Un autre regard sur l'actualité. Une autre lecture des enjeux fondamentaux des évènements. Un éclairage sur des questionnements de la vie quotidienne..
Auteur : joelasherlevycohen706912244
Journaliste indépendant, analyste politique et social, agent humanitaire.
‘‘Une dictature est un pays dans lequel on n’a pas besoin de passer toute une nuit devant son poste pour apprendre le résultat des élections’’. Georges Clémenceau, Député, Homme d’État, Homme politique, Journaliste, Maire, Médecin, Ministre, Scientifique, Sénateur de la République Française (1841 – 1929)
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Le 24 avril 1990, le Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre prononça un discours historique. Celui-ci s’articulait autour de trois axes fondamentaux. À savoir : le Zaïre en tant qu’espace politique et socioculturel devient irréversiblement un univers où la compétition ou la notion de concurrence est ouverte. Il devient un univers dans lequel les entreprises idéologiques s’affrontent sous l’arbitrage bienveillant du Citoyen et du Peuple souverain, primo. Secundo, l’élection devient le mode de légitimation politique de l’autorité publique qui siège dans les organes délibérants à titre de Représentant de la Nation. Tertio, la liquidation pure et simple de la philosophie ou du discours de l’Authenticité en tant que stratégie de confiscation du pouvoir et d’asservissement du Citoyen et du Peuple.
Très attendu par la Communauté aussi bien internationale que nationale, ce discours qui fut, à vrai dire, un constat ou un aveu d’échec pour la gestion politique, administrative et gouvernementale mobutiste, permit à l’ensemble des Congolaises et Congolais d’entrevoir finalement l’avenir avec optimisme, enthousiasme et zèle. D’ailleurs, plus d’un quart de siècle après, son écho ne cesse toujours de résonner aux oreilles fines et alertes du Peuple congolais que des régimes arbitraires ou autoritaires successifs tentent par tous les moyens de priver du simple droit de vivre dignement. Bref le droit élémentaire de rêver de son futur comme tout être digne de libertés publiques et de droits fondamentaux, comme tout Peuple de la planète terrestre dont l’existence ‘‘physique’’ et ‘‘morale’’ se définit inéluctablement par son ‘‘affirmation politique’’ en qualité de ‘‘Souverain primaire’’.
Toutefois, que symbolise-t-elle réellement cette adresse à la Nation du mardi 24 avril 1990 ? Quelle est sa véritable portée relativement à la situation plus que moribonde de la République démocratique du Congo handicapée par l’insécurité et emprisonnée par une dictature sanguinaire ? Quelle est effectivement sa véritable signification par rapport à une Collectivité totalement engluée dans la prévarication et la corruption, le sous-progrès socio-humain et le sous-développement économique ? Bref, quelle est certes sa signification par rapport à un État liquéfié, devenu politiquement et même juridiquement un non-État, une zone de non-droit ?
Dans le contexte politique de l’époque, sans doute, marquée par l’irruption de l’Union pour la démocratie et le progrès social, en sigle UDPS, s’appuyant fondamentalement pour exister dans l’espace national sur l’article 4 de laConstitution du 24 juin 1967[i] et la fameuse Lettre ouverte du 1er novembre 1980 au Maréchal-président Mobutu Sese Seko du Zaïre, cette allocution traduit inéluctablement la nette capitulation de la tyrannie. Aussi traduit-elle indéniablement le rejet du despotisme idéologique en tant qu’agent naturel du sous-développement économique de la Collectivité publique et, surtout, vecteur du sous-progrès social et humain du Citoyen.
Dans le contexte actuel indubitablement marqué par l’érosion du pouvoir politique et gouvernemental, le discours du mardi 24 avril 1990 signifie la réappropriation par le Peuple congolais de sa qualité de Souverain primaire. Il signifie que la légitimité qui entoure l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions politiques est conférée par le seul Peuple souverain et non point par les armes létales. D’où l’intérêt de libérer coûte que coûte l’espace national en instituant une véritable concurrence politique et idéologique sanctionnée par le libre choix de la population.
Dans le contexte actuel d’un pays vitrifié par des guerres de prédation économique et déstabilisé par des crises cycliques, cette allocution du 24 avril 1990 signifie que la véritable ‘‘Conférence nationale souveraine’’ (CNS) de 1992 est la [seule] et [unique] source de stabilité politique et institutionnelle. Aussi signifie-t-elle que ce forum est la seule et unique garantie de légitimité politique et institutionnelle. En effet, lesdites assisses nationales protègent mieux que quiconque la Souveraineté internationale et l’Indépendance nationale de la République démocratique du Congo très chèrement acquises le jeudi 30 juin 1960. À preuve, dans quelle direction le fameux processus de Pretoria de 2002 et de Sun City de 2003 a-t-il effectivement conduit ce pays devenu subitement fantomatique ?
Alinéa 1er :Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage.
Alinéa 2 : Il ne peut être créé plus de deux partis dans la République. Ces partis s’organisent et exercent leurs activités librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie et les lois de la République.
Cet article 4 de la Constitution du 24 juin 1967 a été remplacé par l’article 1er de la loi n° 70-001 du 23 décembre 1970 portant révision de la Constitution, lequel déclare : « Le Mouvement populaire de la révolution est le seul parti politique de la République ».
Dans l’article 4 de la loi susvisée de 1970, il est inséré dans le titre III de la Constitution une section 1 intitulée « Du Mouvement Populaire de la Révolution » et comprenant un article 19 bis ainsi libellé :
Article 19 bis :
Alinéa 1er : Le Mouvement Populaire de la Révolution est l’institution suprême de la République. Il est représenté par son président.
Alinéa 2 : « Toutes les autres institutions lui sont subordonnées et fonctionnent sous son contrôle ».
Alinéa 3 : « Les structures et organes du Mouvement Populaire de la Révolution sont déterminés par ses statuts et règlements ».
Il y a, pratiquement, soixante-dix ans, naissait, après le grand drame de la Shoah, l’État d’Israël.
Cette renaissance historique a, sur le terrain, permis à des millions de Juifs disséminés sur la Planète d’amorcer le Mouvement du grand Retour à la Terre ancestrale promise, octroyée et bénie par D.ieu (Aliyah). Elle a, surtout, permis de transformer radicalement un pays en jachères et d’en faire une véritable Oasis de »progrès » et de »développement ».
Aujourd’hui, Israël est, par essence, un État libre et démocratique. Et ce au sens le plus noble du terme. C’est, surtout, une grande Nation jalouse de son indépendance.
Israël est, à vrai dire, un grand Peuple qui aspire profondément à la paix et la sécurité.
En effet, cet État, enraciné dans le Proche-Orient, émerge, en réalité, dans un espace doublement géopolitique et géostratégique, manifestement gangrené par un cancer qui porte, d’ailleurs, bien son nom : le ‘‘Terrorisme’’.
Ce régime de terreur féroce, qui s’attaque massivement et, surtout, aveuglément à des victimes innocentes, est tourné par les fossoyeurs de la paix contre son peuple et ses intérêts sacrosaints.
Cette maladie qui ravage cette sphère d’influence a, n’en point douter, pour finalité l’extinction d’un pays tout entier dont le seul tort est de promouvoir la ‘‘liberté’’ et le ‘‘progrès’’.
En vérité, cette idéologie sectaire et macabre ou pathologie sanguinaire qui exalte la mort, qui fait l’apologie du meurtre collectif, nécessite inéluctablement l’intervention d’un chirurgien aguerri, patenté, pour l’éradiquer définitivement.
À cet égard, il importe de souligner que la métastase de l’insécurité est telle qu’il est, à tout point de vue, vraiment naïf d’entrevoir – du moins pour l’instant – avec optimisme l’avenir du Proche-Orient.
Il est vraiment illusoire de concevoir la coexistence entre les différents peuples de la sous-région en termes de paix et de sécurité, d’harmonie et de concorde, de justice et de liberté.
Soixante-dix ans après son existence, Israël est incontestablement, concrètement, un État pilote dans nombre de domaines, entre autres scientifique et technique. Ses industries High Tech sont, réellement, les plus réputées de la Planète.
En tant que phare de la technologie, Israël partage, bien entendu, ses expériences avec un certain nombre de pays de la Terre pour construire un Monde meilleur, lequel se veut pacifique et harmonieux, amical et fraternel, solidaire et juste.
Cette noble attitude est, sans aucun doute, dictée par l’esprit de coopération et de développement qui doit, normalement, prévaloir sur la scène internationale et, donc, dans les relations entre les divers Peuples et Nations.
Je me réjouis très profondément de la libération du journaliste congolais Éliezer Ntambwe. Cet animateur d’émission d’affaires publiques « Tokomi Wapi ? », en français « Où en sommes-nous ? », a été relâché le mercredi 11 avril 2018 après une intense mobilisation populaire et médiatique.
Le Siège social et administratif de l’UDPS à Kinshasa
Les « Douze Travaux » du Peuple martyr
« Le plus dur, ce n’est pas de vivre (…) mais, c’est de se sentir totalement étranger au destin de sa Communauté et incapable de relever le défi (…) ». Jean-Marie Tjibaou, Leader du Mouvement indépendantiste ‘‘Front de libération kanak et socialiste’’ [FLNKS], Nouvelle-Calédonie
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Dotée d’immenses ressources et normalement prédestinée à un avenir des plus brillant sur le Continent négro-africain, la République démocratique du Congo est, depuis des lustres, minée par une crise multiforme. Celle-ci hypothèque, littéralement, la cohésion nationale et, par voie de conséquence, le devenir du Pays. Donc, par son acuité, elle compromet inévitablement l’unité politique de la Collectivité publique. C’est dans ce contexte de délitescence que cet État géant d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains commémorera, et ce en date du samedi 30 juin 2018, le 58e anniversaire de sa Souveraineté internationale et de son Indépendance nationale.
Cette commémoration se déroulera bien sûr dans une atmosphère pratiquement teintée d’indifférence voire de résignation pour certains. Elle se déroulera aussi dans une ambiance très nettement et visiblement marquée par un sentiment de morosité et de répugnance vis-à-vis du pouvoir politique et gouvernemental pour d’autres. D’ailleurs, voulues certes fastueuses par les organisateurs de ce cadre commémoratif, les festivités nationales s’avéreront incontestablement un échec cuisant pour les autorités – dont l’illégitimité et l’illégalité sont effectivement un secret de Polichinelle – en raison du manque évident d’adhésion populaire.
En effet, du côté de la population maintes fois abusée et, surtout, désabusée, le processus politique et électoral directement issu du fameux Accord de la saint-Sylvestre – [puisque arraché le samedi 31 décembre 2016] – a malheureusement accouché d’une souris. Ce constat est d’autant plus véridique que la République démocratique du Congo est perpétuellement confrontée, pour des raisons somme toute « inavouées », à la réactivation de violents affrontements armés dans le Centre, le Sud et l’Est du pays. Aussi est-elle confrontée au bradage meurtrier de ses énormes richesses naturelles et minérales, précieuses et stratégiques, aux violations récursives et massives de droits fondamentaux de la personne humaine et de libertés publiques ou républicaines.
En réalité, cet État au cœur de l’Afrique et de la région des Grands Lacs est, manifestement, confronté à l’émergence d’une nouvelle dictature sanguinaire adoubée par de puissants intérêts extérieurs. Il est, pratiquement, confronté à la réalité d’un régime doublement politique et militaire aux relents arbitraires, autoritaristes. Donc, il est sans aucun doute confronté à l’évidence d’un système tout autant macabre que le totalitarisme mobutien ‘‘moussé’’ par le tristement célèbre Mouvement populaire de la révolution (MPR).
