Patrice Emery Lumumba et l’émancipation du Congo et de l’Afrique

Le  »Testament politique de Patrice Emery Lumumba » se veut un document explicatif de sa pensée politique et de son discours idéologique. Il témoigne de son rôle fondamental dans le combat en faveur de la liberté et de la dignité du peuple congolais.

Patrice Emery Lumumba, héros congolais du panafricanisme.

Aussi témoigne-t-il de sa place éminente dans la lutte politique des peuples africains en vue d’arracher leur indépendance inéluctable des puissances coloniales occidentales.

En tant que legs au peuple congolais, sa vision politique et idéologique du Congo souverain et de l’Afrique indépendante dans le concert des Nations est souventes fois interprétée par les dirigeants administratifs et gouvernementaux de cet État au cœur du continent en fonction de leurs intérêts  »immédiats » et des circonstances exceptionnelles qui les déterminent.

L’arrestation suivie de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba à Élisabethville (Lubumbashi) par les forces impérialistes et néocolonialistes aboutit à l’incarcération de l’indépendance du Congo et au bâillonnement de l’émancipation de l’Afrique.

Patrice Emery Lumumba :  »Mythe » ou  »Réalité » ?

Ce qui est clair, Patrice Emery Lumumba continue tant bien que mal d’inspirer des générations et des générations de Congolaises et de Congolais, tout comme d’Africaines et d’Africains.

Il continue effectivement d’inspirer des personnalités politiques ou publiques qui présentent, en réalité, cette particularité et cette singularité d’ignorer quasiment tout de sa trajectoire politique, de sa vie personnelle, ainsi que de sa fin tragique.

La Belgique et le Congo tournent la page douloureuse de l’indépendance

La Belgique et la République démocratique du Congo décident finalement de solder la crise de l’indépendance de l’ex-Congo-Belge.

Le Roi des Belges Baudouin 1er accueilli au tarmac de l’aéroport international de N’Djili par le président Joseph Kasa-Vubu (à gauche) et le premier ministre Patrice Emery Lumumba (au centre) lors de l’accession de la République démocratique du Congo à l’indépendance le jeudi 30 juin 1960.

En effet, le gouvernement du Royaume de Belgique retourne symboliquement à la famille de Patrice Emery Lumumba, (« premier » Premier ministre du Congo), exécuté dans des circonstances troubles, le lendemain de l’indépendance acquise le jeudi 30 juin 1960, une dent lui ayant appartenu.

La dent ayant appartenu à Patrice Emery Lumumba

Un geste fortement apprécié dans les deux pays. Cela est d’autant plus vrai qu’il vient sceller une réconciliation voulue par le Roi Philippe et le gouvernement belge, ainsi que le président de la République démocratique du Congo (Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo) et les descendants de la famille de Patrice Emery Lumumba.

Le Roi des Belges Philippe entouré des enfants Lumumba (Juliana, François et Roland).

Force est en effet de constater que cette pièce dentaire bien conservée par un de ses bourreaux belges constitue une preuve macabre du lâche assassinat dont il fut l’objet le 17 janvier 1961 à Élisabethville, aujourd’hui Lubumbashi.

Les enfants Lumumba (François, Roland et Juliana) arrivent à la cérémonie de restitution par la Belgique de l’une des dents ayant appartenu à leur illustre père.

Par ailleurs, au cours d’une cérémonie empreinte d’émotions et de solennité, la Belgique, par la voix du Premier ministre Alexandre de Croo, a réitéré ses plus sincères excuses à la famille, au peuple et au gouvernement de la RDC.

Le Premier ministre de la Belgique Alexandre de Croo accueillant son homologue congolais Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge lors de la cérémonie de restitution de la dent de Patrice Emery Lumumba à sa famille.

De son côté, le gouvernement congolais représenté par le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a accepté le principe de tourner cette page douloureuse.

Pour ce faire, ce plus haut dignitaire a souligné la volonté du Congo de replacer les relations belgo-congolaises sous le signe du renouveau et de la paix, du réchauffement des liens économiques et commerciaux fondés sur un partenariat gagnant-gagnant.

Le commissaire de police Gérard Soete (à droite de l’image) a déclaré à la presse belge (VRT) avoir conservé une dent de Patrice Emery Lumumba après avoir dépecé son corps et l’avoir fondu dans l’acide.

Quant à elle, la famille de Patrice Emery Lumumba salue, par la voix de sa fille unique Juliana Lumumba, le retour de cette pièce dentaire ayant appartenu à l’illustre Congolais pour lui offrir une sépulture digne de ce nom et, ainsi, clôturer une période de deuil qui dure depuis 61 ans.

Les répercussions du conflit russo-ukrainien en Afrique

Le conflit russo-ukrainien

L’Ukraine tente de résister à l’agression russe en dépit de la supériorité militaire des forces ennemies.

Quelles répercussions en Afrique ?

‘‘Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui souffrent.’’

Jean-Paul Sartre

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

L’Ukraine est une ancienne république de l’union des républiques socialistes et soviétiques (URSS). Elle est devenue un État à part entière, donc une entité politique souveraine et indépendante, en 1991. Elle est, à ce titre, reconnue comme un membre siégeant à l’Organisation des Nations unies (ONU).

Depuis le jeudi 24 février 2022, la crise russo-ukrainienne dont les tensions exacerbées par les différentes parties protagonistes[i] ont véritablement atteint leur paroxysme et, surtout, un point de non-retour, a finalement emprunté la voie étroite de la conflagration armée. Sur le terrain des hostilités, bien entendu armées, cette confrontation militaire est très nettement marquée par l’invasion de l’Ukraine – un État pourtant souverain et indépendant sis au cœur du continent européen – par des troupes russes au motif – oh ! Combien noble – de démilitarisation des factions extrémistes et de dénazification des pans entiers structurels ou institutionnels de l’État ukrainien. Si le conflit russo-ukrainien produit, incontestablement, des effets nocifs en Europe avec la mise en péril du marché ‘‘gazier’’ et ‘‘pétrolier’’ et – aussi la volatilité du secteur économico-financier –, quelles répercussions pourrait-elle manifestement avoir par ricochet cette crise militaire sur le continent le moins nanti du monde entier qu’est, certes, l’Afrique[ii] ?

