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La vraie face cachée de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI)

La vraie face cachée de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI)

En qualité de chef de l’État et de commandant suprême des forces armées, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI), passe en revue les troupes d’élite des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Le ‘‘Soldat’’ du petit peuple

Un libéral-démocrate aux allures martiales de ‘‘Chef de guerre’’

‘‘La paix et la victoire sont les juges de la guerre’’ Proverbe français

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Depuis septembre 1996, la République démocratique du Congo, sise au cœur du continent africain et de la région des Grands Lacs, est littéralement en proie à une guerre de pillage de ses immenses ressources minérales et naturelles autant que précieuses et stratégiques. Contribuant pleinement à la liquéfaction de l’État, ce conflit armé dont la violence inouïe n’a d’égal que sa réelle propension à détruire le tissu national et à sacrifier l’unité politique du territoire, a vu naître une multitude de groupes armés[i]. Ces forces aussi bien néfastes pour la bonne marche du pays que nocives pour la paix sociale et la sécurité juridique des Citoyens ont naturellement pour mission la rétrocession des ressources nationales aux puissants intérêts des univers économique et industriel, financier et bancaire.

La rébellion hutue rwandaise, connue sous l’appellation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), en pleine opération militaire dans l’Est de la République démocratique du Congo

C’est, donc, dans ce contexte de guerre interminable, de crépitement des armes sans fin pour les militaires et sans répit pour les masses que le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo élu en 2019 par la grâce de la Cour constitutionnelle entame son règne quinquennal. Bien entendu un règne souventes fois assombri par des meurtres de masse, des liquidations physiques à répétition de populations sans défense dans l’Est du pays, et ce en dépit de la présence, quoi qu’imposante, du corps expéditionnaire des Nations unies plus enclin à la contrebande des matières premières qu’à la protection ‘‘formelle’’ des individus ou groupes d’individus. C’est, évidemment, dans cette atmosphère totalement empreinte de délitement national et de désarmement moral, de morosité et de défaitisme que le chef de l’État de la RDC décide finalement de ‘‘prendre le taureau par les cornes’’. C’est dans cette ambiance empreinte de pessimisme ou sinistrose délirante que celui-ci ‘‘se fait un point d’honneur’’ dans la réponse à apporter urgemment aux défis majeurs de l’insécurité permanente et de la violence armée quotidienne susceptibles d’emporter aussi bien la Nation que le territoire.

Rebelles congolais

Cette déstabilisation délibérément provoquée des parcelles orientales du territoire national pour les besoins de la spoliation sauvage des richesses minières et naturelles fait réellement découvrir un nouveau visage du président de la République démocratique du Congo (RDC). En effet, dans l’ensemble, les Congolaises et Congolais sont, plutôt, accoutumés à un chef de l’État à la posture diplomatique au niveau de la gestuelle, aux accents pédagogiques au niveau du langage politique et démocratique. Donc, cette guerre de l’Est qui fait, sans aucun doute, partie des préoccupations nationales, dévoile la dimension ‘‘chef de guerre’’ du magistrat suprême. Elle lui fait porter les habits de soldat ou lui fait endosser le treillis d’un militaire aguerri[ii].

Les rebelles congolais opérant dans l’Est de la RDC (Nord-Kivu).

Ce faisant, cette ambiance de conflit armé sans issue a nettement poussé Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à décréter, à la faveur de la nomination d’un nouveau gouvernement[iii], l’état de siège dans le dessein d’éradiquer les groupes armés qui font la terreur dans les régions de l’Est[iv]. Ce qui signifie en langage éminemment clair, que ‘‘le temps de négociation est complètement révolu’’. Et, Dieu seul sait combien ce chef d’État qui privilégie généralement dans sa démarche le dialogue en vue de trouver un compromis politique, avait largement ouvert cette fenêtre d’opportunité aux inciviques armés afin de revenir au bon sens, à des meilleurs sentiments. En effet, il avait nettement offert à toutes ces factions armées cette éventualité ou cette occasion en or afin de retourner dans le giron de la légalité républicaine pour ce qui est des groupes armés locaux ou de retourner dans leurs pays d’origine moyennant double protection internationale et africaine pour ce qui est des groupes armés étrangers.

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo entouré des autorités civiles et militaires de la RDC ayant en charge la défense nationale.

Ce virage à 3600 au niveau de l’attitude du chef de l’État congolais signifie réellement que le retour de la paix et de la sécurité dans les régions de l’Est se fera, sans concession et sans atermoiement, au prix des armes. Pourquoi pas au prix fort des larmes. Cette bifurcation au niveau du discours présidentiel signifie que les armes deviennent un des piliers de la politique intérieure dans le but de protéger l’intégrité du territoire national et, par voie de conséquence, garantir de manière ferme l’unité politique de la Nation. En d’autres termes, ‘‘le pragmatisme politique ou la realpolitik prend le dessus sur l’idéalisme qui lui colle fréquemment à la peau’’.

Le lieutenant-général Luboya Nkashama Johnny est nommé gouverneur de la province de l’Ituri (Nord-Est) pour appliquer le décret de l’état de siège.

Voilà brièvement la nouvelle philosophie du président de la République démocratique du Congo. Celle-ci rompt substantiellement avec son image bienveillante et douce – autant apaisante que rassurante – de fin ‘‘négociateur’’ et d’habile ‘‘diplomate’’. Une philosophie qui met, désormais, en avant l’image d’un chef de guerre qui sait absolument manier les armes. L’image d’un chef de guerre qui fait appel aux armes, donc à la violence physique et légitime, pour rétablir dans ses droits légitimes et dans ses frontières historiques, – donc internationalement reconnues – la République démocratique du Congo.

Conformément au décret présidentiel proclamant l’état de siège, le lieutenant-général Constant Ndima Kongba est nommé gouverneur de la province du Nord-Kivu.

À cet égard, il importe de souligner la signification du postnom ‘‘Tshilombo’’ officiellement attribué au chef de l’État de la République démocratique du Congo. Dans le contexte de l’état de siège qu’il vient de décréter, celui-ci met en lumière toute la charge symbolique de la personnalité qui est ou qui doit être la sienne en cas de très dure ou très lourde épreuve et, surtout, d’agression physique. En effet, ce postnom met naturellement en relief ce côté ‘‘bagarreur’’, à plus forte raison ‘‘lutteur’’, voire même ‘‘leader’’ qu’on se devrait de lui reconnaître dorénavant[v] lors de très grandes difficultés.

Jean Bamanisa Saïdi est le gouverneur élu de la Province de l’Ituri.

Ce qui est clair et, de surcroît, indéniable, la persistance de ce conflit armé autant dévastateur pour les ressources physiques que meurtrier pour les êtres humains dévoile une autre facette du premier des Congolais. Celui-ci est, dorénavant, capable de manier, et ce à la perfection, le langage militaire. Il est, certes, capable de s’imprégner des expressions et formules métaphoriques propres à l’univers des armes.

Carly Nzanzu Kasivita est le gouverneur élu de la province du Nord-Kivu.

À titre d’exemple, dans sa toute dernière adresse à la Nation, le chef de l’État, plus connu pour sa propension à user d’une terminologie relative à la lutte politique et démocratique, fait appel, dans le contexte approprié à l’état de siège, à des expressions telles que le ‘‘terrorisme[vi]’’ en vue de justifier la politique musclée du gouvernement en matière stratégique de défense nationale. Aussi évoque-t-il la nécessité d’une ‘‘riposte foudroyante’’ pour mettre fin à l’agression physique de différents pans territoriaux et à la violation somme toute criante des droits fondamentaux de citoyens congolais dans l’Est. Toutes ces expressions qui n’ont, visiblement, rien d’anodin témoignent, en réalité, de l’esprit belliciste qui anime en ce moment précis le dirigeant congolais littéralement transformé en soldat du petit peuple et prêt à en découdre avec les forces terroristes ou puissances négatives.

Depuis la prise de fonction présidentielle par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI), les FARDC ont très nettement retrouvé un moral d’acier et une détermination herculéenne pour mieux combattre les agresseurs de l’intégrité territoriale et les fossoyeurs de l’unité politique de la RDC. Leur ardeur physique et mentale couplée au soutien massif de la population est à la base de la reconquête de plusieurs pans du territoire qui, jusque-là, échappaient au contrôle exécutif de l’État central.

Par ailleurs, dans l’optique de prouver sa grande détermination et, surtout, manifester sa pleine et entière volonté de poursuivre une guerre sans merci contre toutes les forces négatives qualifiées sans détour de ‘‘puissances terroristes voire même islamistes’’, contre des groupuscules armés accusés à juste titre de ‘‘barbarie’’ à l’endroit des populations sans défense, le chef de l’État nomme à la tête des entités publiques territoriales très lourdement ravagées des autorités militaires[vii]. Assistées dans leur action ‘‘administrative’’ par des policiers à la fois expérimentés et de haut rang, celles-ci suppléent – momentanément[viii] – des autorités civiles[ix] mises ‘‘hors cadre’’ pour les besoins de l’état de siège[x].

Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo entouré de hauts représentants des FARDC et de la police nationale.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

joelasherlevy@aol.com

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[i] La République démocratique du Congo est, en fait, devenue un lieu de rendez-vous nocturne de tous les charognards internationaux dont le véritable mobile est de dépecer des États indépendants et souverains pour en faire des coquilles vides, des États ratés ou manqués. Elle est également devenue un lieu de rendez-vous des requins maffieux qui reluquent des richesses naturelles et minérales afin d’engranger des plus-values exorbitantes aux dépens des populations locales.

[ii] L’uniforme d’un homme résolument déterminé, volontariste; la tenue d’un homme prêt à en découdre avec les diverses forces négatives qu’il qualifie sans ambages de terroristes; le casque d’un homme prêt à livrer bataille pour permettre à l’ensemble de ses Concitoyens meurtris de goûter, en vertu de sa promesse de campagne électorale, la paix et la sécurité, la liberté et la dignité, la justice et l’harmonie sociale, la démocratie et l’équité’’.

[iii] Le gouvernement dirigé par Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge est qualifié de gouvernement de Warriers (guerriers ou batailleurs). En d’autres termes, il s’agit d’un gouvernement de guerre, dont les membres sont potentiellement des soldats.

[iv] L’objectif de l’état de siège est l’éradication de l’insécurité devenue une anomalie, une pathologie endémique.

[v] Parmi les surnoms du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) de la RDC, il y a certes ‘‘Rangers’’ en référence à sa forte corpulence et masse corporelle qui n’est pas sans rappeler la musculature imposante des GI’s US. Il y a aussi ‘‘Béton’’ qui fait pratiquement référence à un ouvrage solide, à une structure qui ne se détériore pas malgré l’intensité des intempéries qui peuvent l’affecter ou nuire à son usage effectif. Il y a lieu de souligner que ‘‘Tshilombo’’ en langue luba signifie ‘‘guerrier intrépide, prêt à faire face à l’adversité’’.