Ce nouveau régime tyrannique qui s’appuie sur la phraséologie révolutionnaire, est, d’ailleurs, l’œuvre de l’autocratie kabiliste mise en orbite par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre, en sigle AFDL, de triste mémoire. Cette structure complètement sortie de nulle part n’a, en vérité, point cessé de se transmuter en maintes rébellions dont la succession temporelle est, certes, rythmée par le goût du sang et de spoliation des ressources matérielles du pays. En son temps, ce mouvement politico-militaire fut appuyé sur les plans autant ‘‘logistique et technique’’ que ‘‘politique et diplomatique’’ par le gotha financier et industriel anglo-saxon. Aussi fut-il soutenu techniquement par trois pays limitrophes de la région des Grands Lacs africains. À savoir : ‘‘le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi’’.
Pis, ce Pays qui a semblé exorciser tous les « vieux démons » de la corruption, de l’incompétence et du clientélisme lors de la véritable Conférence nationalesouveraine (CNS) de 1992, est nettement plongé dans la mal gouvernance. Il ne se départ point de la culture de l’opacité administrative visiblement dictée par l’esprit de lucre (le goût de l’argent facile) et la magouille politique. Il ne se départ guère non plus de la pratique malveillante d’exclusion politique qui est, réellement, indéniablement un cancer pour l’esprit de concorde et d’harmonie, un véritable frein à l’unité politique de l’État et, in fine, un obstacle grandiose à la réconciliation nationale.
À vrai dire, la République démocratique du Congo est journellement soumise à l’insécurité sous toutes ses formes. Cette situation aussi bien malheureuse que malencontreuse est relative à l’absence même de l’État en tant que ‘‘pouvoir régulateur’’ et surtout ‘‘autorité suprême’’. Donc, cette dernière est relative au manque d’effectivité du pouvoir politique et gouvernemental. Aussi est-elle consécutive au démembrement territorial[i] de l’immense Pays dont le corollaire immédiat et fâcheux est, sans aucun doute, l’implosion de la Nation.
En vérité, ce qui exaspère outrageusement les Congolaises et Congolais, c’est, à n’en point douter, l’incompétence notoire des dirigeants gouvernementaux et administratifs. En d’autres termes, l’absence réelle de leadership pour satisfaire leurs attentes légitimes ou aspirations profondes. C’est, bien sûr, l’amateurisme continuellement affiché au sommet, donc l’improvisation dans le but de résoudre les problèmes les plus criants de la Nation. Bref, c’est toujours la ‘‘navigation à vue’’. C’est sans fin la persistance de l’aventurisme en tant que culture de gouvernement, méthode d’administration et de gestion de la res publica [chose publique].
D’ailleurs, il importe de rappeler que tous ces dirigeants ont été publiquement encensés par une infime poignée de décideurs internationaux ou mondiaux épris d’affairisme[ii] et de vils griots médiatiques comme ‘‘l’avenir inestimable même du pays[iii]’’. Ce qui, sans doute, est aujourd’hui loin d’être pratiquement la vérité inébranlable dans la mesure où le temps, ‘‘cet immortel juge incorruptible[iv] !’’, a fini par confirmer le contraire de leurs propos [voire écrits] intempestifs ou prédictions fantaisistes.
Ainsi, face à un Pays complètement liquéfié, à un État visiblement moribond, quels pourraient-ils être vraiment les défis majeurs de la Collectivité publique afin de se redresser et, surtout, de s’affirmer dans le concert des Nations ? Face à un Pays totalement déstructuré, à un État pratiquement manqué, quels paris s’offrent-ils effectivement aux dirigeants nationaux et au Peuple tout entier en vue de faire sans conteste de la République démocratique du Congo une entité politique et juridique viable et respectable ? Face à des autorités politiques et gouvernementales[v] qui n’ont, d’ailleurs, aucun sens de la Nation et aucun respect du Citoyen sujet des droits fondamentaux, quels véritables challenges se présentent-ils à l’UDPS en vue de remettre rapidement sur les rails un État totalement liquéfié, complètement liquidé par ses propres gestionnaires et, pourtant, promis à un si bel avenir ?
En vue de reconquérir sa dignité nationale, le Peuple congolais doit s’employer à réaliser impérativement douze travaux majeurs décisifs à son épanouissement socioéconomique et à son affirmation politique. Ces opérations sont de nature aussi bien morale et spirituelle qu’intellectuelle et matérielle. Leur réussite ne dépend que d’un seul facteur déterminant : « l’investissement réel de l’UDPS à double titre de maître de l’ouvrage et de maître d’œuvre ». Cette implication effective permet à la République démocratique du Congo de réussir tous azimuts le pari du développement économique et les défis du progrès social. Par voie de conséquence, elle lui permet sans conteste de concrétiser le vœu de changement politique émis par l’ensemble des Congolaises et Congolais.
Formuler une nouvelle conception fondamentale de l’État
La cartographie politique et administrative de la République démocratique du Congo
Depuis l’entreprise coloniale jusqu’au processus politique actuel, le territoire de la République démocratique du Congo demeure, incontestablement, un véritable camp d’extermination de sa population. Donc, un camp de la mort. Cet État est, donc, indéniablement l’équivalent d’Auschwitz-Birkenau en terre africaine où sont éliminées cruellement, méthodiquement, des masses immenses de femmes, d’hommes et d’enfants[vi]. Tous les régimes qui s’y succèdent, fonctionnent par la terreur et la peur. Dans tous ces systèmes siamois où le Léviathan est roi, les autorités publiques gouvernementales sont des monstres froids qui administrent gratuitement la mort, juste dans le dessein de justifier leur existence. En vérité, ce sont des rouleaux compresseurs destinés à broyer tous leurs ressortissants ou sujets. C’est, en fait, le pouvoir des bourreaux ou la « bourreaucratie »[vii].
Pour ne pas perturber la conscience humaine et ne pas la hanter indéfiniment avec des remords, cette élimination massive est, toutefois, dotée d’un parfum de douceur atténuant la cruauté des crimes. En effet, cet exploit macabre est réussi par ses concepteurs et réalisateurs par le truchement de la paupérisation délibérée de la population et de la pénibilité des travaux lui infligés. Donc, il est réussi par le biais de l’exclusion socioéconomique qui se caractérise, à vrai dire, par la méconnaissance des droits fondamentaux et des libertés publiques. Privée de tout moyen, même cognitif, la population est, en fait, surexploitée, spoliée. Elle n’a pas droit à l’éducation[viii]. C’est-à-dire : un enseignement émancipateur. Aussi n’a-t-elle pas vraiment droit ni librement accès à une alimentation à forte teneur protéique, à une nutrition de qualité (à haute valeur calorifique) et à des soins de santé dignes d’un Être humain.
À des époques bien différentes, cet État d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains est transformé en camp de concentration ou en camp de travail pour ses sujets. À ce titre, ses ressortissants sont impitoyablement soumis à un régime de contrainte physique. En réalité, celui-ci spolie toutes leurs forces physiques en vue de l’extraction des matières premières à la fois minérales et naturelles[ix].
Aussi ses ressortissants sont-ils réellement soumis à une intense campagne de lavage de cerveau dont la nature est de les dépersonnaliser sur le plan animique : « campagne de civilisation pour l’entreprise coloniale » et « campagne d’éducation civique et morale pour l’entreprise tyrannique ». L’objectif de cette opération est effectivement de tuer complètement leur identité culturelle (le moi ou l’Âme). En fait, il s’agit là d’une entreprise totalitaire et, à plus forte raison, génocidaire.
Ceci est vrai de la Colonisation belge qui, par le biais de la Chrétienté romaine, rêvait, sans doute, de façonner un individu sans personnalité et sans esprit, un individu profondément docile, perpétuellement esclave de l’Occident chrétien et éternellement serf du « Château de Laeken » (Royaume de Belgique). C’est également vrai du Mobutisme triomphant qui, par le biais du fameux « discours de l’Authenticité », a réussi à créer un individu sans foi ni loi, sans intelligence et sans repère à la fois culturel et historique. Celui-ci est, dans la vie réelle, un fouteur de bordel (grand désordre) et de merde (ennui, difficulté). En outre, il est un indécis et un maniaque de la violence physique et verbale.
C’est, également, vrai de l’aventurisme révolutionnaire kabiliste et kanambiste qui commençait à fabriquer un individu sans véritable conscience politique et sans réelle volonté d’action sociale ou d’engagement politique au sein même de la Communauté nationale. En d’autres termes, il est bien ici question d’un Être incapable et insouciant dont la seule et unique raison de vivre est manifestement son attentisme improductif et dont la seule planche de salut ou porte de sortie est pratiquement sa mendicité suicidaire.
Comme la République démocratique du Congo demeure constamment une zone de conflits qui oppose, de manière permanente et violente, les Citoyens à leurs dirigeants politiques et gouvernementaux, il y a lieu de la transformer en zone de paix et de sécurité pour ses propres ressortissants. Ces deux facteurs sont des conditions essentielles à l’assise de la démocratie, au respect des droits fondamentaux et des libertés publiques, au développement économique et au progrès social. C’est à ce seul prix que ce Pays deviendra naturellement un État. Ce qui signifie : un pouvoir politique, administratif et gouvernemental qui garantit l’intérêt général et participe en tant que régulateur social au bonheur collectif.
C’est à ce seul prix que ce Pays deviendra effectivement un État. Ce qui veut dire : parapluie de la société, réel serviteur des Citoyens et autorité protectrice du public. D’où la devise républicaine de l’État « Protéger[x] et Servir[xi] ».
Voilà la mission que compte, bien entendu, entreprendre l’UDPS une fois aux manettes de l’État, au gouvernail de la Collectivité publique. Cette dernière se résume substantiellement à la rupture définitive avec l’idéologie macabre de l’État « terroriste ». Il s’agit pour ce Parti totalement acquis à la non-violence et aux droits de la personne humaine de faire de la République démocratique du Congo un havre de paix et un véritable univers de sécurité, un espace de liberté et de prospérité, une zone de progrès social et de développement économique. Selon cette nouvelle conception, l’État n’est plus un ennemi du Citoyen mais plutôt son allié objectif pour l’édification d’un espace harmonieux et épanoui. En fait, il s’agit en l’espèce de l’État ‘‘Partenaire’’ dont la mission primordiale consiste à pourvoir au bonheur individuel et collectif.
Ériger un espace de ‘‘Démocratie’’ et de ‘‘Liberté’’
Étienne Tshisekedi wa Mulumba et son épouse, Maman Marthe Kasalu Jibikila, entourés de cadres influents du Parti en 2009
Le terme « Démocratie » présente plusieurs acceptions. Sur le plan politique, il signifie le Multipartisme. C’est-à-dire : la coexistence de plusieurs formations politiques dans un espace national. À cet égard, il traduit immanquablement la pluralité des opinions et des idéologies qui règnent dans cet univers politique. Sur le plan juridique, il met en relief l’expression de la volonté populaire. À cet effet, il met en exergue la ‘‘Souveraineté’’ qui émane directement du Peuple. Il souligne le pouvoir issu de la multitude en tant qu’acceptation de l’autorité et soumission à sa volonté. De ce fait, il met particulièrement et singulièrement l’accent sur la légitimité qui entoure le phénomène du pouvoir politique.
Sur le plan économique, le terme « Démocratie » signifie la limitation du rôle de l’État. C’est le refus net de l’interventionnisme. Il consacre, par conséquent, l’impérialisme de l’entreprise en tant que puissance de régulation économique et acteur social. Ici, Entreprise présente une connotation privée par opposition au public qui signifie substantiellement « État » ou « Collectivité ». Cependant, la logique du marché – le principe du laisser-faire – doit être sérieusement encadrée pour éviter de s’installer le chaos monétaire et l’anarchie financière susceptibles de porter un coup fatal (un coup de grâce) à la stabilité économique du Pays.
