Un autre regard sur l'actualité. Une autre lecture des enjeux fondamentaux des évènements. Un éclairage sur des questionnements de la vie quotidienne..
Auteur : joelasherlevycohen706912244
Journaliste indépendant, analyste politique et social, agent humanitaire.
Joseph Kabila Kabange de la République démocratique du Congo
Les élections nationales et provinciales prévues fin 2018 sont-elles une panacée ?
‘‘Enjeux’’ et ‘‘Perspectives’’
‘‘À l’instant qu’un peuple se donne des représentants, il n’est plus libre, il n’est plus.’’ Jean-Jacques Rousseau
Par Joël Asher Lévy-Cohen
Au dernier trimestre 2018, des élections nationales et provinciales sont normalement prévues en République démocratique du Congo. Parmi ces échéances électorales, il y aura la présidentielle au niveau national et les législatives tant attendues aux niveaux national et provincial. Toutefois, sur quelles bases ces scrutins seront-ils évidemment organisés ?
Constitutionnelle ?
La charte fondamentale a été vidée de sa substance. Celle-ci a été violée à maintes reprises par le pouvoir rebelle à la démocratie et la liberté. Elle a été charcutée par cette cohorte de mercenaires régnant à Kinshasa et totalement réfractaires à la souveraineté populaire.
Politique ?
L’accord de la saint-Sylvestre conclu le 31 décembre 2016 aussi bien par la classe politique que la société civile pour faciliter le retour à l’ordre politique et constitutionnel a été complètement déchiré sans avoir connu la moindre application.
Diplomatique ?
La Communauté internationale a très largement contribué au chaos et à l’anarchie dans le pays. Celle-ci a manifestement contribué au maintien de l’imposture politique par ses errements et, surtout, son double langage.
Ce qui est clair, ces joutes électorales se dérouleront dans un flou purement artistique.
En effet, ces scrutins auront lieu sans pour autant que le recensement de la population ait été préalablement effectué. Ils auront lieu sans pour autant que la taille des circonscriptions électorales soit déterminée en fonction de la taille démographique de la population vivant sur le territoire national. Elles auront lieu sans pour autant que les nouveaux élus siégeant au sein des institutions politiques représentent fidèlement et à n’importe quel échelon leurs propres électeurs ou commettants en raison de la corruption des fichiers électoraux comportant visiblement des doublons et des électeurs fictifs.
C’est dire que ces élections de tous les dangers auront sans désemparer une incidence majeure sur la vie politique de ce qu’est vraiment la République démocratique du Congo dans sa configuration actuelle.
En effet, en termes d’enjeux fondamentaux et de perspectives réelles, ces échéances permettront aux électrices et électeurs de tous bords de répondre spécifiquement à ces trois questions majeures, d’ailleurs, posées insidieusement par la fameuse Communauté internationale. Comme par enchantement, celle-ci livre depuis des lustres une guerre sans merci à la République démocratique du Congo.
Primo, la République démocratique du Congo est-elle un véritable État indépendant ou un État factice au cœur de la jungle africaine ?
Secundo, la République démocratique du Congo est-elle en soi une véritable Nation ou un simple ramassis de populations ayant des racines culturelles différentes mais regroupées de force par l’entreprise léopoldienne et le colonisateur belge dans le cadre de l’exploitation capitaliste sauvage ?
Tertio, la République démocratique du Congo dispose-t-elle effectivement d’un pouvoir capable d’assumer son destin politique en tant que Peuple libre et digne, État indépendant et Nation souveraine ?
In fine, la République démocratique du Congo dispose-t-elle réellement d’un Peuple souverain ?
Par Peuple souverain, il faut entendre la [capacité] de se choisir – sans interférence extérieure et sans contrainte interne – ses propres représentants légitimes chargés de protéger, de sécuriser la population nationale, de lui apporter le bonheur et la paix, de lui procurer la liberté et la sécurité, la justice et la dignité, le développement et le progrès.
De réponses claires apportées à toutes ces questions fondamentales dépendront subséquemment et nécessairement l’avenir de la République démocratique du Congo et, surtout, son intégrité territoriale à laquelle tient mordicus sa population meurtrie par des guerres artificielles.
‘‘Lorsqu’il n’y a pas d’ennemis de l’intérieur, les ennemis extérieurs ne peuvent t’atteindre’’ Proverbe africain
Par Joël Asher Lévy-Cohen
Ce samedi 30 juin 2018, la République démocratique du Congo qui a, effectivement, acquis son indépendance nationale et sa souveraineté internationale le jeudi 30 juin 1960, fête son 58e anniversaire. En fait, 58 ans représentent, dans la vie physique, un âge empreint de raison et de maturité…
Pourtant, cette célébration nationale est, évidemment, marquée du sceau d’instabilité politique grave dont le visage est, à n’en point douter, le chaos doublé d’anarchie gouvernementale. L’objectif primordial de cette crise est, en réalité, la perpétuation tous azimuts d’un système esclavagiste et négrier, criminel et arbitraire, maffieux et terroriste. Créée artificiellement par un régime brutal et, surtout, hors mandat politique et constitutionnel, celle-ci a, visiblement, pour effet de camoufler le bradage meurtrier des ressources matérielles du pays, certes, grabataire au profit exclusif de puissants intérêts internationaux et le détournement systématique et automatique des deniers publics.
Joseph Kabila Kabange dont le mandat présidentiel est échu le 19 décembre 2016, a confisqué le pouvoir politique par son refus d’organiser des élections justes et saines, crédibles et apaisées. Son coup d’Etat constitutionnel a, naturellement, plongé la République démocratique du Congo dans une virulente crise de légitimité et de légalité.
Ce qui est absolument clair, la République démocratique du Congo, affiche un bilan somme toute catastrophique en tant qu’État indépendant et Nation souveraine. En effet, depuis le jeudi 30 juin 1960, ce pays doté d’immenses ressources minérales et naturelles, autant que précieuses et stratégiques, n’a pratiquement pas réussi à construire un État protecteur des droits humains fondamentaux et des libertés publiques. Il n’a pas du tout réussi à bâtir un État manifestement pourvoyeur de sécurité à l’ensemble de ses ressortissants. Aussi n’a-t-il pas réussi à édifier une communauté nationale soudée, dont la conscience est fermentée à partir d’une géographie commune et d’une histoire commune liée à la traite négrière et l’exploitation coloniale.
Le mercenaire pseudo-nationaliste Mzee Laurent-Désiré Kabila a liquidé la République démocratique du Congo en tuant littéralement les notions angulaires d’Etat et de Nation héritées du lumumbisme historique (idéologie nationaliste) et de l’indépendance nationale proclamée le jeudi 30 juin 1960.
Pendant 58 ans d’indépendance nationale et de souveraineté internationale, donc pendant 58 ans d’existence politique, la République démocratique du Congo sise au cœur de l’Afrique et de la région des Grands Lacs africains a, en réalité, assisté à la destruction systématique de l’État et de la Nation. Elle s’est littéralement enfermée dans un discours à saveur tribaliste, ethnique et régionaliste qui l’empêche vraiment de se projeter dans la modernité ambiante.
La carte politique et administrative de la République démocratique du Congo
Ce pays immense et richissime, pourtant promis à un si bel avenir, a concrètement assisté à 58 ans de marche à reculons. Il a réellement connu 58 ans de marche forcée vers le sous-développement économique chronique et le sous-progrès social et humain endémique.
La carte linguistique de la République démocratique du Congo. Le Lingala couvre le Nord du pays, le Tshiluba est parlé au Centre du pays, le Kikongo à l’Ouest et le Swahili à l’Est.
Son destin politique se résume à 58 ans de pillage meurtrier des ressources nationales. Il se traduit matériellement par 58 ans d’imposture politique. Aussi se révèle-t-il au grand jour par 58 ans d’étouffement des droits humains fondamentaux et des libertés publiques et, in fine, par 58 ans d’étranglement de la souveraineté populaire.
Le Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre a définitivement muselé l’indépendance de la République démocratique du Congo en renversant militairement le gouvernement nationaliste et panafricaniste du Premier ministre Patrice Emery Lumumba, le 14 septembre 1960. Par son geste non moins subversif, il rétrocédait ce pays aux mains de la puissance coloniale belge.
Toutefois, cette entreprise destructrice est, sur le terrain national, le fruit des imposteurs de tout acabit et des mercenaires à la fois étrangers et locaux parrainés par des puissances étrangères. Il est le fait des régimes tyranniques incarnés politiquement par Mobutu Sese Seko du Zaïre, Mzee Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange. Donc, il s’agit là d’un bilan excessivement sombre. Celui-ci présage, par voie de conséquence, un avenir des plus ténébreux. Donc un avenir des plus compromis.
De l’art de trucider un Peuple ‘‘pacifique’’ et ‘‘sans défense’’
Le Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre est le premier ancêtre moderne des tyrans mercenaires en Afrique noire.
Le règne de la ‘‘bourreaucratie’’ en République démocratique du Congo
‘‘Le bourreau et le souverain forment un couple. Ils assurent de concert la cohésion de la société’’ Roger Caillois
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
S’ils ont, encore, vraiment une quelconque dignité à faire valoir ou un quelconque honneur à défendre, les dignitaires de la République démocratique du Congo ne sont pas du tout des gendarmes. En effet, leur mission ne consiste pratiquement point à surveiller un peuple par nature pacifique. Ils n’en ont, d’ailleurs, cure. Ils n’en ont, d’ailleurs, rien à cirer.
Ces dirigeants étatiques et gouvernementaux ne sont pas non plus des geôliers puisque leur rôle primordial n’est pas du tout de surveiller des prisonniers. Il ne consiste point à épier une population carcérale, à plus forte raison un Peuple, réduit à sa plus simple expression, dont le destin politique et national se confond malheureusement avec le sort effroyable d’un forçat ou le statut d’un condamné à mort, a fortiori la condition déshumanisante d’un esclave. D’ailleurs, ceux-ci n’ont professionnellement jamais été formés à ce vil métier de surveillant, à ce rôle dépréciatif de pion.
Au regard de leurs activités politiques, administratives et gouvernementales, les officiels de cet État majestueux au cœur de l’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains exercent, plutôt, le métier de bourreau. Il s’agit, à vrai dire, d’une occupation qui n’exige aucune compétence intellectuelle. Encore moins des qualités morales et spirituelles. En tant qu’activité politique ou action publique, elle ne nécessite point la moindre ‘‘sollicitation des méninges’’ ou la productivité au niveau cérébral en vue d’accomplir aisément des tâches assignées.
En tant que gardien de puissants intérêts du grand capital monopolistique international en Afrique noire, le Roi des Belges Léopold II avait réussi à faire du territoire de la République démocratique du Congo sa propriété privée. Cet espace géographique était, plutôt, destiné à l’exploitation brutale et meurtrière de ses ressources naturelles et minérales autant que précieuses et stratégiques.
En effet, ces soi-disant dirigeants politiques, administratifs et gouvernementaux sont placés au plus haut sommet du pouvoir d’État par de puissants intérêts maffieux pour accomplir un rôle macabre. Ils y sont installés non pas pour assurer des lendemains meilleurs à leurs propres concitoyens qu’ils prétendent, d’ailleurs, officiellement représenter mais plutôt pour les massacrer comme du gibier. Ils y sont placés, en réalité, pour les exterminer. Rien de plus ! Rien de moins ! Ce qui fait, naturellement, de la République démocratique du Congo une terre d’extermination et d’oppression, un pays de massacre et de génocide, d’ailleurs, préprogrammé par des puissances extérieures. Ce qui n’est pas sans rappeler la cruauté de l’entreprise ‘‘léopoldienne’’.
Cette image horrible illustre bien la vaste étendue des atrocités léopoldiennes lors de la tristement célèbre campagne de caoutchouc au Congo à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. S’appuyant sur la récolte du latex produit par l’hévéa dans les forêts tropicales humides africaines, celle-ci avait pour objectif primordial de faire tourner à plein régime l’industrie automobile occidentale. En plein essor, ce secteur d’activités économiques, était, à cette époque, très demandeur de pneumatiques. D’après des historiens et auteurs sérieux (Conan Doyle, Adam Hochschild), cette campagne de caoutchouc basée sur le latex et la culture de l’hévéa a occasionné, au bas mot, plus de dix millions morts. Ces sacrifices humains expiatoires sur le plan économique s’expliquent par et pour des raisons de profitabilité. En d’autres termes, ils sont dictés par la rentabilité de l’exploitation capitaliste au cœur du continent noir, par la réalisation tous azimuts de la plus-value économique au centre de l’Afrique.
En effet, c’est un secret de polichinelle, la triade despotique animée par les mercenaires dictatoriaux et rebelles à la liberté et la démocratie Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko du Zaïre, Mzee Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange a toujours ‘‘carburé’’ au sang humain. À preuve, leurs régimes répressifs respectifs sont remplis d’anecdotes macabres. À titre d’exemple : Massacres d’Idiofa (1978), de Katekelayi (1979), des Occidentaux et des villages tshokwe du Katanga lors de la guerre de Kolwezi (1979), épuration ethnique et génocide des peuples lubas kasaïens au Katanga (1993) sous le Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre. Massacres à large échelle des ethnies congolaises et hutues rwandaises à Walikale, Tingi-Tingi sous le guérillero révolutionnaire Mzee Laurent-Désiré Kabila (1996). Extermination systématique des populations du Grand Kivu (de 2003 à 2018), des Nande et des populations lubas et kasaïennes (2016, 2017 et 2018), massacres des partisans de la secte politique et religieuse Bundu dia Kongo sous la tyrannie de Joseph Kabila Kabila (2007), etc.