[vi] Il y a manifestement glissement dans le discours des animateurs politiques et institutionnels, des acteurs administratifs et gouvernementaux de la République démocratique du Congo au premier rang desquels le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ceux-ci n’évoquent plus les inciviques et déstabilisateurs en termes de forces rebelles ou forces négatives. En lieu et place, ils évoquent plutôt le terme ‘‘terroriste’’. Celui-ci est naturellement suivi de l’épithète ‘‘islamiste’’. Ce qui, en vérité, en dit pratiquement long sur le type de guerre que mène sur le front de l’Est la République démocratique du Congo. Il s’agit, en fait, d’une guerre totale voire même sale. Par ailleurs, cette terminologie atteste, par sa gravité, le fait que cet État majestueux et richissime d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains est stratégiquement placé sous la coupe de l’OTAN.

[vii] Le Nord-Kivu et l’Ituri sont, en vérité, devenus des nids de groupes armés. Force est de souligner que l’ambassadeur italien accrédité auprès du chef de l’État congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le très regretté Luca Attanasio, a trouvé la mort dans la province du Nord-Kivu le 22 février 2021. Il a été tué par balles lors d’une attaque attribuée aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) par les autorités gouvernementales de la République démocratique du Congo. Mais, cette rébellion armée farouchement opposée au gouvernement de Paul Kagame du Rwanda avait largement démenti sa participation directe ou indirecte à la froide exécution du diplomate italien.

[viii] L’état de siège débute le vendredi 6 mai 2021 et dure 30 jours. Il peut être renouvelé si les conditions sur le terrain du conflit armé l’exigent pertinemment. Cette évaluation est faite par le parlement chargé de décider de l’opportunité du renouvellement.

[ix] Jean Bamanisa Saïdi de l’Ituri et Carly Nzanzu Kasivita du Nord-Kivu.

[x] Des autorités militaires, a fortiori de très hauts gradés des FARDC, disposant de pleins pouvoirs, ont été nommés par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans le cadre de l’état de siège à la province de l’Ituri (le lieutenant général Luboya Nkashama Johnny, un ancien cadre militaire du RCD-Goma, secondé par le commissaire divisionnaire Alonga Boni Benjamin) et au Nord-Kivu (le lieutenant général Constant Ndima Kongba, un ancien cadre militaire du MLC, secondé par le commissaire divisionnaire Ekuka Lipopo).

Derek Chauvin reconnu ‘‘coupable’’ du meurtre de George Perry Floyd

Guilty

Après le prononcé du verdict de culpabilité par le jury, l’ex-constable de Minneapolis Derek Chauvin est sorti menotté dans le dos de la cour d’assises.

Derek Chauvin reconnu ‘‘coupable’’ du meurtre de George Perry Floyd

Par Joël Asher Lévy-Cohen

Au terme d’un procès qui a mobilisé une couverture médiatique sans précédent et, surtout, tenu en haleine les États-Unis pendant trois semaines, l’ex-constable de police de Minneapolis Derek Chauvin a été finalement reconnu coupable de meurtre au second degré et d’homicide involontaire sur la personne de George Perry Floyd par le jury du comté de Hennepin.

Le constable Derek Chauvin maintient lourdement son genou sur le cou de George Perry Floyd lors de son intervention fatale.

À cet effet, l’ex-policier qui est sorti menotté de la cour d’assises, encourt 12 ½ ans de prison selon la législation moins contraignante de l’État du Minnesota.

Cette peine pourrait être aggravée si le Juge Peter Cahill de la Cour de Hennepin estime dans son pouvoir qu’il existe bel et bien des circonstances aggravantes à charge de l’ex-policier.

Toutefois, le prononcé de cette sentence par le magistrat interviendra dans les jours ou semaines à venir.

Dans ce procès où la dynamique raciale était, sans l’ombre d’un doute, partie prenante, le jury chargé de déterminer le sort peu enviable de l’ex-constable était composé de 6 Blancs caucasiens, 4 Africains-américains et deux personnes métissées[i].

Réparti de manière assez équilibrée dans les différentes tranches d’âge, le jury qui a, réellement, mis moins de 24 heures pour délibérer et arriver à un verdict unanime, a pratiquement suivi à la lettre le réquisitoire du ministère public (Steve Schleicher et Jerry Blackwell).

Au cours de ce procès manifestement émouvant où la très grande majorité des témoins appelés à la barre ne cessaient d’accabler Derek Chauvin, les procureurs ont naturellement estimé que ‘‘l’ex-constable dont le comportement professionnel a été, à maintes reprises, remis en cause dans diverses affaires de violence policière, avait largement outrepassé la loi’’. Aussi ont-ils estimé que l’accusé avait, surtout, enfreint de manière non seulement outrancière mais délibérée les règles en matière d’intervention et d’interpellation en situation de crise’’.

Jusqu’à son dernier souffle, George Perry Floyd n’avait cessé de dire au policier Derek Chauvin : <<je ne peux pas respirer>> [I Can’t Breathe].

Dans les circonstances ayant fatalement entraîné la mort de George Perry Floyd soupçonné d’avoir écoulé un faux billet de 20 $ dans une supérette, les magistrats de la poursuite ont jugé que ‘‘Derek Chauvin avait utilisé une force excessive voire même non nécessaire en vue de maîtriser la victime effondrée sous la pression de son genou lourdement exercée sur le cou de celle-ci, et l’empêchant ainsi de respirer convenablement’’.

Cela est d’autant plus vrai que George Perry Floyd très solidement maîtrisé à terre par deux autres constables, d’ailleurs licenciés par la Municipalité de Minnesota, – Alexander Kueng, Thomas Lane  – a bel et bien crié [27 fois] et d’une voix complètement étouffée : ‘‘ I Can’t Breathe’’[ii].

George Perry Floyd agonisant lors de son interpellation par les policiers de Minneapolis.

Le ‘‘procès pour complicité de meurtre’’de ces deux autres ex-policiers de carrière et équipiers de Derek Chauvin, y compris un troisième également impliqué – Thou Tao[iii] – dans ce meurtre sordide qui a révolté la majorité des Américains, interviendra, sans nul doute, en août prochain.

Ce qui est sûr et certain, malgré les nombreuses supplications de la victime en plein étouffement, et jusqu’à son agonie, à son tout dernier souffle, Derek Chauvin n’a jamais fait preuve de moindre compassion, ni de remords. Durant toute son intervention sujette à caution, il était resté glacial, de marbre.

Pendant neuf minutes, le policier a même continué, comme si de rien n’était, à presser son genou sur le cou de sa victime visiblement évanouie, sans véritablement se soucier de son état de santé physique.

Pourtant, en ce moment tragique, George Perry Floyd nécessitait un massage cardiaque au titre de réanimation. Chose que le constable en service a ‘‘pleinement’’ et ‘‘consciemment’’ refusé à accomplir avant, pendant et après l’arrivée des ambulanciers.

Cette attitude inexplicable de Derek Chauvin a été jugée par les procureurs du comté de Hennepin non seulement de négligence criminelle ayant entraîné la mort de la victime mais de déshonneur à l’endroit même de l’uniforme des policiers.

Dans ce procès qui consistait à séduire par des arguments choc les 12 jurés, Me Eric Nelson a tenté le tout pour le tout en vue de faire croire que George Perry Floyd aurait succombé non pas à la suite de l’intervention du policier Derek Chauvin mais plutôt à la suite de la consommation des drogues dures[iv] – auxquelles la victime était pratiquement accro – conjuguée à des défaillances cardiaques.

Cet avocat expérimenté a, à maintes reprises, insisté que son client, pourtant accablé par bien des témoignages émanant des spécialistes et collègues, avait eu un comportement irréprochable[v] dans ces circonstances tragiques.

Ce qui est clair, le verdict du jury au procès de l’ex-policier Derek Chauvin devrait avoir pour effet de dissuader énormément les forces constabulaires dans leurs interactions avec les Citoyens et, surtout, membres de minorités visibles.

En effet, il est de notoriété publique que les policiers aux États-Unis, généralement des constables blancs, abusent outrageusement de leurs pouvoirs face aux minorités. Ils tendent à les maltraiter, à les opprimer sauvagement parce qu’ils ont nettement l’assurance de ne pas être poursuivis ni condamnés devant la justice dès lors que leur responsabilité est sérieusement mise en cause.

Il y a lieu de mentionner qu’un tel verdict de culpabilité à l’encontre d’un policier blanc qui a, sans appel, brimé les droits d’un citoyen africain-américain, a été rendu possible dans un État plutôt réputé ultraprogressiste, à plus forte raison démocrate.

Cependant, qu’en sera-t-il vraiment des États ultraconservateurs et, de surcroît, postesclavagistes, républicains par nature, où la justice et la police en tant qu’institutions publiques sont fortement noyautées par des intérêts obscurs et forces d’extrême-droite ?

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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[i] 7 femmes et cinq hommes.

[ii] Je ne peux pas respirer.

[iii] Il s’est limité à disperser les foules.

[iv] Le fentanyl, un opiacé, et la méthamphétamine, un stimulant.

[v] Il a effectivement utilisé plusieurs fois le terme ‘‘raisonnable’’ pour qualifier l’attitude professionnelle du policier face à cet événement tragique.


‘‘Pax’’ et ‘‘Concordia’’

‘‘Pax’’ et ‘‘Concordia’’

La prière en tant que langage de communication et la méditation en tant que technique permettent à l’individu d’atteindre la paix intérieure, tout à fait décisive à sa transformation interne et à tout changement sur le plan extérieur.

La place du ‘‘Dialogue’’ dans les rapports interhumains

Plaidoyer pour un Monde ‘‘juste’’ et ‘‘digne’’, ‘‘libre’’ et ‘‘harmonieux’’, ‘‘fraternel’’ et ‘‘solidaire’’

Le bonheur de partager la joie dans les relations amicales et familiales.

‘‘Le vrai bonheur découle du sentiment de paix intérieure et de contentement qui doit être atteint en cultivant l’altruisme, l’amour et la compassion et en éliminant la colère, l’égoïsme et la cupidité.’’ Dalai Lama, chef spirituel

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

La Paix[i] qui doit normalement gouverner l’Humanité ambiante, est en soi une réalité. Il suffit simplement de la toucher pour qu’elle puisse se manifester dans toute sa magnificence et toute sa splendeur. Elle n’est, donc, pas une fiction. Elle n’est véritablement pas le fruit d’une imagination fertile. Ce qui renvoie, bien entendu, à l’image d’une invention de l’esprit humain ou une sorte de phantasme nourri permettant à l’être humain d’échapper à sa vile condition, tout autant alarmante que misérable.