Sur le terrain médiatique, la démocratie ne peut pas se concevoir sans liberté de presse en tant que garant de l’expression plurale. Cette acception permet de contrebalancer la vision unique de l’État qui détient par nature tous les moyens d’information du public. À cet égard, la liberté de presse est perçue comme un ‘‘contre-pouvoir’’ du système tyrannique qui se caractérise par la concentration. Il appert que la démocratie ne peut nullement se concevoir sans liberté en tant que plénitude de la vie. Ces deux phénomènes sociologiques sont, par essence, indissociables. Ainsi, ‘‘il n’y a pas de démocratie sans liberté et, à l’inverse, il n’y a pas de liberté sans démocratie’’.
Mais, en réalité, que signifie-t-elle sociologiquement la démocratie au regard du fonctionnement de l’État ? La démocratie veut dire consensus politique sur les Institutions publiques de l’État. Ce qui implique, sûrement, la nature du régime, la typologie de l’État, le rôle de l’autorité publique et la place du Citoyen afin de garantir l’Indépendance nationale et la Souveraineté populaire, la stabilité et la sécurité de la Collectivité publique, la paix et la justice dans la société, la liberté et la dignité des sujets de l’État. À ce propos, le consensus politique est acquis, donc garanti, par voie de négociation. Ce qui permet, fort logiquement, de sauvegarder les intérêts primordiaux des uns et des autres.
Il s’agit en l’espèce d’un jeu de transaction. Donc, dans l’idée voire le fondement de démocratie, il y a certes notion de commerce et d’échange. Il y a forcément notion de marchandage politique qui implique entente et harmonisation de vues entre les opérateurs nationaux. Donc, il y a forcément harmonisation d’intérêts.
Par conséquent, consensus politique signifie, en réalité, contrat social entre la classe dirigeante et le Peuple. Il veut dire, surtout, convention ou entente entre les divers acteurs nationaux. En vérité, cette vision de démocratie prime dans le discours politique autant que la démarche idéologique de l’UDPS. Celle-ci prend, nécessairement, en compte les desiderata de toutes les entreprises nationales et composantes populaires.
Au regard de cette « vision démocratique », cette formation politique exclut l’exclusion. Cette organisation rejette du revers de la main la discrimination, la marginalisation, le sectarisme et l’ostracisme en tant que phénomènes politiques et sociaux. Cette vision triomphe naturellement lors de la véritable Conférence nationale souveraine de 1992. Force est d’admettre que ces assises nationales ont été littéralement sabotées par les tenants de la fameuse « troisième » voie qui n’avait d’autre vertu et d’autre objectif que faire malheureusement le lit de l’AFDL. Cette rébellion politico-militaire qui avait néanmoins renversé le régime liberticide et démocraticide du Maréchal-Tyran Mobutu Sese Seko, est en réalité réputée destructrice de la Nation. Elle est, donc, très réputée ‘‘liquidatrice’’ de la Souveraineté populaire et de l’indépendance nationale de la République démocratique du Congo[xii].
Par ailleurs, ériger un espace de ‘‘Démocratie’’, c’est édifier une société de paix et de sécurité. C’est construire un environnement où règnent la tolérance, la convivialité, la fraternité et l’harmonie. C’est bâtir, réellement, une société universelle et fraternelle. En fait, c’est bâtir un univers complètement pacifié où les individus sont unis et harmonieux, où les humains sont solidaires les uns des autres.
Bâtir une économie de Prospérité et de Sécurité, de Justice et de Solidarité
L’économie congolaise repose essentiellement sur l’extraction et la commercialisation des minerais.
Depuis l’avènement de la colonisation belge jusqu’au système politique actuel, l’économie congolaise repose indéniablement sur une constance devenue par la force des choses la norme traditionnelle : « le principe d’exploitation éhontée et brutale des ressources minérales et naturelles de la Collectivité publique ». En vérité, celui-ci prend, selon les époques, plusieurs formes, dépendamment du statut international sans aucun doute conféré à la République démocratique du Congo par les véritables tenants du fameux ordre politique et économique mondial. Toutefois, la logique appliquée à cet État d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains demeure pratiquement et, donc, cruellement la même : il s’agit de la spoliation éhontée ou du bradage meurtrier des richesses.
En effet, de par son origine en tant que territoire, cet État géant est érigé par la Conférence de Berlin de 1885 qui concourt au partage de l’Afrique entre les différentes puissances occidentales en véritable ‘‘zone d’exploitation’’. Celle-ci est, par définition, librement « ouverte » à toutes les forces économiques et industrielles, aux puissances bancaires et financières. Mais, en réalité, elle est assujettie aux appétits mesquins du Capital monopolistique international. Ceci revient à dire que, dès sa naissance, ce vaste territoire en tant que grenier des matières premières de l’Occident, est directement soumis au régime de pillage systématique de ses immenses richesses naturelles et minérales, précieuses et stratégiques. Le tout se passe effectivement sans considération particulière des populations locales.
C’est ce même système de prédation qui continue sans une certaine remise en cause sous le règne macabre du Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko du Zaïre. Dans le cadre de la Guerre froide directement issue de l’ordre bipolaire de Yalta, cet État d’Afrique centrale et de la région des Lacs africains est bien sûr mué, transformé en protectorat occidental. D’ailleurs, à cette ère de compétition très acharnée entre l’Est et l’Ouest, il est défini par l’Occident comme le ‘‘poumon’’ du Monde libre. Donc, ce Pays est toujours perçu, tout à fait considéré comme un simple ‘‘grenier des matières premières par et pour l’Occident’’.
Par conséquent, sous l’empire brutal du Mouvement populaire de la révolution (MPR), la République démocratique du Congo ploie évidemment sous le faix du bradage de ses ressources minérales et stratégiques. Cette spoliation est le fait incontestable des dirigeants politiques, administratifs et gouvernementaux de l’État au profit de l’Occident chrétien. Ceux-ci ont, à vrai dire, la particularité et la singularité d’être imposés de force par l’extérieur pour l’extérieur. De ce fait, ils prostituent l’indépendance nationale et la souveraineté étatique. De ce fait, ils incarnent le pouvoir des baïonnettes pour assujettir leurs populations ou masses laborieuses.
Le 17 mai 1997, exit définitivement le Maréchal-despote Mobutu Sese Seko. Exit également le Zaïre[xiii] en tant qu’entreprise tyrannique et monolithique, régime concentrationnaire et système d’exploitation. Cependant, le nouveau pouvoir de l’AFDL, prenant automatiquement le relais politique de la dictature mobutienne, ne diffère guère par ses méthodes et sa logique, sa philosophie et son discours, ses coutumes et ses actes. Tout comme le Mobutisme tyrannique, ce pouvoir issu des armes s’avère autant liberticide que démocraticide. Aussi se caractérise-t-il très nettement et très clairement par la répression politique et l’oppression des libertés publiques fondamentales.
En fait, la République démocratique du Congo est, d’ailleurs conformément à la logique de la prédation industrielle et de la spoliation économique, une vaste prison à ciel ouvert. Ce pays est, également, un champ de tir destiné à exécuter la population innocente et inoffensive. À vrai dire, cet État est un vaste domaine de chasse dans lequel la population est constamment traquée, très fréquemment abattue comme du gibier non pas pour la consommation collective mais pour satisfaire plutôt le simple plaisir pathologique des dirigeants gouvernementaux et administratifs ainsi que le délire de leurs commanditaires. Comme, d’ailleurs, en témoignent les différents massacres et génocides commis sur ce territoire au cœur du continent.
À cet égard, il sied de se rappeler l’épopée révolutionnaire de l’AFDL qui a laissé sur son long parcours des millions de morts et de victimes congolaises innocentes. Il importe de se rappeler la barbarie indicible résultant de la guerre de pillage opposant violemment les forces armées rebelles au Gouvernement de Kinshasa entre 1998 et 2002. Aussi y a-t-il lieu de se remémorer les expéditions punitives entreprises par les autorités politiques, administratives et gouvernementales sous les différentes périodes transitionnelle et postélectorale[xiv] (de 1978 à nos jours).
Pis, sur le terrain économique, la pseudo libération pilotée par le mercenaire Laurent-Désiré Kabila soumet les ressources nationales au régime de spoliation. Cela se fait au profit des Transnationales anglo-saxonnes et ce dans un premier temps. Une fois le pouvoir déstabilisé par une rébellion armée, la prédation se fait au profit des pays africains alliés au système autocratique de Kinshasa. Tel est exactement le portrait meurtri et moribond de la République démocratique du Congo sous le pouvoir illégal et illégitime, la direction contestée du général-major Joseph Hyppolite Kanambe Kazembere M’Twale Christopher, alias Joseph Kabila Kabange. En effet, toutes les richesses matérielles du Pays sont exploitées sans la moindre considération des populations locales. Bien entendu en termes de développement économique et de progrès social. C’est, en fait, le désarroi. C’est, vraiment, la désolation.
Pourtant, le rêve de l’UDPS est de doter la République démocratique du Congo d’une véritable économie de production. Celle-ci est fondée essentiellement sur la création des richesses d’ailleurs entièrement dévolue aux forces économiques ou industrielles. Ceci suppose la définition d’une politique d’industrialisation de la Collectivité publique.
Au regard de cette vision politique promue par l’UDPS, l’entreprise est au cœur de l’activité économique et sociale. Outre les richesses, son rôle consiste en fait à générer l’emploi qui confère à l’individu la dignité sociale. Sa mission consiste à procurer au salarié un revenu substantiellement décent en tant que pouvoir économique. Ce qui lui permet de consommer et, par conséquent, de participer à la stabilité culturelle de la société.
Par ailleurs, l’économie de production ardemment défendue par l’UDPS sera, bien sûr, ouverte aux forces nationales. Aussi sera-t-elle ouverte à toutes entités économiques étrangères. Bien entendu, moyennant cahier des charges décrivant leurs obligations et avantages. Pour ce faire, ces unités de production se doivent de disposer aussi bien des capitaux que des technologies susceptibles de générer le développement économique et le progrès social dont l’État a, très nettement, besoin pour s’épanouir et s’affirmer puissant sur l’échiquier international.
Relever l’espérance de vie de la population
L’espérance de vie est trop faible en RDC en raison du fait que la population vit généralement dans des conditions infrahumaines. Celle-ci se situe en deçà de 50 ans.
Si l’un des plus grands défis de la République démocratique du Congo en tant qu’État est l’augmentation du niveau de vie de sa population, il n’en reste pas moins vrai que l’un des plus grands paris de ce Pays d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains est l’augmentation substantielle de l’espérance de vie de tous ses ressortissants. En effet, cet indicateur de développement et de progrès se situe, de nos jours, manifestement en deçà de 50 ans. Ce qui est, logiquement et forcément, une très grave menace et un très lourd handicap dans la mesure où le Pays reste entièrement amputé des bras et, surtout, des forces humaines pouvant, sans nul conteste, travailler dur et même plus longtemps sur le marché du travail.
En effet, un État ne réussit aisément son développement économique et son progrès social que s’il dispose réellement d’une population, à la fois, vigoureuse et dynamique. Il doit s’agir d’une population active qui vit certes plus longtemps et, par voie de conséquence, demeure plus longtemps sur le marché du travail. En d’autres termes, celle-ci doit inévitablement vivre sur la terre au moins 80 à 90 ans maximum.
