fossilisation des esprits et l’immobilisme à tous points de vue, a bel et bien connu sa première alternance politique et démocratique de l’histoire. Cet État d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains, mis au ban des Nations pour des raisons somme toute évidentes de violation [flagrante] des droits humains fondamentaux, a connu une passation de pouvoirs qui s’est révélée, au grand étonnement de plus d’un, pacifique et civilisée. En réalité, celle-ci a immédiatement occasionné sur le terrain la mise en place d’un gouvernement de coalition ‘‘inédite’’.
La passation des pouvoirs entre l’ancien chef de l’État Joseph Kabila Kabange (JKK) et le nouveau président élu Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI)
Inédite par sa forme : un effectif d’ailleurs
pléthorique et fort d’une soixantaine de membres. Inédite par sa configuration
à la fois politique et idéologique : Les bourreaux d’hier s’allient avec
leurs victimes expiatoires pour la gestion d’un pays immensément riche en
ressources naturelles et minérales autant que précieuses et stratégiques. Force
est de mentionner que cette contrée indépendante depuis le jeudi 30 juin 1960
peinait véritablement à décoller en raison de l’inversion délibérée des valeurs
aussi bien morales et spirituelles que matérielles et intellectuelles.
Le président Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi (FATSHI) est déterminé à faire de la République démocratique du Congo (RDC) un État émergent.
À la tête de cette coalition politique et gouvernementale, trône magistralement le président démocratiquement, d’ailleurs, élu par la population Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi (FATSHI). Son obsession est de faire à tout prix de la République démocratique du Congo un pays émergent à l’orée 2029 – 2030. Pour atteindre cet objectif d’ailleurs fort louable à tous points de vue, le nouveau chef de l’État rompt avec toutes les habitudes du passé. À cet effet, il institue une nouvelle présidence substantiellement fondée sur le productivisme administratif et le dynamisme économique.
Il sied de souligner que de Joseph-Désiré Mobutu Sese
Seko du Zaïre à Joseph Kabila Kabange de sinistre mémoire, la République
démocratique du Congo n’a connu que des présidents qui se comportaient
quotidiennement, comme si de rien n’était, en gendarmes et en geôliers de la population
autant marginalisée que défavorisée par des choix politiques hasardeux. Issus
d’un univers verrouillé qu’est certainement le monde des armes, ceux-ci avaient
pour seule et unique conception du pouvoir le quadrillage militaire de l’État.
Ils avaient pour seule et unique motivation en matière d’administration et de
gouvernement, de gestion de la chose publique la surveillance policière de la
population et l’embastillement des Citoyens. Comme quoi aucune autre
préoccupation politique majeure ne venait, à vrai dire, hanter leur esprit
d’élite, troubler leur conscience de dirigeant.
Le Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre est le premier liquidateur de la République démocratique du Congo
Cela est d’autant plus vrai que tous ces magistrats suprêmes à la poigne de fer étaient plutôt réputés entretenir des résidences prisons sur l’ensemble du territoire national. Il convient de relever que ceux-ci étaient imités dans cette tâche épouvantable par leurs collaborateurs immédiats. C’est-à-dire : les plus naturellement en vue en matière de sécurité publique et étatique ou de police politique[i]. Aussi étaient-ils imités par une kyrielle de membres de leurs familles respectives gravitant directement autour de l’appareil répressif ou appareil de contrainte[ii].
Le rebelle autoproclamé président de la République démocratique du Congo (RDC) Mzee Laurent-Désiré Kabila (LDK) a complètement freiné le développement économique et le progrès socio-humain de ce pays d’Afrique centrale et de la région des Grands lacs africains (RGL) par sa gestion aventureuse des ressources de l’État et des finances publiques.
Il y a lieu de noter que, sous leurs régimes verrouillés, tous les instruments sécuritaires de l’État sont visiblement érigés en miradors. Cette transformation s’explique effectivement par la nature ubuesque de leurs systèmes policiers qui exigent, sans hésiter, l’établissement d’une surveillance étroite de leurs ressortissants. En effet, sous les tyrans Mobutu Sese Seko du Zaïre, Kabila I et II, les Citoyens vivent journellement pressés, opprimés dans un pays dont la vocation est, à n’en point douter, une prison à ciel ouvert.
Toutefois, sous le régime démocratique politiquement
incarné par Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, la réalité loin d’être rose ou
paradisiaque se passe très différemment. En effet, les geôles arbitraires
dénommées [cachots], entretenues ou
gérées par la police politique ou les services de renseignement, ont été
carrément fermées voire même démantelées. Celles et ceux qui avaient réellement
le statut de prisonnier d’opinion ou prisonnier politique ont été graciés ou
amnistiés, et dépendamment des cas relaxés ou libérés. Ce qui incline à penser
que la logique du pouvoir politique de FATSHI ne repose point sur la notion
fondamentale de [contrainte] ou [répression].
Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est déterminé à faire respecter la Constitution qui régit la République démocratique du Congo.
En d’autres termes, la Liberté est, à vrai dire, le
principe primordial qui pilote ou oriente le régime de FATSHI. Elle sustente, en
fait, la logique de son pouvoir politique. Cela veut dire très concrètement que
les droits humains fondamentaux constituent la pierre angulaire de la
présidence de cet avocat du Peuple. À ce niveau, FATSHI s’avère une très grande
rupture épistémologique. Ce chef de l’État qui a pour maxime le peuple d’abord,
se veut une césure idéologique avec ses trois prédécesseurs de triste mémoire
essentiellement portés à bafouer les droits et libertés de la population, d’ailleurs,
réduite à sa plus simple expression.
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo au Japon pour mousser l’Entreprise étatique Congo Corporation
Fort de son expérience en tant que patron d’une entreprise de restauration rapide et surtout de livraison de mets, FATSHI s’est, dans son nouveau rôle de gouvernant, métamorphosé en agent commercial ou VRP d’un pays très prometteur en raison de sa position géostratégique ou géopolitique. Cette nouvelle caractéristique de la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) fournit indéniablement à l’État congolais une dimension hors pair. Un statut qu’il n’a d’ailleurs jamais revêtu depuis sa fabrication artificielle par le fameux acte de Berlin de 1885 consacrant matériellement le partage colonial de l’Afrique entre les diverses puissances européennes. Une dimension qui ne lui a, surtout, jamais été conférée depuis sa fameuse reconnaissance internationale en tant que pays nationalement indépendant et internationalement souverain le jeudi 30 juin 1960.
Le premier japonais Shinzo Abe et le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC
En effet, pour FATSHI littéralement préoccupé par le développement économique de l’entité publique étatique et le progrès social du Citoyen, la République démocratique du Congo n’est pas qu’un État au sens juridique du terme. Ce qui implique, forcément et logiquement, un pouvoir, d’ailleurs, internationalement reconnu, administrant une population vivant sur un territoire national. Ce pays est également une Entreprise. Celle-ci est, de ce fait, sensée produire des biens et services entièrement mis à la disposition de sa clientèle à la fois intérieure et extérieure pour sa propre prospérité et sa propre sécurité en tant qu’entité nationale ou puissance publique, ainsi que l’épanouissement de ses habitants.
Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international (FMI), organisme bailleur de fonds qui entend participer à la relance économique de la RDC, reçoit le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à Washington.
Cette vision présidentielle qui met assurément un accent fort particulier et fort singulier sur la production nationale, constitue manifestement une innovation de taille en ce qui concerne l’interprétation du phénomène étatique que [représente] très concrètement la République démocratique du Congo. En effet, ce pays majestueux et immensément riche, sis au cœur de l’Afrique, a connu maintes interprétations ou diverses étiquettes selon qu’il est regardé de l’intérieur ou scruté de l’extérieur. Dépendamment de points de vue d’ailleurs nourris par de puissants intérêts, cet État d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains a connu au cours de son histoire tumultueuse les statuts de grenier de matières premières au profit des Nations occidentales, de protectorat au profit de l’OTAN ou des États africains, de comptoir marchand au bénéfice des Transnationales, de no man’s land ou de caverne d’Ali Baba au profit de la mafia internationale, de propriété privée du Roi des Belges Léopold II, de colonie autochtone au service exclusif des tyrannies prébendières (mobutiste, kabiliste), etc.
Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo reçoit officiellement au Département d’État (Washington) le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de la RDC. Les USA, en tant que partenaire stratégique et privilégié, sont prêts à s’engager positivement et activement dans le développement de cet État d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains..
Conséquence logique de cette interprétation présidentielle qui colle intimement au nouveau statut de la République démocratique du Congo, ce sont les déplacements promotionnels du chef de l’État à l’étranger. Le magistrat suprême devient, par voie de conséquence, le premier publicitaire ou coordonnateur des relations publiques du pays. Au même titre qu’un vendeur ambulant ou un agent commercial qui propose certes ses produits ou ses services aux clients potentiels ou réels, ce président de la République naturellement préoccupé par la puissance économique de la Nation et le bien-être de tous ses compatriotes adopte rien de moins qu’une diplomatie à caractère économique et commercial. Dans son action, FATSHI adopte donc une diplomatie présentant des objectifs économiques et commerciaux.
le président de la Banque africaine de développement (BAD), le Nigerian Akinwumi Adesina reçu par le chef de l’État de la République démocratique du Congo (RDC) Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo
Essentiellement guidés par des prétentions de développement économique de la Collectivité publique, ses déplacements à l’extérieur du territoire national se transforment littéralement en mission économique et commerciale. D’où sa propension à être entouré d’une armée de conseillers économiques et commerciaux. D’où sa propension à être entouré d’une pléthore de chefs d’entreprise congolais. En effet, FATSHI s’est attribué la mission fondamentale de promouvoir l’Entreprise commerciale ‘‘Congo Incorporated’’. Celui-ci s’est en réalité adjugé le rôle majeur de trouver des débouchés économiques et commerciaux pour la République démocratique du Congo. Il s’est surtout attribué le rôle primordial d’attirer de nombreux investissements économiques et financiers étrangers dans le dessein de créer moult emplois profitables à ses compatriotes et moult richesses garantissant la stabilité économique et sociale au pays.
Le président FATSHI entend appuyer la création d’entreprises par des jeunes au moyen d’une politique de micro-crédit dont l’objectif primordial est de combattre socialement et économiquement la pauvreté endémique et la misère.
Sur le plan purement interne, le discours de FATSHI est sans équivoque. Il est même directif. Pour assurer toute sa grandeur et son indépendance et, par voie de conséquence, sécuriser sa population, la République démocratique du Congo se doit, selon ce chef de l’État, d’inciter à la diversification de l’économie. Pour assurer le bien-être de la population et surtout mieux lutter contre la misère sociale ou la pauvreté endémique, ce moderniste met en avant non seulement les emplois des jeunes mais également la création et la prolifération des unités de production économique entièrement pilotées par des jeunes. Toutes ces entités corporatives dont la mission primordiale consiste à lutter contre le chômage et la désespérance sociale doivent à ce seul et unique titre bénéficier d’une vraie politique de micro-crédit générateur de stabilité sociale.
Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dispose d’un programme ambitieux pour le respect des droits fondamentaux de la femme congolaise et son épanouissement en tant qu’être humain. Il vise également à faire de la Congolaise un vecteur du développement économique de la collectivité publique et une actrice clé du progrès social de la Nation.
C’est ce grand bouleversement dans la mission du chef de l’État que le Peuple congolais doit apprendre, dès à présent, à digérer, à comprendre et à maîtriser parfaitement. En effet, la République démocratique du Congo est naturellement passée, au niveau conceptuel, depuis le début de cette année 2019, du statut sécuritaire d’État geôlier ou État gendarme – lequel conduit directement et malheureusement au niveau catastrophique du sous-développement et du sous-progrès socio-humain – à celui honorable de force économique et privilégié de puissance commerciale.
Aux Congolaises et Congolais d’en maîtriser tous les rouages et d’en tirer toute la substantifique moelle pour faire du Congo, – et comme le recommande d’ailleurs fermement un refrain de l’hymne national –, [un Pays plus beau qu’avant] !
Joël Asher Lévy-Cohen
Journaliste indépendant
[i] Le patron des services
de renseignement Jean Seti Yale, le gouverneur Jean Foster Manzikala, les
généraux d’armée Louis de Gonzague Bobozo, Bangala et Bolozi ont entretenu à
l’époque de Mobutu Sese Seko du Zaïre une résidence prison où ils pouvaient
séquestrer des individus.
Des informations rapportent que Kalev Mutond disposait
d’une série de résidences privées servant de prison pour interner des individus
tout à fait indélicats aux yeux du régime brutal de Joseph Kabila Kabange.
[ii] Manda Mobutu et Kungulu
Mobutu entretenaient, selon des témoignages certifiés, des résidences prisons sous
la présidence macabre de leur géniteur Mobutu Sese Seko du Zaïre. À en croire
bon nombre de témoignages populaires, sous la direction gouvernementale de Joseph
Kabila Kabange, Jeannette (Janet Éléonore) Kabila Kyungu (la tante), Zoé Kabila (le
frère cadet) et Olive Lembe di Sita (l’épouse) entretenaient à
l’image de la fameuse fratrie mobutienne une résidence prison pour coffrer des
citoyens en porte-à-faux avec leurs puissants intérêts.
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, alias FATSHI
Félix-Antoine
Tshisekedi Tshilombo (FATSHI)
Un vrai ‘‘démocrate’’ respectueux des libertés inhérentes
aux Citoyens et des pouvoirs institutionnels de l’État
‘‘Le président
de la République veille au respect de la Constitution.’’, Article 69 alinéa
2, Constitution du 18 février 2006, République démocratique du Congo
Par Joël Asher Lévy-Cohen
*
Faussement orientés par certains instructeurs de la
multitude, les Congolaises et Congolais de la RDC doivent arrêter de penser que
dans un régime démocratique, le rôle fondamental d’un chef de l’État se résume
à arrêter tous les criminels et fauteurs de trouble du pays. C’est faux et
archi-faux !