Force est de souligner que l’Ukraine est, par essence, un État européen directement issu de décombres de l’ancienne union des républiques socialistes et soviétiques (URSS). Cette entité étatique a, donc, vu le jour lors du démembrement de ce mastodonte communiste dont le certificat de décès est corroboré par le démantèlement du régime ‘‘verrouillé’’ des soviets par Mikhail Sergeyevich Gorbachev et la fin du collectivisme idéologique ou socialisme scientifique. Il sied de relever que ce jeune et nouvel État ukrainien qui émerge dans le sillage de la chute du mur de Berlin, ne diffère pratiquement point de la plupart des États du Tiers-Monde, entre autres des pays africains directement issus de la fameuse décolonisation des années soixante.

Une femme typique ukrainienne, en tenue traditionnelle.

En effet, l’Ukraine contemporaine est, par définition, un État ‘‘plurinational’’. Ce pays de l’Europe orientale, à plus forte raison slave, est, par nature, un État composite. C’est-à-dire : Un État composé d’éléments variés et différents. En l’occurrence des communautés humaines dont les cultures et les mentalités puisent leurs racines dans des traditions fort contrastées[iii]. Donc, l’Ukraine est, à vrai dire, ‘‘une entité publique qui renferme maintes composantes sociologiques’’. Celles-ci font réellement d’elle une mosaïque de cultures et de traditions, un kaléidoscope de Peuples et Nations.

En d’autres termes, l’Ukraine s’avère un patchwork national. Elle se veut un assemblage artificiel de Peuples qui vivent également dans des pays frontaliers. Parmi ces Peuples et Nations qui composent cet État convoité par des intérêts divergents, l’on distingue des Polonais concentrés à l’Ouest, des Hongrois magyars au Sud, des Ukrainiens, par essence autochtones du pays, au Centre, ainsi que des populations russophones ou russophiles au Nord-est, à l’Est et au Sud-Est.

Délimitations territoriales et existence des communautés transnationales

Cette répartition nationale de différents Peuples ukrainiens sur le sol territorial pose, en réalité, la problématique des frontières. Celle-ci peut aisément devenir une poudrière à la fois politique et sociale lorsque moult minorités vivant dans les périphéries revendiquent sans complexe et sans retenue leur appartenance culturelle au sein de pays limitrophes. C’est ce cas de figure qui est, visiblement, arrivé à l’Ukraine dès lors que les minorités russophones ou russophiles du Nord, du Sud et de l’Est se sont senties complètement rejetées par des politiques publiques tout à fait discriminatoires[iv], d’ailleurs, pratiquées sans états d’âme par le gouvernement de Kyïv[v].

Le fameux bataillon Azov qui revendique une idéologie extrémiste nazie, s’oppose farouchement à la présence des minorités russes et communautés russophones dans l’Est et le Sud de l’Ukraine.

Ce qui est clair, tous ces aspects ‘‘politiques’’ et ‘‘sociologiques’’ du conflit russo-ukrainien relatifs aux ‘‘bornes territoriales’’ et à la ‘‘présence physique’’ des minorités linguistiques et périphériques caractérisent bon nombre d’États africains. Ce qui entraîne logiquement que la très grande majorité de ces pays dont les limites ont été, d’ailleurs, définies par les puissances coloniales européennes, ne sont pratiquement pas à l’abri d’une crise de cette envergure ou d’un conflit militaire dicté par les mêmes motivations ou prétentions. Il ne fait aucun doute que bien des États d’Afrique dont les communautés ethniques et tribales vivent à cheval entre divers territoires voisins, suivent de très près la crise militaire russo-ukrainienne et ses différentes phases ou évolutions dans le temps.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Viktorovich Lavrov (à gauche) et le président russe Vladimir Vladimirovich Putin. Pour ces deux personnalités politiques, l’intervention militaire de Moscou en Ukraine s’inscrit dans le cadre du processus de dénazification de cette ancienne république soviétique, de démilitarisation des groupes extrémistes et haineux.

De l’issue de ce conflit armé meurtrier dépend forcément et logiquement le comportement d’une kyrielle de pays africains dont les appétits territoriaux – à la limite [gloutons] – ne sont pas du tout à négliger sur le Continent. De l’issue de cette intervention militaire russe dépend, naturellement, l’attitude de bien des États d’Afrique dont les communautés physiquement installées dans les diverses contrées voisines présentent des revendications identitaires foncièrement aiguës[vi]. Ces doléances pointues sont évidemment susceptibles de modifier substantiellement la cartographie du Continent et, par voie de conséquence, les bornes territoriales. Comme quoi le conflit russo-ukrainien peut assurément avoir de profondes répercussions pour l’Afrique dans la mesure où cette crise violente implique les frontières en tant que limites territoriales et également la présence matérielle de diverses communautés transnationales qui ont, en vérité, de sérieux différends politiques avec un État central.

En effet, l’existence des populations transnationales sur un territoire déterminé, d’ailleurs compromise par l’oppression musclée ou écrasée par des politiques d’exclusion arbitraire, peut générer de très fortes tensions entre deux pays limitrophes. Ces frictions dépendent généralement des liens affectifs et des discours nationalitaires entretenus par instinct de survie par ces différentes communautés avec un État tiers ou intéressé. Dans le cas très particulier et très singulier de l’Ukraine dont le pluralisme est culturel, c’est bel et bien ‘‘la politique discriminatoire d’ukrainisation tous azimuts des minorités culturelles et linguistiques, a fortiori russes, qui a mis le feu aux poudres’’.

Le Cameroun a été fortement secoué par des revendications identitaires des populations anglophones de l’Ouest.

À ce niveau, des parallélismes peuvent être évidemment établis avec le continent africain. Des similarités peuvent être dégagées, soulignées, avec des drames vécus par des groupes africains affectés négativement par des politiques d’exclusion ou d’assimilation forcée. En effet, la marginalisation politique, économique et sociale des communautés culturelles ou linguistiques installées dans un pays donné peut fort aisément dégénérer en guerre civile. C’est, certes, l’exemple du Cameroun qui a dernièrement connu de sérieuses frictions avec les populations anglophones de l’Ouest. En réalité, ces groupes ethnoculturels se sentent beaucoup plus proches du Nigeria : Un pays de surcroît limitrophe et puissant, qui lorgne cette partie du Cameroun en raison de ses ressources vitales, matérielles dont le pétrole.