L’être humain respire totalement la liberté en tant que plénitude de la vie dès lors qu’il vit pleinement dans la joie et la paix, qu’il vit en parfaite harmonie avec son environnement et les lois de la nature.

La Paix n’est pas non plus un rêve lointain. Si lointain que l’Humanité vivante serait, en fait, obligée par la dureté de son vécu existentiel de déployer des énergies considérables pour la palper. La Paix n’est pas en soi une chimère, ni une illusion d’optique qui s’effacerait dès lors que l’on prendrait la saine et franche décision de l’apprivoiser, qui s’éloignerait à vive allure au fur et à mesure que l’on s’en approcherait.

Pour l’atteindre, la Paix ne nécessite point de décupler des efforts herculéens. Pour pouvoir la toucher, la sentir, il suffit simplement de connaître sa localité. Celle-ci n’est vraiment pas loin de notre cœur. Elle est bien cachée à l’intérieur de notre temple charnel. Pour la trouver, il suffit d’entamer réellement ce voyage moins périlleux et, surtout, à moindres coûts dans le tréfonds de notre conscience. C’est, à vrai dire, dans ces profondeurs internes que l’humain rencontre son véritable être qui lui sert de guide et de lampe dans sa vie existentielle.

Ce qui revient à dire que la Paix relève, d’abord et avant tout, de la voie cardiaque. Une voie salutaire qui libère de la prison aussi bien mentale que physique. C’est indubitablement à ce niveau que se situe la liberté absolue de l’individu qui veut coûte que coûte s’émanciper de tout ce qui limite étroitement la vie en tant que plénitude. En effet, en découvrant son moi intérieur, en s’abandonnant complètement à sa conscience interne, l’être humain s’octroie aisément les clefs de sa réussite. Il s’octroie les clefs de sa puissance incommensurable, de son pouvoir irrésistible.

L’Amour est le langage de l’Âme. Il exprime la joie de partager son bonheur et ses sentiments avec l’être aimé.

Afin d’arriver à cette très chère destination et, par voie de conséquence, faire l’expérience de la véritable Paix, laquelle rejaillirait sans l’ombre d’un doute sur le plan physique, l’humain doit se transformer. C’est inéluctable. Ce changement doit profondément s’opérer sur le plan mental, sur le terrain spirituel. En effet, un humain qui souffre manifestement des désordres mentaux[ii], qui fait assurément preuve d’égarements spirituels et, surtout, de légèreté morale, ne peut jamais produire la paix[iii]. Quelle que soit sa stature, un être qui bataille en permanence contre sa propre conscience, ne peut réellement engendrer la Paix.

Un tel individu qui ignore évidemment les vertus du Dialogue avec soi, sa propre conscience, sera toujours source réelle de conflits. Où qu’il soit. Partout où il s’établirait. Quoi qu’il prêche dans son environnement immédiat la ‘‘Paix’’ et la ‘‘Sécurité’’, la ‘‘Liberté’’ et la ‘‘Justice’’, la ‘‘Dignité’’ et l’‘‘Équité’’, il sera toujours source de chaos et d’anarchie. Il sera donc un véritable ennemi de la Paix. Il le demeurera bien sûr aussi longtemps qu’il refusera toujours de s’en remettre aux Voix les plus élevées de la Sagesse enfouie dans le cœur humain.

La paix intérieure rejaillit sur la joie de vivre.

Pour un tel individu mentalement corrompu, épris de mensonge et de violence, la Paix sera, à n’en point douter, un discours pour peaufiner son image. Elle sera, en réalité, un discours trompeur, destiné à camoufler ses réelles intentions dévastatrices. Elle sera, à vrai dire, un discours creux, juste articulé pour se donner une bonne conscience. Elle sera finalement pour lui un sujet promotionnel, très éloigné de préoccupations essentielles de la société.

Avec un tel individu profondément atteint et indubitablement malade, la Paix ne doit jamais être possible. Elle ne doit jamais mener à l’Harmonie en tant que Fille sacrée de la Paix. Elle ne doit jamais être source véritable de ‘‘Liberté’’ et de ‘‘Joie’’. C’est-à-dire : Source profonde de ‘‘Vie’’ et, surtout, de rayonnement éclatant, de lumière étincelante pour Toutes et Tous. Une telle situation de chaos, d’anarchie et d’insécurité permanente lui permet de régner ad vitam aeternam sur son prochain, sur la société devenue son marchepied pour concrétiser son esprit de conquête, son phantasme de domination.

Un être pacifique et harmonieux envoie des ondes positives à son entourage.

D’où l’inéluctable retour à l’introspection, à l’intérieur de soi, au tréfonds de sa conscience pour vaincre les démons de l’anarchie, les anges du chaos, pour maîtriser certes ses passions insensées et viles, ses phantasmes loufoques…

Joël Asher Lévy-Cohen

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[i] La Paix est, par essence, un état de quiétude intérieure qui permet à l’humain de respirer la liberté, de partager tous azimuts son bonheur et sa joie en tant qu’expériences avérées de la vie, avec son partenaire ou son interlocuteur en vue de consolider les bases d’une société à construire ou d’assurer l’espace vital qui leur est commun.

[ii] Un individu sensiblement affecté par des morsures et mutilations psychiques, détruit par des molestations ou flagellations d’ordre psychologique.

[iii] Un tel individu ne peut jamais être Prince de la Paix.

Il était une fois Martin Luther King Jr


Il était une fois Martin Luther King Jr

Martin Luther King Jr

Le ‘‘rêveur’’ dont le ‘‘rêve’’ est toujours d’actualité…

‘‘Ce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants, c’est l’indifférence des bons.’’ Martin Luther King Jr

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Martin Luther King Jr est fort connu pour sa lutte mémorable en faveur de l’intégration systémique des Africains-américains dans les années cinquante et soixante. Au sortir de l’esclavage en vigueur dans le pays de l’Oncle Sam, ceux-ci sont, quotidiennement, victimes de préjugés raciaux. Ils sont, journellement, victimes de toutes de sortes de discriminations qui constituent autant d’obstacle à leur épanouissement personnel en tant qu’individu que de frein à leur participation citoyenne à la vie d’une collectivité publique.

Quand les États-Unis avaient effectivement des airs d’Apartheid sud-africain.

Quoi que pratiquement décriées, toutes ces injustices inhumaines et dégradantes sont, toutefois, encouragées voire promues par les différentes institutions publiques et politiques des États-Unis. Raison pour laquelle ce pasteur couronné prix Nobel de la paix en 1964 s’est véritablement investi pour la déségrégation raciale. Très tôt, ce Berger de l’Éternel s’est, d’ailleurs, résolument engagé en faveur d’une Amérique ‘‘juste’’ et ‘‘digne’’, ‘‘libre’’ et ‘‘fraternelle’’, ‘‘solidaire’’ et ‘‘égalitaire’’.

L’armée américaine patrouille dans les rues des quartiers fréquentés par les Africains-américains

Mais, le 4 avril 1968 à Memphis, dans l’État de Tennessee, un assassin bestial[i] met brutalement fin aux jours de Martin Luther King Jr. Ce meurtrier arrête, donc, sauvagement une vie sans nul doute destinée à essuyer les larmes de ses pairs, à soulager leurs souffrances physiques et morales. Une vie dédiée à la dénonciation des dérives d’une société moribonde, d’une collectivité profondément malade, d’un pays certes enraciné dans l’amour de l’injustice et guidé par les réflexes malveillants de l’ostracisme.

Dexter King, fils de Martin Luther King Jr, a rencontré James Earl Ray, l’assassin du célèbre activiste des droits civiques au cours d’une audience fort riche en émotions. James Earl Ray a affirmé droit dans les yeux à Dexter King au cours de ce tête-à-tête immortalisé par les médias qu’il n’était point l’assassin de son père.

En effet, ce Berger de l’Éternel s’est manifestement investi corps et âme au profit d’une Amérique dont l’équité devrait primordialement être le discours, [dont] la paix, l’harmonie et la dignité [devraient être] les piliers. Dans ce pays de rêve, les caractères physiques dont la couleur de la peau ne peuvent point servir d’étalon pour juger les compétences de tout individu qui fait partie intégrante de la communauté. Force est d’admettre que celui-ci est créé, quels que soient ses traits, quelle que soit son apparence, à l’image bienveillante et parfaite de Dieu.

Martin Luther King Jr lors de la marche pour la défense des droits économiques et sociaux des travailleurs américains.

Au moment où il s’écroule violemment sous les balles de son assaillant hypnotisé par la haine et voilé par les ténèbres, Dr Martin Luther King Jr combat aussi bien les discriminations raciales que la pauvreté et la meurtrière guerre du Vietnam qui fait rage en Asie du Sud-est. En effet, le 4 avril 1968, ce pasteur nobélisé abattu au Lorraine motel s’est personnellement rendu dans le tristement célèbre État de Tennessee – en l’occurrence un État sudiste et post-esclavagiste – pour soutenir sans faille la lutte des travailleurs dont les conditions socioéconomiques ne sont pratiquement pas dignes d’un être humain. Ces ouvriers protestataires sont, en réalité, victimes de politiques économiques et sociales d’une Amérique dont le sens d’humanité est totalement aux antipodes de son discours ‘‘mythologique’’ sur la liberté et ‘‘légendaire’’ sur l’équité et la dignité humaine.

Lors de l’interprétation de l’hymne national américain  »The Star-Spangled Banner » (en français : « La Bannière étoilée ») avant l’entame d’un match, le meneur de jeu de 49ers de San Francisco, Colin Kaepernick (au centre), proteste genou à terre contre la vague insurmontable de violences policières blanches dont sont victimes les Africains-américains en 2016.
Le dernier discours livré par Martin Luther King jr au Mason Temple à Memphis le 3 avril 1968. Un jour après, c’est-à-dire le 4 avril 1968, il est lâchement assassiné au Lorraine Motel.

Joël Asher Lévy-Cohen

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[i] D’après le FBI, la police fédérale chargée de mener des investigations en cas de meurtre, Martin Luther King Jr a été assassiné par James Earl Ray. Mais, celui-ci a toujours nié sa responsabilité dans ce meurtre énigmatique. Pour la famille et les proches de l’illustre disparu, le lâche assassinat du pasteur africain-américain relève plutôt d’un complot dont les ramifications remontent au cœur du pouvoir étatique.

Fraternité et Solidarité

Fraternité et Solidarité

La Fraternité est l’esprit d’unité. C’est, sur le plan mental, le refus de la fragmentation qui rend vulnérable l’humanité à tous points de vue.

De la conscience individuelle à la conscience collective

La Flamme de l’Amour universel nourrit le cœur de l’individu et renforce l’esprit de groupe

La fraternité est un état d’esprit. Elle forge l’esprit de famille et d’équipe.