Ce raisonnement est malheureusement propre aux adeptes
du Mobutisme despotique et aux partisans d’un régime éteignoir des libertés
publiques fondamentales.
FATSHI tient entre ses mains la Constitution de la RDC le jour de son assermentation
En effet, sur le plan purement constitutionnel, la
mission du président de la République consiste à assurer le strict respect de
la loi fondamentale et à garantir le bon fonctionnement des institutions de l’État.
FATSHI se prépare à recevoir en audience ses invités de marque.
Pour ce qui est de la poursuite des infractions
criminelles, il y a au sein de l’État un organe habilité à jouer strictement ce
rôle primordial. C’est bel et bien la [Justice].
À ce niveau, le chef de l’État s’assure que le juge, véritable
pilier du système démocratique, dispose en réalité de toutes les ressources autant
matérielles et humaines que morales et intellectuelles en vue d’une bonne et saine
administration de la Justice.
Les juges de la cour constitutionnelle de la RDC
Aussi le chef de l’État s’assure-t-il que le magistrat
certes chargé d’appliquer la loi et, par voie de conséquence, de dire le droit,
[et
rien que le droit], bénéficie tout à fait de l’indépendance.
Le conseil supérieur de la magistrature sous la présidence de Joseph Kabila Kanage de
Cet atout constitue, indéniablement, pour le juge un vrai
bouclier en vue de mieux protéger les droits fondamentaux et les libertés
publiques au sein de la Collectivité étatique, de mieux défendre toutes
personnes ainsi que leurs biens dans la Communauté.
La Sape est un mouvement philosophique qui incite le commun des mortels à prendre soin de son corps, à mieux se vêtir. C’est aussi une religion avec ses dogmes et principes, ses évêques et archevêques, ses prêtres et ses ouailles. Celle-ci est coiffée par un Pape qui vit à Paris, la capitale mondiale de la mode vestimentaire. Il s’apelle Norbat de Paris, alias »Zarathoustra » ou »Nimrod ». Artiste-musicien confirmé, il bénéficie d’une très forte visibilité auprès des médias et d’une très forte audience auprès du grand public.
La sapologie
La religion vestimentaire des ‘‘Dandys’’
négro-africains
La Sape est devenue une institution qui influence la manière de vivre en Afrique.
De l’esthétique du corps physique à la culture de l’élégance
‘‘L’habit ne fait pas le moine, mais les belles plumes font les beaux oiseaux’’ Proverbe
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
L’Afrique,
en tant qu’espace et culture, est par définition une terre de prédilection pour
la prolifération des religions. Dieu seul sait combien il y en a effectivement
au total dans cette sphère. Ce qui est sûr et certain, il existe, de nos jours,
dans ce Continent-mère une nouvelle religion. En réalité, celle-ci fait autant
d’adeptes que des groupes se réclamant ouvertement du courant évangélique et
charismatique qui dérive directement du protestantisme. Cette nouvelle croyance
est, bien sûr, la ‘‘Sape’’.
La sape se veut la belle vie et la joie de vivre en société. C’est le fait de procurer la joie et l’harmonie, de partager le bonheur dans son environnement.
Ce mot
n’est pas à confondre avec le substantif ou l’action du verbe saper qui
signifie en fait détruire, ruiner, miner. Dans le contexte de cette nouvelle
religion, il est, plutôt, l’acronyme de la Société des ambianceurs et des
personnes élégantes : [SAPE].
Le
terme ‘‘Ambianceurs’’ dont la racine est ‘‘ambiance’’, –
c’est-à-dire : atmosphère joyeuse ou gaieté –, est ici pris dans le sens étroit
de celles et ceux qui aiment indubitablement la belle vie[i].
Il renvoie réellement à l’idée de celles et ceux qui adorent faire la fête.
Bref celles et ceux qui adorent s’éclater dans le sens plein du terme.
La Sape rime avec l’élégance vestimentaire. Démonstration avec Papa Wemba, le grand gourou de la Sape.
Reliée
à l’ambiance, la SAPE est par définition un mouvement relié à la mode
vestimentaire. Celui-ci fait l’apologie du vêtement en tant que tissu servant
d’habit au corps humain. Il fait la promotion de l’industrie de la haute
couture. Donc, il fait la promotion de la création qui est certes à la base de
la parure qui sert pratiquement à couvrir le corps humain, à orner le temple
charnel.
Les sapeurs africains sont d’excellents comédiens de rue. Ils font la promotion de la haute couture occidentale.
En vérité, il n’est pas toujours aisé d’établir dans le temps avec la précision d’un horloger – a fortiori suisse – la date d’apparition de cette nouvelle religion substantiellement fondée sur le port du costume en tant qu’ornement du temple de chair humaine. Toujours est-il que ce mouvement fondamentalement axé sur l’exaltation du vêtement ‘‘made in Occident’’ est bel et bien né sous la colonisation. Européenne de surcroît. C’est bel et bien au cours de cette période que les sujets négro-africains, d’ailleurs entièrement dominés par l’Occidentalisme, apprennent à mimer le Blanc, à singer l’Occidental. Ils apprennent à maîtriser les rudiments de la culture occidentale dont la fabrication et le port du costume.
Les sapeurs en pleine exhibition en Afrique
En
d’autres termes, dès la fin du 19e et le début du 20e
siècle, la SAPE constitue, en réalité, une des étapes fondamentales de
l’acculturation du Négro-africain. Cette phase capitale lui permet, par
conséquent, de s’approprier la culture occidentale. Elle lui permet, surtout, de
s’imbiber de cette culture étrangère dans l’optique d’en faire une culture
propre à l’Afrique. C’est-à-dire : ‘‘Une culture fondée sur le beau, axée sur la
beauté plastique ou l’esthétique du corps’’. ‘‘Une culture qui s’appuie inéluctablement
sur l’élégance physique en tant que valeur de promotion sociale’’.
Ce
qui est sûr et certain, la SAPE, en tant que mouvement qui exalte la création
occidentale de la haute couture, a pris ses racines en République du
Congo-Brazzaville. D’ailleurs, bon nombre d’experts en art vestimentaire
expliquent cette situation par le fait que Brazzaville fut, en réalité, au
temps de l’occupation allemande la capitale de la France libre. C’est à cette
période mouvementée de l’histoire de l’humanité que les Africains entrent
directement en contact avec les fonctionnaires blancs, de surcroît français. C’est
à ce moment précis qu’ils découvrent le bon chic bon genre (BCBG).
Les sapeurs de la République du Congo-Brazzaville
Les
Africains du Congo-Brazzaville étaient, à vrai dire, subjugués par les Français
de France ayant débarqué dans leur pays tropical. Ils admiraient ces cols
blancs qui se distinguaient toujours par leurs apparences soignées et leurs
manières excentriques. D’où l’extravagance souvent affichée par les adeptes de
la Sape dans leur façon de parler et de marcher. Bref de se comporter. Ce qui
est en soi une manière relativement déformée d’imiter ou de parodier
l’ex-colonisateur jusque dans ses moindres excès.
Les sapeurs de la nouvelle génération
En
effet, l’on ne doit pas perdre de vue que dans sa posture, un sapeur en tant
qu’adepte de la religion vestimentaire est, d’abord et avant tout, un artiste
qui donne réellement vie à un tissu. En portant avec soin et amour un costume
conçu et cousu par un créateur de la mode, il procède, ainsi, à la
sacralisation du vêtement. Ce phénomène passe nécessairement par le soin qu’il
apporte quotidiennement au costume. Aussi passe-t-il par la propreté manifestée
dans l’entretien journalier de son enveloppe charnelle.
Dans
son acception première, la Sape en tant que mouvement vestimentaire des dandys
fait inéluctablement référence à une atmosphère festive où la beauté côtoie la
joie, l’esthétique déclenche l’émerveillement du public. Pour être évidemment
festive, l’ambiance escomptée ne peut véritablement faire abstraction de l’art
musical. D’où ‘‘Sape’’ rime logiquement et forcément avec ‘‘Musique’’.
Papa Wemba a été le plus grand artiste-musicien africain qui a popularisé le culte de la Sape.
Pour sa diffusion à l’intérieur du Continent africain et dans le monde, la Sape s’appuie sur la musique congolaise dont l’épicentre artistique est ‘‘Kinshasa’’, la capitale administrative et politique de l’ancien Congo-Belge entre-temps devenu République démocratique du Congo. Le premier trajet suivi par la Sape est la traversée du majestueux fleuve Congo. De l’autre côté de la rive où existait déjà une version locale de la Sape mise en valeur par les immortels »Dambleurs » ou »Damblers » dont fait largement partie intégrante la diaspora estudiantine de Belgique (les fameux Belgicains), cette religion est plutôt promue par les artistes-musiciens. Contrairement à Brazzaville où cette pratique vestimentaire est généralement observée par des clients de couturiers locaux qui habillent les familles moyennes et les cadres de la fonction publique[ii].
En matière de sapologie, le Congolais de Brazzaville est plus classique dans ses choix vestimentaires.
Le deuxième trajet suivi par la Sape est Paris, la capitale mondiale de la haute couture. Et ce sont des musiciens de la République démocratique du Congo qui se chargent de l’exporter hors de frontières africaines. Parmi ces artistes amoureux de la Sape, il y a ‘‘Papa Wemba’’, ‘‘King Kester Emeneya’’, ‘‘Pepe de Guimaraes Bipoli’’ et ‘‘Koffi Olomide’’. Tous sont issus du moule de l’Orchestre Viva la Musica.
L’artiste-musicien Antoine Christophe Agbepa Mumba, dit Koffi Olomide, de la République démocratique du Congo
Ces musiciens héritent, en fait, ce mouvement d’un autre artiste fort connu pour la richesse de sa garde-robe. Celui-ci avait déjà élu domicile à Paris à la fin des années soixante-dix. Il s’agit d’Adrien Ngantshié Mombélé, alias ‘‘Stervos Niarcos’’. Un surnom certainement pris en hommage au richissime armateur grec Stavros Niarchos, second époux de Jacqueline Bouvier Kennedy.
King Kester Emeneya a été le plus grand héraut de la Sape en Europe et en Asie.
Dans les années quatre-vingts, au moment de son exportation directe vers l’Europe, la Sape était promue par la musique congolaise sous forme d’un combat imaginaire. Dans le virtuel, cette lutte métaphorique opposait le sapeur identifié à un toréador à un ennemi imaginaire. Pour la circonstance, cet adversaire est qualifié rien de moins qu’un taureau en raison de la monotonie de sa robe noire. Ce combat se veut une sorte de tauromachie, de corrida imaginaire dans laquelle le taureau piqué plusieurs fois avec la puya par le picador pousse de gros souffles avant de littéralement foncer vers le matador. Ce soufflement du taureau fait partie, faut-il le rappeler, du rituel observé par le sapeur matador lorsqu’il déambule dans les rues urbaines.
Le pape de la Sape Norbat de Paris en plein Shopping à Paris
Force
est, en effet, de souligner que lorsqu’il combat naturellement les taureaux
dans une arène où le public est largement convié pour l’acclamer, le torero est
toujours tiré à quatre épingles. Pour la mise à mort de sa victime, il présente
toujours une apparence très soignée. Il arbore, à cet égard, des motifs colorés
ou extrêmement vifs. Ces coloris demeurent, à n’en point douter, la marque
déposée des sapeurs. D’où cette maxime, d’ailleurs, fort prisée des adeptes de
la sape : ‘‘Savez-vous comment attaquer un taureau à domicile ? Tu débarques là. Tu
te présentes là, bien coiffé, bien rasé,
bien parfumé.’’
L’artiste-musicien Norbat de Paris
Dans cette opposition mortelle dont la finalité consiste à convertir le profane en guenille en adepte de la sapologie, le sapeur incarnant le rôle du matador symbolise par son costume aux motifs colorés la majesté, la puissance, la grandeur ou la grandiloquence. Tandis que le taureau dont le pelage ou le manteau se décline en noir symbolise la laideur, l’impuissance qu’il se doit de corriger à tout prix sur le plan social. Ce correctif lui permet bien entendu d’échapper à la mise à mort quotidienne prenant la forme de quolibet, de défi, de challenge, de provocation et d’exclusion sociale.
Le talentueux chanteur belge Stromae a rendu hommage aux Sapeurs de la République du Congo-Brazzaville.
Dans cette forme de jeu virtuel où le visuel prend à vrai dire une place prépondérante, cette compétition imaginaire où il est question de terrasser un adversaire invisible voire même un ennemi non identifié physiquement, le sapeur matador incarne le beau. Pour lui, la beauté, c’est la victoire de la vie. C’est la victoire de l’harmonie sur la monotonie. La vie, ce sont indéniablement les couleurs qui créent la joie dans son entourage immédiat, émerveillent le public, le propulsent dans un bonheur instantané et éphémère.
Le chanteur belge Stromae s’initie à la marche des sapeurs à Brazzaville
Ce qui est clair, cette approche dépréciative de l’entourage immédiat par la Sape n’est plus de mise de nos jours. Dans les années 2000, la Sape se veut un mouvement obéissant à un strict code de conduite sur le plan purement moral. De ce fait, cette religion vestimentaire est devenue un mouvement moins agressif et provocateur que ludique et théâtral.
Dans la théâtralisation de la Sape, les rues urbaines sont transformées en vastes scènes ou podiums géants sur lesquels défilent des Sapeurs dont les mimiques et les gestuelles à la limite du guignolesque font d’eux moins des mannequins que des comédiens de rue.
Dans les rues sans doute, généralement, transformées en cirque ou en feria taurine, les spectacles des sapeurs ressemblent à s’y méprendre à des lâchers de taureaux. Ces bêtes humaines entraînées viennent se mesurer au public. Elles viennent affronter le regard des spectateurs et la perception des masses. Ces spectacles attirent comme des mouches de nombreux curieux.