Habilement converti en tueur à gages et tyran prédateur, le Maréchal-président Mobutu Sese Seko du Zaïre avait dirigé le Zaïre situé au cœur de l’Afrique et des enjeux internationaux moins comme un État moderne qu’une chefferie traditionnelle. Issu de l’univers d’hommes en treillis militaire, ce tyran brutal fut, à vrai dire, un mercenaire sanguinaire à la solde exclusive de l’OTAN pour contrecarrer le communisme soviétique et le système verrouillé chinois cherchant à s’implanter coûte que coûte en terre africaine. À cet égard, il n’a pas hésité à éliminer, sans états d’âme, des populations entières.
En d’autres termes, l’exercice du pouvoir politique en République démocratique du Congo ressemble, à s’y méprendre, à une activité de tir à balles réelles, à un entraînement au maniement d’armes létales ou une partie de chasse. Donc, dans ce pays africain, être une autorité publique équivaut, en réalité, à exercer des talents de chasseur, de sniper ou tireur d’élite. Dans ce cas fort spécifique, il ne s’agit pas d’un chasseur de gibier, d’ailleurs, destiné à la consommation, donc à la survivance de la Collectivité étatique. Il s’agit, en l’occurrence, d’un chasseur d’hommes totalement animalisés, manifestement néantisés, dont le destin politique et national est, plutôt, suspendu au bout du fusil, au maniement facile de la gâchette, à l’humanité du tireur de coups de feu.
Être une autorité en République démocratique du Congo disposant d’une parcelle de pouvoir politique, administratif et gouvernemental signifie faire montre de qualités, de dextérité propre à un prédateur. À disséquer leurs comportements et gestes en matière de respect des droits humains fondamentaux, l’on peut nettement affirmer, aisément conclure, sans pour autant se tromper, que ‘‘les dirigeants de cet État sont des félins qui agissent exactement comme le léopard dans la jungle’’. Ce qui revient à dire que ceux-ci sont, en réalité, des prédateurs féroces et solitaires qui tuent leurs victimes moins par nécessité que par simple plaisir d’accomplir un rituel. Ils tuent par simple plaisir de se conformer textuellement à une tradition qui définit intrinsèquement leur être profond.
Le Condottiere Laurent-Désiré Kabila fut, à l’instar du Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko du Zaïre, parrainé par l’Occident pour piller les immenses richesses minérales de la République démocratique du Congo. En tant que mercenaire brutal à la solde des intérêts maffieux, il a facilement contribué à l’élimination massive de sujets congolais et africains.
À vrai dire, les autorités de la République démocratique du Congo sont, par définition, des bouchers qui évoluent dans un ‘‘abattoir géant et à ciel ouvert’’. Ces dirigeants sont, sans conteste, engagés par la Communauté internationale pour diminuer drastiquement la taille démographique de leur population. À ce propos, le Royaume de Belgique fait, à titre d’ancienne puissance coloniale, office d’agence nationale pour l’emploi(ANPE) aux fins de recrutement politique[i]. À cet égard, ces derniers participent aisément à l’équilibre de l’écosystème humain pour satisfaire les exigences draconiennes d’un Occident réellement confronté à la dénatalité sur le plan démographique.
Pour ainsi dire, l’exercice du pouvoir politique en République démocratique du Congo se réduit inexorablement, indubitablement, à l’administration systématique et automatique de la mort. En vérité, celle-ci s’applique invariablement sur des individus auxquels il n’est reconnu aucun droit fondamental, aucune liberté, en tant que personne humaine ou Citoyen. C’est-à-dire : Sujet des ‘‘droits inaliénables et sacrés’’. Sujet des ‘‘libertés’ fondamentales’’.
Le soudard Joseph Kabila Kabange dont l’imposture politique et électorale a été vivement encouragée, financée et imposée par de puissants et maffieux intérêts occidentaux, a complètement cadenassé la vie politique en République démocratique du Congo. Ce verrouillage systématique a pour effet de favoriser tous azimuts le pillage des ressources nationales, des massacres à large échelle des populations locales. Aussi a-t-il ultimement pour effet d’occasionner la balkanisation du territoire étatique au profit exclusif des pays limitrophes.
Ce qui est sûr et certain, l’administration effective de la mort par les autorités politiques, administratives et gouvernementales sur des Citoyens paisibles, pacifiques, s’apparente à l’application de la peine de mort. Elle s’apparente, en fait, à l’exécution d’une décision de justice qui consiste à supprimer de façon souveraine la vie humaine dans le dessein de manifester sa puissance suprême et de susciter indubitablement la peur noire parmi les citoyens au sein de la Collectivité étatique. Celle-ci s’opère en réalité de deux manières. Elle s’accomplit, concrètement, de manière tout à fait violente ou tout à fait non violente. Dans cette seconde hypothèse, la non-violence signifie de façon ‘‘douce’’. Comme dans le cas de l’euthanasie, cette administration de la mort se fait de manière purement douce.
La ‘‘Strong Bourreaucratie’’
En réalité, la Bourreaucratie chargée d’administrer la mort, se manifeste, en tout temps, par la violence qui est sa marque de commerce. Celle-ci est, sans aucun conteste, armée. Elle utilise, de ce fait, les armes létales dans le but de supprimer la vie d’une personne humaine. Dans sa logique mortuaire, supprimer la vie équivaut, en fait, à l’élimination physique de toute contestation de son bien-fondé, de sa place éminente dans l’environnement politique qu’elle est censée, par définition, quadriller et asphyxier.
En réalité, la violence armée est la véritable nature de la Bourreaucratie. À vrai dire, C’est son mode d’expression politique et administrative. C’est son mode opératoire non pas pour manifester son existence physique ou matérielle mais plutôt pour instiller la peur dans la société, pour inspirer indéfiniment la crainte. C’est, donc, le règne de la terreur systémique. La terreur issue de la violence armée est, par essence, sa marque distinctive.
Le régime du Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre s’appuyait doublement sur l’appareil répressif militaire et le monolithisme politique et idéologique.
La violence armée déployée par la Bourreaucratie s’exprime, tout à fait, naturellement, lors de manifestations pacifiques des Citoyens. En effet, toutes les marches organisées dans l’optique de revendiquer les droits humains fondamentaux sont sans nul conteste, pour elle, l’occasion idéale de provoquer tous azimuts la mort au nom de la stabilité du régime qu’elle incarne. Donc, opprimer les droits fondamentaux, asphyxier les libertés publiques, réprimer violemment les citoyens et, par-delà, supprimer leur vie physique, participent, selon l’entendement de la Bourreaucratie, inéluctablement à la stabilité institutionnelle de l’État. À cet égard, il convient de souligner la répression sanglante qui s’est abattue sur la marche des Chrétiens du dimanche 16 février 1992 sous Mobutu Sese Seko du Zaïre et les manifestations organisées par le Comité laïc de coordination des Catholiques (CLC) le dimanche 21 janvier 2018 sous l’imposture de Joseph Kabila Kabange.
De son point de vue strictement sécuritaire, tordre les libertés publiques fondamentales, c’est, en fait, contribuer à l’assise de la paix publique. C’est, pratiquement, contribuer à la consolidation réelle de la sécurité collective. C’est, d’ailleurs, la raison pour laquelle la Bourreaucratie évoque, sans hésiter, au titre de la répression des manifestants pacifiques la présence d’éléments subversifs que personne n’est vraiment capable d’identifier, de quantifier, et qui représentent un danger supposément public et social. Dans l’optique de justifier son comportement répréhensible, le vocable utilisé à ce propos pour qualifier ces inciviques imaginaires – [ces boucs-émissaires qui n’existent que dans leur mental] – est ‘‘terroriste’’.
Force est d’admettre que la logique d’étouffement violent des droits inaliénables et sacrés des citoyens pour assurer la sécurité du régime politique et, par conséquent, la stabilité du pouvoir administratif et gouvernemental explique, de manière pertinente, l’intervention massive de forces de défense et de sécurité dans la gestion des humeurs populaires. À cet égard, les manifestations des 19 septembre 2016, 31 décembre 2017 et 14 janvier 2018en sont une parfaite illustration. Leur étouffement dans le sang traduit, à n’en point douter, cette vision macabre nourrie par un système aux abois. Celui-ci considère impunément l’exercice des libertés républicaines comme une grave atteinte à la sûreté de l’État. Il l’appréhende comme une réelle entrave au bon fonctionnement des institutions politiques, administratives et gouvernementales.
Ce qui est clair, la Bourreaucratie en tant que régime politique animé par des bourreaux, est, tout à fait, rassurée lorsque les individus qui vivent en permanence dans les limites de sa juridiction ou son territoire d’influence administrative, sous le joug de sa puissance publique, éprouvent constamment la peur. Elle est même sereine lorsque la trouille, devenue irrémédiablement un comportement politique, s’empare définitivement de l’univers sociétal. Donc, en tant que pouvoir politique et idéologique, la Bourreaucratie prend ses aises lorsque les citoyens lui vouent une crainte sans borne. En tant que système fondé sur l’absolutisme ou l’arbitraire, elle s’affirme bruyamment lorsque la notion de Citoyenneté est complètement effacée de la société en tant que mode d’expression des droits humains fondamentaux et exercice des libertés publiques et républicaines.
La ‘‘Soft Bourreaucratie’’
Si elle est, sans aucun doute, réputée utiliser des moyens violents – telles les armes létales – pour ôter gratuitement la vie des citoyens, la Bourreaucratie recourt, très souvent, à des méthodes non-violentes pour tuer des individus ou supprimer la vie de la majorité de la population. Dans ce cas fort spécifique, il s’agit des méthodes qui ne nécessitent pas forcément le déploiement de la violence physique. Il s’agit, bien entendu, des méthodes liées aux actes de gestion politique et administrative. En l’espèce, il s’agit des décisions arrêtées par la Bourreaucratie pour gérer la Cité, gouverner l’État ou administrer les Citoyens.
Dans ce processus décisionnel, la Bourreaucratie est, donc, pratiquement conduite à prendre des décisions capitales qui ont réellement pour conséquence de provoquer des morts massives, des décès à la chaîne. À ce niveau, celle-ci ne s’inscrit pas dans une logique d’affrontement directe où les adversaires ou ennemis sortent, très rapidement, des gants de boxe pour guerroyer ou des glaives pour combattre, tels des gladiateurs. Elle ne situe aucunement dans une logique de confrontation immédiate avec la masse ou la population.
S’inscrivant dans la même logique tyrannique que son prédécesseur, le mercenaire Mzee Laurent-Désiré Kabila adoubé par la mafia internationale a instauré, en République démocratique du Congo, un régime verrouillé de type staliniste et maoïste.
Dans ce processus décisionnel par définition meurtrier et assassin, la Bourreaucratie prend réellement des décisions de nature à provoquer artificiellement la faim ou la famine. À ce propos, il importe de mentionner la rétention permanente des salaires normalement dus aux fonctionnaires publics. Cette politique délibérée de confiscation des revenus d’agents de l’administration de l’État a, en réalité, pour effet de restreindre drastiquement le pouvoir d’achat des ménages. Elle entraîne la paupérisation de cette frange de la population. Celle-ci n’a effectivement plus accès à toute une série de biens de consommation courante voire toute une foultitude de services sociaux protecteurs de la santé. Elle n’a plus du tout accès à une alimentation à forte teneur protéique ou vitaminique. Il s’en suit, par voie de conséquence, la sous-alimentation ravageuse ou la malnutrition dévastatrice.
En effet, la population fortement appauvrie, artificiellement paupérisée par le régime en place, consomme en réalité moins de 1590 calories par jour. Ce qui ne lui permet guère d’être suffisamment en très bonne santé. Toutefois, ce phénomène de malnutrition ou sous-alimentation chronique date, à vrai dire, de l’époque tyrannique du Maréchal Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko du Zaïre où la consommation journalière des calories avait très largement chuté en-deçà de la barre nutritionnelle de 2000 calories par jour. Sans compter que, sous la présidence autocratique de Joseph Kabila Kabange, la population extrêmement appauvrie meurt de plus en plus de faim. Ce qui constitue, à n’en point douter, l’étape alarmante précédant la phase catastrophique de la famine[ii]. À cet égard, des rapports de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et du Programme alimentaire mondial (PAM) affirment péremptoirement qu’un dixième de Congolais meurt de faim en 2016 – 17[iii].
En effet, sous la Bourreaucratie, la population n’a pratiquement plus les moyens de se nourrir convenablement. En fait, elle ne peut normalement plus manger trois à cinq fois par jour. En raison de la dégradation drastique des conditions socioéconomiques, de la précarité et de l’extrême pauvreté, celle-ci est, plutôt, réduite à manger, dans le dessein d’assouvir la faim, une fois tous les trois jours en alternance journalière entre les parents, les filles et les garçons. Un tel phénomène génère souvent la dégradation progressive ou rapide de la santé. D’ailleurs, cette dégénérescence est très susceptible de rendre vulnérable la population en termes de défense immunitaire pour se prémunir contre des pathologies, tout à fait, bégnines ou maladies sévères.
À ce niveau, il faut également mentionner la dépréciation du franc congolais par rapport à la devise américaine. Cette dévaluation monétaire contribue aisément à provoquer l’explosion des prix de biens de consommation courante, d’une part. Et, d’autre part, elle exclut rapidement du spectre social une masse immense de citoyens dont le pouvoir d’achat déjà rabougri part logiquement en fumée. Comme l’augmentation des salaires ne suit pas toujours forcément l’inflation, des ménages dont la taille varie certes au plan démographique, sont, par voie de conséquence, automatiquement pris dans la trappe de la précarité socioéconomique. Des familles entières sont, donc, enfermées dans cette prison qu’est, en réalité, l’exclusion sociale.
À ce niveau, il faut aussi inclure l’attribution des concessions minières à des entreprises étrangères qui sont, en fait, des propriétés de multinationales. Celle-ci se fait, souvent, sans consultation populaire des communautés avoisinantes intéressées au premier chef. Elle se fait, surtout, aux dépens de leurs intérêts immédiats et légitimes. Bien entendu, sans possibilité de recours devant des juridictions nationales par avance muselées. Entre autres en cas de contamination avérée des sites environnementaux provoquant des maladies nuisibles affectant sévèrement la santé de ces groupements humains.