‘‘C’est par la Fraternité qu’on sauve la liberté’’ Victor Hugo, Pendant l’exil, 5 septembre 1870

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

L’humanité prend concrètement tout son sens lorsque l’humain, en tant qu’espèce et pourquoi pas en tant que créature divine, prend réellement conscience de son être, d’une part. Et, d’autre part, elle prend tout son relief et toute sa consistance lorsqu’elle prend véritablement conscience du vécu existentiel de l’autre. C’est-à-dire : ‘‘son prochain’’. Celui-ci est plus que jamais son propre reflet ou son propre miroir dans la vie physique.

La notion factice de hiérarchisation des races au sein de l’espèce humaine a exacerbé les tensions entre les communautés des cultures différentes dans les pays qui sont, par essence, de véritables mosaïques.

En prenant, certes, conscience de son être, l’humain se rend compte que la vie en groupe génère en réalité des interactions. Celles-ci jouent, bien entendu, un rôle fondamental dans la détermination de sa personnalité animique. Caractérisant sa réalité quotidienne, elles jouent un rôle majeur dans la définition de son identité personnelle.

Par conséquent, pour rendre sûre et agréable sa propre vie, ainsi que celle de son groupe, l’humain encadre toutes ses interactions par des valeurs aussi bien morales et spirituelles que matérielles et intellectuelles. En tant qu’impératif de survie dans l’univers cosmique, leur finalité consiste plutôt à garantir autant l’harmonie et la paix que la sécurité et la dignité à tous les membres de la société, et ce sans distinction aucune.

Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de misère et de guerre. Une chanson évocatrice de Raymond Lévesque interprétée par l’artiste-musicien québécois Félix Leclerc.

Les multiples interactions sociales avec son prochain font, nécessairement, prendre à l’humain conscience de sa propre réalité. Elles lui font, surtout, prendre conscience de l’existence physique de l’autre. Celles-ci lui font découvrir que son prochain est, en réalité, son allié. Il est, en vérité, son partenaire privilégié dans l’édification matérielle de la société et la consolidation morale du groupe.

Le réseautage informatique permet aux humains de nouer des relations amicales et fraternelles avec des personnes qu’ils n’ont jamais vues de leur vie et qui se situent à mille lieues de leurs domiciles.

Aussi ces interactions font-elles découvrir à l’humain que l’autre, partageant quotidiennement son espace vital, son rayonnement et son action, est pratiquement une partie de lui-même. De ce fait, il aurait, donc, tout intérêt à le traiter non pas comme une vulgaire personne étrangère mais plutôt comme un véritable frère. Ce statut, sans équivoque fraternel, mérite, bien entendu, et largement de sa part, amour et compréhension, protection et assistance, compassion et générosité, respect et considération.

La coopération internationale pour lutter contre l’analphabétisme et l’illettrisme

Ce qui revient à dire que l’amour en tant que sentiment purement fusionnel qui pousse à éprouver de l’affection, à vouloir du bien à quelqu’un, est à la base de toute fraternité, qu’elle soit ‘‘familiale’’ ou ‘‘amicale’’. En tant que relation entre individus, celle-ci dépasse le simple cadre physique. Elle est, d’abord et avant tout, d’essence spirituelle. Si, pour le philosophe et auteur latin du 1er siècle, Lucius Annaeus Seneca, aliasSénèque, ‘‘un ami est quelqu’un pour qui mourir’’, par contre un frère est, à vrai dire, ‘‘quelqu’un pour qui vivre’’. En effet, un frère est, par définition, ‘‘une personne éminemment importante par qui un humain vit. Il est une personne sans nul doute privilégiée pour qui un humain se sacrifie dans la joie et dans la paix, dans l’harmonie et dans la dignité’’.

Dans la Fraternité, la ‘‘notion de sacrifice’’ fait découvrir à l’humain la ‘‘notion d’humilité’’ pour offrir à l’ensemble de ses pairs la dignité et la stabilité. C’est dans cette démarche sacrificielle que réside, théoriquement, le principe cardinal de solidarité. C’est dans cet élan solidaire, dans cette vision humble que l’être se découvre amplement, pleinement ‘‘serviteur’’. Le terme Service ici prend le sens étroit et la vocation d’un travail qui élève, plutôt, la conscience personnelle inspirant, éclairant l’esprit d’une communauté vivante.

Le racisme est la plus grave plaie de l’humanité ambiante. Ce phénomène sociologique est à la base de l’exclusion sociale des personnes soi-disant de couleur. Sans compter qu’il est source de violence physique entre individus et de conflit armé entre communautés.

En servant royalement – et surtout humblement – son prochain, l’humain distribue, en fait, l’Amour universel. Il propage, en réalité, cette ‘‘Lumière cosmique’’ qui luit brillamment en lui. Il partage cette étincelle ‘‘divine’’ et ‘‘céleste’’ qui nourrit abondamment son cœur dans la ferveur de la prière et dans le silence absolu de la méditation, dans la pureté et l’ardeur de la foi, ainsi que dans l’espérance du salut. Aussi partage-t-il, en réalité, sa flamme intérieure qui réchauffe tous les cœurs de son environnement, qui guide et inspire, de manière permanente, tous les esprits de son entourage.

Lutter contre l’itinérance pour assurer l’intégration socioéconomique des pans entiers de la population mondiale privée d’emploi et de revenu décent, de logement et d’alimentation nutritive, de médicament et de soins élémentaires.

L’être humain devient, de ce fait, et dans son environnement immédiat ‘‘le point focal de la Vie’’ parce qu’il apporte le sourire étincelant dans les visages. Il devient, donc, ‘‘le point central de la liberté’’ parce qu’il apporte le bonheur dans le vécu quotidien des gens qui l’entourent joyeusement. Parmi les siens, il devient manifestement ‘‘le souffle de la dignité’’ parce qu’il apporte la joie dans les cœurs et la paix dans les esprits. Aussi devient-il pratiquement au sein de la société ‘‘l’oxygène de l’Espérance vitale’’ parce qu’il participe, tout à fait, positivement à la stabilité et la quiétude.

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À travers le mouvement  »historique » des droits civiques, Martin Luther King Jr a incarné la conscience d’une Nation contre les méfaits de la discrimination raciale et de l’exclusion tant sociopolitique que socio-économique.

Il est un fait éminemment établi que, sur le plan ‘‘personnel’’, la Fraternité renvoie systématiquement et automatiquement aux diverses et multiples notions que sont l’égalité et la dignité, l’équité et la sécurité. Cependant, sur le terrain communautaire ou collectif, elle met spécifiquement en avant l’esprit interpénétrant de concorde et d’harmonie qui règne entre les membres du groupe social. Ceux-ci sont naturellement appelés à vivre ensemble. Ils sont appelés à collaborer ensemble.

Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) de la République démocratique du Congo en compagnie du secrétaire général des Nations unies António Guterres à New-York.

Cependant, dans le cadre international qui forme, généralement, une Collectivité de Nations, une Communauté de Peuples et d’intérêts, la Fraternité relayée par l’amitié exige que les États de la planète terrestre coopèrent efficacement pour sauvegarder la sécurité et la paix, pour promouvoir la concorde et l’harmonie. Bref la ‘‘Bonne entente fraternelle entre les Peuples et solidaire entre les Nations’’. Elle pousse, donc, les membres de la société interétatique à prôner, dans une perspective saine et crédible d’épanouissement collectif et de justice équitable, de coopération politique et d’échanges culturels, de commerce privé et de négoce international, le développement économique intégré de leurs ‘‘États’’ et ‘‘Nations’’. Elle les pousse à participer à l’amélioration sensible des conditions de vie sociale de leurs populations respectives. Aussi les pousse-t-elle à garantir fermement aux multiples ressortissants étrangers qui vivent respectueusement sur leurs territoires respectifs les mêmes opportunités économiques et les mêmes conditions de progrès social.

(19) Donald Trump entre en Corée du Nord pour une rencontre historique avec Kim Jong-un – YouTube

(6) QUAND LES HOMMES VIVRONT D’AMOUR.wmv – YouTube

(18) Luce Dufault – Quand les hommes vivront d’amour – YouTube

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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La croyance en l’Être suprême ou principe d’Amour universel

La croyance en l’Être suprême ou principe d’Amour universel

L’être humain a toujours attribué son existence physique à la volonté d’un Etre suprême dont l’intelligence supérieure a fait fleurir l’univers dans toute son immensité et la Nature dans toute sa complexité. Dépendamment des traditions religieuses, celui-ci lui donne le nom de Créateur. Aussi le surnomme-t-il Très-Haut ou Père céleste. D’après ses croyances qui se perdent dans les brumes du passé, cet Être suprême vit au paradis. Il y est entouré d’anges en tant que travailleurs associés à l’oeuvre divine ou projet de création dont il s’est autoproclamé le dépositaire attitré.

Force de Prière et Puissance de la Foi dans la vie quotidienne

L’Humanité en quête de sa véritable identité

La vie du juif croyant et pratiquant qui a reçu de Moïse les rudiments de la sagesse et l’arbre de la connaissance via la Torah, est rythmée par la prière. Celle-ci est quotidienne et adaptée aux différentes circonstances de la vie afin de rendre louange et grâce à Elohim.

‘‘Je prie donc Je suis’’

‘‘La Prière est le plus grand rempart de l’Âme’’

Saint-Augustin d’Hippone, de Salutaribus documentis

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Il est un fait indéniable que de nos jours, l’humanité ambiante vit indéfiniment dans le chaos. Elle végète dans un état de chaos permanent. Celui-ci se traduit concrètement par le piétinement de la morale. Morale ici entendue en tant que corpus de valeurs cimentant des relations entre individus qui veulent vivre entre eux en harmonie et en paix, en bonne intelligence, ainsi que dans le respect et la considération profonde de son prochain.

Le serpent symbolise le chaos originel ou la corruption de l’humanité.

Aussi ce chaos permanent se traduit-il pratiquement par le recul incessant de la spiritualité. À ce propos, celle-ci se traduit, en vérité, par la prise de conscience de l’individu en tant qu’être humain dans sa relation immédiate avec la Nature ou une Force supérieure. Donc, sous-tendant, en fait, toute civilisation humaine, elle lui permet, bien entendu, d’appréhender la Nature. Elle lui permet, surtout, de maîtriser l’environnement et de comprendre l’Univers. Elle permet, en réalité, de forger un certain nombre de lois physiques et de principes naturels afin de vivre en bonne intelligence et en parfaite équilibre avec la Nature, l’environnement et l’Univers.

La représentation allégorique du Diable malfaiteur et saboteur du projet divin et de la vie humaine.