La prestation clownesque de ces adeptes de la religion vestimentaire (Kitendi) qui, pour la très grande majorité et dans la vie courante, fournissent d’efforts herculéens, consentent de lourds et énormes sacrifices financiers, monétaires, en vue de constituer leur splendide garde-robe, s’apparente à un défilé de mode grandeur nature. D’ailleurs, un défilé de mode où le public auto-invité n’est vraiment pas trié sur le volet, où tout le monde est certes spectateur. De plus, un défilé de mode à ciel ouvert et assurément gratuit où le rire se mêle avec l’étonnement, la subjugation ou la fascination.
Les sapeurs de la République démocratique du Congo sont réputés pour leur extravagance.
En effet, les sapeurs, quelles que soient leurs occupations professionnelles, sont plutôt des comédiens de rue dont l’objectif primordial consiste à apporter la joie de vivre, le bonheur, l’harmonie et la paix dans leurs communautés respectives. Ils ne se recrutent pratiquement plus dans les milieux malfamés, peu scolarisés, où le port des vêtements chics et dispendieux constitue en réalité un ascenseur social. Autant ils proviennent manifestement de différentes couches sociales, autant ils se recrutent dans tous les âges voire chez tous les sexes.
L’écrivain Alain Mabanckou est un grand admirateur des Sapeurs. Il apprécie en eux l’audace, la créativité, l’élégance et le sens de solidarité panafricaniste qu’ils distillent dans leur discours
Ainsi trouve-t-on aujourd’hui dans l’univers bariolé de sapeurs, des sportifs de haut niveau, des artistes, des policiers, des cuisiniers, des écrivains, des maçons, des plombiers, des instituteurs d’école, des avocats, des éboueurs, des commerçants, des fonctionnaires publics, des administrateurs de société privée ou publique, des intellectuels, des savants, des ministres d’État ou membres du gouvernement, des présidents de la République, etc. Sans compter que le public féminin a également emboîté le pas.
Les dames sapeuses
Par ailleurs, la Sapologie n’est pas qu’un simple mouvement au service de la promotion de la haute couture occidentale. Elle se veut également, sur le terrain de la politique, une tribune en faveur de la promotion du panafricanisme unificateur des États du Continent. Ainsi, elle rejoint le grand mouvement littéraire que fut d’antan la Négritude en tant que rendez-vous du donner et du recevoir (la rencontre culturelle entre l’Afrique et l’Occident) ouvertement prôné par le Grand Sénégalais Léopold Sédar Senghor.
Norbat de Paris est un grand défenseur du panafricanisme unificateur des États de l’Afrique noire.
En effet, cette conception de la réalité continentale est très largement partagée et promue par l’actuel pape de la Sape Norbat de Paris. Le point de départ de cette unification ou solidarité panafricaine doit être, selon ses dires, insufflé par les deux Congo. Il doit avoir pour ancrage les villes de Kinshasa et de Brazzaville dont les habitants autochtones sont les deux peuples fondateurs : les Téké et les Humbu.
Le footballeur ivoirien Didier Drogba est toujours BCBG
Le footballeur camerounais Samuel Eto’o Fils est toujours à l’avant-garde de la mode vestimentaire
Le président Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo-Brazzaville est considéré par les spécialistes de la mode comme l’un des chefs de l’État les mieux habillés de la planète.
Le chanteur belge Stromae reçu par la confrérie des Sapeurs en République du Congo-Brazzaville
[i] Les Sapeurs peuvent
être identifiés comme des épicuriens de l’ère moderne. Dans leurs schèmes de
perception, il faut profiter entièrement de la vie étant donné que l’on vit une
seule fois sur terre dans la même peau. Par conséquent, il y a lieu de
l’habiller convenablement avec des vêtements chics et chers, des fringues
capables de lui procurer des lettres de noblesse.
[ii] Les Sapeurs du
Congo-Brazzaville sont toujours très classiques dans le choix de leurs vêtements,
dans leur façon de s’habiller parce qu’ils sont nettement influencés par le
modèle du fonctionnariat public. Ils sont effectivement inspirés par un code
vestimentaire qui n’est pas sans rappeler la rigueur et le conservatisme de
l’administration publique à la française. Cependant, les Sapeurs de la
République démocratique du Congo sont plus extravagants dans leur manière de
s’afficher et de s’habiller parce qu’ils ont été largement influencés, façonnés
et moulés par l’univers artistique et musical fondé sur la liberté en matière
de goût et d’appréhension de la vie.
L’art de la confusion en République démocratique du
Congo (RDC)
Une marque
de commerce de l’Opposition politique congolaise
‘‘Le chaos est le nom que l’on donne à tout ce qui produit la confusion dans notre esprit’’ George Santayama, écrivain et philosophe, 1863 – 1952
Par
Joël Asher Lévy-Cohen *
Les acteurs politiques de la
République démocratique du Congo (RDC) doivent, nécessairement, comprendre
qu’il y a effectivement un temps pour toutes choses terrestres et matérielles.
Il y a, d’abord, un temps
pour s’exercer, réellement, à la politique en tant qu’art de trouver des
solutions fiables et viables pour la Collectivité publique.
Ce principe s’applique littéralement
aussi bien à celles et ceux qui sont évidemment aux manettes de l’État que dans
cette position délicate de tenir la balance du pouvoir (Opposition politique).
Moïse Katumbi Chapwe de l’Ensemble pour le changement, coordonateur en chef de Lamuka, prend un bain de foule
C’est, d’ailleurs, au cours
de cette période cruciale de la vie d’une Nation – [la période éminemment active des
joutes politiques] – que l’animateur ou opérateur politique doit inexorablement
démontrer toute son intelligence, toutes ses qualités ou toutes ses capacités
de meneur de troupes. Bref toute l’étendue de son leadership.
Cette pratique se mesure, en
réalité, à l’aune de propositions concrètes avancées sur la scène politique en
vue de sortir le pays de la misère infrahumaine et de la pauvreté la plus
criante et surtout la plus exécrable, de booster le développement économique de
la Collectivité étatique et de propulser le Citoyen dans l’orbite du progrès
social.
Jean-Pierre Bemba Gombo adore communiquer avec les masses populaires et les citoyens
Il y a, ensuite, le temps précieux
de l’élection. C’est-à-dire : »le temps de séduire la population, de
courtiser les suffrages des Citoyens membres de la Collectivité étatique ».
Contrairement à la
politique, il s’agit d’un concours de popularité. Il s’agit de prouver que l’on
a des assises politiques, que sa vision est véritablement enracinée dans le
subconscient collectif de la Nation.
Contrairement au temps alloué à la politique, ce temps de l’élection est relativement trop court à l’échelle physique et dans l’espace matériel. Celui-ci donne nécessairement lieu à des stratégies pour convaincre avec une célérité vertigineuse la multitude.
Par définition, l’élection
est l’art de répondre aux demandes politiques des Citoyens.
C’est, pour le leader politique,
l’art de démontrer que l’on est littéralement capable de concrétiser les
aspirations légitimes de la Collectivité publique, de matérialiser les demandes
fondamentales des Citoyens.
Cet exercice passe,
inexorablement, par l’élaboration d’un »programme électoral » ou
»projet politique ».
Circonstance oblige, et dans l’unique but d’éblouir les masses, celui-ci est souventes fois présenté sous forme de recettes miracles destinées à enrayer les difficultés qui assaillent le Citoyen ou de solutions magiques chargées d’endiguer les problèmes cruciaux qui affectent la bonne marche de la Communauté nationale.
Cette
radioscopie instantanée suffit normalement à elle seule pour dire que la
politique a bel et bien repris ses droits de cité dans ce pays d’Afrique
centrale et de la région des Grands Lacs africains. Nenni.
Martin Fayulu Madidi adore énormément participer à des grands-messes populaires
Or, cela fait, pour être on ne peut plus exact, sept mois, – [au jour pour jour] -, que la République démocratique du Congo n’est plus du tout sous l’empire de la dynamique électorale.
Pourtant, sur le terrain
national, c’est visiblement une toute autre image qui règne. Une toute autre
radiographie qui est projetée. C’est une toute autre photographie qui est
cyniquement balancée à la face de l’opinion publique nationale et
internationale par la classe politique.
La majorité de cette élite
politique, le plus souvent »compradorisée » et »arriviste »,
vivant exclusivement de la rente »prébendière », est toujours restée
dans la logique de l’élection.
Ces pontifes de la vie politique, d’ailleurs indignes de leur rang, a fortiori marchands d’illusion hors pair, adoptent plutôt cette posture électoraliste dans le dessein de prouver leur audience nationale que dans l’optique judicieuse d’avancer des solutions concrètes en faveur du pays et de sa population.
C’est ainsi que l’on voit quotidiennement cette élite politique – entre autres celle issue tout droit de la coalition électorale »Lamuka » parrainée par des Transnationales et de puissants intérêts anti-patrie et anti-peuple (France et Belgique) – s’adonner à des randonnées ou villégiatures politiques sous couvert de rencontres avec des masses populaires. D’où la cacophonie politique !
Cette classe politique en mal de positionnement sur l’échiquier national écume, en effet, tout le territoire national à la recherche d’une popularité manifestement perdue…
»Force est de constater que chacun des leaders de la plateforme Lamuka joue manifestement en solo ses propres partitions. Ceci en pleine contradiction avec le discours des autres chefs et au détriment global de la cohésion politique ».
À cet égard, l’on ne doit pas perdre de vue que rester ad vitam æternam dans la simple logique électorale dans l’intention malicieuse d’appâter plus particulièrement et plus singulièrement une population de chômeurs, dans l’unique optique de drainer une foule de badauds, relève non seulement de la démagogie pure mais du cynisme politique.
Par conséquent, ‘‘fini
la récréation’’.
Retour effectif et rapide à
la véritable »Politique » en vue de prouver naturellement son
leadership et son intelligence.
Retour à la vraie Politique en vue de faire avancer le pays par des thématiques qui ont réellement un sens et, surtout, une incidence positive sur les besoins existentiels de la population et dans la vie quotidienne.
C’est absolument une évidence qui n’échappe à quiconque : . »L’Humanité vivante est bel et bien malade » . En témoigne, sans nul doute, son comportement irrévérencieux et irréfléchi face au processus de la Création. En témoigne, effectivement, son attitude criminelle face à la vie en général. En témoigne, réellement, son obsession pathologique de tout détruire sans conscience, d’anéantir sans états d’âme tout ce qui l’entoure, l’environne.
Sans se voiler littéralement la face, l’Humanité vivante est bel et bien en crise. Une crise à coup sûr sérieuse, dont tout le monde connaît certes les tenants et les aboutissants. Si, de la part de l’Humain, il n’y a, à vrai dire, aucune réaction urgente et réfléchie, celle-ci pourrait à terme définitivement l’emporter. Donc déboucher sur son extinction pure et simple…
De nos jours, l’Humanité affiche
l’image d’un environnement totalement désorienté. Elle projette ou renvoie
l’image d’une société globale complètement déstructurée, dont la boussole est
sérieusement endommagée – d’aucuns diraient sabotée – voire
irréparable. Donc irréversible. Un seul terme, d’ailleurs le plus fort, le
résume ou le définit substantiellement : le ‘‘Chaos permanent’’.
En dépit de moult avertissements et signaux éminemment clairs pourtant lui
adressés par la Mère-Nature, pourquoi et comment l’Humain est-il véritablement
arrivé à échouer à cette pire destination ?
Les guerres apportent à l’Humanité leur lot de privations et de contraintes physiques et morales. À savoir : l’insécurité, l’injustice, l’impunité, les violences sexuelles faites aux femmes, la séparation des familles, la traite humaine, la maltraitance des enfants, la malnutrition, la sous-alimentation, les épidémies de toutes sortes, etc.
Ce qui est clair, l’Humanité présente, de nos jours, cette image hideuse de conflits violents artificiellement provoqués par l’Humain pour détruire systématiquement et automatiquement son semblable et, par voie de conséquence, prendre possession de tous ses biens. L’exemple-type, ce sont effectivement toutes ces guerres à haute ou basse intensité actuellement en cours en Libye, en Syrie, en Irak ou en République démocratique du Congo. Sans oublier la situation tragique du Mali dans le Sahel et du Nigeria au carrefour de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ces deux États charnières subissent dramatiquement une guerre civile fabriquée de toutes pièces afin de permettre aux firmes transnationales de s’adjuger des richesses minières en très forte demande industrielle ou de capter des hydrocarbures.
L’arme nucléaire a pour effet d’éteindre définitivement toute vie.
Sans compter qu’en matière d’affrontements militaires, les Humains ont conçu des armes ultra-sophistiquées, capables d’anéantir en un clin d’œil tout le processus de la vie.
Aujourd’hui, l’assurance de la vie est suspendue à l’usage d’un seul bouton. C’est ce que les stratèges qualifient de »dissuasion nucléaire ».
»Rien qu’en poussant un seul doigt sur un seul bouton, les Humains sont, de nos jours, capables d’éliminer en une fraction de seconde toute vie sur terre ».
Le moustique sert d’agent pathogène lors de la transmission et de l’expansion du virus de Chikungunya dans les régions à forte saveur tropicale.
Aussi l’Humanité présente-t-elle cette image d’un monde littéralement ravagé par la famine et bien des épidémies aux origines contrôlées et manipulées dans le dessein de décimer sans états d’âme des populations entières. Le virus d’Ébola qui provoque des fièvres hémorragiques, entre à n’en point douter dans cette catégorie nocive et mortelle. Tout comme l’explosion endémique du virus de Chikungunya dont l’agent propagateur est un moustique, notamment dans certaines régions tropicales, n’est vraiment pas innocente.