Par ailleurs, la stigmatisation de certaines groupes ethniques ou tribaux peut facilement entraîner la détérioration des rapports de bon voisinage entre deux États. C’est, bien sûr, l’exemple de la République démocratique du Congo. Ce pays à la fois géant et richissime de l’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs africains a visiblement maille à partir avec les populations nilotiques – communément appelées ‘‘tutsies’’ ou ‘‘banyamulenge’’ –. Celles-ci sont, d’ailleurs, établies depuis de nombreuses années dans l’Est du territoire national.

Il convient de mentionner que l’exacerbation de cette crise politique, sociale et culturelle entre ressortissants autochtones et sujets allophones en République démocratique du Congo a provoqué à maintes reprises l’intervention militaire – ‘‘déguisée’’ ou ‘‘réelle’’ – du Rwanda limitrophe duquel sont pratiquement originaires ces communautés tutsies autrement désignées ‘‘Banyamulenge’’. Ce qui a plus que contribué à son aggravation sur le terrain ! Ce qui a plus que contribué à la pollution générale des relations politiques et diplomatiques entre des États de la région des Grands Lacs africains.

C’est pour dire que la crise russo-ukrainienne peut inspirer bon nombre de pays africains tentés de résoudre des conflits acerbes qui impliquent des communautés transnationales. Force est de constater que pour apaiser littéralement des tensions intercommunautaires en Ukraine, le conflit russo-ukrainien a préalablement fait l’objet de maintes négociations politiques et diplomatiques. Celles-ci ont, finalement, abouti à la conclusion de fameux accords de Minsk (Biélorussie)[vii], d’ailleurs, garantis par le Format de Normandie[viii].

Le format de Normandie est une réunion politique et diplomatique d’États européens. Cette rencontre a bel et bien facilité la conclusion des accords de Minsk afin de pacifier la région de l’Est d’Ukraine. De gauche à droite : Vladimir Putin de la Russie, Angela Merkel de l’Allemagne, François Hollande de la France et Petro Poroshenko de l’Ukraine

Il importe de noter que ces arrangements de Minsk, d’ailleurs, officiellement paraphés en 2014 et 2015 accordent une autonomie aux Oblasts ou provinces rebelles de Donetsk et de Lougansk. Ceci revient à dire que dans le cadre de ces ententes jamais appliquées à ce jour, ‘‘ces deux Républiques séparatistes de la région industrielle du Donbass font encore partie intégrante de l’Ukraine postsoviétique’’. Cela signifie que l’Ukraine conserve toute son intégrité physique. Elle conserve l’entièreté de son immense territoire.

Le président Volodymyr Oleksandrovytch Zelenski défend l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Il mobilise le soutien international autour de cette cause.

Cependant, dans le contexte très certainement aigu de la conflagration armée actuelle qui a résolument poussé la Fédération de Russie à ‘‘reconnaître formellement l’indépendance politique de ces deux entités séditieuses’’, cela signifie que ‘‘les deux Oblasts de Donetsk et de Lougansk ne font effectivement plus partie de l’Ukraine’’. Ce sont à part entière des Républiques indépendantes et souveraines. À cet effet, elles ne dépendent formellement plus de Kyïv. Dans cette manière d’interpréter bien sûr la réalité politique sur le terrain, l’Ukraine aurait, donc, subi fort littéralement un véritable ‘‘processus de démembrement de ses régions utiles et prospères. Elle aurait, donc, subi un ‘‘mécanisme de balkanisation territoriale[ix]’’.

Ce qui est, dans l’esprit africain, tout à fait contraire à la charte de l’Unité continentale adoptée en 1963 à Addis-Abeba, la capitale politique et administrative de l’Éthiopie. En effet, ‘‘ce texte de référence idéologique et doctrinale en matière de frontière ou de délimitation territoriale proclame, expressément, « l’intangibilité des frontières issues de la décolonisation » en vue de garantir pleinement la sécurité et la stabilité, l’harmonie et la paix sur l’ensemble du Continent’’.

Comme toute crise majeure qui met réellement aux prises deux entités étatiques ou deux collectivités nationales, le conflit militaire russo-ukrainien a rapidement généré à l’échelle du globe terrestre deux camps de partisans favorables aux belligérants. D’un côté, les pro-Ukrainiens. Ce bloc est piloté par l’Occident chrétien sur lequel viennent sans conteste se greffer bon nombre de pays asiatiques rompus au capitalisme économico-financier et convertis au libéralisme démocratique[x].

Et, de l’autre, les pro-Russes. Font généralement partie de cette famille d’anciens États ou des ex-membres du bloc de pays non-alignés. Ceux-ci sont réputés fortement opposés voire considérés totalement réfractaires aux intérêts occidentaux pour leur propension à écraser sans états d’âme les pays du Tiers-Monde. En d’autres termes, ce conflit militaire qui met, certes, en lumière le choix cornélien entre l’unilatéralisme et le multilatéralisme, a fait remonter à la surface la logique binaire de la guerre froide issue de l’ordre bipolaire de Yalta.

L’Afrique à l’épreuve du choix entre ‘‘Unilatéralisme’’ et ‘‘Multilatéralisme’’

Si l’Union africaine (UA) en tant qu’organisation régionale a bel et bien condamné l’agression russe, il n’en reste pas moins vrai que 17 pays africains se sont abstenus de condamner ouvertement l’intervention militaire de Moscou et 8 autres ont joué aux abonnés absents en ne votant pas physiquement lors de la session de l’Assemblée générale de l’ONU consacrée spécifiquement à ce conflit armé entre les deux pays européens.

Dans ce contexte idéologique d’opposition viscérale et guerrière entre ‘‘Unilatéralisme’’ et ‘‘Multilatéralisme’’, l’Afrique vraiment soucieuse de définir sa place dans le concert des Nations, est finalement obligée de déterminer les termes exacts de son ‘‘indépendance politique et économique’’ autant que sociale et culturelle. Ce qui implique forcément et logiquement le choix d’un camp[xi]. Et le simple fait de jeter son dévolu sur un bloc ou de prendre fait et cause pour un belligérant entraîne, par conséquent, son lot de sanctions contre l’Afrique. En réalité, celles-ci peuvent carrément prendre la forme de remontrances ou de pressions ‘‘politiques’’ et ‘‘diplomatiques’’[xii], tout comme de mesures de rétorsion, de représailles ou menaces de représailles[xiii].