Ce recul incessant de la spiritualité se manifeste par le mépris viscéral que l’être humain entretient, généralement, à l’égard de la Nature. Cette régression se traduit inexorablement par l’absence de respect dû à l’environnement et le manque flagrant de considération vis-à-vis de l’Univers. Force est, en effet, de mentionner que ces deux phénomènes physiques sont perçus voire même définis comme une simple matière sans mémoire, sans conscience et sans intelligence. En d’autres termes, une matière sans vie. Donc, une matière sans énergie…

La prière est l’expression de la conscience intérieure. Elle est, en réalité, la reconnaissance par l’être humain de la place prépondérante que Dieu occupe dans la vie. Elle représente la clef qui lui permet de faire intégrer à tout prix l’Être suprême dans sa vie journalière afin de mieux la diriger et de mieux la protéger de toute intrusion maléfique.

Et, pourtant, la réalité est plus que tout autre. En effet, gouvernés par nombre de lois immuables et sacrées, la Nature, l’environnement et l’Univers parlent, sans cesse, à l’être humain un langage, certes, muet. À l’espèce humaine, ils adressent, quotidiennement, des signaux, bien entendu sous forme de langage dont les sons purement mélodieux lui sont carrément imperceptibles au niveau de sa conscience, d’ailleurs, étouffée par des traditions et coutumes scélérates. Ils lui adressent des signes éclairs que son mental, toutefois, perturbé par la culture environnante ne peut assurément capter avec aisance, maîtrise et autorité. Ils lui envoient des messages, pourtant, lisibles que toute son intelligence complètement corrompue par l’instruction moderne et amoindrie par l’éducation ambiante ne peut vraiment interpréter avec assurance et confiance, ne peut surtout déchiffrer avec sérieux et rigueur.

Le sexe, la drogue, la famine, les guerres, les épidémies symbolisent le chaos dans les sociétés humaines corrompues.

De cette défaillance consécutive au rejet catégorique de la morale et de la spiritualité au sein de la société, s’ensuivent inexorablement le désordre et le laisser-aller dans les affaires humaines. Cela est d’autant plus vrai que la permissivité ou le libertinage sauvage s’érige, sans contrainte aucune, en règle qui, pourtant, encadre la conduite individuelle au sein de la collectivité, oriente les mœurs sociales. Ce phénomène sociologique, d’ailleurs, complètement nocif pour l’équilibre moral de la société et surtout destructeur pour la santé mentale de l’être humain s’érige en règle qui détermine et éclaire l’attitude mentale du groupe. De cette faille sociale qui se veut catastrophique, découlent logiquement et forcément le chaos et l’anarchie.

les affrontements armés, avec leurs cortèges de malheurs s’abattant sur des collectivités, traduisent le désordre mental de l’humain.

En effet, la permissivité fort inspirée par l’absence de conscience individuelle ou provoquée par le manque de sensibilisation collective dissout complètement l’éthique de responsabilité, d’une part. Et, d’autre part, le libertinage devenu le modus operandi d’une société dévoyée ou le phare d’une collectivité acéphale dilue voire trucide l’éthique de liberté et d’égalité. Ce phénomène fondé sur l’absence d’imposition des limites ou le manque de retenue dans les interactions sociales, porte, en corollaire, un coup fatal à la notion angulaire, cardinale, de dignité humaine. Aussi provoque-t-il brutalement sur le terrain culturel, donc du point de vue traditionnel et moral, une rupture de digue qui entraîne, ipso facto, un déferlement massif d’eaux dans tous les sens ou dans toutes les directions. À vrai dire, cette déferlante aquatique emporte malheureusement tout sur son passage : ‘‘coutumes’’, ‘‘traditions’’, ‘‘mœurs’’, ‘‘lois’’, ‘‘règles de bienséance’’, ‘‘conventions sociales’’, etc.

Le sexe ne sert plus à assurer la rotation des générations sur la terre. Il est, plutôt, conçu par les tenants du pouvoir comme un dérivatif pour distraire les citoyens et mieux exploiter leurs basses pulsions.

Face à cette situation somme toute périlleuse, l’humain, manifestement aveuglé par son arrogance débile et suicidaire, n’écoute que sa propre conscience, pourtant, enveloppée d’épaisses brumes. Pratiquement emprisonné par et dans son orgueil inflexible, cet être ne s’en remet à tout prix qu’à la puissance de sa propre volonté. D’ailleurs, faillible et limitée à bien des égards, celle-ci plie très facilement et très souvent sous le faix de contraintes extérieures. Visiblement exilé dans sa bulle chimérique et vivant enfermé dans le confort de sa tour d’ivoire, l’être humain se fie, malgré tout, à son intelligence bornée dont la finesse n’est que le pur reflet de sa bassesse mentale ou le pur produit de sa petitesse morale.

Par conséquent, comment, dans ces conditions, rétablir réellement l’intégralité de sa personnalité animique ? Comment alors rétablir complètement son essence personnelle tout à fait exempte de faille morale ou de défaillance spirituelle ? Comment alors réhabiliter, dans ce contexte, toute son identité humaine, l’intégrité de son être intérieur visiblement perverti par l’absence de morale et le manque de spiritualité ?

Face au chaos qui le guette et participe à sa destruction sur tous les plans, l’humanité assiste au retour du religieux. Vitraux de l’Eglise représentant le culte marial.

Dans un contexte de déficience morale et spirituelle consécutive à la corruption mentale de la société par le matérialisme le plus abject, la réhabilitation d’une humanité responsable et utile qui s’avère, réellement, le stade le plus avancé pour accéder à la divinité, passe inexorablement par la pratique de trois techniques salvatrices. À savoir : l’introspection, la prière et la méditation.

Dans l’introspection qui est une démarche psychanalytique, l’humain analyse ses propres sentiments.

L’introspection est une technique qui consiste à ôter le masque qui couvre toute sa personnalité. Elle consiste à s’immerger dans son for intérieur pour retrouver son moi à la base de son être. Cet exercice d’autoévaluation permet d’engager un dialogue franc et sincère avec son moi dans le but de déterminer la rectitude de son comportement. Celui-ci repose essentiellement sur l’examen de ses sentiments ou le questionnement de sa conscience personnelle qui, à cet égard, sert de guide averti et de conseiller habile, et principalement d’éclaireur.

Apprendre à se regarder dans le miroir pour découvrir sa propre et véritable personnalité est un exercice qui exige réellement du courage et de l’humilité.

La prière, quant à elle, est normalement ‘‘silencieuse’’ ou ‘‘animée’’. En tant que pratique spirituelle, elle permet éminemment à l’individu de stimuler sa conscience intérieure ou de forger son mental en vue d’accéder à la connaissance suprême de Dieu en tant que principe propagateur de l’Amour universel autour de soi et dispensateur des richesses matérielles ou biens de salut divin pour soi ou pour son prochain[i]. Donc, par sa nature, elle se veut un processus de transformation de l’état de conscience individuelle qui rejaillit sous forme limpide de bienséance et de bienfaisance.

La prière fait partie des cinq piliers de l’Islam.

Cette technique s’avère, en réalité, la clef qui ouvre très largement le mental de l’être humain à un monde de félicité et de sérénité. Elle permet à l’être humain de découvrir sa seconde nature qui est celle d’aider son prochain, d’être largement au service de la collectivité. Aussi lui permet-elle de pratiquer l’altruisme, de cultiver la fraternité et la solidarité, et surtout de se départir de son moi envahissant. C’est-à-dire : ‘‘se couper catégoriquement de l’égoïsme en tant que mauvaise graine, mauvaise herbe ou branche morte’’.

La méditation exige concentration et abandon de soi.

Enfin, la méditation est, par définition, une technique qui consiste à se départir complètement de son individualité. Elle consiste à se fondre dans la Mer universelle qu’est, à vrai dire, le Cosmos. En effet, cette technique permet de se connecter aux sources intarissables de l’Amour universel. Elle permet de former une et une seule entité avec l’Univers, de former un tout avec lui.

Dans la pratique de la méditation, l’être humain voyage à l’intérieur de soi pour former un tout avec le cosmos.

Cette pratique consiste à découvrir son moi universel ou Âme. C’est, en fait, un voyage qui consiste à retourner aux sources profondes ou primitives de la Vie pour découvrir l’Énergie à la base de tout être animé ou inanimé. En faisant corps avec Elle, l’humain perd réellement son individualité. Par cette fusion, il acquiert un nouveau corps et un nouvel esprit. Et de cette fusion naît, en réalité, un nouvel être doté d’une nouvelle personnalité aussi rayonnante que le Soleil et d’une nouvelle identité aussi forte que la pureté de l’or ou l’amour maternel.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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[i] La prière est non seulement source de bénédictions divines mais également un bouclier protecteur contre le Mal attisé ou incarné par le Diable.

Maradona, un dieu du stade, n’est plus

Diego Armando Maradona n’est plus

Maradona, génie du ballon rond et héros de la coupe du monde de football au Mexique en 1986. Lors de la finale face à l’Allemagne conduite par Frantz Anton Beckenbauer, il a hissé son pays, l’Argentine, sur le toit du monde.

El ‘‘Pibe de Oro’’ tire sa révérence

L’Argentin Diego Armando Maradona vient de quitter subitement la terre des hommes à l’âge mûr de 60 ans.

Il laisse dans le deuil non seulement sa famille biologique et ses proches mais également tous les amoureux du ballon rond.

Avec son pied gauche magique, Maradona était capable de dribbler toute l’équipe adverse et marquer des buts somptueux.

Véritable génie, indomptable sur le terrain, il a hissé le football, un sport planétaire, au sommet de l’art et de l’esthétisme, grâce à ses dribbles envoûtants et ses jongleries magiques.

Diego Armando Maradona fait partie de cette race de footballeurs aujourd’hui en voie de disparition : les  »Artistes ». Ceux-ci sont sont de plus en remplacés sur le terrain par des banquiers en short.

Magicien hors pair, d’ailleurs surnommé par ses admirateurs ‘‘Pibe de Oro’’ ou le gamin en or, Diego Armando Maradona pouvait aisément éliminer sur le terrain tous ses adversaires du jour.

En Argentine, Diego Armando Maradona était plus qu’une icône. Il était vénéré comme un dieu du ballon rond.

Aussi était-il capable de marquer des buts hautement anthologiques qui restent à jamais gravés dans les annales du sport roi.

Son jeu était un récital. Le voir jouer au ballon était un pur régal. Une vraie légende vivante…

RIP

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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La grande apocalypse : Virus sans frontières (VSF)

La grande apocalypse

Virus sans frontières (VSF)

Le virus H5N1

L’Humanité à l’épreuve des agents infectieux

Entre Business lucratif et cultures virologiques, contagions inter-espèces et vaccinations obligatoires

Pour endiguer la propagation de la pandémie de Coronavirus à travers le monde, bien des grands groupes pharmaceutiques ont annoncé avoir mis au point un vaccin prometteur.