L’exploitation des enfants par des adultes est une réalité qu’il faut combattre avec la dernière énergie
L’Humanité affiche, surtout,
ce visage pitoyable d’un univers très largement écrasé par une pauvreté
indicible, broyé par une misère effroyable et répugnante. Celle-ci touche de
plein fouet les personnes vulnérables. À savoir : les enfants
surexploités par une société de handicapés mentaux et les femmes
réduites à l’esclavage sexuel pour le plaisir pathologique de l’homme. Aussi
affiche-t-elle le visage d’un univers en proie àla pollution de l’environnement en
tous genres, àl’extinction de toutes
espèces vivantes et animées, végétales ou animales. Les forêts non
seulement disparaissent à vue d’œil mais surtout se vident avec une célérité
vertigineuse de tous leurs habitants. Sans exception. Quel sombre tableau !
Une des conséquences de la gloutonnerie économique est la menace sérieuse que fait peser la pollution industrielle sur la santé des individus et la survie de la planète terrestre.
Pendant ce temps, l’Humain organise voire même improvise, comme à l’accoutumée, des colloques. Bien entendu avec les frais des Contribuables. À travers la planète, il tient des sommets qui réunissent des sommités scientifiques dans la ferme intention d’expliquer l’inexplicable. Toutes ces initiatives alléchantes sont souvent prises pour n’entretenir rien de moins que la confusion. Chose qui ne dit vraiment pas non nom, celles-ci sont-ci très souvent arrêtées par les dépositaires de l’autorité politique, gouvernementale et administrative, les titulaires du pouvoir économique, social et culturel en vue d’endormir davantage une opinion publique déjà démissionnaire de son rôle éminent de gardien des intérêts collectifs et plutôt encline à la distraction.
La femme est, d’abord et avant tout, un être humain doté d’âme et d’esprit, d’intelligence et de conscience. Elle n’est point un objet de plaisir destiné à étancher la soif pathologique, à assouvir les besoins sexuels et pressants de l’homme.
Ce qui est absolument vrai, l’Humanité affiche, aujourd’hui, le portrait d’un univers pratiquement quadrillé par le sexe. Bien entendu à tous les niveaux. Cette invasion de l’appareil autant féminin que masculin dans l’intimité des familles et des individus s’opère à travers les médias électroniques. Ces moyens de communication ont, en effet, réussi à faire de l’Humain un simple esclave au service de la société de consommation.
Cet esclavage moderne – d’ailleurs plus connu pour sa subtilité – s’illustre couramment à travers la mode vestimentaire. Celle-ci tend à déshabiller au nom du libertinage, entre-temps devenu la norme fondamentale ou le principe réglementaire, autant la femme que l’homme. Aussi cet esclavage new look se traduit-il par la consommation exponentielle de boissons et d’aliments, de stupéfiants ainsi que de produits pharmaceutiques au nom de la très sacro-sainte et très religieuse rentabilité ou profitabilité économique.
Ce qui est clair, l’Humanité
est très largement guidée et dominée par une Civilisation profondément axée sur
le ‘‘Matérialisme’’. Une Civilisation qui a réellement réussi, et
ce en un tour de main, à faire de l’argent le seul et unique moteur de la
société. Elle a réussi à faire de l’argent le seul dieu vivant devant qui
l’Humain doit journellement se prosterner. Un dieu à qui celui-ci se doit de rendre
culte par obligation et de façon permanente. Elle a visiblement réussi cet
exploit au détriment des idéaux nobles en tant que ‘‘rêves’’
permettant sans doute à l’Humain d’émerger, de vivre somme toute dans la
liberté et l’équité, la dignité et la sécurité, la justice et la paix, le
progrès et le bonheur, la fraternité et la solidarité, la concorde et
l’harmonie.
L’Humanité signifie, également, la protection de la Nature physique et de l’environnement.
Ce qui est clair, l’Humanité est très largement guidée et dominée par une Civilisation dont l’expression véritable est la rapacité ou la prédation, l’hégémonisme ou l’esprit de conquête. Afin de paraphraser l’auteur-écrivain français Éric-Emmanuel Schmitt, l’Humanité est polluée par une Civilisation dans laquelle ‘‘la vie se réduit strictement à une concurrence stomacale et gastrique[JAL1]’’. Elle est polluée par un univers social où l’existence s’avère une compétition d’estomacs’’. Pour mieux vivre et même survivre dans cette jungle qu’est bien sûr l’existence, il faut impérativement manger l’autre. En d’autres termes, un acte d’anthropophagie à l’échelle industrielle. C’est-à-dire : ‘‘éliminer coûte que coute son prochain’’. ‘‘Bouffe les petits bien avant que les grands ne te bouffent’’, dit-on !
L’Humanité n’a de sens que lorsque la lutte contre l’exclusion et la désespérance sociale deviennent véritablement une priorité.
Voilà si bien résumé notre existence, notre réalité humaine. Voilà en quelques mots le condensé du vécu humain où les riches écrasent impitoyablement les pauvres, les Peuples et Nations de la planète terrestre s’entredéchirent sans trop se soucier de leur propre sort et s’entretuent sans trop se préoccuper de leur fragile condition. Voilà si bien résumé le vécu quotidien où l’autre n’est vraiment point un semblable mais un véritable étranger, un être oh ! Combien [étrange], [différent]. Plutôt un différend ! D’où l’indifférence certes polie de l’Humain. D’où l’hypocrisie et l’amnésie de sa part.
Les migrants vendus comme esclaves en Libye
L’Humanité, c’est aussi le combat contre les discriminations sous toutes leurs formes.
Ce comportement, d’ailleurs
fatal, est dicté par le fait que l’Humain est strictement dépendant de cinq
poisons mentales. Il est, donc, prisonnier des substances morales dont la
toxicité le pousse consciemment ou inconsciemment à participer réellement à
l’écrasement ou l’élimination pure et simple de son semblable pourtant créé à
son image et à la destruction brutale de la Nature qui l’environne. Il s’agit,
à vrai dire, de ‘‘l’égoïsme, de la cupidité, de l’avarice, de la luxure
et de l’attachement servile aux choses physiques ou richesses matérielles’’.
Au nom du dogme de rentabilité économique, l’industrie minière participe impunément à la destruction de la planète et de l’individu
Il n’en reste pas moins vrai que l’addiction à ces cinq principes suicidaires conduise bien souvent l’Humain à une double mort. Celle-ci est autant physique que spirituelle. Toutefois, c’est par le nettoyage en profondeur de ces poisons mentales que l’Humain revit et renaît de ses cendres. C’est par leur maîtrise qu’il se sauve lui-même, épargne l’existence de son semblable et sauvegarde à tout jamais la vie de la planète et par-delà l’avenir de l’Univers tout entier.
Le Parti populaire du Canada (PPC) dans les starting-blocks
Maxime Bernier, leader du Parti populaire du Canada (PPC), prenant la parole au Parlement du Canada à Ottawa (la capitale fédérale)
Maxime Bernier porte-étendard des idées conservatrices ?
‘‘Les vrais conservateurs s’occupent des gens (Citoyennes et Citoyens ndlr). Ils ne servent pas des lobbies (…).’’ Maxime Bernier, député fédéral de Beauce
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Le Canada, pays à vieille tradition démocratique, se prépare sereinement à plonger dans le tourbillon électoral. Pour l’instant, cette sérénité tranche avec la douceur exceptionnelle du début de la période estivale. Un commencement d’été dont le mercure tutoie littéralement des températures bien en deçà des moyennes saisonnières. Mais pour combien temps ?
Ce qui est sûr et certain, – météorologie politique oblige ! –, cette campagne électorale sera, à tous points de vue, chaude et virile. Elle sera, sans conteste, à l’image des étés canadiens, d’ailleurs, fort connus pour leur chaleur, à quelques égards, torride et ‘‘piquante’’. Vu la configuration du champ politique national, elle donnera, sans nul doute, lieu à des luttes épiques et serrées. Rendez-vous le lundi 21 octobre 2019 à 22 heures (heure de l’Est canadien bien entendu) lors du compte-rendu des résultats électoraux.
En attendant que les machines partisanes se mettent réellement en marche, et ce à l’image des vrombissements de moteurs de Formule 1, bon nombre de formations politiques ayant pignon sur rue affinent leurs stratégies et affûtent leurs armes. Préparant leurs équipes de campagne selon cet adage séculaire ‘‘qui veut aller plus loin ménage sa monture’’, toutes ces familles politiques sollicitent des fonds auprès des Citoyennes et Citoyens. Celles-ci recrutent aussi de nouveaux adhérents. Dans la foulée, elles organisent même des primaires afin de désigner des candidates et candidats capables de défendre leurs couleurs partisanes et, au finish, de remporter un siège électoral.
Pour ainsi dire, les élections législatives arrivent à grands pas au Canada. Tenus le lundi 21 octobre 2019, ces scrutins seront, tout compte fait, des plus excitants voire même des plus prometteurs de l’histoire politique de ce pays d’Amérique du Nord. En effet, ces joutes électorales verront participer pour la première fois une nouvelle force politique. Et non des moindres. Celle-ci affiche très clairement de grandes ambitions pour le pays. Son leader est, certes, et surtout, un grand habitué de grands rendez-vous politiques. Il s’agit, en réalité, du Parti populaire du Canada dont la vocation très ouvertement déclarée est de ‘‘gouverner le Canada autrement’’.Donc, sa saine vocation est‘‘d’administrer différemment ce pays chéri par des millions d’êtres humains’’.
Maxime Bernier a occupé d’importants postes ministériels au sein du gouvernement fédéral dirigé par le premier ministre conservateur Stephen Harper.
Le chef de cette nouvelle formation n’est nul autre que Maxime Bernier, député fédéral de Beauce. Celui-ci fut à plusieurs reprises ministre sous le régime conservateur de l’Albertain Stephen Harper. Pour ainsi dire, cette personnalité politique originaire du Québec est issue tout droit du ‘‘moule’’ conservateur du Canada.
En effet, au cours du deuxième semestre de l’année 2018 (au mois d’août et septembre), Maxime Bernier qui a naturellement flairé le bon coup, a certes pris, après mûre réflexion, la très lourde décision de quitter la barque du Parti progressiste-conservateur du Canada (PCC) en vue de fonder le Parti populaire du Canada (PPC). Cette nouvelle formation politique est bel et bien née le 17 février 2019. Elle est, surtout, enregistrée en vertu de la législation sur les partis auprès d’Élections Canada. Ce qui lui offre, bien entendu, la possibilité de participer directement à des scrutins électoraux organisés par cette autorité administrative à l’échelle fédérale. Y compris la possibilité de participer sans entrave aucune à bon nombre de débats politiques et électoraux organisés cette fois-ci par des médias de masse ou des consortiums de médias.
Maxime Bernier présente des candidates et candidats à la députation fédérale pour le compte du Parti populaire du Canada à Montréal.
En si peu de temps, – [ce qui est en soi une performance fort louable] – le Parti populaire du Canada (PPC) qui est à, vrai dire, parti de très loin, a essaimé très rapidement dans tout le Canada. Bien entendu comme des champignons en pleine saison estivale. À ce titre, cette formation politique s’est littéralement affirmée comme pancanadienne et non point comme un parti cloisonné ou cantonné à une région ou adossé à une clientèle précise. Avec 40 mille membres à son actif dont 22 % enracinés au Québec – [la population québécoise représente en fait 23 % de la population canadienne] – et 16 % concentrés en Alberta – [la population globale de cette province ultraconservatrice des Prairies représente en réalité 12 % de la population nationale] -, cette entreprise politique chère à Maxime Bernier se veut, à l’heure actuelle, un parti de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens.
Le Parti populaire du Canada rassemble toutes les Canadiennes et tous les Canadiens.
‘‘Quadrillant un territoire national immense’’, le Parti populaire du Canada (PPC), que d’aucuns accusent de fractionner le vote conservateur afin de favoriser la reconduite aux affaires gouvernementales du Parti libéral de Justin Trudeau, s’est déjà installé dans plus de 90 % des comtés électoraux disséminés sur la vaste étendue du pays. Sous la gouvernance de Maxime Bernier, cette formation politique pancanadienne a réussi à constituer 323 associations de comté – régulièrement approuvées par Élections Canada – sur les 338 comtés (circonscriptions électorales) véritablement existants pour diffuser son message politique et électoral. Aussi a-t-elle réussi à recruter – [du moins pour l’instant] – pas moins de 217 candidats sur l’ensemble du territoire en vue de la bataille électorale décisive du lundi 21 octobre 2019. Selon les prévisions les plus optimistes émises par les stratèges du parti, le quadrillage le plus complet du Canada, soit 338 candidats à la députation fédérale, pourrait être réalisé avant la fin du mois de juin. Tout au plus début juillet 2019.
Cette progression fulgurante enregistrée en pas moins de 7 mois d’existence sur le champ politique porte à penser que le Parti populaire du Canada (PPC) s’affirme très nettement et très clairement sur l’échiquier national comme un parti a fortiori ‘‘dominant’’. Vu l’accélération et l’engouement au niveau de l’adhésion populaire, il se positionne, en réalité, comme un parti de gouvernement. À ce titre, il n’entend point faire de la simple figuration. Donc, il n’entend point jouer les seconds violons (ndlr).
En d’autres termes, le Parti populaire du Canada (PPC) est une formation politique avec et sur laquelle il faut impérativement compter pour la conquête du pouvoir et surtout la grande transformation du Canada, laquelle s’inscrit au IIIe millénaire. Toutefois, cette embellie enregistrée au niveau de l’adhésion populaire doit se traduire lors des échéances électorales en bulletin de vote ou lors des sondages d’opinion en fermes et réelles intentions de vote. Ce qui constitue, bien sûr, une autre paire de manche. Ce qui est sûr et certain, les stratèges de ce nouveau mouvement politique y travaillent d’arrache-pied.
Cette décision de Maxime Bernier de porter dans les fonts baptismaux le Parti populaire du Canada (PPC) a été, sans aucun doute, arrêtée dans le dessein d’offrir à l’ensemble des Canadiennes et Canadiens de nouvelles perspectives d’avenir. Perspectives, d’ailleurs, centrées sur la personne même du Citoyen au sens générique du terme. Citoyen sur qui pèse, en fait, de nos jours maints fardeaux parmi lesquels la fiscalité, la précarité du marché de l’emploi, les charges sociales, les emprunts personnels, l’endettement des ménages, l’échec de l’intégration des immigrants et l’insécurité sous toutes ses formes, etc.