Ce qui est une façon de tuer à petit feu – en douceur pour être politiquement correct – la population. À cet égard, il convient de mentionner l’exemple patent de la Canadienne ‘‘Glencore’’. En effet, les activités minières de cette firme multinationale ont provoqué, à en croire des médias d’enquête internationaux, l’explosion des épidémies ou maladies parasitaires suite à la contamination évidente de la nappe phréatique au Katanga[iv].
En clair, les décisions irréfléchies de la Bourreaucratie entraînent, irrémédiablement, la dégradation des conditions sanitaires et environnementales. Celles-ci sont susceptibles d’affecter sévèrement la santé individuelle ou collective. Aussi sont-elles susceptibles de provoquer conséquemment ou consécutivement la mort.
Il n’en demeure pas moins vrai que la Bourreaucratie de la République démocratique du Congo provoque, à cet égard, des catastrophes humanitaires en refusant délibérément de distribuer l’eau potable à la population déjà condamnée à mort par avance. Son refus de désobstruer des égouts dans les agglomérations entraîne, en réalité, pendant la saison des pluies, de graves inondations dans des centres urbains avec son cortège de difficultés sociales et sanitaires. À titre d’exemple, les inondations combinées avec des immondices non ramassées ou délaissées dans des décharges publiques sauvages entraînent l’explosion du choléra, de la malaria, de l’amibiase et bien d’autres maladies affectant la peau, le foie, etc.
Sans compter que selon l’OMS, la République démocratique du Congo concentre à elle seule les 80 % des cas répertoriés pour des patients frappés par la maladie du sommeil. Sans compter que le méningocoque frappe avec une virulence inouïe qui entraîne des décès en quantités industrielles. Sans compter que les hôpitaux sous le Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre, le guérillero révolutionnaire Mzee Laurent-Désiré Kabila et le mercenaire Joseph Kabila Kabange sont incontestablement de véritables mouroirs.
Ces établissements hospitaliers manquent généralement des produits pharmaceutiques qui sont, évidemment, l’objet de contrebande de la part des groupes maffieux gravitant autour du régime. Sans compter que ces institutions hospitalières ne sont même point dotées d’équipements appropriés pour recevoir des patients qui suivent un traitement médical. Sans compter que les frais médicaux déjà exorbitants sont pratiquement à la charge exclusive des familles très souvent pauvres et démunies, évidemment sans travail digne et sans revenus décents.
Par ailleurs, avec la dégradation des conditions sanitaires et environnementales, il n’est pas totalement exclu que la fièvre hémorragique provoquée par le fameux virus Ébola fasse sa énième réapparition depuis 1976 aussi bien en campagne ou dans les cités rurales que dans les bourgades ou agglomérations. Si cette prédiction devait finalement se réaliser, sa résurgence devrait, sans nul doute, être accompagnée d’un taux de prévalence extrêmement élevé. En effet, le pouvoir politique et gouvernemental, l’administration publique ainsi que les autorités sanitaires n’ont pas pris, à ce jour, des mesures prophylactiques appropriées pour se prémunir contre ce genre d’épidémies mortelles.
Ce qui est clairement indéniable, pour s’imposer en République démocratique du Congo qui peine, sans aucun doute, à s’imposer une société de justice et de paix, de liberté et de sécurité juridique, de dignité et d’harmonie sociale, la Bourreaucratie incarnée aussi bien par la tyrannie kabiliste que le despotisme mobutiste a, certainement, confisqué la santé, le travail et les revenus financiers. Cet accaparement qui joue profondément sur les nerfs de la population, entraîne la montée vertigineuse des cas d’accident vasculaire cérébral (AVC) en raison du stress provoqué par l’insécurité permanente. Aussi entraîne-t-elle la montée en flèche de la dépravation des mœurs et du grand banditisme.
Ce qui est sûr et certain, cette stratégie de confiscation des droits purement économiques et sociaux des citoyens permet aux Bourreaucrates de tout acabit de tenir fermement entre leurs mains la liberté de tout un peuple animalisé, néantisé. Ainsi, les Congolais qui ont, certes, soif et faim de démocratie, sont réellement incapables de tenir plus de trois jours consécutifs de manifestations de protestation parce qu’ils ne mangent pas assez à leur faim. Cette situation entraîne fort logiquement que ceux-ci affamés ne sont pas physiquement voire mentalement dans l’état ou les conditions de résister au rythme infernal, d’ailleurs, très lourdement imposé par les tenants de la Bourreaucratie depuis la fin de l’ère mobutiste[v].
Comme quoi la faim ou la famine est, depuis l’avènement du fasciste portugais Salazar, une arme de destruction massive pour le tyran !
[i] Expression utilisée par le ‘‘blogueur’’ Cyprien Wetchi à propos des leaders congolais fort soucieux de se faire coopter en Belgique pour diriger la République démocratique du Congo.
[ii] 64 % des Congolais vivent dans une extrême pauvreté.
[iv] Reportages de ‘‘Cash Investigation’’ sur les activités nébuleuses de Glencore, Source You Tube.
[v] C’est sous le règne dictatorial de Mobutu Sese Seko du Zaïre que l’outil de production a été complètement vandalisé par le pouvoir politique, le chômage est pratiquement devenu endémique dans le but d’éloigner les Zaïrois de toutes préoccupations politiques. C’est également sous ce règne dévastateur pour le pays que la santé a été privatisée au profit des réseaux maffieux très proches du régime. Ceux-ci ont, naturellement, provoqué la raréfaction des produits pharmaceutiques et équipements médicaux.
L’Organisation de l’Union Haïtienne (OUH) au service des déshérités
De l’art d’aider Haïti
Situé dans la région de Cabaret-Arcahaie, à 50 Km au nord de la capitale Port-au-Prince, le Centre de santé de Carrefour-Poy dont la gestion administrative et médicale est confiée à l’Organisation de l’Union Haïtienne (OUH).
Quand l’humanitaire est une véritable vocation sacerdotale
‘‘Il ne faut jamais attendre une minute pour commencer à changer le monde’’ Anne Frank
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
L’Organisation de l’Union haïtienne (OUH) est légalement et, donc, juridiquement un organisme à but non lucratif dûment enregistré selon les lois haïtiennes et québécoises. Celle-ci est, en réalité, fondée en 1995 par M. Emmanuel Herly Petit, un Haïtien de la diaspora installé au Québec et au Canada depuis trois décennies. Évoluant dans le secteur hospitalier de son pays d’accueil que sont le Québec et le Canada, il a eu l’idée de répondre à certains besoins essentiels qui se posent crûment dans son pays d’origine, Haïti, en termes d’intégration sociale des populations défavorisées ou déshéritées. En effet, celles-ci peinent à accéder aux soins de santé primaires.
M. Emmanuel Herly Petit
Il y a lieu de mentionner que cette idée d’Emmanuel Herly Petit de participer activement et, surtout, positivement à l’insertion sociale de ses Concitoyens les plus démunis date réellement de l’époque où il œuvrait d’antan en Haïti en tant que moniteur au sein de la Croix-Rouge. C’est dire que celle-ci est, certes, le fruit d’une mûre et longue réflexion qui émane bien entendu d’un Citoyen sans nul doute mis au parfum des aspirations légitimes de ses Compatriotes. En d’autres termes, elle n’est pas, à proprement parler, le fruit d’une conscience purement spontanée ou d’une subite improvisation.
Dans la pratique courante, l’OUH est, à vrai dire, un organisme d’utilité publique. Elle se veut un ‘‘partenaire’’ stratégique de l’État haïtien dans l’accomplissement de ses missions de souveraineté. D’ailleurs, celles-ci impliquent logiquement et forcément la nécessité voire l’urgence d’apporter à l’ensemble de ses ressortissants la sécurité et le confort dont ils ont naturellement besoin en termes d’accessibilité aux soins de santé primaires.
La délégation d’experts médico-sanitaires de l’OUH en provenance de Montréal (Québec, Canada) reçue par la Ministre de la Santé publique et de la population de la République d’Haïti. De gauche à droite : Julie Nicole Carrière, Yvelise Paul, Emmanuel Herly Petit, Marie Greta Roy-Clément (Ministre de la Santé publique et de la population, Haïti), George-May Figaro (Haïti), Dr Julio C. Fernandes
À cet effet, dans le domaine de gestion des services sociaux et d’administration de la santé publique, l’OUH a manifestement conclu, au mois d’octobre 1997, un accord de partenariat avec l’État haïtien en vue de la redynamisation de divers centres de santé, communément appelés dispensaires, jugés dysfonctionnels ou non-opérationnels. Dans le cadre de ladite convention, l’OUH a littéralement obtenu du Département de la Santé publique de l’Ouest directement rattaché au Ministère de la Santé publique et de la population, la gestion tant administrative que médicale du Centre de santé de Carrefour-Poy. Il sied de souligner que cette structure sanitaire n’était pratiquement plus opérationnelle depuis plusieurs années.
Dr Lauré Adrien, directeur général de la Santé publique d’Haïti, chargé de mettre en oeuvre et de coordonner la politique de la santé publique en Haïti, a reçu dans son cabinet la délégation d’experts médico-sanitaires de l’OUH. De gauche à droite : Dr Lauré Adrien, Dr François Desmeules (Université de Montréal), Julie Nicole Carrière, George-May Figaro (Haïti), Yvelise Paul, Emmanuel Herly Petit, Tessa Dufresne (Haïti), Dr Julio C. Fernandes.
Donc, la fermeture de ce dispensaire faisait logiquement et forcément de cette région située à 50 Km au nord de la capitale Port-au-Prince une véritable poudrière sanitaire. Elle faisait de ce coin du pays un vivier pour l’expansion des pathologies tropicales au cas où celles-ci ne pourraient ou ne sauraient être endiguées en cas d’épidémies ou de diffusion d’agents pathogènes. À ce niveau, la réouverture de ce centre de santé orphelin a en réalité constitué un bénéfice d’ailleurs fort inestimable pour les habitants de cette région dans la mesure où elle assurait ipso facto l’accessibilité aux soins de santé primaires à une population estimée à plus de 200 000 âmes, qui en étaient par conséquent privées.
Aussi cette réouverture constituait-elle un gain appréciable et inestimable dans la mesure où elle ouvrait d’autres perspectives intéressantes aux ressortissants de ce coin du pays en termes d’implication ou de participation à divers programmes pour eux conçus par l’OUH. Parmi les multiples projets, il importe de relever la création d’emploi dans la mesure où des postes d’infirmière ou infirmier sont préalablement ouverts aux habitants de ladite région. D’ailleurs, ceux-ci connaissent mieux que quiconque la ‘‘psychologie’’ des patients vivant dans leur contrée.
M. Gilles Bernier, Ambassadeur du Canada accrédité à Port-au-Prince (Haïti) de 1997 à 2001, visite, lors de sa mission diplomatique, les locaux du Centre de santé de Carrefour-Poy. Au cours de cette visite, il est accueilli par MM. Emmanuel Herly Petit et Jean Jaroi Petit.
Force est de noter que le Centre de santé de Carrefour-Poy, qui englobe en aval la région de Cabaret-Arcahaie et en amont celle de la Côte-des-Arcadins, a bénéficié à maintes reprises des campagnes de vaccination, d’ailleurs organisées par l’État haïtien, entre autres dans le cadre de la lutte contre la poliomyélite vivement recommandée par l’OMS. Pour ce qui est du paludisme, communément connu sous l’appellation de malaria, ce dispensaire a assuré la distribution des médicaments antipaludéens. Aussi a-t-il participé à la distribution des nourritures aux plus démunis dans le cadre d’un programme alimentaire mis sur pied par l’organisme canadien et québécois, dénommé ‘‘Centre canadien d’étude et de coopération internationale’’ (CECI). Tout comme, pourrait-on relever, il a très nettement contribué à la distribution des vêtements, des fournitures scolaires et des jouets à des familles démunies et jeunes enfants déshérités.
Le Centre de santé de Carrefour-Poy en pleins travaux de rénovation.
Il importe de mentionner que le Centre de santé de Carrefour Poy géré par l’OUH a, effectivement, joui sur le terrain médical de l’apport incommensurable des médecins cubains dans le cadre de la coopération internationale et caribéenne entre Port-au-Prince et La Havane. Aussi ce dispensaire a-t-il bénéficié de la collaboration active et fructueuse des étudiants en médecine et a fortiori futurs médecins du Canada et du Québec. Toutefois, des médecins haïtiens travaillant dans des institutions hospitalières nationales n’ont pas hésité à offrir leurs précieux services et conseils aux patients de cette région. C’est l’exemple des DrsErnst, gynécologue, Lionel Paul, généraliste, Alix Moïse, généraliste et Roger Segnon, généraliste. Ces professionnels de la santé haïtiens reconnus encadrent souvent en Haïti le travail médical de leurs collègues venant de l’étranger.
Ce qui est parfaitement clair, donc indéniable, l’OUH dans son action quotidienne se définit comme une organisation ‘‘humanitaire’’ dont la mission primordiale consiste à déployer la solidarité sociale et internationale au profit de la République d’Haïti. Depuis mars 2003, celle-ci bénéficie de la qualité spécifique d’ONG lui reconnue administrativement par les autorités publiques et administratives haïtiennes. Dans le cadre de ses activités sociales et humanitaires, elle a su mobiliser tant l’expertise des professionnels de la santé du Canada et du Québec que les ressources hospitalières de cet État d’Amérique du Nord britannique et de sa Province francophone pour les mettre au service du Centre de santé de Carrefour-Poy et autres institutions médicales d’Haïti.