En d’autres termes, le conflit militaire russo-ukrainien est utilisé par les pays occidentaux membres de l’OTAN et de l’Union européenne comme une opportunité à la fois politique et diplomatique d’appliquer des sanctions contraignantes contre des États qui s’écartent ouvertement de leur vision sur l’agression russe contre l’Ukraine. Cette crise est érigée en levier de sanctions économiques non point seulement contre la Russie en tant que pays agresseur de la souveraineté ukrainienne mais également contre des pays qui refusent de condamner le geste répréhensible de la Russie sur le terrain du droit international.

En d’autres termes, le conflit russo-ukrainien devient un instrument de sanction politique et diplomatique permettant aux pays membres de l’OTAN et de l’Union européenne de s’ingérer de manière scandaleuse dans les affaires intérieures d’un État indépendant et souverain. Cette attitude outrancière de l’Occident chrétien est idéologiquement dictée par le principe, d’ailleurs, biblique et, surtout, cher au républicain George Herbert Walker Bush Jr lors de l’invasion de l’Irak : ‘‘Qui n’est pas avec nous est contre nous[xiv].’’.

La diversification de nouveaux partenaires stratégiques

Faustin Archange Touadéra de la République Centrafricaine et Vladimir Putin de la Russie.

Depuis l’entrée au troisième millénaire, l’Afrique délaissée vers la fin de la guerre froide par tous ses partenaires traditionnels, qui plus est anciennes puissances coloniales, tente d’attirer de nouveaux partenaires stratégiques pour assurer son destin politique et l’avenir socioéconomique de ses habitants. À cet effet, ce continent ouvre très largement ses portes à la République populaire de Chine (RPC). Cette politique lui permet de bénéficier de la part de l’Empire du Milieu des crédits financiers mirobolants ou des prêts monétaires très attrayants en matière de développement économique.

Dans le cadre du BRICS (Brésil, Russie, Chine et Afrique du Sud), l’Afrique fait partie intégrante d’un vaste réseau de commercialisation et de transaction monétaire à l’échelle planétaire. De gauche à droite : Xi Jinping de la République populaire de Chine, Vladimir Putin de la Russie, Jair Messias Bolsonaro du Brésil, Narendra Modī de l’Inde et Matamela Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud.

Dans ce cadre, et surtout en échange des prêts apparemment alléchants, l’Afrique obtient très rapidement de banques chinoises agréées par Beijing la construction de grandes infrastructures essentielles à son épanouissement. Toutefois, dans les termes prévus dans les différentes conventions avec la République populaire de Chine, de multiples États africains se font littéralement piéger voire arnaquer dans la mesure où ils hypothèquent ‘‘sans contrainte’’ et ‘‘sans précaution’’ des ressources vitales ou patrimoines économiques essentiels. À savoir : les Mines, les ressources naturelles, les terres[xv], les infrastructures portuaires ou aéroportuaires, etc.

Préoccupée par les dénonciations des organismes internationaux sur le hold-up chinois, l’Afrique est obligée de se réajuster pour obtenir la confiance des partenaires occidentaux. C’est dans ce contexte que ce continent abusé et désabusé ouvre très largement ses bras à d’autres investisseurs internationaux plus crédibles[xvi]. À savoir : ‘‘Israël’’, la ‘‘Turquie’’ et la ‘‘Russie’’.

Paul Biya du Cameroun

Dans ce nouveau partenariat stratégique, la Russie se positionne comme un allié sûr qui peut véritablement aider les États d’Afrique à éradiquer le terrorisme armé. Y compris les rébellions militaires factices. Ces mouvements politico-armés sont très souvent fabriqués artificiellement par de puissants intérêts occidentaux pour faire évidemment pression sur des gouvernements locaux dans l’intention manifeste d’obtenir des marchés prometteurs ou d’arracher des contrats juteux sans appels d’offres classiques. Il sied de souligner que tous ces groupes armés à la tête desquels règnent des chefs de guerre parrainés par de puissants intérêts économico-financiers autant que politico-gouvernementaux ont certes la fâcheuse réputation – donc la fâcheuse manie – de conquérir les ressources précieuses et stratégiques du pays en vue de les rétrocéder à des puissances maffieuses du Nord.

Face à l’échec ‘‘patent’’ des politiques antiterroristes longtemps proposées par l’Occident, les pays d’Afrique se tournent très littéralement vers la Russie de Vladimir Vladimirovitch Putin. Ils se tournent très vite vers Moscou dont le pragmatisme politique et militaire est très déterminant dans l’atteinte des objectifs de sécurité et de paix en matière sensible de terrorisme et de rébellion armée. Parmi tous ces États meurtris par des guerres sans fin et ‘‘animées’’ par des rébellions militaires qui bénéficient de largesses diplomatiques des capitales occidentales, il y a la République Centrafricaine, le Mali, le Cameroun, etc.

Le président Andry Rajoelina du Madagascar

Curieusement, Moscou a réussi, contre toute attente, un tour de passe magique en signant moult accords de coopération en matière de sécurité et de défense avec le Cameroun et le Madagascar en pleine période de crise diplomatique où la Russie est pratiquement mise au ban des Nations par la superpuissance américaine aussi bien que l’Union européenne (UE). Ceci, bien entendu, en raison de l’agression physique du territoire ukrainien[xvii]. Ce coup de Jarnac constitue, en réalité, ‘‘un pied de nez au fameux partenariat traditionnel entre l’Afrique et l’Occident[xviii]’’. En fin de compte, cette brillante réussite de la diplomatie russe pilotée par Sergei Viktorovich Lavrov constitue visiblement, indiscutablement, l’un des signes cliniques annonciateurs du déclin de la puissance occidentale en Afrique. C’est, en fait, l’un des symptômes avant-coureurs de la chute imminente de l’Occident dans ce continent.

La ‘‘dédollarisation’’ des économies africaines

Dans la plupart des pays africains, le dollar US sert de monnaie de transaction concurremment à la devise locale.