Maxime Bernier est toujours à l’écoute des Citoyennes et Citoyens.
Devant un tel tableau socioéconomique qui invite, en réalité, les Canadiennes et Canadiens à serrer davantage la ceinture jusqu’au cran, le Parti populaire du Canada (PPC) placé sous la férule de Maxime Bernier propose de revenir à des recettes conservatrices éprouvées. Toutes ces solutions s’appuient sur une éthique quadruple. À savoir : la ‘‘Liberté’’, la ‘‘Responsabilité’’, ‘‘l’Équité’’ et le ‘‘Respect’’.
S’agissant de la liberté, Maxime Bernier récuse, en bon conservateur, l’interventionnisme de l’État dans le domaine économique. À ce niveau, le député de Beauce rejette la culture de l’assistanat économique. Selon son diagnostic pointu, cette tradition a littéralement transformé les entreprises pourtant fondées sur la notion de profitabilité économique en assisté social. Celles-ci bénéficient, par ce biais, à coup de gracieuses subventions, de la manne financière provenant directement de l’État.
Maxime Bernier s’adresse aux membres et sympathisants du Parti populaire du Canada (PPC) dans la circonscription électorale de Beauce.
Pour le leader du Parti populaire du Canada (PPC), cette culture d’assistanat économique des corporations est tout à fait préjudiciable à la communauté nationale, à double niveau. D’une part, celle-ci ne permet pas du tout à la Collectivité publique d’éradiquer le cancer du chômage pour la simple et bonne raison qu’une fois servies, la très grande majorité des entreprises tendent à mettre la clé sous le paillasson. Et, d’autre part, les financements alloués à ces corporations économiques proviennent littéralement de l’augmentation des coûts (taxes et impôts. CQFD) imposés par le gouvernement aux Citoyennes et Citoyens.
Sur le terrain de la responsabilité économique, Maxime Bernier prône le productivisme. Cette vision permet à l’administration de l’État de produire des richesses et des revenus. À cet égard, il promeut la réduction de la taille de l’État, d’ailleurs sustentée par l’informatisation voire même l’automatisation des tâches normalement exécutées par l’être humain. Ce régime minceur permet à l’État de faire d’énormes et réelles économies. Aussi lui permet-il de les réaffecter à des besoins plus importants de la collectivité publique.
Maxime Bernier prône la réduction des impôts pour les personnes physiques et morales.
En outre, sur ce même terrain de responsabilité économique, le Parti populaire du Canada (PPC) prône – ce qui sous-tend à coup sûr le principe d’équité et de justice – la réduction des impôts qui pèsent lourdement aussi bien sur les personnes physiques que sur les personnes morales. À ce propos, la grande préoccupation de Maxime Bernier est, – pourrait-on supposer –, la relance tous azimuts de la consommation au niveau des ménages. Aussi est-elle indéniablement la modernisation de l’outillage industriel et économique au profit des entreprises privées en tant qu’entités sociales participant directement au développement économique afin de soutenir l’activité ou la productivité économique.
En termes de responsabilité politique et administrative, l’État, eu égard à sa noble mission de pouvoir politique et de gestionnaire public, se doit d’équilibrer les comptes publics par la maximisation des recettes financières et le contrôle effectif et strict des dépenses publiques. À ce propos, la plus grande préoccupation politique du Parti populaire du Canada (PPC) s’avère, en fait, la réduction des déficits publics qui ne cessent pratiquement plus de se creuser. Ceux-ci sont souventes fois engendrés par une multitude de projets jugés inutiles ou une surabondance de programmes publics catalogués contreproductifs.
À cet effet, Maxime Bernier épingle l’aide internationale en direction du Tiers-Monde. Celle-ci est, sans nul doute, en pratique inefficace. Aussi le député de Beauce indexe-t-il la lutte contre les changements climatiques. Force est de relever que tous ces bouleversements climatologiques qui ne cessent pratiquement pas de diviser la communauté des experts ès qualité, relèvent plus de l’hypothétique que du chimérique.
Par ailleurs, il sied de souligner que les déficits publics sont également alimentés par l’augmentation effrénée des coûts sociaux et la cherté des services publics mis à la disposition des Citoyennes et Citoyens.
Le Parti populaire du Canada connaît, sous le leadership de Maxime Bernier, une progression louable au sein de l’opinion publique nationale et au niveau de l’adhésion populaire. Le membership connaît une hausse significative.
En termes de responsabilité sociale et culturelle, Maxime Bernier que certaines voix autorisées dépeignent comme le »Donald Trump du Nord’‘, n’entend nullement rouvrir le débat qui heurte de plein fouet le droit à l’avortement. À cet effet, il n’entend point orienter ou influencer de quelque manière que ce soit le Parti populaire du Canada (PPC) sur cette question fondamentale d’ailleurs au cœur de la régénération des sociétés occidentales. Advenant un tel débat, – si débat il y aura effectivement -, et puisqu’il s’agit pratiquement d’une question de société qui dépasse de loin les clivages politiques traversant la société, il entend laisser à chaque député de son mouvement politique – en tant que représentant légitime du peuple canadien – la liberté de voter selon sa foi, sa conscience et ses convictions les plus intimes.
S’agissant de l’épineuse question de l’immigration, Maxime Bernier s’oppose farouchement à la régularisation des réfugiés dits »économiques ». Ce qui laisse à penser que le Canada pourrait, théoriquement, respecter tous ses engagements internationaux en matière ultrasensible de réfugiés politiques. Toutefois, cette personnalité politique privilégie, à propos de l’immigration des personnes ou communautés étrangères, rien de moins que l’accueil des migrants investisseurs. Ce qui est clair, cette catégorie d’individus exclusivement ciblée par le Parti populaire du Canada (PPC) est plutôt supposée apporter des capitaux et des compétences techniques participant au développement et au progrès du pays.
Par ailleurs, sur la question du nombre d’immigrants à recevoir annuellement sur le sol du territoire canadien, le député de Beauce estime qu’il y a lieu de plafonner cet accueil à hauteur de 250 mille individus. D’après sa vision, ce seuil migratoire répond plutôt à des impératifs d’ordre socioéconomique et socioculturel. Ceci en raison de l’enjeu intégrateur des personnes ou communautés qui immigrent au Canada. En effet, l’arrivée des étrangers ne doit pas, estime Maxime Bernier , se faire au détriment de la cohésion culturelle et de la stabilité socioéconomique du pays. À ce propos, ce seuil – raisonnable selon le député fédéral de Beauce – de 250 mille immigrants au profil majoritairement investisseur était celui normalement arrêté par le gouvernement conservateur au sein duquel il a – [loyalement] – servi pendant des années sous la férule de l’Albertain Stephen Harper.
Sous la direction de Maxime Bernier, le Parti populaire du Canada (PPC) se définit comme l’avocat des Citoyennes et Citoyens écrasés par la lourdeur administrative de l’État et asphyxiés par les charges fiscales.
En termes d’équité, le Parti populaire du Canada (PPC) prône sans hésiter la justice sociale. En fait, cette formation politique prône le principe d’égalité de toutes et tous devant la loi, le logement, l’accès de toutes et tous aux soins de santé, à l’éducation et au progrès technologique. Pour ce qui est du respect, cette famille de pensée politique prône le respect des Citoyennes et Citoyens en tant qu’acteurs politiques et économiques, sociaux et culturels. Aussi prône-t-elle le respect de ses engagements vis-à-vis de la population, engagements d’ailleurs pris dans le cadre politique et démocratique (électoral).
Colonialisme
sauvage, Mobutisme tyrannique et terrorisme sanguinaire
Le cas des meurtres judiciaires et assassinats politiques en République démocratique du Congo depuis la proclamation de l’indépendance (le jeudi 30 juin 1960) jusqu’à la chute brutale du régime despotique du Maréchal-pillard Mobutu Sese Seko du Zaïre (le samedi 17 mai 1997)
Le juriste Étienne Tshisekedi et le lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu
Rôle politique et responsabilité pénale d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba
Pour la postérité et la vérité politique de l’histoire nationale de la République démocratique du Congo
‘‘Le mensonge pour être cru doit se déguiser en vérité, c’est là sa limite’’. Robert Sabatier, Le livre de la déraison souriante (1991)
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
La République démocratique du Congo, certes endeuillée par des meurtres de masse et fragilisée par la présence musclée des forces négatives dans la portion orientale de son territoire national, se prépare à vivre une fin de semaine des plus agitée de toute son histoire politique. Cet État martyr depuis sa mise en orbite le jeudi 30 juin 1960 se prépare à connaître une fin de semaine des plus mouvementée, d’ailleurs marquée par le retour fracassant de la dépouille mortelle du ‘‘Très regretté’’ Étienne Tshisekedi wa Mulumba et, subséquemment, son inhumation dans la périphérie de la Capitale Kinshasa[i].
Exposition au public de la dépouille mortelle d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba à Heysel (Bruxelles) au mois de février 2017
Force
est de relever que lors des funérailles nationales prévues à cet égard,
l’illustre disparu sera élevé rien de moins que au rang de ‘‘Héros national’’. Désormais, il fera
donc partie intégrante du panthéon des Hommes et Femmes ayant marqué de leur
empreinte indélébile la vie nationale de ce vaste État sis au cœur de l’Afrique
et de la région de Grands Lacs. Il convient de souligner que cette très haute
distinction en principe réservée aux dignes Filles et Fils du pays pour services
exemplaires rendus à la Nation lui sera d’ailleurs conférée par le gouvernement.
Force est de reconnaître que cette plus haute institution politique et
administrative est en vérité présidée par nul autre que son ‘‘rejeton
présidentiel’’ Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi, dit ‘‘FATSHI’’.
Cette
perspective d’élévation de l’illustre disparu a très rapidement pourvu des
ailes à bon nombre d’opposants de salon informatique ou contradicteurs de café
internet. Imbus de leurs propres personnes et pleins de mauvaise foi, ceux-ci
distillent sur la toile des faussetés et des contrevérités historiques. En
effet, leur objectif immédiat, d’ailleurs indubitablement avoué, est d’écorner sans
autre forme de procès la saine réputation – pourtant
sans tâche – du fameux ‘‘Père de la démocratie congolaise’’.
Le résistant et leader charismatique de l’UDPS Étienne Tshisekedi wa Mulumba. L’homme qui a littéralement transformé l’espace politique congolais pour en faire une arène ouverte à la concurrence idéologique.
Pour
descendre irrévocablement de son piédestal Étienne Tshisekedi wa Mulumba, cette
armée d’antitshisekedistes dont la très grande majorité émergent du double sérail
‘‘mobutiste’’
et ‘‘kabiliste’’
– ce
qui n’est pratiquement guère étonnant – lui reprochent violemment, ce derrière
des arguments on ne peut plus fallacieux d’avoir pactisé avec de puissants
intérêts anticongolais dans l’intention malsaine de réduire en charpie la
souveraineté internationale et l’indépendance nationale du pays. À cet effet, ceux-ci
lui attribuent toute honte bue, au moyen des raccourcis intellectuels oh !
Combien fantaisistes et des insinuations mensongères, manifestement teintées de
perfidie, la paternité de l’assassinat physique de Patrice Emery Lumumba. Aussi
lui attribuent-ils gratuitement le meurtre judiciaire des conjurés de la Pentecôte[ii]
que sont, en réalité, le Premier ministre Évariste Kimba[iii],
les ministres Jérôme Anany[iv]
et Alexandre Mahamba[v],
ainsi que le sénateur Emmanuel Bamba[vi].
Le premier ministre congolais Évariste Kimba
Tous
ces dignitaires d’infortune de la première république, évidemment renversée par
les armes par le Maréchal-tyran Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko du Zaïre, ont
été pendus le 1er juin 1966. C’est sur le même site d’exécution[vii]
où ces personnalités politiques précitées ont sans aucun doute connu une fin
atroce que seront d’ailleurs célébrées ce samedi 1er juin 2019 les
obsèques nationales de l’icône congolaise de la démocratie[viii].
De quoi raviver les vieux démons de l’intolérance politique qui hantent et
polluent toute la vie nationale en République démocratique du Congo depuis son
accession à l’indépendance, le jeudi 30 juin 1960.
Emmanuel Bamba, un des conjurés de la Pentecôte
S’agissant
toutefois de la mise à mort programmée de Patrice Emery Lumumba qui est moins
héros que martyr de l’indépendance du pays, il y a lieu de mentionner que c’est
une décision qui doit être replacée dans le contexte particulier et singulier
de la guerre froide entre les États membres de l’OTAN, d’une part et le Pacte
de Varsovie et la République populaire de Chine, d’autre part. Cette décision a
été arrêtée par l’Occident capitaliste non pas à cause du discours vitriolique improvisé
par ce tribun de la plèbe en réponse à l’allocution apologétique du roi des
belges Baudouin 1er sur le colonialisme belge au Congo mais à cause
de sa vision politique et économique exposée par écrit le 21 juillet 1960.
De gauche à droite : Maurice Mpolo, Joseph Okito et Patrice Emery Lumumba dont les bras sont entravés par des cordes. Prisonniers de puissants intérêts colonialistes et capitalistes, ils sont entourés par des soldats de l’armée nationale congolaise (ANC) dont le commandant en chef est le colonel-major Joseph-Désiré Mobutu.
C’est
plus précisément à cette date que Patrice Emery Lumumba, répondant à une
question du sénateur Joseph Iléo Songo Amba de Léopoldville, d’ailleurs, fort connu
pour fustiger constamment sa gestion calamiteuse du pays confronté à
l’insécurité croissante et au chômage galopant, avait signé de sa propre main
son arrêt de mort. En effet, en réponse au représentant sénatorial de la
capitale Léopoldville, ce héros du panafricanisme affirme sa ferme volonté de
nationaliser l’Union minière du Haut-Katanga (UMHK) – [un fleuron de l’économie belge] – en vue d’offrir à la République
démocratique du Congo la souveraineté économique[ix].