Afin de peser coûte que coûte sur le destin socioéconomique de la Collectivité publique, cette population active se doit, effectivement, de travailler au moins les 2/3 ou les 3/4 de sa vie, et ce indépendamment des régions habitées[xv]. Une telle population robuste et vigoureuse réputée manger à sa faim et dotée d’une santé de fer participe sans doute à l’épanouissement de sa propre Communauté. En effet, celle-ci rend plus facile la planification du développement économique de la Collectivité publique en termes de ‘‘contribution fiscale’’, de ‘‘protection sociale’’ (affectation des assiettes fiscales et parafiscales) et de transmission du ‘‘savoir’’ (connaissances techniques et scientifiques aux générations à la fois présentes et futures).
Avec une telle population et une telle société, il y a possibilité de concevoir des modèles socioéconomiques en vue de maîtriser le cours du développement et du progrès dans la mesure où l’Être humain est, par définition, une ressource vitale et utile à l’épanouissement individuel et collectif. Donc, un tel contexte social permet inéluctablement d’anticiper l’avenir et, surtout, de se projeter dans le futur. Voilà l’un grands défis de la République démocratique du Congo. Voilà sans doute l’un des grands paris de l’UDPS pour faire de cet État un environnement viable et sain sur les plans national et international.
Améliorer le ‘‘Cadre de vie’’
Les conditions de vie de la population demeurent très rudimentaires et archaïques
Il existe une corrélation entre niveau de vie et espérance de vie. Le niveau de vie est le bien-être. C’est l’aisance matérielle ou physique. L’espérance de vie est le mieux-être. C’est l’amélioration matérielle ou physique des conditions de vie qui rallongent logiquement et indéniablement l’existence de l’individu. Ces deux facteurs ne peuvent connaître un sérieux bond que s’ils sont combinés à un autre paramètre social, tout autant que culturel : « le cadre de vie ». C’est-à-dire : l’environnement dans lequel meut effectivement l’individu en tant que membre d’une société. Celui-ci est la résultante et la parfaite combinaison de plusieurs éléments autant spirituels et moraux que matériels et intellectuels.
Donc, le cadre de vie suppose les moyens aussi bien naturels que culturels mis à la disposition de la population. Il suppose, d’abord, la viabilité ou la rentabilité de la nature qui offre des moyens de survie à l’individu ou au groupe social en termes d’alimentation. Ensuite, il suppose l’environnement qui offre à l’individu ou au groupe social des opportunités pour exercer une série d’activités pour sa survie. Enfin, ce dernier suppose un environnement physique qui élimine toutes sources de tensions sociales et, par voie de conséquence, renforce tous azimuts la sociabilité entre les membres en termes de paix et de sécurité, de prospérité et de bonheur, de concorde et d’harmonie, de solidarité et de fraternité.
En d’autres termes, il s’agit d’un environnement qui favorise la santé spirituelle et morale du groupe social transmué en groupe politique (État ou collectivité publique). Ici, il est naturellement question d’un environnement qui provoque la vitalité intellectuelle ainsi que l’aisance matérielle. Celui-ci prend résolument en compte l’habitat, la nature, la société, l’entourage humain et les activités socioculturelles. Un tel environnement exclut, à n’en point douter, la pollution de toutes natures. Au sens sociologique du terme, il est sain, donc ‘‘pur’’. C’est-à-dire : purifié de toutes contraintes physiques et matérielles, débarrassé de tous germes de conflit, etc.
Gérer l’espace et Maîtriser l’environnement
La cartographie des ressources minières et naturelles de la RDC.
Le développement économique et le progrès social, en tant que phénomènes sociologiques et, surtout, politiques impliquent à coup sûr une meilleure gestion spatiale et la maîtrise de la donne environnementale. C’est à ce niveau que gît, indubitablement, le maillon faible de la République démocratique du Congo. Ce double déficit constitue effectivement son talon d’Achille. Il fait naturellement peser, et ce de manière somme toute irréversible, une très lourde hypothèque sur l’avenir politique du Pays en tant qu’État, Nation et Peuple.
Cependant, que peut-elle vraiment signifier la gestion spatiale du territoire ? En réalité, gérer un espace territorial veut dire connaître parfaitement les limites physiques de son territoire physique. Cela implique, d’une part, la connaissance théorique et, d’autre part, la maîtrise matérielle de sa géographie physique. Donc, c’est bien connaître les atouts, tous les avantages ainsi que les faiblesses de son territoire.
Gérer un espace signifie connaître sa population et ses composantes humaines. C’est connaître profondément la culture des gens du Pays. En d’autres termes, c’est connaître leurs mentalités et traditions. C’est aussi connaître leur mode de vie, donc leurs besoins, difficultés et potentialités dans leur cohabitation avec la Nature et dans leur exploitation des ressources physiques environnantes.
Gérer un espace, c’est également quantifier toutes les ressources physiques et naturelles qu’il regorge. C’est déterminer toutes les possibilités offertes par la Nature pour la survie du groupe social qui vit sur le territoire en vue de la mise en valeur de cet espace. Gérer un territoire signifie surtout conférer à un espace physique une ‘‘vocation précise’’. C’est évidemment lui octroyer, lui définir un ‘‘statut spécifique’’. Celle-ci se traduit très pratiquement et très concrètement par la subdivision qu’on lui attribue sur les plans politique et administratif.
En d’autres termes, gérer un espace physique veut dire tout court proclamer la souveraineté de l’Être humain sur la nature. En vérité, c’est exercer la puissance du genre humain sur son environnement dans l’exploitation des ressources qu’il regorge. C’est faire preuve du génie humain pour la sauvegarde aussi bien de la Nature que de l’Espèce humaine dont on a réellement la charge, la responsabilité en tant que pouvoir et autorité. C’est affirmer la souveraineté de la Collectivité publique dans la digne protection du Citoyen et la défense du territoire.
Tel est, en vérité, le grand défi de la République démocratique du Congo en vue d’assurer l’avenir de ses sujets. Telle est en réalité l’ambition légitime de l’UDPS dans la transformation profonde de la société et la préservation du sain équilibre entre les Humains et leur espace vital.
Faire de la Congolaise et du Congolais ‘‘un Capital humain’’
Le savoir est un paramètre incontournable dans le développement économique et le progrès social d’un pays qui affiche de grandes ambitions dans le concert des Nations.
Développer économiquement un Pays et lui insuffler le progrès social signifient, en réalité, répondre très concrètement et même très objectivement à ces deux questions fondamentales. Que faire réellement du territoire physique qui est, par définition, un espace vital abritant des Humains ? Que faire concrètement des Habitants qui y vivent en tant que maîtres absolus de leur environnement physique et artisans de leur survie collective ? Ces deux questions majeures sont inter-reliées. L’une ne va pratiquement pas sans l’autre.
En effet, que faut-il faire exactement du majestueux territoire physique de la République démocratique du Congo ? Cette question primordiale postule, à n’en pas douter, la définition du statut conféré à cet État géant et richissime. Elle en appelle à la conscience des Congolaises et Congolaises sur ce qu’ils comptent matériellement et moralement faire de leur Pays et de la place qu’ils comptent véritablement lui conférer dans le concert des Nations libres et souveraines. Par conséquent, quel statut le Peuple congolais compte-t-il vraiment conférer à son État pour qu’il vive souverain et indépendant, pour qu’il soit réellement digne et libre ?
Force est de constater que sous le régime colonial, la République démocratique du Congo est, en fait, un espace ouvert au pillage international. Sous la tyrannie brutale, ce Pays est érigé en véritable « protectorat politique » tout en gardant son statut de grenier des matières premières (précieuses et stratégiques) au profit de la seule et unique Organisation de l’Alliance atlantique Nord (OTAN). À ce titre, celui-ci est, non sans morgue, qualifié de ‘‘Poumon du Monde libre’’ alors qu’en réalité, ce pays constitue scandaleusement une vaste « prison à ciel ouvert » et un véritable « mouroir » pour sa propre population.
Il importe de souligner que cette considération stratégique de poumon du monde libre par l’axe atlantique fait pratiquement de cet État d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains un ‘‘avant-poste de l’agression occidentale’’ contre des Peuples en lutte pour leur indépendance. Elle fit d’elle, à l’époque de la guerre froide issue de l’ordre bipolaire de Yalta, un bras armé de l’Occident contre la liberté de l’Afrique et l’émancipation des peuples du Tiers-Monde.
C’est cette visée économique fortement teintée de machiavélisme, empreinte de cynisme qu’ont indéniablement les ‘‘Négriers’’ occidentaux de la République démocratique du Congo qu’il faut corriger fondamentalement, impérativement sur le terrain. C’est cette perception politique et idéologique que l’ensemble de ces esclavagistes modernes ont, naturellement, de cet État africain martyr qu’il faut impérativement changer. D’ailleurs, c’est en la modifiant substantiellement que l’on oriente différemment le destin politique du Peuple congolais, que l’on définit différemment la vie démocratique du Citoyen, ainsi que toute la qualité qui s’y rattache.
Ce qui est clair pour l’UDPS, le Peuple congolais n’est pas un esclave attaché éternellement à un maître. Il n’est pas non plus un serf chargé de verser, à n’en pas finir, une dîme à un seigneur de droit divin. Par voie de conséquence, celui-ci n’est pas dépendant d’un seigneur, fût-elle l’ancienne puissance coloniale. En effet, pour le Parti cher à Étienne Tshisekedi wa Mulumba, le Congolais est, d’abord et avant tout, un Être totalement libre. En raison de cette condition de liberté, il participe activement à l’épanouissement de sa Collectivité publique en tant que Citoyen. En outre, il entretient étroitement des liens de solidarité et de fraternité avec tous les autres Peuples et Nations de la planète Terre. À ce titre, celui-ci est inexorablement un sujet des droits fondamentaux inaliénables que personne ne peut, sous aucun prétexte, piétiner voire nier ou remettre en cause.
Au regard de son credo du développement économique et du progrès social qui fait substantiellement défaut à la République démocratique du Congo, l’UDPS voit dans le Congolais un acteur du changement, donc un vecteur de progrès et de développement. Pour cette formation, le changement signifie pertinemment la démocratie. En d’autres termes, c’est l’expression de la liberté génératrice de la productivité économique. C’est fondamentalement la « paix » productrice des conditions de progrès social. C’est naturellement la « sécurité » protectrice des Citoyens sous tous les angles. Dans cette optique, le rôle majeur du Congolais consiste, en réalité, à générer la production économique et industrielle en vue de répondre le plus rapidement possible aux besoins primaires et pressants de son environnement humain. De ce point de vue, le Congolais se veut, sans aucun doute, un capital humain orienté vers l’expansion de sa Communauté nationale.
En d’autres termes, la stratégie politique de l’UDPS est de faire concrètement de chaque Congolais une véritable petite et moyenne (PME) en puissance. Donc, la vision de cette formation rompt systématiquement avec celle qui consiste à voir dans chaque Congolais une Église en puissance dans le strict but d’endormir spirituellement tous ses Compatriotes. Aussi rompt-elle avec celle qui considère chaque citoyen comme une ONG humanitaire en puissance destinée à exploiter cyniquement le malheur de ses Concitoyens meurtris[xvi].
Cette réalité est d’autant plus vraie que la dignité pastorale et l’humanitarisme ont plongé, avec l’assistance irréfutable, donc la complicité évidente du pouvoir politique, la République démocratique du Congo dans la spirale de la médiocrité et, surtout, celle de la mendicité dépréciative de la condition humaine. Par leur kleptomanie, la culture du pillage et l’esprit de cueillette, d’ailleurs, propre aux rongeurs, ils entretiennent aisément la misère matérielle et la pauvreté créées artificiellement par les autorités publiques. Pour l’UDPS qui prône à jamais le productivisme socioéconomique, le Congolais n’est pas non plus potentiellement un artiste-musicien voire même un cabotin[xvii] dont la principale activité consiste à distraire journellement l’ensemble de ses Concitoyennes et Concitoyens. En d’autres termes, une activité qui se réduit à les détourner réellement de leurs préoccupations légitimes.