‘‘Le virus est constitué par un parasite microscopique qu’on multiplie aisément par la culture, en dehors du corps des animaux que le mal peut frapper.’’ Louis Pasteur, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, 95 (1880)

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Quoiqu’ils possèdent réellement un acide nucléique (ARN et ADN) et des protéines, les virus ne sont pas des êtres vivants au sens classique du terme. Ce sont, en fait, des nanoparticules qui pullulent dans la nature. Ceux-ci ont toujours existé. D’ailleurs, ils existent même avant l’irruption de l’espèce humaine dans l’ordre de la Création ou la Nature.

Depuis la fin du 2e millénaire et le début du 3e millénaire, la planète Terre vit au rythme des virus contagieux.

Force est de mentionner qu’il existe, à l’heure actuelle, plus ou moins cinq mille virus recensés ou connus par la microbiologie ou l’infectiologie. De ce nombre, seulement cent-vingt-neuf sont, selon la virologie, pathogènes ou infectieux. En d’autres termes, il n’y a que plus de 2,5 % des virus qui seraient, en réalité, nocifs ou dangereux. Au vu et au su de ce faible pourcentage, y aurait-il, par conséquent, lieu de forcément s’alarmer face aux dégâts énormes que ces vecteurs contagieux occasionnent manifestement dans la nature tant animale qu’humaine[i] ?

L’humanité ambiante est confrontée à une série de virus virulents, destructeurs ou mortels

Chose certaine, depuis la fin du IIe et le début du IIIe millénaire, l’humanité ambiante est, comme par enchantement, entrée de plein fouet dans une nouvelle ère : ‘‘Celle des virus violents et destructeurs’’. Cette espèce vivante dont la fragilité dans le domaine de la santé n’est vraiment plus à démontrer, est visiblement confrontée à divers types d’agents pathogènes. Ceux-ci ont, d’ailleurs, la saine réputation d’affecter directement toute son existence physique. Dans leur métabolisme somme toute particulier, ils sont dotés d’une mécanique interne implacable. Celle-ci paralyse voire même détruit la vie physique lorsqu’ils entrent pratiquement en contact avec un corps étranger, qu’il soit humain ou animal.

Toutefois, les virus qui affectent négativement et dramatiquement la santé humaine jusqu’au point de compromettre la vie, ont émergé, à notre époque contemporaine, à la seconde moitié du vingtième siècle[ii]. À ce propos, le virus le plus emblématique a été indéniablement le VIH / SIDA de sinistre mémoire. Ce pathogène mondialisé est réputé neutraliser le système immunitaire de l’être humain. Et, par conséquent, cet agent littéralement infectieux est réputé laisser un sujet carrément périr de maladies, tout à fait, opportunistes. Celui-ci se transmet très généralement par voie sanguine ou sexuelle.

Pendant que le VIH / SIDA fait rage dans le globe terrestre, il y a lieu de rappeler que d’autres virus explosent en raison du bouleversement de l’écosystème qui affecte la nature ou l’environnement. Ceux-ci sont normalement reliés à la pollution, d’ailleurs, consécutive à l’exploitation abusive des ressources naturelles et minières par l’être humain. Entre autres dans les zones forestières. Ils provoquent, en fait, des fièvres hémorragiques. Leur virulence est telle qu’ils déciment aisément des vies entières notamment dans les coins les plus reculés du pays[iii].

Dans cette catégorie, peut être classé le virus d’Ébola. Son foyer d’expansion restent les forêts ou les savanes tropicales. Il sied de noter que cet agent pathogène n’est pas du tout éradiqué de nos jours. Quand bien même il existe un vaccin pour le circonscrire. En fait, il ne cesse point de connaître des phénomènes de résurgence endémique. Notamment dans des zones géographiques très sensibles où l’exploitation minière à outrance sert visiblement de combustion à la violence armée.

Située en mer Baltique, l’île de Riems (Nord de l’Allemagne) est l’Alcatraz des virus. Elle abrite l’Institut Friedrich Löffler. Ce centre de recherche sert à la culture des virus, tel le virus d’Ébola, telle la rage, telle la fièvre jaune, ainsi que d’autres agents pathogènes plus dangereux pour l’homme.

Ce qui est clair, la culture des virus dans des laboratoires spécialisés, y compris la science génétique très chère au Nazisme hitlérien, a très nettement pris de l’ampleur avec le démantèlement du fameux mur de Berlin, d’ailleurs concomitant de la chute du communisme et du socialisme scientifique. Elle s’est officialisée, légitimée et même intensifiée avec la chute du régime ségrégationniste d’Apartheid à Pretoria.

L’Institut de virologie de Wuhan en Chine

C’est après la démocratisation des institutions politiques en Afrique du Sud[iv]donc vers la fin des années quatre-vingt-dix – que l’on assiste soudainement à l’échelle de la planète terrestre à l’émergence des virus ‘‘mondialisés[v]’’. Ces agents infectieux qui ont, naturellement, la très nette capacité de voyager dans l’espace et non plus dans le temps, peuvent évidemment affecter la vie d’une personne humaine. Peu importe son lieu de résidence. Peu importe son âge. Peu importe ses activités[vi].

Un laboratoire P4 où sont stockés et étudiés des virus plus dangereux pour l’être humain.

En effet, le monde manifestement devenu un grand village dont les habitants sont pratiquement interconnectés, l’Humanité quasi impuissante assiste à l’explosion de la grippe aviaire. Cette pathologie attaque les oiseaux en tant qu’agents transmetteurs et décime virulemment les volailles. L’Humanité est également confrontée à la peste équine et même porcine. Aussi est-elle littéralement submergée par la fièvre aphteuse qui affecte la santé bovine.

Au même titre que la volaille et le bovin, le porc est un grand transmetteur d’agents pathogènes qui constituent un risque pour la santé humaine.

Il convient de noter que toutes ces maladies précitées qui détruisent la santé animale, sont, en réalité, provoquées par des agents infectieux transmissibles à l’être humain. Par conséquent, l’humanité assiste à une transmissibilité de type horizontal[vii] et non plus de type vertical[viii]. Cela est d’autant plus vrai que la viande animale très souvent en cause constitue la base même de l’alimentation humaine[ix]. Face à une hécatombe de telle ampleur, les scientifiques pointent du doigt le modèle nutritionnel appliqué aux animaux. Ceux-ci sont, en effet, forcés de consommer la farine carnée pour des besoins de production industrielle et de rentabilité économique. D’autres spécialistes indexent carrément le réchauffement climatique participant, selon leurs points de vue et analyses, à l’éclosion potentielle des virus.

Le virus H1N1

Si la fin du vingtième siècle et le début du vingt-unième siècle sont inexorablement marqués par l’explosion virale, il n’en reste pas moins vrai que ces vecteurs infectieux sont, dans leur séquençage, comme par émerveillement la combinaison de plusieurs souches. C’est effectivement l’exemple du virus H1N1 dont les souches sont d’origine ‘‘humaine, aviaire et porcine’’. C’est aussi l’exemple du fameux Coronavirus (COVID – 19 ou SRAS – CoV – 2) qui terrorise actuellement l’humanité et dont les souches sont évidemment humaine et animale[x]. Pour certains experts médicaux[xi], le séquençage de COVID – 19[xii] est, à n’en point douter, le fruit d’une manipulation humaine. Chose que ne partagent pas toujours et même forcément d’autres spécialistes, infectiologues ou virologues.

En raison d’un bassin de populations très larges à l’échelle planétaire, le marché du vaccin intéresse vivement les grands groupes pharmaceutiques. Ces entreprises gourmandes y voient une occasion d’engranger des plus-values exorbitantes.

Ce qui est sûr, l’explosion des maladies provoquées par des souches virales a ouvert de nouvelles perspectives économiques et industrielles pour des grands laboratoires pharmaceutiques. En effet, le marché des médicaments traditionnels est tellement, de nos jours, fort réglementé qu’il ne permet pratiquement plus à tous ces mastodontes industriels d’engranger des plus-values économiques conséquentes ou significatives. Cela est d’autant plus vrai que la production des médicaments génériques à très faible coût est venue complètement chambouler leurs prévisions monétaires voire substantiellement grignoter leurs marges de manœuvre financières déjà réduites à la portion congrue.

La fabrication des médicaments est devenue moins rentable que celle des vaccins. D’où la levée de boucliers contre l’hydroxychloroquine vivement recommandée par le Pr Didier Raoult de l’IHU de Marseille dans la prise en charge des patients atteints du Coronavirus.

En effet, la situation de pénurie monétaire enregistrée par ces unités de production fait craindre que les fameux ‘‘Big Pharma’’ soient tentés de fabriquer artificiellement des virus hautement contagieux dans des laboratoires high-tech dans le strict dessein d’endetter les États. Elle fait craindre que ces entreprises pharmaceutiques refilent, en réalité, aux gouvernements de la planète la facture d’achat des vaccins obligatoires destinés à la population afin de se prémunir des effets pervers de la contamination[xiii]. Avec naturellement pour conséquence immédiate l’augmentation drastique des taxes et impositions aux particuliers déjà asphyxiés par la lourdeur des charges fiscales. Sans compter qu’il n’existe, en réalité, aucune garantie à la parfaite immunisation de l’ensemble de la population à la suite de la prise des vaccins, d’ailleurs, fabriqués par les Big Pharma[xiv].

Bien des États et gouvernements de la planète , tels le Brésil ou la République populaire de Chine, ont déjà entamé la vaccination de leurs ressortissants pour endiguer l’expansion du COVID – 19.

Par ailleurs, au même moment où la science génétique ou la virologie progresse à la vitesse de l’éclair du tonnerre, l’Humanité assiste pratiquement à la démocratisation de l’outil informatique. Elle assiste, en fait, à l’explosion de l’ordinateur qui entre, par effraction, dans les foyers et communautés, les écoles et entreprises. Cet instrument qui contribue sensiblement à la modification du comportement humain en termes de gestion du temps et de l’espace, de consommation des produits et services[xv], est aussi affecté par un mal nocif. Il s’agit des ‘‘virus informatiques’’.

Les virus informatiques provoquent la somnolence de l’ordinateur.

À l’image de leurs confrères humains ou animaux, ces vecteurs pathogènes virtuels contaminent les ordinateurs. Ils perturbent voire neutralisent leur fonctionnement[xvi]. Ils s’insèrent souvent dans des logiciels malveillants et se répandent machinalement au travers des réseaux informatiques. Ces agents infectieux rendent même inertes les serveurs qui offrent une foultitude de services aux usagers et entreprises publiques ou privées.

Les antivirus informatiques protègent l’intégrité d’un ordinateur contre toute intrusion malveillante susceptible de provoquer sa paralysie ou son inutilité.