Il
importe de noter que l’UMHK était réellement, à cette époque trouble, au niveau
statutaire, une succursale de la Société générale de Belgique (SGB). Cette
institution bancaire de renommée internationale était, par définition, un
holding financier qui garantissait le portefeuille économique du Capital
monopolistique international en République démocratique du Congo et en Afrique.
Par conséquent, la perspective de sa nationalisation pure et simple par le
gouvernement Lumumba déjà en porte-à-faux avec la Belgique[x]
ne pouvait que logiquement et forcément irriter tous ces puissants intérêts
occidentaux. Par conséquent, pour ne point perdre leur influence économique et
financière dans cette partie vitale et névralgique de la planète, ceux-ci
n’avaient pas d’autre choix que d’écarter très brutalement, très violemment, de
leur chemin le ‘‘Panafricaniste’’ et ‘‘Nationaliste’’ Patrice Emery
Lumumba.
La Belgique, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont joué un rôle majeur dans l’éviction de Patrice Emery Lumumba de la scène politique congolaise
Ce faisant, un prétexte interne devrait être coûte que coûte trouvé. Au besoin même fabriquer de toutes pièces un contexte interne en vue d’éliminer politiquement et physiquement Patrice Emery Lumumba et, par conséquent, racheter l’indépendance de la République démocratique du Congo. Cela est d’autant plus vrai que le statut de ‘‘Dominium’’ s’inspirant très profondément du modèle en vigueur au sein du Commonwealth britannique a été préalablement proposé à Lumumba, et ce avant toutes négociations politiques et diplomatiques sur l’émancipation nationale des Congolaises et Congolais. Il y a lieu de mentionner que cette figure emblématique du panafricanisme est pratiquement restée de marbre.
Dans
ce schéma qui sous-tend, évidemment, la domination coloniale, la République
démocratique du Congo aurait [réellement] pour chef de l’État le roi des Belges.
Elle serait, par conséquent, placée sous la coupe de l’ancienne puissance
coloniale. Force est de constater que cette perspective de relier le cordon
ombilical avec la Belgique a été, complètement, rejetée du revers de la main
par cette figure de proue de la ‘‘révolution’’ nationaliste et du
mouvement panafricaniste.
Mobutu, la grande taupe chargée d’infiltrer la vie de Lumumba et de surveiller ses activités politiques
Comme
les forces coloniales et leurs relais internes ne tarissent point d’idées pour
mettre définitivement hors d’état de nuire Lumumba et ses affidés
anticapitalistes et antioccidentaux, les massacres génocidaires de Bakwanga,
aujourd’hui M’Buji-Mayi, la capitale du diamant, leur fournissent cette
occasion en or. Donc une occasion tant rêvée. Une opportunité tant attendue[xi].
Comme
par enchantement, ces crimes odieux que la communauté internationale s’empresse
de condamner avec la dernière énergie, sont perpétrés par nul autre que le
poulain de la puissance coloniale et le chouchou de l’Occident chrétien, le
colonel-major Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko du Zaïre. Cet officier militaire
incivique a, ainsi, agi en usurpant littéralement les prérogatives du chef
d’état-major général de l’armée nationale congolaise (ANC), le général Victor
Lundula[xii].
Dans
le but de commettre ces meurtres de masse épouvantables contre les Lubas du
Sud-Kasaï dirigé en ce moment précis par le ‘‘Mulopwe’’ Albert Kalonji Ditunga[xiii],
le mercenaire local Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko du Zaïre s’appuie sur le
terrain, d’après bien des sources
concordantes et certifiées, sur le lieutenant-colonel Joseph Damien Tshatshi
et le général Jean-Pierre Somao Gbodo Mbele. Ces deux militaires de l’ANC sont placés
sous ses ordres exclusifs. Forcé de retourner au pays[xiv]
à la suite de toutes ces bavures mortelles attribuées aux éléments armés incontrôlés
de l’ANC, le Premier ministre Patrice Emery Lumumba qui porte aussi la double
casquette de ministre de la défense, convoque immédiatement le colonel-major Mobutu
dans son bureau.
Se
sentant trahi, le héros nationaliste prend cette initiative pour poser directement
à ce militaire incivique des questions sur les raisons de ses agissements
déplacés[xv].
En bon félin, cet agent certifié des services secrets belges lui répond qu’il a
ainsi agi conformément au plan du gouvernement qui souhaitait à tout prix
récupérer dans le giron national le Sud-Kasaï. À la question savoir pourquoi il
a donné l’assaut sans l’aval du général Victor Lundula, son supérieur
hiérarchique, il répond qu’il était pratiquement dans l’impossibilité de
joindre le commandant en chef de l’ANC dans la mesure où celui-ci n’était point
à Léopoldville.
Il
sied de souligner que dès l’exécution des massacres génocidaires de Bakwanga,
le colonel-major Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko du Zaïre s’enorgueillissait de tous
ces exploits macabres auprès de ses mentors belges et dans des milieux
expatriés. C’est précisément le journaliste belge Pierre Davister dont il fut
naturellement très proche qui se chargea d’ailleurs de le dissuader de ce
comportement irresponsable. En effet, une telle attitude aurait pu lui être
reprochée un jour et, par conséquent, lui barrer très certainement la voie
pavée de la présidence de la République au moment opportun.
Ainsi,
dans l’optique d’occulter cette sauvagerie digne du Mobutisme sanguinaire et terroriste
et, surtout, camoufler cette portion ténébreuse de l’histoire macabre de ce fameux
garçon de course de l’Occident, lequel devint cinq ans plus tard chef de l’État
du Congo après un putsch militaire ‘‘sans
effusion de sang’’, fut prise par ses tuteurs belges et parrains
internationaux la décision de lui confectionner une saga héroïque. La décision
fut prise de lui peaufiner une légende hollywoodienne selon laquelle ce
militaire dont les qualités d’invincibilité et d’intrépidité sont mises en
avant, serait plutôt le sauveur ‘‘incontesté’’ et ‘‘incontestable’’
du grand peuple luba. Ainsi, dans l’histoire nationale, le mercenaire génocidaire
Mobutu Sese Seko du Zaïre passa sans contredit du statut peu reluisant de bourreau
à celui fantasmé de sauveur des Lubas.
Pour
ainsi dire, les évènements malheureux de Bakwanga, d’ailleurs attribuables à
l’incivisme et l’opportunisme [sans
borne] du colonel-major Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko du Zaïre accélérèrent
la chute programmée de Patrice Emery Lumumba. Saisissant au bond ce dossier ‘‘sulfureux’’ et ‘‘explosif’’, le président Joseph Kasa-Vubu furieux et entouré à
cette période d’une armée de conseillers occidentaux[xvi]
révoque, sans l’avoir même entendu au préalable, le Premier ministre congolais.
Et, surtout sans même avoir sollicité un débat parlementaire à ce propos. De
son côté, le héros Patrice Emery Lumumba dont l’impulsivité maladive est, par
définition, une pathologie incurable, saisit à quelques minutes d’intervalle le
même microphone usé par le président de la république Kasa-Vubu pour le
démettre politiquement, pour révoquer à son tour ce chef de l’État. À l’appui
de sa démarche, il l’accuse d’être de mèche avec les forces colonialistes qui
refusent à tout prix l’émancipation nationale.
Le président de la République Joseph Kasa-Vubu et le Premier ministre Patrice Emery Lumumba accueillent le Souverain des Belges, le Roi Baudouin 1er, lors de la proclamation de l’indépendance le jeudi 30 juin 1960
Ainsi,
par ce jeu de révocations mutuelles, la République démocratique du Congo est
complètement décapitée. Situation, d’ailleurs, inédite dans le monde. Plus de
chef de l’État au sommet des plus hautes Institutions politiques. Plus de
gouvernement en vue de vraiment s’occuper des affaires publiques, donc
administratives et étatiques.
Dès
cet instant, la République démocratique du Congo devenue forcément acéphale
amorce bien entendu une crise de légitimité politique qui s’étire sur plus d’un
demi-siècle. En dépit de la vigoureuse contestation, d’ailleurs, programmée du
‘‘perdant’’
Martin Fayulu Madidi (MAFA) par de puissants intérêts anticongolais, entre
autre belges, français et helvétiques (suisses), ce conflit politique trouve
définitivement son issue heureuse lors du sacre présidentiel de Félix-Antoine
Tshilombo Tshisekedi (FATSHI)[xvii]
le dimanche 30 décembre 2018.
En avant-plan : Joseph Kasa-Vubu et le Roi des Belges Baudouin 1er. En arrière-plan : Joseph Iléo Songo Amba (à gauche) derrière Kasa-Vubu, Patrice Emery Lumumba (au milieu) et Justin-Marie Bomboko Lokumba (à droite) derrière le Souverain des Belges
Révoqué
peu élégamment par le président de la République Joseph Kasa-Vubu, lui-même
démis de ses fonctions par le premier ministre, Patrice Emery Lumumba est
remplacé par son plus grand pourfendeur politique au sénat. À savoir : le
patriarche Joseph Iléo Songo Amba. Cette
désignation est actée à Léopoldville le 5 septembre 1960[xviii].
Ce
qui est indéniable, – [et les faits historiques ne démentent point] – Patrice
Emery Lumumba a été arrêté lors de sa fuite d’ailleurs inespérée vers
Stanleyville sous le régime du Collège des commissaires généraux mis en place
par le colonel-major Joseph-Désiré Mobutu le 15 septembre 1960 à la suite d’un
putsch militaire lui permettant de neutraliser la classe politique. Il sied de
souligner que le Très regretté Étienne Tshisekedi wa Mulumba fit réellement
partie de ce cabinet gouvernemental et administratif en qualité d’adjoint au
commissaire général à la justice Marcel Lihau Ebua.
Le 6 septembre 1960, le nouveau Premier ministre désigné Joseph Iléo Songo Amba qui cumule, d’ailleurs, les ministères de la justice et de la défense, signe un décret ministériel aux fins d’arrestation de son prédécesseur Patrice Emery Lumumba pour dévastation, atteinte à la paix, atteinte à la sûreté nationale et usurpation des fonctions étatiques. L’exécution de cet acte gouvernemental est immédiatement confiée au procureur belge René Rom (procureur général de la République près la cour d’appel de Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa). C’est effectivement sur la base de ce texte édicté et signé par Iléo lui-même en qualité de ‘‘ministre de la justice’’ que Patrice Emery Lumumba en fuite vers Stanleyville (Kisangani Boyoma Singa Mwambe) est appréhendé à Lodi dans le Sankuru (Province du Nord-Kasaï) par l’inspecteur de police antinationaliste Gilbert Mpongo[xix] le 2 décembre 1960 et transféré à Mweka pour son acheminement à Léopoldville.
De gauche à droite : Lumumba, Kasa-Vubu et Justin-Marie Bomboko Lokumba
Cependant, le collège des commissaires généraux dirigé par Justin-Marie Bomboko Lokumba, dont la mission primordiale consistait à assurer le bon fonctionnement technique et administratif de l’État, disposait en réalité d’un mandat qui courait du 15 septembre au 31 décembre 1960. Ce qui eut théoriquement pour corollaire immédiat le retour aux affaires du Premier ministre Joseph Iléo Songo Amba à compter du 1er janvier 1961. Or, l’assassinat de Patrice Emery Lumumba a eu lieu au Katanga le 17 janvier 1961. Ce qui signifie très logiquement et très clairement que l’assassinat de Patrice Emery Lumumba à Élisabethville (Lubumbashi) est en vérité intervenu lorsque Joseph Iléo Songo Amba a déjà pris officiellement les rênes du gouvernement et surtout en mains les affaires de l’État. En effet, cette personnalité politique a repris officiellement son poste à la tête du gouvernement congolais le 6 janvier 1961.
Cela
dit, trois personnalités congolaises, et non des moindres, ont néanmoins joué
un rôle dans le transfèrement de Patrice Emery Lumumba à Élisabethville. D’abord,
Joseph Kasa-Vubu en qualité de président de la République. Il a d’abord
contacté par télégramme le leader des Lubas du Sud-Kasaï en vue de faire payer
à Patrice Emery Lumumba les massacres génocidaires de Bakwanga. Ce chef de
l’État s’est heurté à une fin de non-recevoir de la part du Mulopwe qui voulait
éviter une guerre civile déclarée avec ses voisins tetela du Nord-Kasaï.
À la
suite du refus poli mais ferme de Kalonji d’accueillir le ‘‘colis[xx]’’,
ce président de la république, d’ailleurs, manipulé à dessein par de puissants
intérêts occidentaux se tourne ensuite vers les sécessionnistes purs et durs du
Katanga. Ce chef de l’État le fit non sans reprocher ouvertement à Kalonji
d’avoir refusé son offre de règlement de comptes à Lumumba. Comme le rapporte,
d’ailleurs, le leader des Lubas dans une entrevue lui accordée par la presse
(source internet)[xxi].
En
effet, Patrice Emery Lumumba était, en réalité, l’ennemi juré des autorités de
la province uranifère du Katanga contrôlée et gérée par l’UMHK. Il ne
bénéficiait guère de sympathies et de Moïse Kapenda Tschombe, le grand leader
local, et de Godefroid Mwenda Munongo Shombeka[xxii].
Ces deux dignitaires katangais s’étaient réellement juré de lui faire subir le
sort exclusivement réservé aux traîtres.