Au cours d’une mission humanitaire en Haïti, le Dr Selim Rashed (Hôpital Maisonneuve-Rosemont) auscultant de jeunes enfants au Centre de santé de Carrefour-Poy.
Parmi les professionnels de la santé canadiens de renommée internationale qui ont, certes, participé aussi bien à la conception qu’au succès du projet ‘‘Haïti Santé et Développement’’ piloté par l’OUH, il convient de nommer le Dr Selim Rashed, à la fois pédiatre près l’hôpital Montréal pour enfants et spécialiste des maladies parasitaires tropicales près l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, la Dre Yvette Bony, hématologue près l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, le Dr Serge Raphaël, psychiatre près les hôpitaux Jean-Talon et Marie-Enfant, le Dr Milord du Centre hospitalier et universitaire de Sherbrooke, le DrCarlos Vanisschott, gynécologue et le Dr André Arcelin, généraliste.
M. Emmanuel Herly Petit en pleine concertation avec le Dr Julio C. Fernandes sur le projet de Clinique orthopédique en Haïti
Dans le cadre dudit projet, l’on ne peut passer sous silence les précieux services et conseils du Dr Julio C. Fernandes. Ce médecin œuvre au sein des Hôpitaux du Sacré-Cœur de Montréal et Jean-Talon dans le domaine spécialisé de l’Orthopédie. Sans oublier le Dr Pierre Ranger. Ce médecin de la Clinique Orthopédique de Laval, détaché aux Hôpitaux du Sacré-Cœur de Montréal et Jean-Talon, apporte toute son expertise au niveau de la conceptualisation des modèles de formation et de remise à niveau des professionnels de la santé en provenance d’Haïti.
Lors d’une séance de travail à l’OFATMA, la délégation d’experts de l’OUH est reçue par le Dr Joseph Agabus, directeur général de l’OFATMA. De gauche à droite : Dr Julio C. Fernandes, Yvelise Paul, George-May Figaro (Haïti), Julie Nicole Carrière, Fritz Deshommes (Recteur de l’Université d’État d’Haïti), Dr Joseph Agabus (OFATMA), Emmanuel Herly Petit, Dr François Desmeules (Université de Montréal).
Toujours dans ce cadre, un projet médical et sanitaire a été élaboré sous la coordination du Dr Julio C. Fernandes en vue de répondre efficacement à la problématique orthopédique en Haïti. Celle-ci s’est littéralement aggravée en raison de nombreux traumatismes sévères liés à la circulation automobile. Elle s’est naturellement compliquée avec le grand engouement des Haïtiens pour des motocyclettes négociant l’usage des routes avec les véhicules motorisés dans les agglomérations. Aussi s’est-elle évidemment aggravée en raison de multiples difficultés relatives à la réhabilitation sociale des accidentés de la route.
Séance de signature de la convention entre l’OFATMA et l’OUH sur la gestion des services sociaux et la prise en charge des cas orthopédiques, médicaux et sanitaires en Haïti. De gauche à droite : Maître Israël Petit-Frère (OFATMA), Julie Nicole Carrière, Dr François Desmeules (Université de Montréal), Dr Julio C. Fernandes, Dr Joseph Agabus (OFATMA), Emmanuel Herly Petit (OUH), Yvelise Paul, George-May Figaro (Haïti), Dr Boucher (Médecin en chef OFATMA).
Pour y répondre, l’OUH compte réellement mettre sur pied une clinique mobile. Cette unité médicale ambulante rattachée à l’Institut haïtien de la réhabilitation [IHR]) aura primordialement pour tâche de dispenser des conseils médicaux et d’administrer des soins de santé de qualité aux patients littéralement handicapés par des difficultés d’ordre orthopédique. Aussi l’OUH compte-t-elle établir une structure médicale pour soigner et, surtout, resocialiser cette catégorie on ne peut plus particulière. Cette unité fixe servira également à former un personnel de qualité, fortement adapté aux besoins de la clientèle orthopédique.
Dr Joseph Agabus (OFATMA) et Emmanuel Herly Petit (OUH) paraphent l’accord qui lie l’OUH à l’OFATMA pour la gestion des services sociaux et la prise en charge des cas orthopédiques, médicaux et sanitaires en Haïti.
C’est dans cette perspective unique de prestation de services de santé publique qu’un accord a été conclu entre l’OUH et l’Office d’Assurance Accidents de Travail, Maladie et Maternité (OFATMA). C’est dans cet esprit de sécurité sociale (assurance et protection) des Citoyens qu’une convention portant partenariat stratégique a été dûment signée entre l’OUH et ledit organisme étatique chargé de la couverture sociale des salariés de l’espace privé et des agents administratifs du secteur public. Ce qui permettra, ainsi, à l’OFATMA de mieux couvrir socialement la population à travers ses réseaux de services sociaux mais aussi de mieux offrir des soins de santé à tous les patients à travers ses réseaux d’hôpitaux, de cliniques et de dispensaires sur l’ensemble du territoire haïtien.
Photo de famille entre l’OFATMA et l’OUH pour saluer la convention liant les deux organisations.
Qui dit OUH, dit logiquement et forcément programmes sociaux et projets humanitaires mis sur pied en Haïti. Qui dit OUH, dit surtout action humanitaire. Cette action n’est possible qu’avec l’apport des partenaires publics ou privés. Parmi les partenaires de l’OUH, il y a des personnes morales, tout comme des personnes privées. Et parmi les personnes morales qui soutiennent les activités de l’OUH, il y a des hôpitaux et des cliniques du Québec – et surtout de la grande région de Montréal – qui lui fournissent assistance matérielle et ressources humaines.
S’agissant des établissements hospitaliers qui ont généreusement apporté par l’entremise de l’OUH leur contribution au projet Haïti Santé et Développement en termes de ressources humaines, il faut citer les hôpitaux du Sacré-Cœur de Montréal, Jean-Talon et Maisonneuve-Rosemont. Ces Institutions ont daigné associer aux divers déplacements des professionnels de la santé du Canada et du Québec en Haïti des groupes de médecins et d’infirmières. S’agissant effectivement des équipements médicaux et pharmaceutiques, les trois hôpitaux de l’Ile de Montréal, ci-dessus mentionnés, ont toujours été d’un grand secours. Leur apport fort appréciable a toujours permis de doter les hôpitaux d’Haïti de médicaments et de matériels. Les grands bénéficiaires de cette manne médicale sont généralement les institutions hospitalières, les polycliniques et cliniques faisant partie intégrante de la grande ceinture de Port-au-Prince.
Ce qui est clair, l’action sociale et humanitaire de l’OUH est soutenue moralement et même matériellement par bien des professionnels de la santé du Canada et du Québec. Parmi ces personnes dévouées à la cause haïtienne et celle de l’OUH, il y a Madame Chantal Alarie. Cette infirmière en chef du Bloc opératoire de l’Hôpital Jean-Talon s’est toujours montrée généreuse et disponible. Elle fait partie de ce cercle, de ce noyau, qui a toujours cru au bien-fondé du projet Haïti Santé et Développement, ainsi qu’à la pertinence de différents programmes sociaux et humanitaires initiés en Haïti.
Pour ce qui est de la diaspora haïtienne, le Dr Lys Montas utilise fréquemment le réseau de l’OUH en vue d’acheminer des médicaments ophtalmologiques. Ceux-ci sont distribués à certaines institutions hospitalières ou quelques centres de santé actifs en Haïti. Le Dr Rosny Destimé qui a, déjà, œuvré dans l’univers de la santé publique et des services sociaux en Haïti, participe très activement à la distribution des médicaments et des équipements via l’OUH. Aussi participe-t-il à la mise sur pied des campagnes de vaccination et à la formation sur le terrain des infirmières, ainsi que l’encadrement des infirmières-auxiliaires. Quant à elle, la chirurgie est, faut-il le souligner, assurée par le Dr Maxime Séjour.
Dr Joseph Agabus (OFATMA) félicite M. Emmanuel Herly Petit (OUH) pour la pertinence du projet Haïti Santé et Développement et la qualité de la délégation d’experts du Québec (OUH).
En Haïti, l’OUH est également partenaire d’un certain nombre d’institutions internationales et nationales. Sur le plan international, elle coopère avec Médecins sans Frontières (MSF), le Centre canadien d’étude et de coopération internationale (CECI), OXFAM-Québec, etc. Ces organismes internationaux ont pignon sur rue à Port-au-Prince. Sur le plan national, l’OUH coopère étroitement avec l’hôpital de Cité Soleil au niveau d’échange d’informations, l’hôpital Général de Port-au-Prince pour la distribution des médicaments et équipements convoyés du Canada et du Québec, ainsi que l’hôpital de Chancerelles pour la distribution des médicaments pharmaceutiques et équipements et l’Hôpital de l’OFATMA situé à la Cité militaire.
Entre autres activités, l’OUH distribue l’eau potable dans la région de Carrefour-Poy et ses environs. Elle participe activement à la diffusion des mesures prophylactiques et à la mise sur pied des campagnes de sensibilisation sur différentes maladies (tuberculose, VIH/Sida, MTS ou maladies transmissibles sexuellement, malaria, tétanos, etc.). Aussi participe-t-elle à la sensibilisation de jeunes femmes enceintes en vue d’assumer des grossesses sans risque. Ce programme est, d’ailleurs, supervisé par David Mathias, Pierre-Michel Aurélien ou Grégory-Pierre Acroques. Toutes ces personnes ci-dessus nommées sont des agents locaux formés par l’OUH.
Dr Lauré Adrien, directeur général de la Santé publique en Haïti, a accordé une oreille attentive à la délégation d’experts de l’OUH. De gauche à droite : Karl-Henri Leconte (Coordonnateur des relations de l’OUH avec les ONG’s nationales et internationales), Julie Nicole Carrière, Dr Julio C. Fernandes, Dr Lauré Adrien, Lionel Leconte (Marketing et Développement international USA pour le compte de l’OUH), Emmanuel Herly Petit (OUH).
Par ailleurs, lors du fameux séisme qui a très durement frappé Haïti, violemment touché les populations fragiles, le 12 janvier 2010, l’OUH a bel et bien distribué des fils de suture. Elle a également distribué des médicaments et des pansements en provenance du Québec et du Canada sous la supervision d’Alphonse Apollon et de Nadia Laroche. Aussi l’OUH a-t-elle procédé à des chirurgies mineures.
Situé dans la région de Cabaret-Arcahaie, à 50 Km au nord de la capitale Port-au-Prince, le Centre de santé de Carrefour-Poy dont la gestion administrative et médicale est confiée à l’Organisation de l’Union Haïtienne (OUH).
Photo N0 2
Emmanuel Herly Petit
Photo N0 3
La délégation d’experts médico-sanitaires de l’OUH en provenance de Montréal (Québec, Canada) reçue par la Ministre de la Santé publique et de la population de la République d’Haïti. De gauche à droite : Julie Nicole Carrière, Yvelise Paul, Emmanuel Herly Petit, Marie Greta Roy-Clément (Ministre de la Santé publique et de la population, Haïti), George-May Figaro (Haïti), Dr Julio C. Fernandes.
Photo N0 4
Lauré Adrien, directeur général de la Santé publique d’Haïti, chargé de mettre en oeuvre et de coordonner la politique de la santé publique en Haïti, a reçu dans son cabinet la délégation d’experts médico-sanitaires de l’OUH. De gauche à droite : Lauré Adrien, Dr François Desmeules (Université de Montréal), Julie Nicole Carrière, George-May Figaro (Haïti), Yvelise Paul, Emmanuel Herly Petit, Tessa Dufresne (Haïti), Dr Julio C. Fernandes.
Photo N0 5
Gilles Bernier, Ambassadeur du Canada accrédité à Port-au-Prince (Haïti) de 1997 à 2001, visite, lors de sa mission diplomatique, les locaux du Centre de santé de Carrefour-Poy. Au cours de cette visite, il est reçu par Emmanuel Herly Petit et Jean Jaroi Petit.
Photo N0 6
Le Centre de santé de Carrefour-Poy en pleins travaux de rénovation.
Photo N0 7
Au cours d’une mission humanitaire en Haïti, le Dr Selim Rashed (Hôpital Maisonneuve-Rosemont) auscultant de jeunes enfants au Centre de santé de Carrefour-Poy.
Photo N0 8
Emmanuel Herly Petit en pleine concertation avec le Dr Julio Fernandez sur le projet de Clinique orthopédique en Haïti
Photo N0 9
Lors d’une séance de travail à l’OFATMA, la délégation d’experts de l’OUH est reçue par le Dr Joseph Agabus, directeur général de l’OFATMA. De gauche à droite : Dr Julio C. Fernandes, Yvelise Paul, George-May Figaro (Haïti), Julie Nicole Carrière, Fritz Deshommes (Recteur de l’Université d’État d’Haïti), Dr Joseph Agabus, Emmanuel Herly Petit, Dr François Desmeules (Université de Montréal).
Photo N0 10
Séance de signature de la convention entre l’OFATMA et l’OUH sur la gestion des services sociaux et la prise en charge des cas orthopédiques, médicaux et sanitaires en Haïti. De gauche à droite : Maître Israël Petit-Frère (OFATMA), Julie Nicole Carrière, Dr François Desmeules (Université de Montréal), Dr Julio C. Fernandes, Dr Joseph Agabus (OFATMA), Emmanuel Herly Petit (OUH), Yvelise Paul, George-May Figaro, Dr Boucher (Médecin en chef OFATMA).
Photo N0 11
Dr Joseph Agabus (OFATMA) et Emmanuel Herly Petit (OUH) paraphent l’accord qui lie l’OUH à l’OFATMA pour la gestion des services sociaux et la prise en charge des cas orthopédiques, médicaux et sanitaires en Haïti.
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Photo de famille entre l’OFATMA et l’OUH pour saluer la convention liant les deux organisations.