Pour circonscrire la nocivité des ‘‘Virus informatiques’’, il est proposé aux clients un antidote : les ‘‘Antivirus’’. Ce précieux sésame joue pratiquement le même rôle que le vaccin administré aux êtres humains. À titre d’exemple : Prévenir toute invasion des intrus malveillants, renforcer le système immunitaire de l’ordinateur. Et pourquoi pas guérir le mal qui affecte son fonctionnement…

Comme quoi la vie humaine est, dorénavant, rythmée au pas des virus, qu’ils soient réels ou virtuels… En sera-t-il de même pour leurs antidotes[xvii] ?

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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[i] L’exorbitance d’un nombre ou la foule n’est pas toujours gage de dangerosité ou menace.

[ii] L’histoire humaine est jalonnée de moult exemples de pathologies qui ont décimé des masses immenses d’individus à travers les époques et les espaces. C’est l’exemple de la grippe espagnole qui a provoqué de nombreux décès au début du vingtième siècle en Europe, aux Amériques et en Asie. C’est aussi l’exemple de la peste et du choléra en Europe au Moyen-Âge. Tout comme la malaria et la fièvre jaune en Afrique en époque contemporaine.

[iii] Des peuples protohistoriques qui vivent paisiblement dans ces coins inaccessibles et même inhospitaliers, disparaissent à vue d’œil.

[iv] La République Sud-Africaine était effectivement très avancée en science génétique et en virologie sous le régime ségrégationniste d’Apartheid. L’une des conditions d’ailleurs fermement imposées par la communauté internationale au congrès national africain (ANC) de Nelson Mandela en vue de bénéficier de l’effectivité du pouvoir politique et administratif, autant que gouvernemental et institutionnel, était l’abandon pur et simple des programmes nucléaire et biochimique en vigueur sous le système mis en place par les Blancs.

[v] Un virus mondialisé fait irruption au même moment dans plusieurs pays et sur plusieurs continents.

[vi] Le virus du Nil occidental découvert en Ouganda en 1937 a fortement sévi au Canada et aux États-Unis à la fin des années quatre-vingt-dix et au début des années 2000.

[vii] D’une espèce à l’autre.

[viii] Au sein d’une même espèce.

[ix] La poule, le bœuf, le porc, le cheval, etc.

[x] Le pangolin ou la chauve-souris.

[xi] Le professeur Jean-Luc Montagnier est de cet avis.

[xii] La description de la suite ordonnée des bases azotées constituant un fragment d’ADN ou la détermination de la séquence des nucléotides.

[xiii] Le vaste marché du vaccin que reluquent les Big Pharma, les a incités a annoncé la fabrication d’un vaccin pour endiguer la propagation exponentielle du COVID – 19 ou SRAS – CoV – 2. Sans même attendre la fin des expérimentations et son homologation par les autorités administratives et sanitaires, nombre d’États et de gouvernements de la planète, tel le Brésil, ont déjà entrepris la vaccination de leurs ressortissants.

[xiv] Pour les tenants de la thèse ‘‘conspirationniste’’, les vaccins fabriqués par les compagnies pharmaceutiques serviront strictement à la dépopulation mondiale. Pour les adeptes du complotisme, ils serviront à l’élimination drastique des pans entiers des êtres humains sur la planète Terre.

[xv] La communication, la transmission des données, la protection des renseignements, etc.

[xvi] Le phénomène de somnolence.

[xvii] Des résistances populaires s’organisent partout dans le monde pour refuser l’option de la vaccination de masse proposée par des autorités politiques, administratives, gouvernementales et sanitaires des pays.

L’interpellation ‘‘parlementaire’’ du Ministre Azarias Ruberwa Manywa sur la création politico-administrative de la commune rurale de Minembwe

Le Bêtisier de la République démocratique du Congo

L’interpellation ‘‘parlementaire’’ du Ministre Azarias Ruberwa Manywa sur la création politico-administrative de la commune rurale de Minembwe

Me Azarias Ruberwa Manywa, Ministre de la Décentralisation de la RDC

Du divertissement populaire à l’embrouillamini politique

Quand la politique est en vérité l’art de gérer les émotions populaires

‘‘La lampe du mensonge n’a pas de lumière.’’ Proverbe persan

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Minembwe est une localité de l’Est de la République démocratique du Congo. Elle est située dans la Province du Sud-Kivu. Ce territoire qui renferme d’énormes ressources matérielles que reluquent, en fait, les compagnies transnationales[i], est pratiquement, depuis la guerre meurtrière de 1998, d’ailleurs déclenchée par le Rassemblement congolais pour la démocratie[ii] (RCD), devenu un enjeu majeur de politique nationale.

Zones d’installation et de provenance des réfugiés rwandais dans l’Est de la RDC

En effet, Minembwe est considéré comme le port d’attache de la communauté tutsie banyamulenge du pays[iii]. C’est ce que rejettent en bloc les ethnies autochtones. Pour ces Congolais de souche qui s’appuient essentiellement sur la cartographie ethnique et tribale produite par le colon belge en 1885, les populations tutsies rwandophones délibérément installées dans cette partie orientale du pays sont indiscutablement des allogènes. Leur terre d’origine est bel et bien le Rwanda limitrophe.

Cependant, dans le contexte des guerres meurtrières à répétition qui endeuillent l’Est de la République démocratique du Congo depuis 1996, la prétention manifeste de ces allophones est, pestent les autochtones, de ravir leurs terres ancestrales. C’est ce qui entraîne que Minembwe est devenu ipso facto une question de vie ou de mort pour lesdites communautés de base. Cette localité rurale est devenue de ce seul et unique fait une question de survie de la Nation tout entière directement issue des cendres de la décolonisation.

La République démocratique du Congo est un État un et indivisible, selon la constitution du 18 février 2006. Ses frontières sont ses bornes officiellement héritées de la décolonisation le jeudi 30 juin 1960

À ce titre, ladite localité de Minembwe hérisse évidemment des poils en République démocratique du Congo. En tant que conflit foncier, ce territoire visiblement convoité aiguise de part et d’autre des couteaux. À la simple idée d’être disputée pour les uns ou occupée pour les autres, cette localité qui est, sans aucun doute, appelée à redéfinir ce qu’est la Nation, fait naturellement appel à de bas instincts. En tant que contentieux, elle met indéniablement les nerfs à fleur de peau.

C’est ce à quoi assiste, certes, la République démocratique du Congo dès lors qu’il a été question d’installer le premier magistrat de la commune rurale de Minembwe. En effet, pour s’être rendu, selon lui, dans ce coin du pays dans le cadre de la ‘‘Caravane de la paix’’ et non point pour acter la mise en place de l’équipe municipale, le Ministre de la Décentralisation Azarias Ruberwa Manywa, à plus forte raison un ressortissant tutsi munyamulenge, donc originaire du Rwanda, a essuyé un tir groupé de critiques acerbes. Y compris des tombereaux d’insultes fusant de toutes parts…

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République démocratique du Congo

Pourtant, sur cette question fondamentale de Minembwe, et dans le but de calmer les esprits surchauffés, le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a annoncé la suspension avec effet immédiat du décret d’application de la mise en place de cette commune rurale disputée ou occupée. En plus, ce dirigeant politique a décrété la mise en place d’un comité d’experts chargés de recommander des solutions idoines en vue de la pacification des esprits et la promotion du vivre-ensemble collectif dans cette partie moribonde du pays.

Devenue pratiquement un point majeur de discorde nationale, le dossier volcanique de Minembwe a occasionné l’interpellation du Ministre de la Décentralisation Azarias Ruberwa Manywa devant la Représentation nationale. Cet exercice démocratique par définition a permis aux différentes familles de pensée politique de s’exprimer. Celui-ci a plus donné lieu à des opérations de relations publiques que s’attaquer vraiment à la racine du problème qu’est ostensiblement la cohabitation nationale.

Face à cette comédie politique orchestrée par le Front commun du Congo (FCC) et les forces alliées de LAMUKA, il sied de rappeler que le démembrement du pays n’est pas du tout à l’ordre du jour. C’est faux et archi-faux de faire accroire à l’opinion publique nationale que Minembwe est le premier pas vers la désintégration territoriale. S’il en est ainsi, pourquoi le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) qui fut, lors du fameux conflit meurtrier de 1998 – 2002, la première force militaire du pays, plus puissante même que les troupes régulières, n’a-t-il pas pu matérialiser cet état de fait ?

Azarias Ruberwa Manywa, secrétaire général du RCD, reçu à Kigali par Paul Kagame du Rwanda

Pourtant, Azarias Ruberwa Manywa qui fut à cette époque secrétaire général du RCD, avait tenté de transformer la localité de Minembwe en territoire pour les besoins de l’administration publique de l’hypothétique République du Congo de l’Est. Au vu et au su de tout le monde, ce fameux projet n’a vraiment jamais abouti sur le terrain. Alors, comment de nos jours, un tel projet funeste pourrait-il subitement et miraculeusement se concrétiser ? Tout en sachant que le RCD de triste mémoire n’existe pratiquement plus dans le paysage national en tant que force politique et même rébellion militaire…

Ce qui est clair, la création de la commune de Minembwe n’entraîne pas forcément et logiquement la balkanisation territoriale. C’est une propagande savamment menée par les ennemis de la République démocratique du Congo dans le but de provoquer une guerre civile dans l’Est du pays entre populations locales et communautés tutsies rwandophones. L’objectif, d’ailleurs, visé dans cette campagne par LAMUKA et le FCC est la provocation d’un conflit militaire de très grande envergure entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Face à cette situation sans doute dramatique, cet État limitrophe se sentira, par solidarité, dans l’urgence d’intervenir militairement et surtout par obligation de venir coûte que coûte en aide aux minorités tutsies lésées ou brimées dans leurs droits fondamentaux.

La plateforme LAMUKA aile Fayulu se veut une ligue anti-Tutsis en RDC. Sur cette image, de droite à gauche : Martin Fayulu Madidi de l’ECIDÉ, Adolphe Muzito Fumutshi du Nouvel Élan et Eve Bazaïba du MLC

À ce propos, il importe de se remémorer les propos sans doute révélateurs d’Adolphe Muzito Fumutshi de LAMUKA. Cet acteur politique a toujours clamé qu’il travaillerait dans le sens d’empêcher par tous les moyens tout investisseur international de venir faire des affaires en RDC. Cette posture est également l’attitude adoptée par Martin Fayulu Madidi dont l’obsession majeure a toujours été de diviser le pays et de semer le chaos et l’anarchie par le truchement des affrontements interethniques[iv].

L’interpellation du Ministre de la Décentralisation Azarias Ruberwa Manywa par la Réprésentation nationale sur la question brûlante de Minembwe.