Victor Nendaka Bika, le convoyeur des trois prisonniers (Lumumba, Mpolo, Okito) à Élisabethville
Outre
le président Kasa-Vubu encadré par les Occidentaux dans l’éviction du héros
congolais, le chef des services de renseignement Victor Nendaka Bika, alias ‘‘Oufkir’’, a également joué un rôle
prépondérant dans l’exécution sommaire de Patrice Emery Lumumba. Cet indic au
service de l’ancienne puissance coloniale belge fut chargé de convoyer le
fameux colis auprès de ses bourreaux au Katanga. À Savoir : Tschombe et
Munongo. Force est relever que c’est bel et bien Victor Nendaka Bika qui, après
avoir livré et fait assassiner Lumumba à Élisabethville, fut le ‘‘premier
révisionniste de l’histoire de la République démocratique du Congo à propager
sans états d’âme
la
version selon laquelle ce sont des Lubas du Sud-Kasaï qui ont tué Lumumba’’[xxiii].
C’est dès son retour du Katanga qu’il entama cette propagande anti-Luba.
Toutefois, dans le dessein d’abattre politiquement l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), d’ailleurs cataloguée pour la circonstance de parti des Lubas du Kasaï et, surtout, salir de manière exécrable la saine renommée d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba, Honoré Ngbanda Nzambo ko Atumba, réputé pour sa mythomanie et son côté fantasque, est, de nos jours, le deuxième révisionniste ‘‘patenté’’ de l’histoire de la République démocratique du Congo (RDC). Ce personnage manipulateur hors pair est chargé de la maquiller en exploitant ad nauseam les antennes et réseaux médiatiques et électroniques de l’Alliance des patriotes pour la refondation du Congo (APARECO). Il est, en réalité, chargé d’induire sciemment en erreur l’ensemble de ses compatriotes en leur faisant accroire que Tshisekedi est vraiment l’assassin de Patrice Emery Lumumba sans pour autant apporter des preuves historiques fiables. Pour ce faire, il s’appuie sur de fausses pistes ou de fausses preuves fabriquées par des services secrets à la solde exclusive de la tyrannie mobutiste. Il sied de relever que Nendaka et Ngbanda ont tous les deux été des chefs de services de renseignement sous l’égide de Mobutu Sese Seko.
Hormis le chef de l’État Joseph Kasa-Vubu et l’indicateur pro-belge Victor Nendaka Bika, le colonel-major Joseph-Désiré Mobutu est, en réalité, le troisième individu à avoir les mains trempées directement dans l’assassinat. Il est le mercenaire local. Ce militaire incivique et rebelle à la démocratie est en fait le barbouze du colonialisme. Il est chargé de basses besognes. Il les exécute à la manière d’un félin. Il les exécute à la manière de son totem favori, à plus forte raison animal emblématique de la forêt, le léopard de la jungle. Il est réputé tuer ses victimes sans laisser la moindre trace.
Mobutu, un indicateur des services de renseignement belges transféré à la CIA en 1958
Assisté logistiquement et techniquement par la CIA et aussi par le Département d’État US, le colonel-major Joseph-Désiré Mobutu est chargé de mettre fin à la cavale de Patrice Emery Lumumba en fuite vers Stanleyville. En contact constant avec les représentations diplomatiques et consulaires de la Belgique, de la France, des États-Unis d’Amérique et de la Grande-Bretagne, celui-ci bénéficie, pour cette opération d’envergure, des hélicoptères de combat et même du personnel réquisitionné. Un de ces hélicoptères va servir au transport de l’illustre prisonnier lors de son arrestation par le flic Gilbert Mpongo. Dans les circonstances, cet inspecteur de police répondait exclusivement aux ordres de Joseph-Désiré Mobutu et de Victor Nendaka Bika.
Concernant
les Conjurés de la Pentecôte, il importe de remarquer que cette affaire
nauséabonde qui alimente tous les phantasmes et pollue la vie nationale,
impliquait strictement la haute hiérarchie militaire de l’armée nationale
congolaise (ANC). Par conséquent, celle-ci échappait totalement, de bout en
bout, à l’ordre politique et civil en termes de conception et de
matérialisation. Ce qui infère que lesdits conjurés de la Pentecôte ont été
piégés. Cynisme oblige, les militaires se sont servis d’eux en vue d’écarter
pour de bon les civils au pouvoir, aux manettes de l’État. Ces pendus de la
Pentecôte ont, à vrai dire, fait les frais d’un régime militaire, donc
tyrannique, dont l’objectif primordial était d’asseoir brutalement, violemment
son autorité davantage contestée par l’ordre politique et civil.
Le colonel Pierre Efomi Akomi
Parmi
les acteurs issus de l’ordre militaire qui ont joué un rôle de premier plan
dans cette histoire macabre, il y a effectivement le lieutenant-colonel Pierre Efomi Akomi qui était chargé
d’attirer les politiciens civils dans le piège tendu par les hommes en armes et
en treillis militaire. C’est bel et bien cet officier militaire qui a approché
ces personnalités politiques pour les entraîner dans ce traquenard qui s’est
vite refermé sur eux. C’est bel et bien lui qui a vendu à ces quatre conjurés infortunés
le projet de coup d’État contre la personne de Joseph-Désiré Mobutu dans le but
de l’éliminer politiquement et physiquement.
Chargé d’appâter tous ces politiciens naïfs, le lieutenant-colonel Pierre Efomi Akomi recevait, dans le cadre de ce plan machiavélique, toutes ses instructions directement de Mobutu Sese Seko qui le coachait à distance. C’est encore cet officier militaire qui a acheminé les quatre conjurés de la Pentecôte dans la résidence officielle du colonel Alphonse Bangala. Celle-ci a certes servi de cadre non seulement aux préparatifs mensongers du coup d’État[xxiv] mais également à leur arrestation effective.
À ce titre, le colonel Alphonse Bangala a été incontestablement sur le terrain le véritable chef d’orchestre qui menait les opérations. C’est lui qui était chargé de duper les conjurés de la Pentecôte. Il fut le militaire à qui Mobutu avait confié la mission de les arrêter et de les conduire immédiatement à l’échafaud. À preuve, ces deux hauts cadres de l’armée nationale congolaise (ANC) n’ont jamais été jugés ni interpellés ni remerciés de l’institution militaire dans le cadre de cette affaire malheureuse et nauséabonde. Bref ils n’ont vraiment jamais été inquiétés. Ils ont tout au plus reçu des promotions. Ils ont continué à bénéficier des largesses de la part de Mobutu.
Parmi les autres militaires de haut rang qui ont joué un rôle majeur dans l’exécution des Conjurés de la Pentecôte, il convient de nommer les colonels-juges qui ont eu à présider le tribunal militaire ayant conduit à l’échafaud ces politiciens infortunés. Il y a les colonels Pierre Ingila Grima, Ferdinand Malila Ma Kende et Honoré N’Kulufa. Ces trois cadres de l’ANC ont symbolisé dans cette affaire mesquine ce qui est qualifié par des experts de justice non seulement punitive mais également expéditive. En effet, leur délibération, si délibération il y avait vraiment dans ce procès, n’avait duré en tout pour tout que l’espace de maigres trois minutes.
Force est de relever que ce tribunal militaire violant substantiellement toute règle de droit a été mis en place sur la base d’un décret présidentiel du 30 mai 1966. Signé par Mobutu lui-même, ce texte disposait que la décision émise par cette juridiction on ne peut plus spéciale était définitive et ne pouvait, à ce seul et unique titre, être l’objet de tout recours suspensif[xxv]. Sans compter qu’avant même le déroulé complet du procès, le ministre de l’information Jean-Jacques Kande Djambulate était passé sur les ondes de la radio et de la télévision nationales (le Canal Congo Vox) pour avertir l’ensemble de la population que les quatre Conjurés de la Pentecôte se verraient infliger la peine la plus sévère – c’est-à-dire : ‘‘la peine capitale’’ – et que celle-ci serait exécutée sur la place publique[xxvi].
Si le lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko est le principal instigateur de cet auto-coup d’État et également le principal réalisateur de ce film d’horreur, il n’en reste pas moins vrai que le metteur en scène est le colonel Alphonse Bangala de sinistre mémoire. Parmi les acteurs principaux, d’ailleurs, recrutés pour cette mise en scène de mauvais goût, il y a bien sûr le colonel Pierre Efomi Akomi. Force est de constater que les Conjurés de la Pentecôte qui ont malheureusement payé de leur vie, ne sont par essence que des acteurs de soutien d’une comédie macabre qui a mal tourné, des comédiens d’une pièce de théâtre qui a tourné à leur désavantage.
Par
conséquent, où se situe-t-elle véritablement la responsabilité politique et
pénale d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba dans l’assassinat sans nul doute préprogrammé
de Patrice Emery Lumumba par de puissants intérêts internationaux ?
À
celles et ceux qui prétendent détenir la vérité historique, qui prétendent la
main sur le cœur que Tshisekedi serait véritablement l’assassin de Lumumba,
peuvent-ils dire avec sincérité, sans trahir les faits historiques, avec quelle
arme il aurait abattu mortellement ce héros panafricaniste ou mis abruptement fin
aux jours de ce martyr de l’indépendance nationale ? Peuvent-ils expliquer
pourquoi le nom de Tshisekedi n’est jamais apparu dans les archives congolaises
ou belges parmi les principaux acteurs ayant participé directement ou
indirectement au lâche assassinat de
Patrice Emery Lumumba ?
Gerard Soete (à droite), officier de police belge à Élisabethville (Lubumbashi). Il déclara avoir découpé les cadavres de Patrice Emery Lumumba et de ses compagnons d’infortune Maurice Mpolo et Joseph Okito en plusieurs morceaux pour les faire fondre dans de l’acide.
À ce propos, un ancien officier de police belge, Gerard Soete, détaché à Élisabethville et affilié à la force publique coloniale, a publiquement reconnu avoir découpé les corps de Patrice Emery Lumumba et de ses compagnons d’infortune Maurice Mpolo et Joseph Okito. Encadré par un officier belge qui a assisté à leur exécution et aidé de son frère, celui-ci les a fondus dans de l’acide. Avant la fonte de ces trois cadavres dans de l’acide, ce policier affirme avoir arraché deux dents de Lumumba qu’il a d’abord conservées jalousement en guise de trophée et de souvenir pendant des années et puis finalement jetées à la mer. Dans sa version des faits, il n’a jamais cité Tshisekedi comme un des protagonistes de l’affaire Lumumba. Que disent-ils véritablement à ce propos les pourfendeurs et accusateurs de Tshisekedi ?
Ces
fameux procureurs qui s’acharnent avec une violence inouïe sur la personnalité
d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba, peuvent-ils expliquer pourquoi ce personnage
politique n’a jamais été invité voire même cité à la Commission belge sur
l’assassinat de Lumumba au début des années 2000 ? Pourtant, cette Commission belge était un
cadre qui a permis aux différents individus de fournir leur version des faits sur
cette histoire fâcheuse qui compromet à vrai dire la réconciliation nationale
et partant de là l’unité nationale ? Il importe, en effet, de souligner que les
principaux dignitaires de la 1e république encore vivants à cette
période (Victor Nendaka Bika,
Justin-Marie Bomboko Lokumba et Antoine Gizenga Fundji, etc.) y ont tous
défilé…
Peuvent-ils dire pourquoi Tshisekedi wa Mulumba a été littéralement absous dans l’affaire assassinat Lumumba, tout comme dans tous les autres crimes ayant marqué les premières années de la présidence autoritaire et le début du régime sanguinaire de Joseph-Désiré Mobutu par la véritable conférence nationale souveraine (CNS) de 1992 ? Cette absolution lui a ainsi royalement pavé la voie à la primature. Puisqu’ils sont détenteurs patentés de la vérité politique de l’histoire nationale de la République démocratique du Congo, peuvent-ils dire pourquoi Étienne Tshisekedi wa Mulumba a été surnommé ‘‘Zéro Faute’’ lors de la période de la CNS ?
Le président Kasa-Vubu et le Roi des Belges Baudouin 1er
Aux
révisionnistes mal intentionnés qui se proposent de modifier unilatéralement le
cours de l’histoire politique de la République démocratique du Congo selon leur
foi mesquine et leur volonté abjecte, leurs phantasmes débiles et leur vision
erronée et manifestement ‘‘orientée’’, peuvent-ils dire
pourquoi ils ont expurgé délibérément, intentionnellement, volontairement les
deux faits historiques ci-dessus relatés de leurs acteurs principaux et réels ?
À savoir dans le cas ténébreux de Patrice Emery Lumumba : Kasa-Vubu, Nendaka, Mobutu, Mpongo,
Tschombe, Munongo, etc. Ceux-ci portent à n’en point douter une lourde
responsabilité. Et dans le cas des conjurés et pendus de la Pentecôte : Mobutu,Bangala, Efomi, Ingila Grima, Malila et Nkulufa. Dans cette
affaire, ces acteurs ont une responsabilité indéniable.
Le leader du Katanga Moïse Kapenda Tschombe fut l’homme politique congolais le plus courtisé par les milieux occidentaux de l’industrie et de la haute finance
Pourquoi
alors, dans ces deux histoires macabres, avoir véritablement attribué, et ce de
manière fort gratuite, à Étienne Tshisekedi wa Mulumba une place qu’il ne
mérite point du tout, un rôle qu’il n’a jamais accompli et, surtout, une
mission déshonorable qu’il n’a jamais assumée de loin ou de près[xxvii]
?
Cet acharnement sur Étienne Tshisekedi wa Mulumba, de son vivant tout comme depuis son trépas à Bruxelles le 1er février 2017, dénote, à vrai dire, une mauvaise foi. Celle-ci découle en principe d’une mentalité et d’une tradition qui consistent à salir tout ce qui relève et se réclame de l’excellence, qui met en avant l’intégrité morale, l’honorabilité et la dignité humaine. Cette pratique éhontée prouve au moins à suffisance que ‘‘l’homme congolais est, pour paraphraser le grand fabuliste français du XVIIe siècle, Jean de La Fontaine, de glace aux vérités; il est de feu pour les mensonges’’[xxviii].