Il appert que, pour l’UDPS, la République démocratique du Congo est un espace de paix et de sécurité, donc de dignité et de justice. Cet État est un univers de démocratie et de liberté, donc de prospérité et de sécurité. Dans cette vision, le Congolais est par essence une ‘‘valeur ajoutée’’ sur le plan socioéconomique. C’est un ‘‘capital humain’’. Ce dernier n’est pas un handicap ou un frein à son propre développement. Il n’est pas non plus une nuisance qu’il faut circonscrire ou éradiquer. Il n’est pas un prisonnier qu’il faut impérativement exclure de tout processus ou bannir à tout jamais, qu’il faut priver délibérément de toutes libertés dont la plus fondamentale est indubitablement la vie.
Étant donné qu’elle considère profondément le sujet congolais comme un ‘‘Être humain’’, l’UDPS compte réellement lui ouvrir grandement les portes du savoir (Science) dans le but d’affermir son esprit, d’accroître son intelligence[xviii]. Cette organisation partisane entend également lui offrir un cadre lui permettant de s’alimenter correctement pour vaincre la sous-alimentation et la malnutrition préjudiciables à tout effort mental et à toute entreprise intellectuelle. Cette formation entend aussi lui procurer les moyens de se soigner aisément en vue de jouir physiquement d’une santé de fer, de stimuler toute activité cérébrale, de fortifier toute opération mentale, de conforter le processus de sa pensée.
Définir et octroyer de ‘‘nouveaux’’ Droits humains fondamentaux
La qualité des logements mis à la disposition de la population détermine le niveau de développement et de progrès accompli par un pays.
En plein vingt-et-unième siècle, est-il tout à fait normal que le Peuple congolais, certes, assis sur une montagne d’airain continue de vivre comme dans la sombre préhistoire ? La réponse est, bien entendu, Non. Pour ce faire, il va de soi que l’on définisse un nouveau catalogue de droits fondamentaux pour lui permettre de s’insérer dans la modernité ambiante. Parmi cette nouvelle génération des droits humains, il y a l’eau, l’énergie, l’environnement, le logement, ainsi que les transports et les communications, etc.
En effet, l’eau représente intrinsèquement la vie. Cet élément de la nature est à la base de toute civilisation humaine. Cette vérité vaut aussi pour les milieux réputés inhospitaliers, tels les déserts ou les montagnes. C’est effectivement sur elle que repose depuis la nuit des temps la survie de l’Humanité. Par conséquent, l’eau offerte aux Congolaises et Congolais doit être potable pour affermir leur santé physique. Comme l’eau potable s’avère sa préoccupation majeure, l’UDPS entend, nécessairement, la démocratiser. Cette organisation partisane compte, donc, vulgariser cette ressource vitale dans toutes les familles et dans tous les ménages.
La maîtrise de l’énergie permet à l’Être humain de transformer radicalement son environnement physique. En tant que conquête et découverte de l’homme, elle participe au confort de la vie et à la dignité de l’individu. À cet égard, elle est, en vérité, un élément de sécurité et d’épanouissement à la fois individuel et collectif. C’est la raison pour laquelle l’UDPS entend faire systématiquement et automatiquement de l’énergie qu’elle soit d’origine [hydroélectrique, solaire, éolienne ou nucléaire] un instrument au service du développement économique et un véritable outil au service du progrès social.
Le logement est, par essence, le foyer de l’individu. C’est à travers ce cadre que l’Être humain se construit moralement et spirituellement, intellectuellement et matériellement. C’est à travers cet abri familial que ce dernier se forge, en fait, une personnalité animique et une identité culturelle. C’est à travers le logis que celui-ci s’intègre dans la société et s’affirme en tant que personne humaine digne de vivre décemment. Par voie de conséquence, sans logement, il n’y a pas d’épanouissement. Sans épanouissement, il n’y a point de dignité. Sans dignité, il n’y a point de considération et de respect. Sans considération et respect, il n’y a point de sécurité. In fine, sans sécurité, il n’y a absolument pas de liberté.
Ainsi, pour procurer la liberté, la dignité et donc la sécurité au Peuple congolais, et, par conséquent, concourir à tout son épanouissement dans la vie quotidienne, l’UDPS entend faire du logement un droit humain fondamental. Une telle vision participe assurément de l’amélioration du cadre de vie et de l’augmentation de l’espérance de vie dans l’intention de mieux maîtriser les enjeux fondamentaux relatifs au développement économique et au progrès social.
L’environnement est, en réalité, le ‘‘rempart’’ de la vie. S’il n’est pas consolidé par des fondations solides, l’Humanité court à sa perte. Pour ce faire, il y a lieu de définir un vrai droit de l’environnement protecteur de l’écosystème et de la Nature victime des errements (mauvais jugement) et de la cupidité (inconscience ou mauvaise foi) des Êtres humains. L’UDPS compte manifestement remplir cette mission de responsabilisation des Citoyens et des entités publiques ou privées une fois au pouvoir, quelles que soient les circonstances, dans le but d’assurer l’avenir collectif.
Une société sans moyens de transports adéquats et de communications dignes est, en vérité, une société arriérée parce qu’elle isole complètement sa propre population. C’est aussi une société attardée parce qu’elle ne peut nullement se prévaloir, dans une perspective strictement dynamique, du monde d’échanges et de brassages. En refusant par principe les contacts ou échanges et, par voie de conséquence, en rejetant le dialogue primordial entre des Êtres humains, un tel environnement condamne irréversiblement son propre devenir.
Une telle société vivant inconsciemment en autarcie hypothèque et handicape lourdement l’avenir de ses ressortissants. Elle se prive logiquement d’énormes richesses issues d’autres expériences humaines de la vie permettant d’évoluer vers des sphères les plus élevées de la civilisation et de s’ascensionner vers des cimes de la connaissance. Prônant effectivement une société d’ouverture et de tolérance dans un contexte de solidarité et de fraternité, l’UDPS entend faire du transport et de la communication un ‘‘droit fondamental’’ en vue de générer le développement économique et le progrès social qui font naturellement défaut à la République démocratique du Congo.
Responsabiliser le Congolais
Le Congolais doit inéluctablement faire preuve d’audace et d’imagination pour garantir le développement de la RDC. Cela passe incontestablement par la création de richesses et d’emplois.
Si la liberté en qualité de principe définit l’Humain en tant qu’Être, il n’en reste pas moins vrai que la responsabilité sociale, en tant que principe et éthique de la vie, lui permet de prendre conscience de soi, de son être et de ses capacités à la fois morales et spirituelles, matérielles et intellectuelles. Comme le sujet congolais est, par essence, un acteur du changement et par voie de conséquence un architecte de la transformation socioculturelle, la responsabilité le conduit à faire preuve irrémédiablement de génie créateur. Elle lui permet d’exprimer son intelligence et ses capacités d’imagination, d’invention ou la créativité.
Le « génie » est concrètement l’expression de l’intelligence humaine. C’est la capacité humaine à découvrir des solutions doublement durables et rentables pour les besoins de son environnement. Pour ce faire, il faut indéniablement et constamment faire preuve d’audace et d’innovation dans pratiquement tous les domaines d’activités humaines. Ainsi, une société humaine sans audace et sans innovation, sans vision et sans volonté, est complètement dépourvue de génie créateur.
Pour un individu, l’absence de génie qui se traduit immanquablement par le déficit d’intelligence exceptionnelle, entraîne logiquement et même forcément l’absence de ‘‘leadership’’. En d’autres termes, responsabiliser tous azimuts le Citoyen congolais signifie lui inculquer l’esprit de ‘‘leader’’. C’est façonner en lui le leadership permettant à la société d’acquérir la stabilité et la sécurité, de bâtir un environnement socio-humain fondé sur la paix et la liberté, la dignité et la justice. Telle est effectivement la philosophie de l’UDPS.
Émanciper la Femme
Mme Monique Mukuna Mutombo, candidate à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018
Plus que jamais, le moment est venu de sortir rapidement et définitivement de cette tradition primordiale africaine qui considère la femme congolaise comme un Être humain ayant le statut de mineur, d’un incapable majeur ou d’un objet condamné à vivre sempiternellement dans l’ignorance. Dorénavant, il convient de la respecter comme une personne adulte capable de s’assumer et d’assumer des charges sociales. Cette considération permet à la femme de s’ouvrir toutes les portes du savoir académique et de l’instruction [Sciences et Techniques] et, par conséquent, d’accroître toutes ses connaissances intellectuelles.
Cette nouvelle réalité substantiellement fondée sur les principes de respect et de considération permet, à vrai dire, à cette personne humaine de mieux cerner les différents enjeux fondamentaux de la société. Aussi permet-elle à cet être de participer très activement et très brillamment au développement économique et au progrès social de sa base (la famille), de sa Communauté immédiate (laVie associative), de sa Collectivité publique (l’État et la Nation). À ce niveau, l’UDPS entend offrir diligemment à la femme tous les moyens nécessaires à son épanouissement individuel et collectif en vue de sa réelle participation à l’effort de construction nationale.
« Exclure » l’Exclusion
Le combat contre l’exclusion est une des exigences fondamentales du développement économique de la Nation et du progrès social des Citoyens.
En vérité, la culture de l’exclusion, tous azimuts, prônée successivement par la barbarie coloniale et la tyrannie dictatoriale constitue le talon d’Achille de la République démocratique du Congo. Cette politique est, à n’en point douter, à la base de toutes les frustrations et de toutes les violences connues par le pays. Elle est la source de toutes les déstabilisations. Elle est la cause de l’instabilité qui sévit présentement dans cet État sur les plans politique, économique, social et culturel. Par conséquent, elle ne lui permet pas d’émerger en tant que Nation forte et libre au cœur de l’Afrique indépendante. Aussi ne lui permet-elle pas de construire positivement son développement économique, de définir toutes les conditions objectives de son progrès individuel, social, et bien entendu collectif.
Sur le plan politique, l’exclusion demeure indubitablement une source vicieuse de conflits armés meurtriers, de tensions intercommunautaires et de sécessions territoriales. À cet égard, il convient de se remémorer l’inoubliable révolte du 4 janvier 1959 qui a pris de court – par surprise – le colonisateur belge juste avant l’aube de la décolonisation. Aux lendemains de l’indépendance nationale, il y a lieu de penser à la marginalisation plus que forcée des formations politiques aussi bien fédéralistes que nationalistes du gouvernement central. Cette démarche très vicieuse et très pernicieuse a conduit malheureusement l’État national sur la voie cahoteuse de la balkanisation de son vaste territoire.
À cet égard, il importe de se rappeler les sécessions du Katanga (9 juillet 1960), du Sud-Kasaï (8 août 1960) et de la Province orientale (Haut-Zaïre) en 1961. Il sied de se rappeler les causes profondes à la base de fameuses guerres de Shaba ou Kolwezi I et II ainsi que les répétitives expéditions militaires mobutistes à Moba (ex-Baudouinville), dans le [Katanga-Nord], au large du lac Tanganyika dans les années quatre-vingts. Aussi importe-t-il de se remémorer enfin les conflits armés meurtriers de 1996 et de 1998 qui ont directement provoqué plus de six millions de morts ou victimes directes. Ces phénomènes violents sont, en vérité, le fruit du sectarisme idéologique ou le résultat de l’exclusion politique.
Sur le plan socioéconomique, l’exclusion émerge avec la paupérisation forcée du Congolais par le pouvoir politique. Ce phénomène s’opère par le truchement de la destruction de l’outil de production économique et industrielle. À ce propos, le cas de la MIBA est tout à fait édifiant dans la mesure où le démantèlement de cette entreprise de production minière a nettement provoqué la disette dans ce qui fut naguère la Province du Kasaï oriental dont les pans entiers économiques et structurels reposaient, en vérité, sur cette industrie minière et diamantifère.