Photo N0 13
Dr Joseph Agabus (OFATMA) félicite M. Emmanuel Herly Petit (OUH) pour la pertinence du projet Haïti Santé et Développement et la qualité de la délégation d’experts du Québec (OUH).
Photo N0 14
Dr Lauré Adrien, directeur général de la Santé publique en Haïti, a accordé une oreille attentive à la délégation d’experts de l’OUH. De gauche à droite : Karl-Henri Leconte (Coordonnateur des relations de l’OUH avec les ONG’s nationales et internationales), Julie Nicole Carrière, Dr Julio C. Fernandes, Dr Lauré Adrien, Lionel Leconte (Marketing et Développement international USA pour le compte de l’OUH), Emmanuel Herly Petit (OUH).
Maxime Bernier mobilise les troupes conservatrices
Le Parti progressiste-conservateur du Canada (PCC) en ordre de bataille au Québec : Le cas de la circonscription de Beauce
« Notre gouvernement s’est engagé à instaurer les meilleures conditions qui soient pour que les petites entreprises et celles qui démarrent au Canada puissent croître et prospérer. L’investissement dans le Centre d’entreprises et d’innovation de Montréal annoncé aujourd’hui fera en sorte que les entreprises novatrices prometteuses du Québec disposeront des services, de l’aide et des ressources qui leur permettront de devenir compétitives sur le marché international, tout en créant des emplois à Montréal et ailleurs au Québec. » Maxime Bernier, ministre d’État canadien aux Petites entreprises, Tourisme et Agriculture (2011 – 2015), Conseil national de recherches du Canada, le 10 novembre 2014.
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Le parfum électoral commence à se faire sentir progressivement au Canada. Et le pays s’y met, graduellement, dans cette atmosphère démocratique propre à la conquête du pouvoir parlementaire et, par ricochet, du pouvoir gouvernemental. En effet, en 2019, le Canada connaîtra, sans doute, la fébrilité des scrutins législatifs, si l’on s’en tient, bien entendu, à la météorologie politique et électorale. À cet égard, bien des états-majors des partis politiques affinent déjà des stratégies en vue de mieux négocier ces prochaines échéances électorales.
Parmi les familles de pensée politique qui comptent, indéniablement, participer à ces joutes afin de défier la formation au pouvoir qu’est le Parti Libéral du Canada (PLC), figure le Parti Progressiste-Conservateur du Canada (PCC). Depuis l’existence de ce pays, cette entreprise politique est, à vrai dire, un parti dominant de l’échiquier politique, quoi que présentement dans l’opposition. Il est, donc, un gros joueur, un véritable cador au plan national. Face à ces échéances électorales qui arrivent, – mine de rien –, à grands pas, cette formation politique entend, en fait, se positionner auprès de l’opinion publique et de la clientèle nationale comme la seule et unique alternative crédible aux politiques du gouvernement libéral mené par le Premier ministre Justin Trudeau.
C’est dans ce contexte de prévision électoraliste que Maxime Bernier, actuel député fédéral de Beauce, a fortiori un des ‘‘leaders’’ le plus en vue de la famille conservatrice au Québec, est amené à réunir à l’hôtel Le Georgesville perché au centre-ville, ses commettants, y compris des sympathisants, dans le dessein de poser les jalons de la future campagne. Au cours de cette rencontre de haute volée, ce ‘‘meneur’’ de troupes conservatrices a abordé des thèmes chers aux adhérents et sympathisants du Parti, d’ailleurs conquis d’avance. Il a passé en revue entre autres ‘‘la place du Canada dans les Amériques et dans le monde’’, ‘‘le libre-marché’’, ‘‘le libre-échange’’, ‘‘la prospérité économique’’, ‘‘le dynamisme fiscal’’, ‘‘la responsabilité’’, ‘‘la solidarité’’, ‘‘la sécurité’’, etc. Aussi a-t-il articulé son discours autour trois idées forces. À savoir : la ‘‘liberté’’, la ‘‘ténacité’’ et la ‘‘popularité’’.
Pour Maxime Bernier qui prend également à cœur les questions de santé publique au Canada, la liberté en tant que ‘‘vision politique’’ et ‘‘démarche sociale’’ est moteur du développement économique et source de progrès social. Elle est génératrice de prospérité. Elle commande la croissance matérielle (économique) et l’expansion morale d’une Collectivité qui définit et oriente son destin pour le bonheur et la fierté de ses ressortissants.
Toutefois, pour être fructueuse sur le terrain économique, la prospérité qui se nourrit de la liberté doit, normalement, bénéficier à l’ensemble de la société en termes de création de richesses et d’emplois. Ce qui sous-entend que celle-ci doit être, réellement, partagée pour avoir un impact positif sur la bonne marche de la société. C’est sur cette notion de partage que repose, fondamentalement, systématiquement, le principe cardinal de Solidarité censée garantir la paix et la sécurité des Citoyennes et Citoyens.
Comme la liberté qui définit l’être humain, alimente en tant que source les convictions et les idées politiques, Maxime Bernier demande aux adhérents et sympathisants de ne pas hésiter à s’ériger en ‘‘porte-parole’’ du Parti Progressiste-Conservateur du Canada. Il les encourage vivement à porter, tels des Messagers, leurs convictions politiques au cœur de la société. Il les exhorte à porter les idées conservatrices au cœur du débat politique et partisan.
Pour transformer la société, Maxime Bernier exhorte les conservateurs à convaincre leurs Concitoyennes et Concitoyens de la pertinence de la démarche conservatrice. Ce travail de promotion des idées et de défense des convictions conservatrices dans le cadre politique et démocratique constitue la ‘‘ténacité’’. Ce poids lourd du Parti Progressiste-Conservateur du Canada (PCC) au Québec définit, d’ailleurs, ce deuxième pilier de son discours comme la marque militante de courage politique. Elle consiste, en effet, à porter haut et fort, voire même haut et loin, ses propres convictions au sein de la société.
Pour Maxime Bernier, une idée ou opinion n’est vraiment forte et viable que lorsqu’elle est suffisamment partagée avec d’autres Citoyennes et Citoyens. Sans ce procédé de partage au sein de la société, celle-ci meurt malheureusement. Elle devient définitivement inopérante.
Ainsi, pour transmettre les idées conservatrices dont il est, par définition et par conviction, un ardent ‘‘défenseur’’, le député fédéral de Beauce demande instamment à ses soutiens, y compris sympathisants, de vulgariser le projet du Parti Progressiste-Conservateur. Il leur conseille de propager, sans complexe et sans retenue, la démarche de cette famille politique. À cet effet, il qualifie sans ambages de ‘‘popularité’’ cette dynamique de vulgarisation des idées conservatrices auprès de l’opinion publique ou clientèle nationale. L’objectif de cette démarche consiste, donc, à faire du programme électoral conservateur ‘‘un projet politique amplement majoritaire dans la société canadienne’’.
‘‘La Porte Albinos est là dans l’ombre. Elle efface pas à pas tout ce qui m’épouvante encore et me fait pleurer dans l’éblouissement de ses gongs de feu.’’ André Breton, Poisson soluble (1924), Édition Gallimard, Coll. Poésie, 1996 (ISBN 2-07-032917-8), Partie 26, p. 104 – Prose poétique
À la mémoire de Ramata Diarra, petite fille albinos de 5 ans retrouvée sans vie, égorgée et décapitée au Mali, dans la ville de Fana. Sa tête a été emportée par les auteurs de cet acte ignoble pour l’accomplissement des rites sacrificiels très prisés dans ce pays du Sahel lors des campagnes électorales. Au cours de cette période de joute politique, les Albinos sont des victimes expiatoires par excellence afin d’assurer la victoire des candidats compétiteurs.
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Dans les ‘‘Dix paroles de la Torah[i]’’ consignées dans les Tables de la Loi confiées par ‘‘Hashem’’ au prophète Moshe, d’ailleurs sous forme de prescription ou ordonnance, il est formellement ‘‘interdit’’ de tuer[ii]. C’est-à-dire : ‘‘il est strictement défendu à l’Être humain créé à l’image de D.ieu d’ôter la vie d’une autre personne, – également créée à l’image de D.ieu – qui est, par conséquent et par définition, son semblable’’. En d’autres termes, tuer son semblable ou son prochain, c’est, par essence, se trucider. En réalité, le fait de se tuer soi-même, donc le fait de s’ôter la vie, est normalement défini ou qualifié en langage scientifique de ‘‘Suicide’’.
En effet, tuer un individu équivaut, sur le plan purement spirituel, au fait de lui ôter cette graine spirituelle que ‘‘Hashem’’ a, très divinement, plantée en chacun de nous. À savoir : la ‘‘Vie’’. La Vie est, d’abord et avant tout, l’Esprit de D.ieu qui se manifeste profondément en nous en tout temps et sous diverses formes. C’est, en fait, l’Énergie qui nous relie, directement, à l’Éternel.
Donc, tuer un Être humain équivaut au fait d’éteindre cette Énergie vitale. C’est, par définition, rompre définitivement tout lien physique et matériel avec l’Éternel. Cela est d’autant plus vrai que l’Humain est composé de [deux] éléments fondamentaux. L’un est spirituel (Énergie ou Esprit de D.ieu) et l’autre est matériel (il est symbolisé sur le plan physique par le sang qui coule dans nos veines, irrigue tous nos organes vitaux[iii]).
C’est donc dans le sang que se cache ou se loge indéniablement l’Esprit ou l’Énergie divine. Rappelez-vous, à cet effet, l’histoire édifiante de Caïn et Abel relatée de façon poétique, métaphorique, dans la Bible lorsque l’Éternel D.ieu interroge directement Caïn qui vient d’éliminer physiquement son frère de même sang Abel : ‘‘Qu’as-tu fait ?Le sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi[iv]’’. En d’autres termes, tuer, c’est faire mal à Hashem. Tuer signifie perturber la quiétude de l’Eternel. Tuer veut dire perturber l’Esprit de D.ieu. En somme, c’est simplement tuer D.ieu le Créateur de la vie. C’est provoquer le chaos dans l’œuvre de la Création divine car D.ieu a besoin de tous en tant qu’associé ou collaborateur à la construction de son édifice gigantesque qu’est la Nature, à l’édification [à l’accomplissement] de son œuvre grandiose qu’est l’Univers.
Dans le monde visible fait de matière, assujetti aux limites et contingences du temps et de l’espace, l’acte de tuer – l’acte de supprimer la vie – se réduit substantiellement au fait d’empêcher son semblable d’assurer sa descendance. Cela est d’autant plus vrai que la vie se perpétue normalement par la descendance. En l’occurrence, la progéniture conçue par le produit de la Création divine qu’est l’être humain. Ce qui revient à dire que l’acte de tuer est, en soi, une contravention de la loi divine en ce sens qu’il met un terme définitif à la procréation, qu’il interrompt abruptement la chaîne continue du processus de Création.
Force est de reconnaître que cette norme divine ordonne pratiquement à l’Humain de procréer. Celle-ci l’enjoint outre mesure de se massifier. Cette prescription divine que l’Être humain se doit d’observer est, d’ailleurs, référencée par le premier Livre de la Genèse lorsque ‘‘Hashem’’ s’adresse directement au Patriarche Noah et à toutes ses descendances en ces termes : ‘‘Et vous, soyez féconds et multipliez. Répandez-vous sur la terre et multipliez sur elle[v]’’.
Par voie de conséquence, tuer son semblable ou son prochain, c’est non seulement se trucider[vi] mais également tuer l’Esprit de D.ieu manifesté en chacun de nous sur le plan spirituel. Sur le plan physique et matériel, c’est en fait tuer à la base le groupe social auquel on appartient. Cet acte de privation consiste, à vrai dire, à empêcher sa Communauté de se massifier. C’est, en vérité, la priver de toute possibilité d’assurer sa permanence aussi bien dans le temps que dans l’espace. C’est, sans autre forme de procès, la priver de tout moyen, donc de toute force, de toute puissance, d’assurer sa reproduction en tant que Communauté vivante appelée à se perpétuer au sein de l’univers physique et matériel.
Cette vision spirituelle témoigne inlassablement du caractère précieux et privilégié de la Vie aux Yeux sanctifiés de ‘‘Hashem’’. En effet, tout acte de semence de la Vie se veut, par définition, une manifestation de l’Amour divin. Par extension, tout acte de protection de la Vie se veut, par essence, une manifestation continue de son Énergie. La vie est ici comprise comme l’absence de rupture avec ce lien indissoluble qu’est l’Esprit de D.ieu.
Sur le plan à la fois moral et intellectuel, l’acte de tuer un Être humain correspond au fait de tuer l’harmonie. Cela équivaut au fait de porter atteinte à la paix et la sécurité aussi bien de l’individu que de la Collectivité humaine. C’est-à-dire : le fait d’attenter à l’existence du Groupe social. C’est rompre coûte que coûte les liens de solidarité et de fraternité qui soudent très fermement la Communauté. En d’autres termes, tuer un semblable ou son prochain signifie, en vérité, rompre brutalement la concorde ou la sécurité. C’est-à-dire : ‘‘Rompre l’équilibre harmonieux qui fonde, en substance, la Collectivité’’.
Toutefois, au regard des lois divines, tuer son prochain ou son semblable s’avère un acte de rébellion à l’autorité sainte de ‘‘Hashem’’. C’est le fait de prendre en aversion l’Éternel D.ieu Tout-Puissant et Tout-Miséricordieux qui est, par essence, la Vie ou l’Esprit, donc l’Énergie qui vivifie l’Être humain et alimente l’Univers.