En vérité, la grande majorité des pays africains affichent localement des économies trop étroites. Cette situation s’explique par le fait qu’elles sont littéralement ‘‘enfermées’’ dans des structures de production traditionnelles. Celles-ci restent sustentées par des modèles de conception et de matérialisation totalement surannés. Par conséquent plombées, elles n’offrent guère de réelles perspectives de développement économique à leurs collectivités étatiques et de progrès social à leurs populations.

Outre le dollar US, l’euro sert de monnaie de transaction commerciale internationale pour les États africains.

Vu l’étroitesse du marché en termes de consommation et la fragilité des circuits à la fois de distribution et de production pour soutenir l’économie en termes d’échange des biens et de circulation de la monnaie locale, les pays africains préfèrent, dans l’unique optique de garantir les réserves monétaires, d’utiliser parallèlement les devises étrangères telles que le dollar US ou l’euro. À ce niveau, ils ont pleinement l’assurance de bénéficier, sans pour autant solliciter physiquement le marché des devises internationales, des liquidités tout à fait fraîches et directement issues de transactions locales. À cet égard, la circulation, d’ailleurs très librement encouragée, des devises étrangères par des autorités politiques et gouvernementales autant que publiques et administratives, permet certes de mesurer la vitalité économique du pays[xix] et, surtout, de garantir la stabilité socioéconomique des ménages[xx].

Avec les grands bouleversements sur les marchés monétaires, les États et gouvernements africains pourraient adopter le rouble russe comme monnaie de transaction commerciale internationale.

En raison de cette illusion économique de stabilisation des prix, alors que les salaires ou les revenus des ménages ne sont point ajustés en fonction de l’inflation galopante, et ce relativement à l’usage de la monnaie locale, la devise américaine s’est automatiquement imposée comme monnaie de transaction sur le marché intérieur de divers pays africains. Ce qui entraîne pour conséquence logique le développement de la profession de cambiste financier pour la spéculation du marché financier de devises, le développement de deux marchés économiques visiblement parallèles : l’un – forcément celui des riches familles – régi par le dollar US[xxi] et l’autre – logiquement celui des pauvres et miséreux – régi par la monnaie locale[xxii].

Toutefois, le conflit russo-ukrainien qui a déclenché une salve de sanctions sévères contre la Russie, a démontré les limites du dollar américain en tant que monnaie de transaction sur l’ensemble des marchés internationaux[xxiii]. En effet, la Russie qui est, par définition, un grand pourvoyeur de matières premières, exige désormais le paiement de toutes ses ressources naturelles ou minérales en devise locale[xxiv]. Cette décision a été prise par Moscou en raison de son expulsion immédiate du système de messagerie de transaction monétaire et interbancaire qu’est effectivement le SWIFT[xxv] par les États-Unis (USA) et l’Union européenne (UE). Ce qui a, certes, pour conséquence la paralysie ou la privation des transactions internationales. Ce qui a, naturellement, pour effet immédiat l’asphyxie économique et financière de Moscou.

Bon nombre de pays africains utilisent déjà le yuan chinois dans leurs transactions commerciales internationales.

Par conséquent, avec la possibilité entrouverte par la Russie de commercer avec le rouble comme monnaie de transaction, les pays africains seraient désormais tentés d’accumuler la devise russe dans leurs réserves monétaires et bancaires. Sans compter que certains États qui entretiennent, d’ailleurs, très ouvertement des relations à la fois économiques et commerciales privilégiées avec l’Empire du Milieu détiennent des masses monétaires chinoises. C’est le cas du Kenya, de la Zambie, de l’Angola, de l’Ile Maurice et de l’Afrique du Sud. D’autres pays du continent africain, tels le Kenya ou le Nigeria[xxvi], ont même proposé à une certaine époque de transiger sur le plan international avec le yuan chinois pour éviter sensiblement les inconvénients d’une monnaie américaine qui asphyxie le paiement de la dette libellée en dollar en raison de l’augmentation incessante du loyer de l’argent[xxvii].

L’Afrique vient de prendre le virage des cryptomonnaies ou monnaies virtuelles (électroniques).

Ce qui est sûr et même certain, le conflit militaire russo-ukrainien va accélérer en Afrique, tout comme dans la plupart des pays de la planète Terre, la stratégie de diversification des réserves monétaires en vue des transactions internationales. Cette crise qui préfigure déjà un affrontement de grande envergure – pas nécessairement létal – entre les différentes Nations ira même jusqu’à provoquer l’adoption rapide des cryptomonnaies ou monnaies digitales comme valeur refuge ou monnaie de transaction commerciale au même titre que l’or ou les principales devises (dollar US, euro, yen, yuan, livre sterling, etc.). En Afrique, des États s’y mettent déjà ou du moins encouragent leurs entreprises ou ressortissants de s’activer dans ce domaine jugé prometteur. C’est, en réalité, le cas du Ghana, du Nigeria et même de la République Centrafricaine (RCA). Cette accélération s’explique par le fait que le dollar US a perdu sa valeur de monnaie de référence dans les transactions commerciales internationales.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

joelasherlevy@aol.com

www.joelasherlevycohen.centerblog.net

www.joelasherlevycohen.over-blog.com

www.joelasherlevycohen1.wordpress.com


[i] État ukrainien appuyé diplomatiquement et techniquement par les États-Unis, l’OTAN et les États membres de l’Union européenne (UE) d’une part. Et, d’autre part, les séparatistes jusqu’au-boutistes de la région du Donbass soutenus logistiquement et techniquement par la Russie,

[ii] Cette crise russo-ukrainienne est, d’ailleurs, fabriquée de toutes pièces par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et l’Union européenne (UE) dans le dessein de punir sévèrement la Russie pour avoir comploté contre les pays occidentaux libres et démocratiques. Pour les États-Unis, il est plutôt question de mettre totalement à genoux Moscou pour avoir gravement porté atteinte à la démocratie électorale américaine. En effet, Washington accuse l’ours russe d’avoir manipulé les résultats de l’élection présidentielle de novembre 2016 ayant porté au pouvoir le républicain Donald John Trump Sr.