Par ailleurs, le déplacement du Ministre Azarias Ruberwa Manywa à Minembwe peut-il valoir une interpellation en bonne et due forme à l’Assemblée nationale ? Chose sûre et certaine, il y a des dossiers plus importants que le pétard mouillé de Minembwe en tant qu’entité politique et structurelle[v]. Ceux-ci nécessitent logiquement et forcément la comparution immédiate d’un membre du gouvernement devant les députés ou les délégués du peuple à l’Assemblée nationale. À titre d’exemple : les dossiers passeport national[vi], entretien des policiers et militaires de la Tanzanie[vii], Kasumbalesa[viii], ports fluviaux[ix], milices armées zambiennes sur le territoire de la RDC[x], etc. n’ont jamais été visiblement l’objet d’une quelconque interpellation parlementaire de la part de la fameuse Représentation nationale. La présidente Jeanine Mabunda Lioko Mudiayi de l’Assemblée nationale et le président Alexis Thambwe Mwamba du Sénat ont-ils une explication sérieuse à fournir à ce sujet ?

Mme Jeanine Mabunda Lioko Mudiayi, présidente de l’Assemblée nationale de la RDC

En acceptant le principe démocratique de l’interpellation parlementaire du Ministre Azarias Ruberwa Manywa par la députation nationale sur la question controversée de la localité de Minembwe, Jeanine Mabunda Lioko Mudiayi expose très ouvertement la RDC à l’opprobre international. Cette présidente de l’Assemblée nationale expose ouvertement ce pays  à la ferme condamnation des États pairs pour acharnement sur les populations tutsies. En effet, celles-ci peuvent se servir de cet événement politique de mauvais goût pour démontrer devant les instances internationales l’antipathie des institutions politiques nationales, y compris l’intolérance réellement affirmée de tous Citoyens à l’égard des populations nilotiques. Elles peuvent, en fait, se servir de cet incident sans doute malheureux pour réclamer officiellement une portion territoriale en RDC.

le président de la République démocratique du Congo Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) en compagnie du Ministre de la décentralisation Me Azarias Ruberwa Manywa

Pourtant, la République démocratique du Congo voudrait, manifestement, bénéficier de la double dynamique régionale et internationale provoquée par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI). Elle voudrait clairement en jouir dans le but de renforcer des liens souvent tendus avec des États voisins sur la question sensible de réfugiés. En fait, cette action vise à se reconstruire une virginité politique et rebâtir une santé économique qui ont indéniablement boycotté ce géant d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains depuis l’ère glaciaire du Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre.

Par ailleurs, le dossier Minembwe exploité ad nauseam par la population manipulée et une certaine classe politique qui a évidemment intérêt à la déstabilisation de la RDC donne de plus en plus lieu à des affirmations gratuites dont la fausseté n’a d’égale que la propension de l’élite nationale à la roublardise. En effet, depuis un certain moment, des voix, y compris autorisées, s’élèvent de partout pour dire, d’ailleurs, ouvertement que ‘‘les populations tutsies rwandophones de l’Est de la République démocratique du Congo ne sont point congolaises’’. Ces propos inexcusables qui relèvent purement de la démagogie politicienne, sont lancés à l’emporte-pièce pour contrarier le chef de l’État. En effet, au cours d’une visite à Londres et devant la communauté congolaise de Grande-Bretagne, le président de la République démocratique du Congo avait non sans morgue déclaré que ‘‘les Tutsis banyamulenges sont nos frères’’.

Les Banyamulenges sont des Congolais à part entière. Ils ont été reconnus comme appartenant à la Nation congolaise par le protocole d’Accords de Lusaka de 1999 et l’édifice constitutionnel du 18 février 2006.

Si les Tutsis Banyamulenges ne sont pas forcément des Congolais à part entière, quid réellement du protocole d’accords de Lusaka de 1999 signés par toutes les parties protagonistes, a fortiori forces belligérantes[xi], et les pays voisins de la RDC ? Ces textes leur reconnaissent formellement la Citoyenneté congolaise. Quid de l’Accord de paix intercongolais de Pretoria de 2002 et de Sun City de 2003 ? Il convient de mentionner que cet arrangement[xii] entre Congolais en Afrique du Sud formalise leur appartenance à la Nation congolaise.

Comme quoi en République démocratique du Congo chère à Patrice Emery Lumumba, ‘‘le mensonge est, en plus d’avoir une seule et une seule jambe, mère de tromperie’’[xiii].

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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[i] Or, uranium enrichi, pétrole, gaz, etc.

[ii] Une rébellion politico-militaire soutenue logistiquement et techniquement par le Rwanda et l’Ouganda limitrophes et parrainée par la fine fleur de la communauté internationale.

[iii] La communauté des individus d’origine rwandaise ou parlant le kinyarwanda et de morphologie nilotique.

[iv] Le débat nauséabond sur la balkanisation territoriale de la RDC à partir de Minembwe est véhiculé par les ténors politiques de LAMUKA. Celui-ci est relayé par les Princes de l’Église catholique romaine (Conférence épiscopale nationale du Congo, CENCO en sigle).

[v] Si l’érection de la commune rurale de Minembwe dans le Sud-Kivu est évidemment entachée d’irrégularités flagrantes, pourquoi ne pas porter ce décret réglementaire puisque émanant du gouvernement devant le juge administratif qu’est réellement le Conseil d’État ? La République démocratique du Congo a-t-elle vraiment besoin de toute comédie politique ?

[vi] Le marché conclu pour la fabrication du passeport congolais a permis à Joseph Kabila Kabange et sa famille biologique de toucher des redevances plus importantes que l’État congolais.

[vii] L’inspection générale des impôts (IGF) mise en place par la volonté du chef de l’État afin d’éradiquer la fuite des capitaux a mis au jour le paiement mensuel des soldats et policiers de la Tanzanie et du Rwanda avec l’argent frais du contribuable congolais ou les recettes des entreprises publiques et étatiques alors que les fonctionnaires publics et les diplomates de la RDC croupissent de longs mois voire des années sans recevoir la moitié de leurs traitements.

[viii] La dilapidation des perceptions financières destinées au Trésor public au niveau des postes douaniers de la RDC.

[ix] L’érection de multiples ports privés n’a jamais été sanctionnée par un décret officiel du gouvernement de la RDC. Toutes ces infrastructures ont été transformées en centres de perception des redevances financières. Ces points d’acquittement des taxes enrichissent la mafia qui gravite autour de l’ancien pouvoir et échappent naturellement au contrôle exclusif de l’État.

[x] Au cours d’une réunion bipartite, la Zambie a formellement reconnu n’avoir jamais envoyé des troupes armées en RDC. D’après ses services de renseignement, toutes ces milices armées lui faussement attribuées seraient, en réalité, composées de ressortissants congolais prestant en tant que mercenaires pour le compte exclusif de quelques notabilités politiques locales et polémarques marchands.

[xi] Le Mouvement de libération du Congo (MLC), le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), le gouvernement de la République démocratique du Congo, etc.

[xii] Les belligérants, l’opposition politique et non-armée, ainsi que la société civile.

[xiii] Proverbe italien (le mensonge est mère de tromperie) combiné au proverbe israélien (le mensonge a une seule jambe).

Jerusalema : Un tube planétaire

‘‘Jerusalema’’

Un tube planétaire. Un monde uni et universel, fraternel et solidaire. Une et une seule race humaine parlant le même langage : ‘‘la danse’’

L’Humanité célèbre Yerushalahim shel Zahav

Quand la Terre biblique d' »Israël » permet spirituellement aux Humains de briser le confinement et de respirer la liberté

‘‘Je ne vis pas à Jérusalem, Jérusalem vit en moi’’ Elie Wiesel, Émission TV – Café Littéraire – Séquence « Mémoire vive », 19.09.2008

Par Joël Asher Lévy-Cohen

En hommage à la merveilleuse ville de deux paix et ville sainte de Yerushalahim, la capitale d’Israël, ‘‘Jerusalema’’ est incontestablement le tube du moment. Il s’avère, aujourd’hui, une chanson planétaire.

Ce tube qui ne cesse de cartonner sur tous les réseaux sociaux, entre autres YouTube qui en est le très grand révélateur en tant que phénomène mondial et universel, est composé par Master KG et interprété par Nomcebo Zikode. Ces deux artistes-musiciens sont tous deux originaires d’Afrique du Sud.

La très grande particularité de ‘‘Jerusalema’’ en tant qu’œuvre artistique et musicale est sa capacité à rassembler les gens de tous horizons et de toutes couleurs, les personnes de toutes contrées et de tous continents, les individus de toutes conditions et de toutes appartenances, de toutes cultures et de toutes traditions par la chaleur et la simplicité de son tempo, de son beat et de son rythme.

Aussi a-t-elle le grand mérite de révéler l’ingéniosité chorégraphique et le talent artistique de divers Peuples et Nations de la terre.

Chose certaine, l’engouement provoqué par la chanson ‘‘Jerusalema’’ est lié à la chorégraphie mise en avant par les différents groupes de danseurs. Celle-ci n’est pas sans rappeler des pas de danse ou des mouvements exécutés lors des séances ou exercices d’aérobie.

Partant de cette considération primordiale relative à la très grande catastrophe planétaire visiblement générée par le Coronavirus [COVID – 19], l’impression qui se dégage est que ce tube planétaire interpelle plutôt, via la chorégraphie, tous les êtres humains sur la nécessité de prendre réellement soin de leurs corps, de protéger leur santé autant spirituelle et morale que matérielle et intellectuelle.

À vrai dire, cette chanson dédiée par Master KG à la ville de Jérusalem permet à l’Humanité de vibrer à l’unisson. Elle lui permet, surtout, de briser la mesure de confinement planétaire.

Il convient de mentionner que cette mesure sanitaire a été prise, pratiquement au début de l’année 2020, par les autorités politiques, administratives et gouvernementales du monde entier dans le but de freiner l’expansion du Coronavirus [COVID – 19].

En effet, cette pathologie virale sournoise affecte la santé autant individuelle que collective. Elle est réputée se propager à vive allure. Elle se transmet aisément par voie salivaire.

Force est de reconnaître que cette décision sanitaire a, en réalité, eu pour effet de restreindre les droits humains fondamentaux et les libertés publiques dévolues aux citoyens d’un pays.

Ainsi, les êtres humains ont été manifestement contraints d’abandonner certaines habitudes forcément capitales ou primordiales. Ces us sont, d’ailleurs, pratiquement au cœur de leurs cultures et traditions. À savoir : les accolades, les embrassades, les visites familiales ou amicales, les déplacements au travail ou à l’école, les rendez-vous médicaux, etc.

La chanson  »Jerusalema » a permis aux humains de briser le confinement et de respirer la liberté

C’est dans ce contexte de restriction des libertés individuelles et collectives que fait irruption la chanson ‘‘Jerusalema’’.

En effet, ce tube planétaire vient dire aux Humains dont les conditions matérielles vont de mal en pis que si D.ieu est par essence la ‘‘Vie’’, il n’en demeure pas moins vrai que l’Humain, par définition sa Créature, est ‘‘Liberté’’.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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