Dans le cas plus que malheureux voire préoccupant des Albinos, d’ailleurs devenus objet [non plus de simples quolibets] mais ce qui est surtout inquiétant [de chasse meurtrière] de la part de leurs congénères, il sied de relever que l’Albinisme est en soi une tare génétique. Cette déficience s’avère une des particularités biologiques de différentes espèces vivantes. Celle-ci est par nature héréditaire, et par conséquent transmissible de génération en génération. Elle touche autant des mammifères et des reptiles que des oiseaux et des amphibiens. Par conséquent, cette maladie a fortiori génétique, qui se caractérise pratiquement par l’absence peu ou prou de la mélanine ou du pigment, concerne, bien entendu, l’ensemble des Êtres humains du monde entier, indépendamment de leurs localisations respectives.
Il convient de souligner que dans bon nombre de pays du continent négro-africain, notamment des États d’Afrique orientale (la Tanzanie, le Burundi) tout comme australe (le Malawi)[vii], la situation de nos chers Albinos est fortement dramatique. En effet, ceux-ci sont visiblement l’objet de massacres génocidaires. Ils sont réellement pourchassés comme du gibier parce que des croyances sordides nourries par la résurgence de l’anthropophagie d’une autre époque leur prêtent, sans concession et sans retenue, des vertus magiques.
Pour les adhérents de ce type de cannibalisme version africaine, les os des Albinos imbibés de potions concoctées par des druides indéniablement dépourvus de toute compassion humaniste ouvrent d’immenses possibilités d’amasser à la vitesse de l’éclair du tonnerre des fortunes colossales. Ces carnassiers à la peau humaine qui font nettement fi de l’idéologie du travail s’appuyant substantiellement sur la notion de l’effort et de l’intelligence, sont convaincus qu’ils sont destinés à l’appropriation des richesses considérables dont la taille dépasse fort sensiblement la masse du trou noir de notre galaxie. Cette croyance aussi bien sordide que répugnante pourrait, d’ailleurs, se résumer à ce proverbe oh ! Combien significatif attribué à Paul Éluard : ‘‘Un Albinos ne fait pas le beau temps’’.
En effet, l’absence du pigment ou de la mélanine destine quotidiennement les Albinos au billot. Elle les expose littéralement à la potence décrétée par des individus déshumanisés ainsi que des féticheurs cupides dont la seule religiosité se réduit au culte du macabre et à l’expression du sordide. Devant un tel spectacle, un Humain digne de ce nom ne peut que manifester toute son indignation et surtout crier sa désapprobation face à des pratiques d’un autre âge.
Cet article est dédié à Ramata Diarra, âgée de cinq (5) ans. Elle est une petite fille albinos découverte sans vie et égorgée dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 mai 2018, au Mali, dans la ville de Fana. Sa tête a été emportée. Il s’agit bien là d’un crime rituélique. En effet, le Mali est entré dans une phase électorale active. C’est, à n’en point douter, une période propice aux sacrifices rituéliques. Au cours de ces rites expiatoires, les albinos sont transformés en gibiers sacrificiels.
Ce meurtre sordide de la petite Ramata Diarra a suscité une vive réprobation des femmes maliennes qui ont incendié le commissariat de police de la ville (la brigade de gendarmerie) et posé des barricades sur les routes pour entraver toute circulation. Incapable de sécuriser la vie des Citoyennes et Citoyens totalement placés sous sa responsabilité administrative, le sous-préfet recherché par la foule en colère n’a eu d’autre choix que de disparaître dans la nature. Comme quoi il appartient aux seules Maliennes et aux seuls Maliens de bonne volonté de lutter contre cette tragédie d’un autre âge. Il leur appartient de ne compter que sur leur propre détermination.
[i] C’est le Décalogue. Il est communément connu sous le label de ‘‘Dix commandements’’.
[iii] Dans le langage commun, l’acte de tuer correspond symboliquement au fait de ‘‘Verser le sang humain’’. Et, par voie de conséquence, ‘‘Verser le sang’’ est défini humainement comme un acte attentatoire à la vie. C’est purement et simplement une atteinte à l’Esprit de D.ieu si l’on se place de ce point de vue sur le plan spirituel.
[v] Genèse 9 : 7. ‘‘L’absence de fécondité et de procréation immédiatement est associée à la mort’’.
[vi] Le fait de se suicider pour avoir brisé son miroir, son propre reflet qu’est l’autre, son semblable ou son prochain.
[vii] Un constat se dégage dans le meurtre rituélique des Albinos. Cette pratique est, en réalité, plus répandue et plus observée dans l’espace swahiliphone de l’Est du continent. Toutefois, la majorité des gouvernements des États africains susmentionnés ont effectivement pris des mesures drastiques pour protéger les Albinos de ces pratiques maléfiques et également les intégrer dans la vie socioéconomique.
Une femme d’action, de conviction et de leadership
La Main et le Cœur qui font « briller » l’Étoile de la Nouvelle Haïti
‘‘Il n’existe pas d’autre voie vers la solidarité humaine que la recherche et le respect de la dignité individuelle’’. Pierre Lecomte du Noüy, artiste, écrivain, mathématicien, philosophe, physicien, scientifique (1883 – 1947).
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Martine Moïse, née ‘‘Marie Étienne Martine Joseph’’ à Port-au-Prince, est la première dame d’Haïti. Elle est l’épouse du président de la République en exercice, Son Excellence Jovenel Moïse. Ce dernier est, directement, issu du Monde des Affaires. Il est donc, par essence, un opérateur économique de son État. Il a prospéré dans les domaines de l’agro-industrie et de l’agroalimentaire. En politique, il présente, en réalité, cette particularité et cette singularité d’avoir ravi les clefs du Palais national après une très longue joute électorale, évidemment jalonnée de multiples rebondissements.
Le président haïtien Jovenel Moïse accompagné de la première dame Martine Moïse
Les deux époux (Martine et Jovenel Moïse) forment, effectivement, un couple stable. Plus de vingt ans de mariage. Aussi forment-ils une famille normale dont le bonheur et la joie se résument, comme tous parents attentionnés, à la présence de leurs trois enfants. À savoir : Joverlein Moïse, Jomarlie Moïse et Jovenel Moïse Jr.
Depuis l’assermentation de Jovenel Moïse qui a, naturellement, placé sa présidence sous le double signe de l’action et de la rigueur dans la gestion tant politique que publique du pays, le peuple haïtien, d’ailleurs accoutumé au conservatisme et à l’immobilisme, perçoit de plus en plus des changements notables, entre autres dans le style administratif de l’État. Cette vague de métamorphose manifestement imprimée par le Magistrat suprême n’épargne pas non plus la gestion domestique du Palais national qui, en principe, sert doublement de lieu de résidence (logement de fonction du chef de l’État) et de centre d’impulsion politique du pays (cœur de l’activité gouvernementale).
En tant que lieu de résidence ou logement de fonction du président de la République en exercice, le premier changement auquel assistent les Haïtiennes et Haïtiens est, à n’en pas douter, la place occupée voire réservée à la première dame du pays. Force est d’admettre que celle-ci n’a véritablement pas de statut particulier, d’ailleurs, prévu par la pratique politique et le formalisme juridique, qu’il soit légal ou règlementaire. Ce vide protocolaire qui dérive, certainement, de la tradition étatique incline à penser que l’accomplissement de sa mission à côté de très hautes charges assumées par son conjoint élevé au rang de chef de l’État relève, plutôt, de l’informel, tout comme du bricolage.
Ce qui est clair, le peuple haïtien était habitué à une première dame dont le rôle principal se réduisait, pratiquement, à la coupure des rubans symboliques, entre autres lors de grandes manifestations politiques et publiques. Aussi était-il habitué à une première dame servant fort spécifiquement de décor étatique voire de simple ornement présidentiel. Cette période est, [– faut-il le dire –], désormais, totalement révolue.
En effet, Martine Moïse a, complètement, métamorphosé l’image on ne peut plus vieillotte, figée et ringarde de la première dame du pays. En fait, celle-ci n’est plus simplement une accompagnatrice du chef de l’État lors de grands fastes ou apparats du régime. Elle n’est plus simplement celle dont la richesse de la garde-robe et la posture font, à n’en point douter, les délices du public ou des photographes, ainsi que les manchettes des médias.
Avec Martine Moïse, la première dame haïtienne est, toutefois, une femme très réellement engagée dans des causes qui lui tiennent particulièrement et singulièrement à cœur. Elle est, en réalité, devenue une activiste à part entière. À preuve, elle a bel et bien mis sur pied maints projets dans le cadre des programmes ‘‘Tout pou ti moun yo’’ et ‘‘Konte m, mwen konte’’ afin de matérialiser sa vision de la réalité sociale, culturelle et humanitaire d’Haïti.
Martine Moïse se bat, en effet, pour bien des causes qui procurent, indiscutablement, à l’être humain toute sa dignité. Elle lutte, en vérité, pour des causes qui restituent aux Haïtiennes et Haïtiens leur part d’humanité en tant que ‘‘Sujets’’ des droits humains fondamentaux et, surtout, Citoyennes et Citoyens d’un État indépendant. Vu sous cet angle, la première dame est assurément porteuse de flambeau qui éclaire la Conscience sociale et participe en même temps au façonnement de la Conscience nationale.
Parmi les causes ‘‘nobles’’ qui préoccupent, donc, au plus haut point Martine Moïse, il y a la petite enfance, la santé, l’éducation et l’instruction, ainsi que le sport.
Au niveau de la petite enfance, l’actuelle première dame haïtienne se bat farouchement pour l’amélioration des soins de santé administrés aux poupons. Ce qui, d’ailleurs, implique pertinemment leur accès facile à une nutrition acceptable et une alimentation potable, à un environnement hospitalier qui garantit des traitements de qualité et un univers familial qui assure un épanouissement certain à l’enfant, à un espace récréatif et éducatif respectable. Aussi se bat-elle énergiquement pour faciliter la vaccination des enfants en très bas âge. En d’autres termes, ce qui importe le plus à cette première dame qui s’avère atypique, ce sont, en réalité, les domaines de la pédiatrie et de la gynécologie, ainsi que le cadre familial pour l’éclosion des enfants.
Parmi les autres chevaux de bataille de Martine Moïse, il y a l’éducation et l’instruction. En effet, lors de la dernière rentrée scolaire, elle n’a pas hésité à distribuer des kits scolaires aux tout jeunes enfants issus des familles défavorisées sur le plan socioéconomique. Ce qui signifie, à vrai dire, pour elle que la jeunesse haïtienne demeure inéluctablement l’avenir de la Nation tout entière.
Parmi les autres centres d’intérêt clairement exprimés, visiblement manifestés par Martine Moïse, il y a sans aucun doute l’enrôlement administratif des tout jeunes enfants pour se voir octroyer un numéro d’identification nationale nécessaire à l’obtention d’une carte d’identité nationale. En d’autres termes, la première dame est très fortement préoccupée par le facteur d’intégration nationale décisif à l’appartenance à la Nation et au bénéfice des services publics et sociaux.
On peut également mentionner la pratique du sport. En tant qu’activité, celle-ci permet aux tout jeunes enfants en âge scolaire de prendre conscience de la santé du corps physique. Aussi permet-elle de développer certaines aptitudes voire certains talents disciplinaires, de porter des valeurs morales[i], d’acquérir une personnalité, de se forger une identité sociale et culturelle en se fraternisant avec leurs pairs[ii].
Ce qui est sûr et certain, de par ses activités débordantes et, surtout, sa vision de la réalité socioculturelle de la République d’Haïti, Martine Moïse est une première dame ‘‘atypique’’. En effet, elle se distingue radicalement par sa démarche, son entreprise et ses actions en vue de servir humblement – d’aucuns diraient noblement – le peuple haïtien. À l’image de son époux présidentiel qui sait, sans contredit, retrousser les manches pour faire d’Haïti un pays émergeant et, par conséquent, [re]donner du lustre à la fabuleuse Perle des Antilles, elle sait, à vrai dire, mouiller sa blouse afin de restituer la dignité à ses compatriotes. Sans contredit, elle sait mouiller ses vêtements pour offrir la justice à la majeure partie du peuple haïtien, prise dans l’étau de la désespérance sociale et de la désintégration familiale, et prisonnière de la précarité économique et de l’exclusion sociale.
Par ailleurs, vu la pertinence de sa vision et de ses activités humanitaires, Martine Moïse est, en réalité, un vecteur de transformation socioculturelle de son pays. Son action est, faut-il le reconnaître, d’utilité publique dans la mesure où elle substitue et complète, sans équivoque, celle pratiquement défaillante de l’État dans des domaines qui, normalement, relèvent de sa responsabilité première. Comme elle évolue, à ce seul titre, sous le pouvoir politique incarné par son mari présidentiel, elle s’inscrit résolument – et de ce fait unique– comme une actrice à part entière du régime politique haïtien.
Dans cette perspective, Martine Moïse peut ou doit être regardée comme une des vitrines voire une des béquilles de la présidence de Jovenel Moïse. Cette première dame peut ou doit être interprétée de la sorte d’autant plus qu’elle promeut ‘‘politiquement’’ par ses différentes activités à caractère humanitaire, social et culturel, la présidence de son conjoint. Cette réalité infère que Martine Moïse participe positivement à la définition de la mission, d’ailleurs, dévolue à la première dame dans le cadre d’une action politique propre à un régime, un système ou un pouvoir. Il appert qu’elle contribue à fournir à cette nouvelle stature qui, désormais, lui colle à la peau, une image somme toute valorisante. Il résulte de ce fait qu’elle contribue à lui attribuer, certes, un contour empreint de leadership, de dynamisme et d’activisme.
Pour ainsi dire, la première dame haïtienne Martine Moïse s’inscrit pertinemment dans la nouvelle philosophie du couple présidentiel. Instituée sous le régime politique incarné par son époux qui provient directement du sérail des affaires – [ce qui n’est pas forcément un hasard] –, cette nouvelle approche pourrait se résumer de la manière suivante : ‘‘Lorsque vous êtes président de la République et chef de l’État, vous devez mouiller votre chemise pour l’intérêt supérieur de la population et de la Nation. Par extension ou par ricochet, on peut dorénavant affirmer que, ‘‘lorsque vous êtes effectivement la première dame du pays, vous vous devez de mouiller votre blouse en vue de mettre du baume au cœur au peuple haïtien, d’apporter de l’espoir à l’ensemble de vos Concitoyennes et Concitoyens ». Voilà l’essentiel de la morale politique et citoyenne urgemment, solennellement, décrétée par le couple ‘‘Moïse’’ en tant que locataire du Palais national pour le bien-être de la Collectivité publique.