[iii] L’Ukraine s’inscrit normalement dans la sphère d’influence religieuse et spirituelle orthodoxe. En effet, plus de deux tiers d’Ukrainiens sont rattachés à l’une des branches de la famille orthodoxe (25 % de la population adhère plutôt au Patriarcat de Kyïv, 21,5 % se dit orthodoxe, 15 % revendique très ouvertement son affiliation au Patriarcat de Moscou et 1,8 % à l’Église autocéphale ukrainienne) [Source Wikipédia]. Mais, à l’intérieur de sa population, il y a des proportions non négligeables de catholiques. Ce qui rapproche manifestement ce pays d’Europe orientale du reste de l’Europe occidentale très nettement marquée par le catholicisme latin ou romain et le protestantisme luthérien ou calviniste.

[iv] L’Ukrainisation forcée des minorités russes ou russophones par le refus catégorique de parler la langue russe ou la langue maternelle.

[v] Outre l’adhésion politique et militaire à l’OTAN et le refus des candidats russophones ou russophiles à la magistrature suprême, c’est ce comportement ostracisant, faut-il préciser, dans le chef des autorités ukrainiennes à la fois politiques et gouvernementales qui est à la base des frictions politiques et militaires entre Kyïv et les séparatistes du Donbass – les républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk – soutenus logistiquement et techniquement par la Russie.

[vi] La question casamançaise au cœur des relations tendues entre le Sénégal et la Gambie; la présence des minorités tutsies banyamulenge dans l’Est de la République démocratique du Congo et l’interventionnisme militaire du Rwanda; l’attachement des populations anglophones du Cameroun occidental au Nigeria.

[vii] Les accords de Minsk ont été signés en 2014 par l’Ukraine (le président Leonid Koutchma), la Russie (l’ambassadeur près l’Ukraine Mikhaïl Zourabov, les Oblasts de Donetsk (le premier ministre Alexandre Vladimirovitch Zakhartchenko) et de Lougansk (Igor Plotnitski), ainsi que le Représentant de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Mme Heidi Tagliavini, l’envoyée spéciale suisse de l’OSCE. Ces ententes ficelées qui, normalement, prévoient dans leur mouture un cessez-le-feu, accordent, en principe, une autonomie provisoire aux provinces séparatistes. Tous ces arrangements ont été complétés ultérieurement par un autre protocole signé également à Minsk en 2015

[viii] Rencontre diplomatique qui encadre et accompagne les phases de pourparlers de paix devant aboutir à la signature et la consolidation des accords de Minsk. Ce format réunit le Français François Gérard Georges Hollande, l’Allemande Angela Dorothea Merkel Krasner, le Russe Vladimir Vladimirovitch Putin et l’Ukrainien Petro Oleksiyovych Poroshenko.

[ix] Force est d’admettre que ces deux républiques fantoches n’ont pas été formellement reconnues par la très grande majorité des États siégeant normalement à l’Organisation des Nations unies (ONU).

[x] Japon, Corée du Sud et Taiwan.

[xi] 28 pays africains ont ouvertement condamné l’invasion de la Russie en Ukraine, 17 se sont clairement abstenus et 8 n’ont même pas voté. Lire à cet effet Guerre Ukraine – Russie : les États-Unis critiquent la neutralité des pays africains, BBC News Africa, Internet, 18 mars 2022. https://www.bbc.com/afrique/monde-60791431.

[xii] Annalena Baerbock, la Ministre allemande des Affaires étrangères, a fait un déplacement à Bamako pour demander officiellement aux autorités politiques et gouvernementales du Mali de couper tout lien, fût-il militaire, avec la Russie. Cette attitude ‘‘brutale’’ de la diplomatie allemande constitue sans nul doute un exemple flagrant d’immixtion dans les affaires intérieures d’un État souverain et indépendant.

[xiii] Pressions ou menaces de représailles diplomatiques de l’Union européenne (UE) envers des pays africains qui ont un penchant avéré pour Moscou ou qui ont très nettement refusé de sanctionner politiquement la Fédération de Russie dans les cénacles internationaux. Pour Madame Ursula von der Leyen, présidente de la commission européenne, ‘‘le sabrage des aides en développement et la révision de l’assistance économique peuvent s’avérer une option intéressante et efficace, pourquoi pas payante pour l’Union européenne (UE)’’. Lire Ursula von der Leyen punit ces Africains qui « votent mal », Mondafrique, Internet, 23 mars 2022. https://mondafrique.com/ursula-von-der-leyen-punit-les-etats-africains-qui-votent-mal/

[xiv] Ce principe découlant directement du manichéisme à la fois hébraïque et chrétien divise le monde humain en deux camps diamétralement opposés et intrinsèquement irréconciliables : le ‘‘Bien’’ et le ‘‘Mal’’. Il est très souvent repris par le républicain George Herbert Walker Bush Jr lors de grandes crises internationales qui menacent très sérieusement la sécurité nationale des États-Unis. Il dérive en fait d’une phrase que les auteurs des Évangiles attribuent allégrement à Jésus le Christ. Luc 11 : 23; Matthieu 12 : 30; Marc 9 : 40.Ce principe directeur de la vie des Humains et des Nations signifie que « l’on ne peut pas servir deux maîtres à la fois : ‘‘Dieu’’ et ‘‘Mamon’’ » (Matthieu 6 : 24; Josué 5 : 13; 24 : 15; 2 Corinthiens 6 : 15 – 16; 1 Chroniques 12 : 17 – 18).

[xv] Le sol et le sous-sol.

[xvi] Selon des Africains, des partenaires plus respectueux des termes de convention et, surtout, moins gourmands en matière de jouissance de bénéfices financiers.

[xvii] Il importe de reconnaître que toutes ces ententes de coopération militaire interviennent au moment où l’Assemblée générale des Nations unies se réunit urgemment pour condamner l’agression armée russe contre l’Ukraine. Au cours de ce vote tant attendu, qui devait plutôt consacrer la très grande victoire de la diplomatie euraméricaine, le Cameroun a manifestement joué aux abonnés absents et le Madagascar s’est résolument abstenu. Dans les circonstances, les deux pays africains – pragmatisme oblige ! – ont alors adopté un comportement à la fois politique et diplomatique substantiellement dicté par leurs intérêts immédiats.

[xviii] Les nouveaux alliés russes de l’Afrique, https://www.dw.com/fr/les-allies-russes-en-afrique/a-61069668.