Aussi l’exclusion émerge-t-elle par le biais de la confiscation du pouvoir d’achat économique ou pouvoir financier. Celle-ci se réalise cruellement et cyniquement par le biais d’une inflation galopante et le non-versement des revenus alloués à l’employé. S’il est parfois versé, le salaire n’est même pas complètement ajusté à l’inflation. Cette situation explique, naturellement, les confrontations sociales et les grèves qui paralysent divers secteurs d’activités, tels la santé, la fonction publique, l’enseignement et la défense nationale. Ceci a pour effet immédiat de plonger lentement mais sûrement l’ensemble du Pays dans la léthargie maladive, dans le marasme et l’agonie profonde.
Sur le plan socioculturel, l’exclusion est générée par le sentiment régionaliste et tribaliste dont le principal vecteur politique est, en réalité, le pouvoir d’État. Force est de constater que l’épuration ethnique des Kasaïens et autres Peuples du Katanga par le Gouverneur Oliveira da Silva, alias Antoine Gabriel Kyungu wa ku Mwanza, d’origine lusitano-angolaise, résulte en fait de la vision régionaliste et tribale du Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre. À ce bilan macabre, il importe d’ajouter les massacres récursifs dans les régions du Grand Kivu (Sud-Kivu, Nord-Kivu et Maniema), du Bandundu et du Kasaï oriental sous son pouvoir sanguinaire.
Il convient de souligner que cette démarche sectaire ou ostraciste est aussi très présente sous la dynastie révolutionnaire kabiliste qui s’appuie principalement sur des cadres originaires ou natifs du Katanga et du Kivu sans égard au critère objectif de compétence intellectuelle et professionnelle, d’intégrité morale et d’honorabilité. Ce nouveau système maffieux essentiellement fondé sur la notion de cooptation et le principe de parrainage familial est sans aucun doute inspiré du Mobutisme triomphant s’arc-boutant sur un personnel militaire, politique et administratif essentiellement originaire de la région de l’Équateur.
Comme la politique d’exclusion distillée, instillée, par les autorités publiques et administratives sabote, manifestement, la cohésion sociale et, par conséquent, compromet, irréversiblement, l’adhésion populaire au pouvoir national, l’UDPS entend prôner le principe d’égalité entre les Citoyens. En vue de renforcer tous azimuts la cohésion nationale, l’éthique de responsabilité sera substantiellement au cœur des lois et des règles qui régentent politiquement et administrativement l’ensemble du Pays. Elle sera, donc, le fondement des institutions publiques de l’État républicain en vue d’endiguer la corruption et éradiquer le népotisme. Elle sera la pierre angulaire des politiques publiques définies par le Gouvernement national pour promouvoir la Transparence administrative et, surtout, garantir la Bonne gouvernance.
Réconcilier les Cœurs et les Esprits
La concorde politique et l’harmonie nationale, autant que la solidarité et la fraternité, sont les clés de la paix et de la sécurité, de la justice et de la liberté.
Depuis le jeudi 30 juin 1960, la République démocratique du Congo demeure un terrain constamment miné par des rivalités et guerres fratricides. Cette situation constitue en soi la plus grande vulnérabilité de cet État. Elle constitue aussi un grand défi dans son effort continuel de construction nationale. À cet effet, ce mouvement politique et démocratique qu’est l’UDPS, entend certes promouvoir l’esprit de fraternité et de solidarité, de concorde politique et de réconciliation nationale pour affermir l’unité de l’État congolais dans ses fondations politiques et fondements idéologiques.
Par conséquent, avec l’UDPS à la manœuvre, il n’y aura effectivement point de chasse aux sorcières. Il n’y aura pas non plus de politique inquisitoriale. En effet, ce Parti entend, en réalité, dialoguer ouvertement et directement avec toutes les Filles et tous les Fils de la République démocratique du Congo, sans exclusion ni exclusive. Cette organisation partisane entend amorcer cet exercice politique dans le dessein d’asseoir définitivement la paix et de définir toutes les conditions sociales menant immédiatement à la stabilité politique, la sécurité juridique, la prospérité économique et l’épanouissement social de chaque Congolaise et de chaque Congolais. Aussi entend-t-elle piloter rigoureusement cet exercice en vue de définir les conditions sociales pouvant conduire directement au foisonnement culturel de la Collectivité publique. Qu’on se le tienne effectivement pour dit !
Cela est d’autant plus vrai que l’UDPS en tant que parti du peuple et du dialogue a toujours ouvert largement sa porte même à ses ennemis politiques et à tous ses adversaires irréductibles, à plus forte raison aux brebis égarées de sa propre famille politique. Il leur accorde, volontiers, le bénéfice du doute dans la mesure où il considère entièrement, – au même titre que le célèbre Fondateur de la Communauté Emmaüs, l’Abbé Pierre d’heureuse et pieuse mémoire -, l’Être humain non pas comme un petit diable malfaiteur mais plutôt comme un ange divin capable de bonté et d’action positive pour les siens. À ce propos, « l’Union fait la force », dit-on ! Faudrait-il nécessairement être belge pour comprendre la profondeur de cette vérité ?
Par conséquent, gare à toutes celles et à tous ceux qui pourraient refuser pour des raisons inavouées ou fantaisistes cette politique de la main tendue. Ceux-ci s’exposent définitivement au courroux populaire. Ils seront malheureusement balayés par la roue de l’histoire. « Article 64 de la Constitution du 18 février 2006 » oblige ! D’ailleurs, la fin des fossoyeurs impénitents de la Nation, des pillards notoires de l’État, ainsi que des assassins impitoyables des Congolaises et Congolais, n’est-elle pas déjà très proche ?
[i] Bien des districts et localités, entre autres dans la portion orientale du territoire physique de la République démocratique du Congo, échappent visiblement au contrôle effectif de l’État en tant que pouvoir politique, administratif et gouvernemental.
[ii] Le libéral wallon Louis Michel et le socialiste wallon André Flahaut qui a même eu le toupet de proposer la candidature du criminel de guerre et génocidaire Joseph Hyppolite Kanambe Kazembere M’Twale Christopher, alias Joseph Kabila Kabange, à l’obtention du doctorat honorifique de l’École royale militaire de Belgique.
[iii] Les quotidiens belges ‘‘Le Soir’’ et ‘‘La Libre Belgique’’ respectivement au travers de la plume de Colette Braeckman et de Marie-France Cros.
[iv] Expression très chère à Honoré Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau, rhétoricien de la période révolutionnaire en France.
[v] Ces autorités dirigeantes sont, dans les faits, réputées ‘‘naviguer à contre-courant de l’histoire. Elles sont manifestement aux antipodes des aspirations populaires légitimes’’,
[vi] Bizarrement, la logique génocidaire utilisée par tous ces régimes successifs en République démocratique du Congo ressemble à s’y méprendre au principe d’élimination systématique des animaux vivant librement dans la nature en Afrique orientale par la colonisation britannique au cours de la première moitié du vingtième siècle. Pour se donner une bonne conscience, les Anglais faisaient appel à nombre d’acteurs américains d’Hollywood en vue de chasser ces bêtes totalement en liberté. Très curieusement, la Grande-Bretagne via diverses fondations et ONG se soucie, aujourd’hui, de la diminution drastique de ces animaux sauvages dans les savanes et forêts africaines. Pourtant, c’est bien elle qui fut la première à les massacrer massivement.
[vii] Sous la colonisation belge, la campagne de l’hévéa et la construction des chemins de fer ont transformé le territoire de la République démocratique du Congo en véritable mouroir. Sous le mobutisme triomphant, bien des zones peuplées ont été transformées en zones d’opération militaire échappant à toute juridiction civile et dont les habitants furent massacrés sans autre forme de procès pour leur opposition au pouvoir. Tout comme sous le système ubuesque de Mobutu Sese Seko du Zaïre, les massacres sont légion sous la dynastie des Kabila. Pis, les privations d’emploi et du pouvoir d’achat rendent la population totalement vulnérable dans la mesure où celle-ci ne peut guère s’alimenter correctement ni même se faire soigner efficacement. Conséquence : ‘‘la mort est moins violente. Lente, elle est administrée à petite dose’’.
[viii] Dans le but de déraciner culturellement les enfants, les écoles sont construites, sous la colonisation belge, dans des milieux extrêmement éloignés de leurs foyers culturels et familiaux. Celles-ci sont ouvertes aux plus aptes physiquement. En sont manifestement exclus les handicapés physiques et mentaux, ainsi que les filles. Sous le mobutisme, le kabilisme et le kanambisme, la dépréciation courante de la vie matérielle des instituteurs et professeurs entraîne ipso facto la baisse de la qualité de l’enseignement.
[ix] Les peines infâmantes et atrocités lourdes infligées aux cueilleurs de l’hévéa lors de période d’exploitation léopoldienne, massacres des populations désœuvrées sous les dictatures.
[xi] [Le Citoyen] (L’idée de service public devient la pierre angulaire du fonctionnement de l’administration publique).
[xii] Il y a lieu de souligner que les partisans irréductibles de la troisième voie (Justin-Marie Bomboko Lokumba, Joseph-Léon Leibowitz (Lubitsch), alias Kengo wa Dondo, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, Pierre Singa Udjuu, Pierrot Pay-Pay wa Siakassighe, etc.) ont tous soutenu publiquement l’actuel processus politique et électoral pourtant rejeté par le Peuple congolais soit par leurs déclarations intempestives, soit par leur participation aux joutes électorales.
[xiii] Zaïre est l’acronyme de « Zone Africaine et Internationale aux Intérêts Réservés aux Étrangers ».
[xiv] Les massacres à large échelle et expéditions punitives à Kinshasa, au Kasaï occidental, au Kasaï oriental, en Équateur, au Bas-Congo (le génocide des membres de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo et proches du gourou spirituel Ne Mwenda Nsemi).
[xv] Dans les agglomérations urbaines, la population travaille en moyenne les 2/3 de sa vie alors que dans les campagnes ou cités rurales, celle-ci consacre au moins les 3/4 de son existence à travailler.
[xvi] Sous la colonisation belge, le Congolais était un forçat selon la logique de Bula Matari. Sous la tyrannie brutale, il est un prisonnier.
[xvii] Comédien ou acteur des pièces de théâtre communément appelées ‘‘Maboke’’. Le nom donné à ces comédies était tiré du surnom d’un célèbre comédien jouant dans des pièces théâtrales à caractère pédagogique et éducatif. Ces dernières étaient diffusées le jeudi soir dans les années soixante et soixante-dix par la Radio et Télévision nationales du Congo (RTNC).
[xviii] L’enseignement ou l’éducation occupera une place importante pour le gouvernement de l’UDPS parce qu’il y va sûrement de l’avenir de la Nation.
Interprétations de la fête de Pâques à la lumière du discours religieux
‘‘S’il y avait deux Pâques et deux vendages, il n’y aurait plus ni famine ni pauvreté’’ Dicton français
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
La tradition pascale repose intrinsèquement sur deux dimensions mystiques. La première dimension est d’ordre purement climatique ou climatologique. Elle est liée à l’arrivée du « Printemps ». Cette saison annonciatrice de la chaleur ou de la « montée du mercure » permet à l’être humain de sortir complètement de son hibernation. Elle lui permet de reprendre avec enthousiasme la routine de ses activités généralement extérieures. Pendant l’hiver, celles-ci ont été au point mort parce que l’humain est assujetti aux conditions et aux rigueurs du climat.