Par conséquent, au vu et au su de ses actions ou activités qui constituent, par leur nature et leur pertinence, un vrai sacerdoce, une véritable vocation, Martine Moïse est-elle, à coup sûr, la nouvelle version de la Mère de la Nation ou une simple servante du Peuple haïtien ?
‘‘Le grand leader est celui que l’on a envie de suivre avec enthousiasme, sans contrainte ni obligation, simplement parce que l’on adhère à son projet, ses valeurs, ses idées, sa vision, par les règles et les objectifs qu’il propose.’’ Didier Court, Entrepreneur, Auteur, Enseignant vacataire, Consultant, Management, Compagnon Du Devoir, Troyes
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
La politique est, par essence, l’art d’organiser la Cité, aujourd’hui devenue l’État, en tant qu’espace d’agir collectif pour le bonheur de ses membres. Cela signifie que le rôle et la mission de la politique sont de procurer à la Collectivité publique les moyens sûrs de son expansion ou de son développement. En d’autres termes, la politique procure à l’État les outils nécessaires et indispensables à la liberté et à la sécurité de tous ses ressortissants, à la stabilité et à la prospérité de l’ensemble de ses sujets.
Donc, la politique confère à l’État les instruments indispensables à son affirmation dans le concert des Nations en tant qu’entité viable et respectable. Elle lui fournit des outils utiles à sa liberté ou son indépendance en tant que personne morale disposant certes d’une personnalité juridique reconnue. C’est cette considération majeure et primordiale qui doit dicter et inspirer éminemment la vision politique de l’UDPS pour le façonnement de la République démocratique du Congo.
Les politiques publiques
Conformément à sa conception du développement économique au profit exclusif de la République démocratique du Congo et de son espace vital, à sa vision du progrès social des Citoyens, à plus forte raison sujets membres de la Collectivité publique, l’UDPS se doit impérativement de décréter « droits fondamentaux de la personne humaine » l’Eau, l’Énergie, l’Environnement, la Santé, l’Instruction et l’Éducation, l’Emploi, le Logement, les Transports, les Communications, etc.
La politique constitutionnelle
La Constitution est, par définition, un outil ‘‘juridique’’ fondamental dans la vie d’une société qui veut impérativement édifier son destin politique. C’est le ‘‘code de conduite’’ de l’État en tant que personne morale. La Constitution détermine, par vocation, le style ou le mode de vie de l’État. C’est elle qui révèle indéniablement la personnalité juridique de l’État et la nature de son instrument fondamental : ‘‘le Pouvoir’’.
La Constitution a pour effet de garantir la liberté de la Collectivité publique en tant que groupe politique dans le cadre de son fonctionnement institutionnel et de son organisation sociale. Elle détermine et agence ses rapports politiques avec ses ressortissants, des entités locales et des États tiers. Elle implique le déploiement de la puissance publique, la protection de la Souveraineté nationale, l’exercice de la démocratie en tant qu’expression populaire et l’exercice du pouvoir en tant que directeur et parapluie de la société.
Aussi la Constitution qui est par définition la Loi fondamentale, implique-t-elle le respect scrupuleux du droit en tant qu’ordonnancement juridique. Elle postule la nécessaire application de la loi de la Nation en tant que volonté suprême. En vue de garantir la sécurité et la paix, l’harmonie et la concorde nationale, elle énonce un catalogue de libertés publiques permettant naturellement au Citoyen humanisé de s’épanouir complètement.
Ainsi, pour l’UDPS qui est fondamentalement un parti légaliste, la Constitution se doit logiquement de fournir à la République démocratique du Congo les moyens juridiques et politiques indispensables à sa sécurité collective. Elle doit fournir au sanctuaire national les outils essentiels à sa survie pour sauvegarder ses intérêts vitaux en tant qu’entité publique. Ceci signifie que la Constitution est en réalité l’air que respire profondément l’État. Si celui-ci est à la base vicié, la Collectivité publique ne peut nullement bénéficier d’une santé de fer. Par conséquent, cette dernière sera plutôt rabougrie et malingre.
En d’autres termes, une bonne et véritable Constitution doit en principe générer la vitalité nationale. Elle se doit d’être pratiquement au cœur de l’expansion de l’État. Donc, elle est réellement au centre du développement économique et du progrès social accomplis par la Collectivité publique pour le bonheur de ses ressortissants. Celle-ci est l’expression du quadrilatère ou l’affirmation du quatuor formé par la ‘‘Sécurité’’, la ‘‘Liberté’’, la ‘‘Prospérité’’ et la ‘‘Stabilité’’.
La politique institutionnelle
Une institution est, en réalité, le cœur de l’État. C’est à travers elle que se prennent les décisions qui engagent logiquement l’avenir de la Collectivité publique. Dans ce sens, elle est au centre de la vie collective. Elle est comme le cœur de l’humain qui redistribue le sang dans tout le corps. Par conséquent, si le cœur est vraiment défaillant, il s’ensuit généralement une détérioration rapide ou progressive de la santé susceptible de provoquer à terme la mort du patient.
Il en est de même de la Collectivité publique dès lors que l’Institution qui est, en réalité, au cœur de sa vie politique et administrative, est profondément malade. En effet, la société connaît matériellement un dysfonctionnement préjudiciable à son expansion. Celui-ci entraîne ipso facto la paralysie complète du groupe social et, au plus haut degré, son explosion en tant que ‘‘Corps’’ et ‘‘Esprit’’.
D’où la politique institutionnelle de l’UDPS doit réellement impliquer la salubrité structurelle ou organique substantiellement fondée sur la cohérence ‘‘idéologique’’ et l’adhésion ‘‘populaire’’. Aussi doit-elle impliquer la salubrité mentale et morale des animateurs en tant que gardiens des principes et porteurs de valeurs sociales. Cette dimension ou vue de l’institution organique au centre de la vie politique et sociale a pour corollaire immédiat de garantir la liberté et la sécurité aux membres du groupe politique et social, de générer la prospérité et la stabilité au profit de la Collectivité publique.
La politique administrative
Si l’Administration en tant qu’Institution est le bras séculier de l’État, il n’en reste pas moins vrai qu’administrer signifie matérialiser les choix fondamentaux de la société pour l’équilibre et l’expansion, le bonheur et la survie de tous membres du groupe. C’est en fait concrétiser la vision salutaire de la Collectivité publique pour sa stabilité et sa prospérité, pour sa liberté et sa sécurité. Donc, Administrer signifie arrêter des choix clairs et pertinents. C’est mettre en pratique des choix judicieux pour l’avenir.
En d’autres termes, l’Administration à titre de pourvoyeuse des services publics n’est pas, par essence, une coquille vide avec une vision erronée ou dévoyée de la réalité. Ce qui veut dire que l’Administration est un instrument au service de la population pour sauvegarder sa liberté et sa sécurité. Sa mission consiste, donc, à procurer aux usagers des moyens autant utiles et nécessaires qu’indispensables à la prospérité individuelle et collective, à la stabilité du groupe social.
Par conséquent, si la politique se veut en réalité l’écriture des partitions musicales qui reflètent intrinsèquement les aspirations populaires, il n’en reste pas moins vrai que l’administration publique est, littéralement, le fait de jouer à la perfection des harmonies musicales. Elle est, en principe, le fait d’exécuter avec précision et exactitude toutes ces partitions. Dans le cas contraire, c’est la disharmonie, donc le dysfonctionnement. En d’autres termes, la conflagration, la déflagration.
La politique sécuritaire
C’est le développement des anticorps sociaux dans le but de freiner l’expansion de la maladie. En fait, il s’agit de juguler ou d’éradiquer les crises pathologiques qui affectent négativement la santé de la Collectivité publique. Force est d’admettre que celles-ci pourraient mener à terme à sa léthargie complète. Elles pourraient, à vrai dire, conduire à son éclatement.
À cet effet, l’UDPS se doit de mettre un accent très particulier et très singulier sur la prévention (l’anticipation), l’éducation (la formation) et l’immersion (la proximité) en vue d’assurer la liberté dont le visage véritable est sans aucun doute la paix. Par voie de conséquence, cette formation politique doit garantir l’épanouissement des membres du groupe dont la stabilité et la prospérité constituent en fait l’expression ou le socle.
La politique judiciaire
Pour assurer la paix sociale et la sécurité juridique, le juge doit incontestablement être le pivot du système politique et démocratique. Organe de l’État républicain, il doit être, à la fois, un véritable pouvoir et une autorité au sein de la Collectivité nationale [puissance publique et source du droit]. Incarnation d’une justice sereine, patiente, et surtout imperturbable, le magistrat doit effectivement être chargé de dire la loi au nom du Peuple souverain. Sa tradition doit être « l’Indépendance » et non la vile soumission ou l’instrumentalisation.
La politique environnementale
L’environnement est, en réalité, l’habitat naturel de l’humain. C’est par définition le cadeau de la Nature pour la survie de l’humanité ainsi que des autres espèces organiques et inorganiques, végétales et animales, concourant à l’équilibre de la Nature et à la perpétuation de la vie lato sensu. Par conséquent, il appartient plus particulièrement et plus singulièrement à l’être humain d’en prendre efficacement soin. C’est en réalité un devoir sacré. En vérité, c’est un impératif fondamental sans lequel l’espèce humaine court à sa perte totale, entraînant ainsi par sa disparition irréfléchie et inconsciente la perte irréversible des autres éléments de la Nature.
Par conséquent, l’UDPS dont le discours écologique est indubitablement au cœur de ses préoccupations majeures, se doit directement de responsabiliser aussi bien le Citoyen que les Corporations et Collectivités locales à la protection de la Nature, de l’environnement et de l’écosystème. Pour ce faire, l’UDPS qui est également le Parti de l’écologie, se doit d’énoncer le « droit » de l’environnement. Dans le but de préserver la sécurité collective, de sauvegarder la Nature et, surtout, assurer son bien le plus précieux qu’est certes la vie en tant que liberté des libertés, cette formation se doit de criminaliser tout comportement violant systématiquement ce droit fondamental, cette loi capitale.
Par ailleurs, l’UDPS se doit de faire de l’environnement un pôle de développement économique viable. Ce secteur d’activités doit, par conséquent, être caractérisé par la création d’entreprises vouées au recyclage et à la réduction des gaz à effet de serre (GAS). Aussi doit-il être caractérisé par la création d’emplois durables.
La politique sanitaire
Un dicton arabe déclare : « La santé est la couronne de la vie que Dieu a allégrement posée sur la tête de l’être humain». La couronne symbolise le règne du Pouvoir. C’est l’illustration de la Majesté. C’est la manifestation matérielle de la Puissance.
En d’autres termes, la perte de la couronne se traduit logiquement par la perte du pouvoir. Comme le pouvoir incarne intrinsèquement la vie, la chute du pouvoir entraîne ipso facto la ruine de la vie. Comme le pouvoir s’avère la vie, sa déchéance entraîne aussi la déchéance de la vie, l’effritement de l’existence, la détérioration de l’humain ou la décomposition de l’être. De ce point de vue, l’UDPS se doit de conscientiser le Citoyen sur la protection inéluctable de ce précieux joyau naturel qu’est effectivement la Santé.
Ce faisant, cette formation politique se doit directement de sensibiliser aussi bien l’État et les Collectivités locales que le Citoyen et les Corporations sur les multiples moyens à mettre nécessairement en œuvre (les ressources) et la stricte observance des pratiques hygiéniques et sanitaires sur le terrain. Elle se doit de sensibiliser sur la formation rigoureuse du personnel médico-psycho-social en tant que barrière ou rempart contre les maladies. Aussi doit-elle promouvoir l’éducation des masses populaires par des campagnes d’information dynamiques et efficaces.
La politique humanitaire
C’est l’expression matérielle de la solidarité du Peuple congolais. C’est également l’affirmation de la présence effective de l’État dans la rapide prise en charge des drames qui frappent cruellement la Nation ou des catastrophes qui endeuillent les Citoyens. Cette dernière est essentiellement fondée sur les notions cardinales de fraternité et de dignité, de solidarité et d’harmonie. Celle-ci est substantiellement axée sur les principes angulaires de stabilité sociale et de sécurité civile.
La politique énergétique
L’Énergie doit être mise au service du développement et du progrès de la Nation. Au même titre que l’Agriculture et les Mines, ce secteur d’activités stratégique doit automatiquement être un levier de l’économie nationale par la création effective de richesses et d’emplois. À cet effet, l’UDPS se doit de relancer systématiquement, et ce en appui avec l’exportation des produits locaux, la consommation interne en vue de permettre au Congolais de vivre dignement dans le confort matériel et dans la paix sociale. En tant que pôle de développement économique et social, plusieurs unités de production connexes et inter-reliées devraient graviter autour de celui-ci pour générer effectivement la croissance et la stabilité au sein de la Collectivité étatique.
La politique minière
Sous la gouverne politique et administrative – la gestion gouvernementale – de l’UDPS, le secteur minier doit effectivement s’ériger en véritable pôle de développement devant nécessairement présenter des implications tant économiques et sociales qu’environnementales. Sur le plan économique, les Mines doivent être axées sur la création des unités de production (entreprises de transformation et de fabrication). Celles-ci doivent être impérativement axées sur l’exportation et la commercialisation des produits semi-finis ou finis. Autour de ce pôle de développement, doivent graviter plusieurs entreprises connexes et inter-reliées dans le dessein de soutenir l’activité économique, la croissance et la stabilité sociale par la création effective voire substantielle de richesses et d’emplois. Tout comme l’Énergie, les Mines doivent financer les activités à caractère social, humanitaire et culturel.