Ordonnance du 5 septembre 1960 révoquant le Premier ministre Lumumba et certains membres du gouvernement de la République du Congo
Nous, Joseph Kasa-Vubu, chef de l’État, vu la Loi fondamentale du 19 mai 1960, spécialement en son article 22, ordonnons :
Article 1er : Monsieur Lumumba Patrice, membre de la chambre des représentants, est révoqué de ses fonctions de Premier ministre et de toutes ses fonctions ministérielles (ministre de la défense).
Article 2 : Messieurs Mwamba Rémy, Gbenye Christophe, Kashamura Anicet, Bolamba Antoine, Gizenga Antoine et Lumbala Jacques, sont révoqués de leurs fonctions respectivement de Ministre de la Justice, Ministre de l’Intérieur, Ministre de l’Information, Secrétaire d’État à l’Information, Vice-Premier ministre et Secrétaire d’État à la Présidence du conseil des ministres.
Article 3 : Monsieur Iléo Joseph, sénateur, est nommé Premier ministre, Ministre de la défense et Ministre de la Justice.
Article 4 : Notre Premier ministre, Monsieur Iléo Joseph, est chargé de l’application de la présente ordonnance qui entre en vigueur immédiatement.
Donné à Léopoldville, le lundi 5 septembre 1960.
Joseph Kasa-Vubu
Par le chef de l’État,
Le Ministre des Affaires étrangères
Justin-Marie Bomboko
Le Ministre résident
Albert Delvaux
Injonction du Premier ministre, Ministre de la Défense et de la Justice Joseph Iléo au procureur général de la république près la cour d’appel de Léopoldville (le belge René Rom) afin de procéder à l’arrestation de Patrice-Emery Lumumba.
Léopoldville, le 6 septembre 1960
Monsieur le Procureur général près la Cour d’appel de et à Léopoldville.
Monsieur le Procureur général,
J’ai l’honneur, par la présente, de vous donner l’ordre de procéder à l’arrestation immédiate de M. Lumumba Patrice, membre de la chambre des représentants sur base de la prévention suivante :
Après avoir été démis de ses fonctions de Premier ministre le 5 septembre 1960 par arrêté du chef de l’État contresigné par les ministres Delvaux Albert et Bomboko Justin, avoir le même jour, de 21 heures jusqu’à 22 heures, prononcé à la Radiodiffusion Nationale Congolaise des discours publics et violents, incitant la population à renverser les pouvoirs établis et le régime légal instauré par la Loi fondamentale du 19 mai 1960.
Le Premier ministre et Ministre de la Justice
Joseph Iléo
Acte d’inculpation de Patrice Emery Lumumba par la justice congolaise
En vertu du mandat d’amener, datant du mois de septembre 1960 et délivré par le procureur général de la république, le belge René Rom, près la cour d’appel de Léopoldville (Kinshasa), Patrice-Emery Lumumba est inculpé et écroué pour les motifs suivants :
usurpation de fonctions publiques (article 123 du code pénal)
attentats à la liberté individuelle avec tortures corporelles (article 67 du code pénal)
atteintes à la sûreté de l’État (article 186 du code pénal)
organisation de bandes hostiles dans le but de porter la dévastation, le massacre ou le pillage (articles 193 à 197 du code pénal)
incitation de militaires à commettre des infractions (article 202 du code pénal)
Source de deux documents gouvernementaux susmentionnés de la République démocratique du Congo et de l’acte d’inculpation judiciaire de Patrice Emery Lumumba ci-haut cité et publié : »Dossiers » sur l’indépendance de la République du Congo-Léopoldville, Centre des relations internationales et des sciences politiques (CRISP), Bruxelles, 1966.
[i] Un mausolée a été érigé,
à cet effet, dans le but de recevoir la
dépouille mortelle de l’illustre disparu dans sa concession familiale et privée
à N’Sele.
[ii] Hormis le premier ministre congolais Évariste Kimba, tous les autres ministres pendus de la Pentecôte (Jérôme Anany, Emmanuel Bamba et Alexandre Mahamba) ont littéralement fait partie du gouvernement du syndicaliste proaméricain Cyrille Adoula. D’où la question de savoir pourquoi le lieutenant-général Mobutu a-t-il uniquement ciblé les membres de cette administration ?
[iii] Évariste Kimba fut nommé Premier ministre par le président Joseph Kasa-Vubu en octobre 1965 aux dépens de Moïse Kapenda Tschombe du Katanga et de la confédération nationale du Congo (CONACO), pourtant, grand vainqueur des scrutins législatifs d’octobre 1965. Ce qui eut naturellement pour corollaire de déclencher une crise politique artificiellement fabriquée. Ce conflit politique aigu finit par porter le putschiste Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko du Zaïre au pouvoir de 1965 à 1997.
[iv]
Ministre de la
défense dans le gouvernement du syndicaliste proaméricain Cyrille Adoula.
[v] Ministre des affaires
foncières dans le gouvernement Adoula (1961 – 1964).
[vi] Emmanuel Bamba occupa
aussi le poste de ministre des finances sous la 1ère république
(gouvernement de Cyrille Adoula).
[vii] Le Stade omnisports de
Kamanyola construit, sous la dictature du Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre, a
été érigé à l’emplacement de l’échafaud ayant servi à l’exécution sommaire des
conjurés de la Pentecôte le 1er juin 1966 (Place Pont Cabus). Ce
temple du football a été baptisé Stade des Martyrs de la Pentecôte par le
régime despotique de Mzee Laurent-Désiré Kabila.
[viii] Les conjurés de la pentecôte ont été pendus le 1er juin 1966 après que leurs yeux aient été crevés et les os de leurs bras et d’avant-bras aient été brisés par leurs bourreaux militaires. Cette pendaison a été supervisée par le général-major Jean-Louis de Gonzague Bobozo.
[ix] La sécession du Katanga,
suivie plus tard de la revendication d’autonomie du Sud-Kasaï, avait pour
objectif primordial de couper des vivres financiers au gouvernement central de
Kinshasa. Ce qui paralysa le fonctionnement tous azimuts du cabinet dirigé par
Lumumba incapable de subvenir aux besoins vitaux du pays et de répondre aux
préoccupations majeures de ses compatriotes.
[x] La Belgique agissait en
République démocratique du Congo à titre de fondé de pouvoir du grand capital
monopolistique international. Dans le contexte de la décolonisation, il ne faut
jamais perdre ce point de vue que cet État au cœur de l’Europe est obligé, sous
prétexte d’émanciper les Nègres de la colonie africaine, de céder littéralement
ce pays immense et richissime sur les plans naturel et minéral aux puissants
intérêts économiques américains en vue d’échapper à la dette de guerre. En
effet, la Belgique a été libérée du joug nazi par les États-Unis en 1945.
[xi] Les massacres de
Bakwanga, qualifiés de génocide par l’ONU, ont été pratiquement perpétrés
durant deux semaines par les forces armées mobutistes, du 26 août au 5
septembre 1960. Ces meurtres de masse qui se sont déroulés au Sud-Kasaï ont
provoqué sur le terrain des dizaines de milliers de morts dont la plus grande
concentration a été répertoriée à la Cathédrale Saint-Jean Baptiste de Bonzola
ou la plus grande comptabilité a été donc relevée à Bakwanga, aujourd’hui
M’Buji-Mayi.
[xii] Ce commandant en chef de
l’armée nationale congolaise (ANC) dont dépendait le colonel-major Mobutu, n’était
pas, d’après des sources autorisées et dignes de bonne foi, dans la capitale
Léopoldville (Kinshasa). Il était plutôt, selon leurs versions des faits, en
déplacement au Maniema dont il est en réalité originaire.
[xiii]
Joseph-Désiré
Mobutu Sese Seko du Zaïre n’avait jamais porté Albert Kalonji Ditunga dans son
cœur dans la mesure où cette grande personnalité politique du Sud-Kasaï ne
cessait point d’attirer l’attention de Patrice Emery Lumumba sur le double jeu,
les traitrises et les accointances suspicieuses de ce militaire incivique et
rebelle à la démocratie. Lumumba faisait totalement confiance à Mobutu dans la
mesure où il était réputé en tant que garçon de course lui rendre bien des
services… même les plus mondains, à en croire certains des témoignages de
l’époque.
[xiv] Patrice Emery Lumumba
s’était déplacé au siège du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations
unies (ONU) à New York pour participer au débat sur la sécession du Katanga.
[xv] Usurpation des attributions
dévolues au chef d’état-major de l’ANC Victor Lundula et atteinte à la paix et
à la sûreté de l’État.
[xvi] Ces personnages flanqués aux côtés du chef de l’État congolais étaient de nationalité belge, américaine et française. Tous sans exception émargeaient au budget stratégique de la CIA et du Département d’État US.
[xvii]
Félix-Antoine
Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) est, selon le Département d’État US, le meilleur
président élu démocratiquement par la population en Afrique centrale au travers
des élections justes et saines, dignes et crédibles.
[xviii] Toutefois, le nouveau Premier ministre désigné et imposé par de puissants intérêts belges représentant le capital monopolistique international au Congo peine à s’imposer dans le marigot politique. Il se dispute à n’en plus finir la légitimité politique avec Patrice Emery Lumumba d’ailleurs très majoritaire au Parlement. Le 13 septembre 1960, le Parlement renouvelle toute sa confiance à Lumumba et lui confie la gestion politique et administrative du pays à travers un vote historique et solennel et après débat tout à fait contradictoire. Le 14 septembre 1960, Kasa-Vubu, courroucé par l’attitude irréconciliable des représentants de la Nation, fait fermer les portes des assemblées parlementaires et fait renvoyer sine die les députés. Le 15 septembre 1960, Mobutu profite du chaos politique pour faire son coup d’État qu’il qualifie sans ambages et non sans morgue de ‘‘coup de force’’. Ce pronunciamiento lui permet de neutraliser toutes les institutions politiques en commençant par le pouvoir exécutif (le chef de l’État et le Premier ministre). À cet effet, il nomme le collège des commissaires généraux présidé par Justin-Marie Bomboko Lokumba. Le 29 septembre 1960, le collège des commissaires généraux réactive la présidence de Joseph Kasa-Vubu mise en veilleuse par le colonel-major Mobutu. À travers un acte solennel, il reconnaît en lui la qualité de chef de l’État de la République démocratique du Congo. Il peut en être déduit que face à cette situation inédite d’un pays décapité de ses animateurs légitimes issus des urnes, et ce à la suite d’un putsch militaire, c’est bel et bien Bomboko Lokumba qui fait, au cours de cette parenthèse, office de président de la République. Mais, cette présidence n’est pas formellement reconnue sur les plans interne et externe. Cela est d’autant plus vrai que l’initiateur, et a fortiori le réalisateur de ce coup d’État, en l’occurrence le colonel-major Joseph-Désiré Mobutu, ne s’est point explicitement voire implicitement autoproclamé chef de l’État.
[xix] Le père de
l’artiste-musicienne, aujourd’hui, décédée Mpongo Love.
[xx] C’est le nom de code
attribué à Patrice Emery Lumumba pour son transfèrement au lieu d’exécution.
[xxi] Témoignage de la mort de
Lumumba, audiovisuel Oncle Mbukus (YouTube); Les mystères cachés de
l’assassinat Lumumba : papa Kalonji, chef de l’opposition de la 1ère
république (YouTube).
[xxii]
Ministre de
l’intérieur du Katanga, le Yeke Godefroid Mwenda Munongo Shombeka cultivait une
haine implacable, viscérale envers le héros nationaliste Lumumba. Dans le
contexte de répression et tensions politiques postindépendantes, le seul nom de
Patrice Emery Lumumba suffisait à lui provoquer l’insomnie, à lui donner de
l’urticaire. Bref le tournis.
[xxiii]
Dans l’avion qui
accompagnait le fameux ‘‘Colis’’, nom de code attribué au
prisonnier Lumumba, il y avait effectivement deux Lubas sud-kasaïens. À
savoir : Ferdinand Kazadi, commissaire général à la défense, et Jonas
Mukamba Kadiata Nzemba, adjoint au commissaire général à l’intérieur (José
Nussbaumer). Jonas Mukamba a toujours clamé s’être retrouvé par un pur hasard
dans cet avion à Moanda à l’invitation de Ferdinand Kazadi. Cet officiel lui
aurait, selon Mukamba, fait accroire qu’il y avait une correspondance pour lui
en direction de Bakwanga. C’est à sa grande surprise qu’il aurait remarqué un
avion DC 4 en provenance de Thysville (Mbanza-Ngungu) atterrir à l’aérodrome de
Moanda avec à son bord Victor Nendaka Bika et Damien Kandolo. Ces deux
personnages se sont retirés en aparté pendant quelques minutes avant de lui
adresser la parole. Après leur descente, il est surpris de voir débarquer dudit
avion trois prisonniers dont les yeux sont bandés. À savoir : Patrice
Emery Lumumba et ses deux compagnons d’infortune Maurice Mpolo et Joseph Okito.
(Témoignage
de Jonas Mukamba dans l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, Le Phare, le 17
juillet 2013, Source Internet).
[xxiv]
Toutes les
réunions pour destituer le chef de l’État, le lieutenant-général Joseph-Désiré
Mobutu, et son Premier ministre, le colonel Léonard Mulumba, s’y sont tenues.
[xxv] Ce qui sous-entend, par
extrapolation, l’exclusion de tout recours juridique sollicitant une mesure de
grâce présidentielle en leur faveur.
[xxvi] À travers cette publicité très médiatisée par une très haute personnalité de l’État et du gouvernement, un très haut dignitaire du régime, on voit déjà que le sort des conjurés de la Pentecôte était déjà définitivement scellé.
[xxvii]
Justice belge : ‘‘Qui
a tué l’ancien Premier ministre congolais, Patrice Emery Lumumba ?’’,
Christophe Boisbouvier, 31 décembre 2012
[xxviii]
‘‘L’homme
est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges.’’ Jean de
la Fontaine; Le statuaire et la statue de Jupiter (1678).