[xix] Ce qui est en soi un leurre. Dans les circonstances, le pays ne joue factuellement que le rôle mineur de collecteur de devises étrangères au lieu de miser primordialement sur la production, l’exportation et la consommation des produits intérieurs : trois principaux facteurs permettant de dynamiser l’économie locale.

[xx] Dans le contexte réel des économies étroites qui n’offrent pratiquement aucune perspective d’épanouissement ou d’investissement pour les ménages, l’usage de la monnaie locale symbolise, à vrai dire, l’inflation galopante et la perte drastique du pouvoir d’achat, tandis que le recours à la devise étrangère représente forcément la puissance financière et la stabilité monétaire.

[xxi] Très souvent, il est contrôlé par la mafia étrangère ou la mafia locale.

[xxii] Il bénéficie généralement du droit de regard de l’État central. Tout comme il peut définitivement échapper à l’autorité politique centrale dans la mesure où ‘‘tourner la planche à billet’’ ou ‘‘battre monnaie’’ devient sur le terrain un monopole partagé entre le pouvoir gouvernemental et la mafia alimentée par le même pouvoir kleptomaniaque.

[xxiii] Cette crise a permis à l’Occident de faire main basse sur tous les avoirs russes libellés en devises étrangères dont principalement le dollar US et l’euro. Ce qui représente, pour les experts, un hold-up financier estimé entre 300 et 600 milliards de dollars de réserve monétaire gisant tranquillement dans les banques internationales. Cette captation forcée a provoqué dans les heures qui suivaient l’annonce de cette décision d’étranglement financier l’effondrement quasi assuré de la devise russe, faisant craindre automatiquement la ‘‘banqueroute’’. En réaction à cette mesure drastique, le gouvernement russe a imposé à tous les pays hostiles le paiement de toutes ses ressources en rouble ou en or comme valeur refuge. Cette simple décision a permis à la devise russe de reprendre rapidement du poil de la bête et même d’afficher une santé robuste par rapport au dollar US et à l’euro devenus pour la circonstance des monnaies fluctuantes ou instables. Cette perspective russe de faire payer ou d’acheter dorénavant des produits en rouble ou en or a fait des émules sur la scène internationale. En effet, nombre des pays producteurs de pétrole ou de gaz comme la Russie – en l’occurrence l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU) – sont très séduits par cette idée. Ceux-ci peuvent emboîter le pas en désindexant définitivement le dollar US par rapport au marché pétrolier et gazier. Sans compter que l’Inde et la République populaire de Chine (RPC) compte désormais transiger sur les marchés avec leurs propres devises monétaires (le yuan pour la Chine et la roupie pour l’Inde).

[xxiv] La dédollarisation de l’économie russe a, en fait, commencé bien avant l’invasion russe de l’Ukraine postsoviétique le jeudi 24 février 2022. La dédollarisation des économies, fin de l’ère de puissance des États-Unis ? | Ecole de Guerre Economique (ege.fr)

[xxv] Il s’agit d’un système de paiement transnational dont le siège est à Bruxelles (Royaume de Belgique). Il permet aux États-Unis et à l’Union européenne d’avoir un droit de regard sur toutes transactions internationales et de sanctionner facilement des États et entreprises récalcitrants.

[xxvi] Monnaie : le Nigeria fait le pari du yuan, Le Point Afrique, 7 août 2018. Monnaie : le Nigeria fait le pari du yuan – Le Point, Nigeria : Le Yuan s’impose comme devise – BBC News Afrique.

[xxvii] Cette perspective monétaire et commerciale et, surtout, de diversification des réserves monétaires, avait bel et bien irrité l’Occident qui n’avait pas hésité à brandir la menace des sanctions sévères.

Guerre et Paix

Guerre[i] et Paix[ii]

Le feu généré par la guerre symbolise l’extinction de la vie. Il est synonyme de mort.

L’Humanité vivante face à ses responsabilités

La guerre en tant que phénomène de violence physique n’apporte que dévastation et désolation, désespoir et angoisse, exactions et catastrophes de toutes sortes.

‘‘La violence n’apporte jamais de paix durable.’’

Dr Martin Luther King, Prix Nobel de la Paix 1964

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Il n’y a rien de plus grande catastrophe que la guerre. En effet, la première vocation de la guerre en tant que phénomène de violence physique qui repose, d’ailleurs, substantiellement sur la notion d’affrontement ou le principe de confrontation, est certes la destruction. Avec le phénomène de guerre destructrice, l’être humain est, donc, porté à détruire ‘‘systématiquement’’ et ‘‘automatiquement’’ tout ce qui l’entoure physiquement.

La bombe nucléaire peut, à elle seule, anéantir toute vie sur terre. Elle est susceptible de provoquer un hiver nucléaire. Ce phénomène météorologique est, généralement, accompagné de chute drastique de température en raison de la présence d’un épais nuage nucléaire dans l’atmosphère. Ce nuage extrêmement lourd et sombre est susceptible de bloquer tout rayonnement lumineux. Le soleil étant, par conséquent, invisible pendant de longs jours ou de longs mois voire des années.

En d’autres termes, la guerre est ce mal absolu qui pousse l’humain à dévaster son environnement. Elle le pousse à saccager sauvagement la Nature. Elle est, par voie de conséquence, ce feu dévorant qui consume totalement la vie.

Ce qui est véridique, la violence, quelle qu’elle soit, n’apporte absolument point la paix en tant que quiétude et sérénité au sein de la communauté, concorde et harmonie au sein de la société. En tant que confrontation et opposition physique, la guerre n’engendre forcément et logiquement que la violence physique sur le terrain. Elle enferme, donc, pratiquement l’être humain dans un cycle sans fin alternant aisément ‘‘violence’’ et ‘‘vengeance’’, ‘‘hostilité’’ et ‘‘revanche’’[iii].

La violence physique résulte du désordre mental qui affecte négativement un individu. Pour vaincre cette maladie, l’humain doit se soigner par des techniques de méditation et la prière. Cette démarche lui permet de dominer ses pulsions dévastatrices.