Aussi cette tradition pascale est-elle d’ordre essentiellement astronomique. En effet, la célébration de Pâques se veut, en vérité, la célébration du retour du majestueux Soleil. Celui-ci consacre la longueur des jours sur les nuits. Il ne fait aucun doute que cet astre lumineux joue, indéniablement, un rôle capital dans la conservation ou perpétuation de l’espèce humaine, tout comme d’autres espèces ou organismes. En d’autres termes, Pâques symbolise naturellement le retour à la vie. La vie, c’est en fait l’accomplissement du travail en tant que processus de transformation de la matière en vue d’assurer la survie de l’espèce humaine. Cette survie passe inéluctablement par l’exécution des travaux de type agricole.
Il existe, donc, une corrélation entre tradition pascale, célébration du printemps et « culte » de l’astre solaire qui est, par essence, un astre lumineux sans lequel aucune vie n’est, à vrai dire, absolument possible dans le monde physique et matériel, dans l’univers à deux ou trois dimensions. Aussi existe-t-il une corrélation entre coutumes pascales et travaux agricoles puisque la terre laissée en friches devient finalement cultivable. Ce qui revient à dire rentable pour l’alimentation ou l’approvisionnement de l’être humain. En d’autres termes, la terre redevient réellement cette mère nourricière qui procure à l’humain toutes les ressources vitales à sa survie, à son épanouissement en tant qu’être et créature divine.
Toutefois, d’un point de vue purement eschatologique, Pâques est une invitation à soulager les ressources tant animales que végétales directement destinées à la consommation humaine. C’est une période au cours de laquelle l’humain s’interdit de consommer certains aliments à base aussi bien animale que végétale. En d’autres termes, Pâques se veut effectivement une invite à la modération, à l’apaisement. Elle s’avère, donc, une invite à la conservation de la vie, quelle qu’elle soit. Conservation de la vie « lato sensu ».
De ce fait, la vie cesse d’être caractérisée par cette lutte permanente entre l’être humain et la matière. Elle cesse réellement d’être réduite au combat permanent entre l’homme et la nature environnante. En d’autres termes, Pâques se veut effectivement une invitation en bonne et due forme à la pacification, donc une invitation à l’harmonisation des relations entre l’homme et son environnement immédiat en tant qu’abri de l’humanité.
Ce qui, finalement, revient à dire que Pâques présente, au-delà de son fondement spirituel et religieux, une dimension ‘‘écologique’’ indéniable dans la mesure où elle concourt pertinemment à l’équilibre de l’écosystème, fût-il animalier ou végétal. Elle interpelle la Conscience humaine sur le danger que représente au plus haut point le gaspillage des ressources vitales. En fait, elle interpelle l’humain sur le manque de respect dû à la reproduction des espèces animales et végétales qui constituent sans conteste pour lui une source de survie et, donc, une source de vie tout court.
Par ailleurs, la deuxième dimension mystique qui entoure, sans nul doute, profondément, la tradition pascale est d’ordre historique. Celle-ci est reliée à la libération du Peuple hébreu demeuré très longtemps captif en Égypte. De ce point de vue, Pâques est la célébration du retour à la liberté en tant que plénitude la vie.
En d’autres termes, Pâques en tant que tradition religieuse et spirituelle est, en réalité, une invitation au détachement de tout ce qui rend journellement l’être humain esclave. C’est une invitation au détachement de tout ce qui avilit et dépersonnalise l’espèce humaine. C’est la rupture à la fois radicale et définitive avec tout ce qui l’empêche, certes, de s’épanouir correctement et de progresser autant spirituellement et moralement que matériellement et intellectuellement.
Ce qui revient à dire que Pâques symbolise non seulement la reconquête de la liberté humaine en tant que phare de la vie mais aussi et surtout le contrôle effectif et plein de soi pour son propre épanouissement et celui de son entourage. C’est la parfaite maîtrise de sa personne pour l’émergence d’un monde pacifique et harmonieux, solidaire et fraternel. En d’autres termes, Pâques se veut la manifestation d’un univers manifestement respectueux de la nature et de l’environnement, indubitablement guidé par l’Amour universel et la Lumière céleste.
Depuis le mois de septembre 1996, la majestueuse République démocratique du Congo, fort connue pour ses fabuleuses richesses tant naturelles et minérales que précieuses et stratégiques, vit de façon permanente sous le régime draconien et mortifère de violence armée. Cet État ‘‘souverain’’ et ‘‘indépendant’’ sis au cœur du Continent africain et de la région des Grands Lacs est, en effet, confronté à des guerres de prédation économique, d’ailleurs alimentées par des puissances occidentales d’extraction anglo-saxonne. À vrai dire, l’objectif primordial de ces conflits armés artificiellement provoqués et entretenus est la captation brutale de toutes ses ressources matérielles nationales.
Aussi ce pays connaît-il, de manière récurrente, des guerres d’extermination de toute sa population autochtone dont le leitmotiv s’avère la déflagration du tissu national. Mais, le véritable but poursuivi par différents acteurs sur le terrain, fussent-ils pays agresseurs, mercenaires locaux ou soudards étrangers, sponsors internationaux des belligérants, se réduit indéniablement à l’effondrement de l’État-Nation. Il se réduit à l’affaissement de la ‘‘Souveraineté de la Nation’’, à l’abattage du pouvoir national en tant que rempart à la spoliation matérielle du pays, à l’exploitation éhontée de ses richesses et la destruction de ses ressources humaines.
Cette perspective destructrice du Joyau congolais par de puissants intérêts extérieurs a suscité un mouvement de colère nationale qui a, sans doute, débordé hors des frontières étatiques. Ce cri de colère intérieure a naturellement trouvé écho au sein d’une Diaspora quoi que éclatée, émiettée, disparate. Celle-ci entend, dorénavant, jouer le rôle de gardien du temple et de sauveur d’un pays somme toute déliquescent, dont les chances de survie tiennent plus de la Providence divine que de la farouche volonté de ses propres enfants.
C’est dans ce contexte de mobilisation générale au profit d’un Congo moribond, humilié et dépecé par des rapaces et charognards de tous ordres que la question lancinante de la Citoyenneté et de la Nationalité détenue par des dirigeants politiques, administratifs et gouvernementaux est naturellement posée. Force est de reconnaître que, en raison du traumatisme national d’ailleurs provoqué par ces conflagrations armées récurrentes, celle-ci est l’objet de débats autant violents que surréels. En effet, les Congolais qui ont, sans l’ombre d’un doute, perdu tout repère autant politique et idéologique que culturel et historique, assistent très pratiquement ‘‘impuissants’’ – cela depuis une vingtaine d’années – au bradage de la Nationalité de leur cher et beau pays.
Cette liquidation délibérée ou inconsciente de la Nationalité congolaise que la Diaspora remet violemment à l’ordre du jour et sur la table à propos de nombreux dirigeants politiques, administratifs et gouvernementaux aux origines floues, à qui on impute à tort ou à raison la spoliation de l’État et à qui incombe l’éclatement de la Nation, dérive fort logiquement du phénomène d’absence de l’État. Aussi découle-t-elle logiquement et forcément de l’inexistence manifestement flagrante de l’administration publique en tant que bras séculier et pièce maîtresse de l’État. Il importe de mentionner que ce double phénomène destructeur du pays remonte, à vrai dire, pratiquement au plus fort des années ‘‘tyranniques’’ du Mobutisme nationaliste et conquérant. Ce qui paraît, tout à fait, paradoxal. Entre autres pour un régime politique et militaire qui, par essence, se voulait, au cœur de l’Afrique contemporaine et du Monde négro-africain, sensiblement »hyperfort » et, surtout, »hypercentralisé ».
Cela est d’autant plus vrai que, sous la présidence ‘‘autocratique’’ du Maréchal-pillard Mobutu Sese Seko du Zaïre, la Nationalité zaïroise se monnayait aisément au coin de la rue. Pourtant censée normalement conférer à un Citoyen des droits et des obligations au sein de la Collectivité publique, la carte d’identité nationale se négociait à prix d’or dans des officines de l’État. C’est, d’ailleurs, au cours de cette période où la vénalité publique est érigée en mode de gouvernement, en modèle politique et administratif, que des cohortes d’étrangers, ayant immigré au Zaïre de Mobutu par des voies plus ou moins légales, ont acquis de façon irrégulière la nationalité zaïroise. Bien entendu avec la complicité manifeste des autorités politiques, administratives et gouvernementales de l’État.
Sans compter que, pour survivre à la crise socioéconomique, certes, imposée par l’élite dirigeante, des citoyens zaïrois imitant d’ailleurs à la perfection leurs propres autorités politiques ou administratives et gouvernementales devenues pour la circonstance des négociants des biens de l’État ont marchandé, à leur tour, la carte d’identité nationale. Ces derniers se sont improvisés autorités de l’état civil dans leurs lieux de résidence. Ils ont même vendu sur des étals de marchés ouverts au grand public des actes d’état civil. Avec cette qualité pourtant clairement usurpée, ceux-ci n’ont pas hésité à proposer à n’importe qui des certificats de naissance ou des actes de mariage civil et coutumier. Y compris des certificats de décès. Et même des jugements qui sanctionnent le divorce d’un couple marié.
Pour couronner le tout, des certificats d’écoles primaire et secondaire, des diplômes académiques trouvaient aisément preneur dans ces lieux de marchandage atypiques. Cette nouvelle occupation permettait assurément aux nombreux laissés pour compte du Mobutisme triomphant de nouer les deux bouts du mois. Ainsi leur permettait-elle de faire face aux rigueurs de la politique de rétention des salaires instituée par le Mouvement populaire de la révolution (MPR) pour affamer les fonctionnaires de l’État-Parti et, par voie de conséquence, détruire leurs familles respectives !
Il sied de noter que ce bradage de la Nationalité congolaise s’est aggravé depuis la chute brutale de la ‘‘tyrannie mobutiste’’ par le guérillero postlumumbiste et postnationaliste Laurent-Désiré Kabila. En effet, le régime de ce soudard postléniniste et poststaliniste a [attribué] à l’emporte-pièce la nationalité congolaise à des ethnies tout entières ou des groupes d’individus. Le pouvoir autant [liberticide] que [démocraticide] de Joseph Kabila Kabange ne fait pas non plus exception à cette règle devenue certes coutumière à un régime en place qui a envie de séduire la population d’origine étrangère. À la tête de l’État congolais depuis le 26 janvier 2001, ce jeune mercenaire tutsi rwando-tanzanien, répondant au nom de ‘‘Joseph Hyppolite Kanambe Kazembere M’Twale Christopher’’, a, très rapidement, intégré une kyrielle de commis étrangers[i] au sein des appareils politique, administratif voire sécuritaire de l’État à la faveur de la fameuse Transition politico-militaro-maffieuse de 2003 à 2006.
Puisqu’il est question de réhabiliter cette Nationalité congolaise pratiquement vidée de sa substance, manifestement liquidée par des autorités politiques, administratives et gouvernementales, que pourrait-il véritablement signifier aujourd’hui ‘‘le fait d’être Congolais’’ ? En d’autres termes, qu’est-ce que cela implique réellement d’être un sujet congolais ? Être un ressortissant congolais veut-il vraiment dire être né d’un ou des parents essentiellement congolais ? Veut-il dire être strictement issu des ethnies ou des tribus vivant physiquement sur le sol du territoire de la République démocratique du Congo telles que répertoriées par le Colonisateur belge à la fin du XIXe siècle ?