La politique économique
Par définition, l’économie, c’est la santé d’un pays. Elle reflète, en réalité, la vitalité d’un État. Par analogie, l’on peut affirmer que l’économie est ce que consomme la Nation. C’est la ‘‘nourriture’’. Elle traduit l’alimentation. Si, par nature, celle-ci est totalement défaillante ou déficiente en éléments protéiques ou vitaminiques, il va de soi que cette nutrition entraîne, par conséquent, la détérioration de la santé et à terme, la mort de la Collectivité publique. Donc, pour disposer d’une santé de fer, un pays doit disposer d’une économie florissante. Donc, pour être assurément fort et énergique dans le concert des États, une Nation se doit réellement de refléter une économie vitale et prospère.
Pour ce faire, l’économie nationale doit reposer substantiellement sur la création des richesses pour la Collectivité étatique. Ce qui signifie l’édification des unités de production essentiellement fondées sur la « fabrication » ou la « fourniture » des produits et services. Elle doit également s’arc-bouter sur la création d’emploi et l’octroi des revenus substantiels aux salariés pour supporter le poids de l’économie par le truchement de l’épargne des ménages et le dopage de la consommation interne. Aussi doit-elle être axée sur l’exportation des produits locaux. Donc, à ce niveau, l’UDPS se doit d’éradiquer le développement d’une économie de bidonvillisation ou de survie substantiellement fondée sur la débrouillardise d’une population certes laissée pour compte et l’expansion tous azimuts de l’informel.
Pour refléter une santé dignement forte, la République démocratique du Congo doit – c’est une nécessité absolue et impérieuse – s’astreindre à la réduction drastique de la dette. Pour ce faire, elle doit revoir systématiquement sa politique d’emprunts publics et privés intérieurs ou extérieurs. Aussi doit-elle irrémédiablement s’attaquer à la réduction de la dépendance à l’assistance humanitaire étrangère qui est suicidaire. Elle doit enfin rééquilibrer les comptes publics de la Nation par la compression des dépenses de l’État et la réduction drastique des déficits publics.
La politique budgétaire
Le budget est, par essence, un instrument de redistribution des richesses dans la Collectivité publique. Il se traduit, très naturellement, par l’adoption des mesures générant l’efficacité économique aux moyens des incitations fiscales et renforçant la justice sociale. En effet, l’objectif de la politique budgétaire consiste à soutenir la croissance et le développement, à vaincre la précarité, à endiguer l’accroissement de la pauvreté et de la misère préjudiciables à l’expansion nationale.
La politique fiscale
Pour soutenir l’activité économique et, aussi, asseoir la stabilité sociale, l’UDPS se doit de reformer complètement la taxe à valeur (TVA). Cet instrument fiscal qui doit normalement bénéficier aussi bien à l’État qu’à ses collectivités locales, devrait nécessairement avoir pour finalité le développement économique de la Nation et le progrès social de la population. Pour ce faire, son affectation en tant que produit et recette doit concerner directement l’État, les Provinces et les Villes. Ayant un taux unique de 18, 5 %, cette TVA doit être répartie de la manière suivante : 7 % au profit de l’État central, 9 % au profit des Provinces et 2, 5 % au profit des Villes. Par contre, tous les produits à caractère culturel doivent être assujettis à une taxation supplémentaire de 2 % en vue de soutenir la culture et protéger le patrimoine national.
La politique bancaire
Le secteur bancaire a, en général, pour vocation de gérer l’argent des personnes morales (entreprises privées, entités publiques) et physiques (particuliers). Entre autres missions, il doit leur fournir nombre de produits et services permettant de fructifier leurs capitaux dans le dessein de réaliser et d’augmenter la plus-value économique voire même d’acquérir, et ce via la consommation directe, des biens à haute valeur ajoutée. À ce niveau, l’UDPS doit veiller à la solidité des banques et à leur mission de soutien à l’activité économique et sociale.
La politique financière
En vue d’assurer le dynamisme économique, l’UDPS doit favoriser la création des sociétés de crédit et d’investissement [financement en capital pour des personnes morales et physiques]. Elle se doit également de favoriser la création des sociétés de développement [valeurs mobilières, hypothèque immobilière et assurances] et de gestion [gestion du portefeuille et de l’actif : épargne]. Aussi doit-elle favoriser la création des fonds de pension [gestion des cotisations de retraite].
La politique monétaire
Pour l’UDPS, la santé monétaire de la République démocratique du Congo en tant qu’État est normalement liée à la santé économique de la Collectivité publique. Celle-ci est matériellement garantie par l’ampleur croissante de la consommation interne. Aussi est-elle garantie par le volume d’exportation des produits nationaux (la capacité de production nationale). Donc, il existe en fait une corrélation étroite entre ‘‘Monnaie, Économie, Industrie et Consommation’’. Par conséquent, l’UDPS se doit de mettre un accent particulier et singulier sur l’industrialisation.
La politique industrielle
La politique industrielle doit inéluctablement être motivée par des impératifs de prospérité et de croissance économique. Elle doit indéniablement être au cœur de l’emploi et de la stabilité (paix civile et sécurité sociale). Celle-ci doit essentiellement s’arc-bouter sur les services, les petites et moyennes industries (PMI) et les petites et moyennes entreprises (PME).
La politique agricole
La politique agricole de l’UDPS doit résolument être motivée par des impératifs de souveraineté (autosuffisance alimentaire) et de sécurité alimentaire (éradication complète de la malnutrition et de la sous-alimentation) pour préserver la santé et aussi sauvegarder le bien-être des Congolaises et Congolais.
La politique sociale
La politique sociale de l’UDPS doit fondamentalement être dictée par les principes de protection de la famille et de l’enfant. Aussi doit-elle être motivée et orientée par le principe de protection de l’individu par le truchement de la sécurité sociale et de l’assurance maladie.
La politique culturelle
La politique culturelle de l’UDPS doit essentiellement mettre un accent particulier sur la protection tous azimuts du patrimoine national, la promotion locale et le rayonnement international de la culture congolaise.
La politique sportive
La politique sportive de l’UDPS doit être essentiellement dictée par des impératifs de santé publique pour favoriser le confort et le mieux-être de la population. Elle doit également être dictée par l’appartenance communautaire en vue de mousser l’esprit national.
La politique scolaire
La première mission de l’école consiste à servir de cadre du savoir scientifique et technique. Par conséquent, cette institution est amenée à favoriser l’éclosion de l’intelligence humaine capable de maîtriser le monde et l’univers en vue d’être à l’avant-garde et l’environnement autochtone pour mieux répondre à ses besoins fondamentaux. Elle doit également servir à réinventer le Citoyen par l’apprentissage de la morale civique et sociale.
La politique universitaire
La politique universitaire de l’UDPS se doit de mettre l’emphase sur la recherche scientifique et le développement des ressources humaines dans le but de mieux répondre aux besoins vitaux de la Nation et aux exigences du progrès technique.
La politique communautaire
L’UDPS doit réellement favoriser la construction et le développement de l’identité communautaire (ne pas confondre communautés de citoyens basées sur des solidarités horizontales et agrégats ethniques et tribaux axés sur des relations verticales) en vue de renforcer le sentiment d’appartenance à la Collectivité publique et à la Nation.
La politique associative
La politique associative de l’UDPS doit servir à renforcer la suppléance de l’État et des Institutions administratives par le Citoyen pour mieux prendre en charge les besoins des communautés locales (la notion d’utilité publique). Pour renforcer la nature démocratique de l’État congolais, elle doit surtout être dictée par la défense des intérêts collectifs (la protection des droits fondamentaux de la personne humaine).
La politique étrangère
La politique étrangère de l’UDPS doit être résolument dictée par des impératifs de Paix intérieure et de Sécurité interétatique. Aussi doit-elle être motivée par des impératifs de Commerce extérieur, de Coopération internationale et de Diplomatie du développement.
La politique africaine
Au regard de la vocation africaine du Congo, la politique africaine de l’UDPS doit essentiellement être fondée sur trois principes majeurs : la Solidarité (la Fraternité et l’Amitié entre les Peuples et Nations), la Paix et la Sécurité (le Bon Voisinage ou la Bonne Entente) et l’Intégration continentale.
‘‘Une dictature est un pays dans lequel on n’a pas besoin de passer toute une nuit devant son poste pour apprendre le résultat des élections’’. Georges Clémenceau, Député, Homme d’État, Homme politique, Journaliste, Maire, Médecin, Ministre, Scientifique, Sénateur de la République Française (1841 – 1929)
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Le 24 avril 1990, le Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre prononça un discours historique. Celui-ci s’articulait autour de trois axes fondamentaux. À savoir : le Zaïre en tant qu’espace politique et socioculturel devient irréversiblement un univers où la compétition ou la notion de concurrence est ouverte. Il devient un univers dans lequel les entreprises idéologiques s’affrontent sous l’arbitrage bienveillant du Citoyen et du Peuple souverain, primo. Secundo, l’élection devient le mode de légitimation politique de l’autorité publique qui siège dans les organes délibérants à titre de Représentant de la Nation. Tertio, la liquidation pure et simple de la philosophie ou du discours de l’Authenticité en tant que stratégie de confiscation du pouvoir et d’asservissement du Citoyen et du Peuple.
Très attendu par la Communauté aussi bien internationale que nationale, ce discours qui fut, à vrai dire, un constat ou un aveu d’échec pour la gestion politique, administrative et gouvernementale mobutiste, permit à l’ensemble des Congolaises et Congolais d’entrevoir finalement l’avenir avec optimisme, enthousiasme et zèle. D’ailleurs, plus d’un quart de siècle après, son écho ne cesse toujours de résonner aux oreilles fines et alertes du Peuple congolais que des régimes arbitraires ou autoritaires successifs tentent par tous les moyens de priver du simple droit de vivre dignement. Bref le droit élémentaire de rêver de son futur comme tout être digne de libertés publiques et de droits fondamentaux, comme tout Peuple de la planète terrestre dont l’existence ‘‘physique’’ et ‘‘morale’’ se définit inéluctablement par son ‘‘affirmation politique’’ en qualité de ‘‘Souverain primaire’’.
Toutefois, que symbolise-t-elle réellement cette adresse à la Nation du mardi 24 avril 1990 ? Quelle est sa véritable portée relativement à la situation plus que moribonde de la République démocratique du Congo handicapée par l’insécurité et emprisonnée par une dictature sanguinaire ? Quelle est effectivement sa véritable signification par rapport à une Collectivité totalement engluée dans la prévarication et la corruption, le sous-progrès socio-humain et le sous-développement économique ? Bref, quelle est certes sa signification par rapport à un État liquéfié, devenu politiquement et même juridiquement un non-État, une zone de non-droit ?
Dans le contexte politique de l’époque, sans doute, marquée par l’irruption de l’Union pour la démocratie et le progrès social, en sigle UDPS, s’appuyant fondamentalement pour exister dans l’espace national sur l’article 4 de laConstitution du 24 juin 1967[i] et la fameuse Lettre ouverte du 1er novembre 1980 au Maréchal-président Mobutu Sese Seko du Zaïre, cette allocution traduit inéluctablement la nette capitulation de la tyrannie. Aussi traduit-elle indéniablement le rejet du despotisme idéologique en tant qu’agent naturel du sous-développement économique de la Collectivité publique et, surtout, vecteur du sous-progrès social et humain du Citoyen.
Dans le contexte actuel indubitablement marqué par l’érosion du pouvoir politique et gouvernemental, le discours du mardi 24 avril 1990 signifie la réappropriation par le Peuple congolais de sa qualité de Souverain primaire. Il signifie que la légitimité qui entoure l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions politiques est conférée par le seul Peuple souverain et non point par les armes létales. D’où l’intérêt de libérer coûte que coûte l’espace national en instituant une véritable concurrence politique et idéologique sanctionnée par le libre choix de la population.
Dans le contexte actuel d’un pays vitrifié par des guerres de prédation économique et déstabilisé par des crises cycliques, cette allocution du 24 avril 1990 signifie que la véritable ‘‘Conférence nationale souveraine’’ (CNS) de 1992 est la [seule] et [unique] source de stabilité politique et institutionnelle. Aussi signifie-t-elle que ce forum est la seule et unique garantie de légitimité politique et institutionnelle. En effet, lesdites assisses nationales protègent mieux que quiconque la Souveraineté internationale et l’Indépendance nationale de la République démocratique du Congo très chèrement acquises le jeudi 30 juin 1960. À preuve, dans quelle direction le fameux processus de Pretoria de 2002 et de Sun City de 2003 a-t-il effectivement conduit ce pays devenu subitement fantomatique ?
Alinéa 1er :Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage.
Alinéa 2 : Il ne peut être créé plus de deux partis dans la République. Ces partis s’organisent et exercent leurs activités librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie et les lois de la République.
Cet article 4 de la Constitution du 24 juin 1967 a été remplacé par l’article 1er de la loi n° 70-001 du 23 décembre 1970 portant révision de la Constitution, lequel déclare : « Le Mouvement populaire de la révolution est le seul parti politique de la République ».
Dans l’article 4 de la loi susvisée de 1970, il est inséré dans le titre III de la Constitution une section 1 intitulée « Du Mouvement Populaire de la Révolution » et comprenant un article 19 bis ainsi libellé :
Article 19 bis :
Alinéa 1er : Le Mouvement Populaire de la Révolution est l’institution suprême de la République. Il est représenté par son président.
Alinéa 2 : « Toutes les autres institutions lui sont subordonnées et fonctionnent sous son contrôle ».
Alinéa 3 : « Les structures et organes du Mouvement Populaire de la Révolution sont déterminés par ses statuts et règlements ».