Il est un fait établi qui ne souffre d’aucune contestation voire interprétation. Au regard de la légalité ambiante, donc en vertu de l’ordonnancement juridique [la Constitution de Liège du 18 février 2006][ii], la Nationalité congolaise est ‘‘une’’ et ‘‘exclusive’’. En d’autres termes, le fait de détenir concurremment avec la nationalité congolaise une citoyenneté étrangère entraîne ipso facto la radiation de la nationalité congolaise. Par voie de conséquence, la réclamation ou l’usage d’un passeport autre que congolais oblitère automatiquement et systématiquement la revendication de la nationalité congolaise. Donc, pour bénéficier sans anicroche de la nationalité congolaise, il faut impérativement renier la citoyenneté étrangère détenue au moment de l’intégration à la Nation congolaise. Voilà ce que dit grosso modo le principe général du droit congolais en matière de détention de la nationalité congolaise ou inversement de réclamation de la Citoyenneté étrangère.
Toutefois, est-on simplement congolais lorsque l’on détient un document administratif disposant que l’on appartient à la grande famille congolaise ? Est-on congolais lorsque l’on est, certes, membre d’une ethnie vivant physiquement en République démocratique du Congo ? Dans ces conditions, qu’en est-il réellement des ethnies à cheval sur deux ou trois pays frontaliers parmi lesquels figure la République démocratique du Congo ? En d’autres termes, quand est-on vraiment congolais ?
Sur le terrain de la Morale humaniste et des principes universels, l’on appartient, certes, à un pays lorsqu’on l’aime sincèrement et lorsqu’on est surtout disposé à travailler pour lui. On est citoyen à part entière d’un pays lorsqu’on est vraiment disposé à participer à son essor tant politique et économique que social et culturel. On est citoyen d’un pays lorsqu’on est même prêt à mourir pour lui en cas d’agression armée. Dans ce domaine, le plus bel exemple contemporain demeure celui du stratège révolutionnaire judéo-argentin Ernesto Rafael Guevara de la Serna, dit [Che].
En effet, après sa rencontre instructive et déterminante avec Fidel Alejandro Castro Ruz à Mexico (Mexique), ce médecin de formation n’a pas hésité, un seul instant, à se mettre volontairement au service de la libération nationale du Peuple cubain. À cette époque, celui-ci était écrasé comme un ver de terre par la dictature de Rubén Fulgencio Batista y Zaldívar. De son propre gré, l’immortel Ernesto Che Guevara s’est engagé militairement aux côtés des guérilleros cubains pour démanteler un régime qui opprimait leurs droits fondamentaux et libertés publiques, pour bâtir un pays à l’aune de leurs espérances.
C’est aussi l’exemple de l’Espagnol Manuel Valls, originaire de Barcelone (Catalogne). Cet ancien Premier ministre de François Hollande avait choisi de servir fidèlement la France et le Parti Socialiste avant de devenir réellement Français. L’on peut également mentionner les cas notables des artistes-musiciens, telle Myriam Makeba de Swaziland, tel Johnny Clegg (le fameux Zulu blanc du groupe Savuka) de Grande-Bretagne. Ceux-ci sont, naturellement, devenus des sujets sud-africains après le rapide démantèlement du régime ségrégationniste de Pretoria (Apartheid) en 1990 pour avoir farouchement combattu l’Apartheid par la chanson, le militantisme musical et, surtout, l’engagement socioculturel.
À cet égard, les exemples de [Che] Enesto Rafael Guevara de la Serna, Myriam Makeba et Johnny Clegg rappellent incessamment que l’appartenance à une Nation ne se limite pas uniquement à la détention d’un document administratif ou l’appartenance à une ethnie. Ils rappellent pertinemment que l’appartenance à une Nation est plutôt un état d’esprit. En effet, celui-ci conduit, par sa force, un être humain qui croit très certainement et très fermement en l’humanité, à prendre sans hésiter la défense de l’opprimé (la veuve et l’orphelin). Cet état d’esprit pousse un individu apôtre de la paix et de la justice, soldat de la liberté et artisan de la dignité humaine à défendre sans concession un pays écrasé au nom des droits humains fondamentaux, des valeurs humanistes et des principes universels. Aussi le pousse-t-il à participer activement, donc positivement, au rayonnement du pays dans lequel il vit en permanence. Un tel esprit peut se traduire concrètement par la construction des écoles, des hôpitaux, donc par les nombreuses opportunités offertes généreusement aux Citoyens d’une Collectivité publique.
Au niveau international, l’exemple instructif de l’Albanaise Anjezë Gonxhe Bojaxhiu, en religion ‘‘Mère Teresa’’, devenue indienne, est des plus pertinent ou des plus éminent. En Afrique du Sud, Joe Slovo, devenu ministre de logement sous la présidence de Nelson Mandela en 1994, était d’origine lituanienne. Ce Juif des Pays baltes, né le 13 mai 1926 à Obeliai (Lituanie) et installé dès l’âge de huit ans en Afrique du Sud, n’a nullement hésité à troquer les habits de révolutionnaire pour défaire le régime d’Apartheid.
Sur le terrain purement congolais, bon nombre d’étrangers se sont illustrés au point de porter dans leurs cœurs les couleurs la République démocratique du Congo, mieux que les enfants du pays. Dans ce registre, se sont, en réalité, distingués les Révérends Pères Léon de Saint-Moulin et Pierre Lecuit de Charleroi pour leur contribution inestimable et remarquable dans le domaine stratégique de l’enseignement et de l’éducation nationale. C’est aussi le cas mémorable de Pierre Jacques Chaloupa d’origine française, portugaise et grecque pour sa vaillante lutte politique et son combat démocratique en faveur d’un État prospère et développé, juste et pacifique, libre et digne. En raison de leur amour sans faille de la République démocratique du Congo, toutes ces personnes précitées sont des Congolais à part entière.
Leur nationalité congolaise ne souffre d’aucune contestation d’autant plus qu’en vertu des accords de Lusaka (Zambie) des 30, 31 juillet et 31 août 1999, est congolais tout individu dont les groupes ethniques étaient physiquement présents sur le territoire du pays lors de son accession à la souveraineté internationale et à l’indépendance nationale en 1960. À cette époque, vivaient au Congo bon nombre de communautés étrangères venant de divers horizons culturels. Il y avait sûrement des Belges wallons et flamands, des Canadiens, des Portugais, des Grecs, des Italiens, des Irlandais, des Israéliens, des Polonais, des Français, des Indiens, des Allemands, des Tchèques, des Chinois, des Sénégalais, des Maliens, des Togolais, des Guinéens, des Libériens, des Sierra-Léonais, des Malawites, des Sud-Africains (Afrikaneers), des Tanzaniens, des Burundais et Rwandais, des Zambiens, etc. S’y sont ajoutés à toutes ces communautés étrangères, dès l’accession du pays à l’indépendance en 1960, les Haïtiens dont le patrimoine culturel et musical s’est automatiquement greffé sur la Rumba nationale.
Cette riche diversité des peuples et, par conséquent, des cultures démontre, d’ailleurs, à quel point la République démocratique du Congo est, par définition, dès sa naissance, une terre d’accueil et d’ouverture. Elle n’est pas du tout un pays isolé et refermé sur lui-même. C’est un État profondément ouvert à toutes les influences de la planète, fussent-elles politiques et idéologiques, économiques, sociales et culturelles. À cet effet, elle compte bien garder cette spécificité de mosaïque culturelle et raciale. Cette vision d’un Congo défini comme un »kaléidoscope » culturel et racial est, d’ailleurs, portée au plus haut point par le premier ministre doublement nationaliste et panafricaniste Patrice Emery Lumumba surtout lorsqu’il déclare ouvertement, publiquement, aux lendemains de la proclamation de l’indépendance nationale en 1960 : ‘‘Les Belges, les Flamands et les Européens qui resteront avec nous, travailleront avec nous. Ils seront même une des ethnies du Congo’’.
Force est de constater que cette vision sacrosainte d’une République démocratique du Congo plurielle, d’un pays multiethnique, multiracial et multiculturel, est aussi partagée par le Premier ministre katangais Moïse Kapenda Tshombe. Elle ne pose pas non plus de problème particulier au Maréchal-président Mobutu Sese Seko du Zaïre qui a offert, gracieusement, la Nationalité congolaise aux Libanais, aux Centrafricains et Rwandais. Lui-même togolais d’origine était entouré d’étrangers en provenance du Sénégal (Léon Engulu Baangampongo Bakokele Lokanga), de la Tanzanie (Alphonse-Roger Kithima bin Ramazani), du Rwanda (Barthélémy Bisengimana Rwema, Léon Lubitsch Kengo wa Dondo), du Burundi (Alexis Thambwe Mwamba), de Cabinda en Angola (Roger Patrick Nyimy Mayidika Ngimbi), du Sud-Soudan (Terminator Honoré Ngbanda Nzambo ko Atumba [selon les déclarations de l’Honorable rwando-burundais Vital Kamerhe]), de la Zambie (Vincent Lunda Bululu), etc.
Ce sujet délicat ne constitue pas non plus un véritable problème de fond pour l’UDPS d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba. En l’occurrence, un problème de fond susceptible de provoquer arbitrairement l’exclusion des bonnes volontés ou des énergies dont le pays a expressément besoin pour son propre essor tant économique et social que politique et culturel. En effet, ce parti à l’avant-garde de la lutte en faveur des droits humains fondamentaux, a définitivement intégré dans son combat politique et démocratique des valeurs humanistes et principes universels. Cela est d’autant plus vrai que des sujets occidentaux, vivant dans ce pays d’Afrique centrale ou militant ardemment à l’extérieur du pays pour la cause politique et démocratique défendue par cet avocat du peuple, étaient des adhérents ou sympathisants de l’UDPS.
En fait, l’exemple le plus notable est, à ce propos, celui de l’Américain John Metzel, alias ‘‘Tshimanga’’, spécialisé dans les questions des droits humains fondamentaux et de santé publique. Tout comme celui du Belge Ronald van den Bogaert, fonctionnaire du Parlement européen et membre du Parti Socialiste belge [aile flamande]. Cet amoureux du Congo a été emprisonné, et ce pendant six mois, au centre pénitentiaire de Kinshasa en 1985 pour son soutien explicite à l’UDPS. Cet enfermement est intervenu après un jugement bidon, fantaisiste, rendu par la cour de sûreté de l’État, d’ailleurs, embrigadée par le Maréchal-despote.
En d’autres termes, qui est réellement ‘‘Congolais’’ ?
Se veut Congolais tout individu de bonne volonté, peu importe sa race, sa culture, ses origines ethniques, sa condition ou son statut social. Est Congolais tout individu qui participe activement au développement économique de la République démocratique du Congo et au progrès social de ses ressortissants. Est, en fait, Congolaise toute personne amoureuse de ce pays. Est, certes, Congolais tout individu qui entend apporter sa part généreuse à la construction de cet édifice national. Il s’agit de toute personne de bonne foi dont le grand cœur porte, évidemment, intérieurement un ‘‘tatouage’’ à l’effigie de la République démocratique du Congo.
Par conséquent, n’est point Congolais tout celui qui conspire contre ce pays merveilleux quand bien même il peut être rattaché à la République démocratique du Congo par des liens ethniques et tribaux. N’est pas du tout Congolais, tout celui qui bloque violemment la marche de ce pays vers les rivages sacrés de la paix et de la justice quand bien même il peut avoir des parents congolais d’origine. N’est pas Congolais tout celui qui asphyxie la liberté, éteint la démocratie, assassine le progrès et étrangle le pouvoir du Souverain primaire. N’est pas Congolais tout celui qui provoque violemment la discorde nationale et attise par des artifices la haine interethnique, massacre les Congolais pour instaurer la dictature.
Cet article est dédié au Gouverneur Moïse Katumbi Chapwe du Katanga (Moshe Soriano D’Agnano) et à l’homme d’affaires et collectionneur des oeuvres d’art Sindika Dokolo.
[i] Des Angolais, Zambiens, Burundais, Ougandais, Rwandais et Sud-Soudanais.
[ii]L’article 10 de la Constitution du 18 février 2006.