La violence physique maintes fois exercée voire exprimée par l’humain dans l’intention manifeste d’humilier ou de trucider son prochain, d’assujettir son semblable ou de détruire son ‘‘pair’’ est, en fait, le résultat d’un trouble mental. C’est, à proprement parler, le résultat d’un désordre psychique dont l’origine est, bien sûr, la destruction intérieure de l’individu privé de conscience et d’âme, de foi et d’esprit. Donc, la violence physique est la manifestation de l’absence de paix intérieure, du manque de sérénité, de tranquillité. Bref du manque de sécurité intérieure.

S’il veut se préserver des tourmentes de la vie, l’être humain doit rechercher constamment sa lumière diffusée par son âme intérieure.

Ce phénomène dévastateur est, très souvent, consécutif au manque d’harmonie interne. Il résulte, donc, de l’absence d’harmonie avec soi, de l’absence d’harmonie avec son être profond. Il résulte de la rupture de toute voie de communication avec sa propre conscience en tant que phare et voix directrice. Cette situation de privation harmonieuse occasionne le mépris du prochain. Elle donne libre cours à la haine viscérale de l’autre. Ce mépris du prochain ou cette haine de l’autre prend, en réalité, différentes formes. Il s’exprime, généralement, par la jalousie, l’arrogance, l’égoïsme, le complexe, par l’insulte et l’injure facile, la paranoïa consécutive à la schizophrénie, le sentiment de destruction de l’autre, etc.

L’humain doit cultiver la foi en tant que croyance s’appuyant sur la sagesse et démarche conduisant vers l’amour.

Ainsi, pour apporter efficacement, fermement, la paix[iv] dans son environnement, l’humain se doit de se soigner, d’abord et avant tout, ‘‘mentalement’’, ‘‘psychiquement’’, ‘‘psychologiquement’’. Sans cette vraie thérapie de choc, toute paix extérieure est absolument nulle. Elle est vraiment vaine. Elle est manifestement vouée à l’échec.

Donc, pour y arriver, l’être humain se doit coûte que coûte de rétablir intérieurement son équilibre personnel. Il se doit de rétablir tout canal de communication privilégié avec sa conscience intérieure. C’est-à-dire : ‘‘Cette voix interne qui lui parle sérieusement, qui le conseille franchement comme un véritable ami ou véritable compagnon[v] avant d’entreprendre une quelconque action ou entreprise’’.

Un être humain qui vibre à l’unisson avec les forces supérieures, est en vérité un vecteur d’amour et de paix, de fraternité et de solidarité.

L’être humain se doit, donc, de réhabiliter son Âme en tant que ‘‘Lumière et Son lui permettant de se fondre dans la plénitude de la Vie, de s’immerger dans l’immensité de l’Amour Miséricordieux et Universel’’. Il se doit de réhabiliter son Esprit en tant que ‘‘Force intérieure, Flamme et Puissance énergétique qui lui permet réellement de se focaliser sur ce trésor merveilleux de la vie qu’est sans doute le Bien’’. C’est-à-dire : ‘‘Tout ce qui génère résolument le Sourire, la Joie, le Bonheur dans la communauté’’. Bref ‘‘tout ce qui favorise la paix et entraîne l’harmonie au sein de la société’’. ‘‘Tout ce qui apporte la Vie en tant qu’atmosphère, condition et statut des humains’’.

Il est du devoir de chaque être humain de protéger consciencieusement la planète terrestre et de vivre en parfaite harmonie avec l’ensemble de ses contemporains.

C’est de cette façon unique que les êtres humains seront tous de véritables humains. Comme l’a, d’ailleurs, prévenu et enseigné si sagement Martin Luther King Jr d’heureuse et pieuse mémoire : ‘‘Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des Frères, sinon nous allons tous ensemble mourir comme des idiots.’’

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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Cet article est dédié à toutes les victimes de la guerre et de la folie humaine.


[i] État d’esprit d’une personne en lutte constante avec lui-même, ou en lutte permanente avec ses propres démons. Disposition mentale d’un individu dont la conscience intérieure est pratiquement sans vie et sans énergie. État d’esprit d’une personne fréquemment, continuellement animée par la peur, l’anxiété et le sentiment de disparaître brusquement et violemment voire habitée par la phobie d’éliminer physiquement son entourage.

[ii] Disposition mentale d’une personne apte à propager dans sa collectivité la Joie, le Bonheur et l’Harmonie. État d’esprit d’un individu apte à diffuser l’harmonie et la concorde dans son milieu naturel. État d’esprit d’une personne qui est résolument source de liberté et de dignité dans et pour sa communauté, de sécurité permanente pour les siens.

[iii] Elle forme, donc, une spirale, provoque un engrenage.

[iv] Toute condition matérielle et morale permettant à l’être humain vivre libre et digne, épanoui et prospère.

[v] La personne avec qui l’on chemine ensemble. Celle qui vous accompagne à chaque instant dans votre destinée.

Russie vs Ukraine : Guerre interorthodoxe et conflit interreligieux

Le conflit russo-ukrainien et l’influence du pouvoir religieux

L’implosion du Monde orthodoxe

Le Patriarche Kyrill (Cyrille) de Moscou et le Patriarche Bartholomée 1er de Constantinople lors d’une rencontre à İstanbul le 31 août de 2018 . Le primat de l’Église orthodoxe de Russie soutient la campagne militaire de Vladimir Vladimirovitch Putin en Ukraine. Cette agression physique d’un État orthodoxe est vivement dénoncée par son pair gréco-turc.

De la querelle de clocher à la guerre de religion

Les divinités martiales choisissent leur camp

Le conflit russo-ukrainien a permis officieusement aux grands courants religieux de la planète de se déterminer par rapport aux deux belligérants. Ce positionnement est, surtout, l’oeuvre des affinités développées par les adeptes vis-à-vis des protagonistes. Il se transpose, donc, aisément au niveau du comportement des fidèles.

‘‘Les religions fourniront toujours, à ceux qui les cherchent, les meilleurs prétextes à des guerres civiles.’’ Alexandre « Sacha » Guitry, Le 21 janvier 1793, p.283, in Pièces en un acte, Éd. Omnibus

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Depuis le 24 février 2022, la guerre russo-ukrainienne oppose violemment deux États au cœur de l’Europe. Cette conflagration armée, – qui plus est meurtrière –, oppose, surtout, deux Nations qui revendiquent culturellement des racines chrétiennes. En effet, la Russie et l’Ukraine sont pratiquement toutes deux de tradition orthodoxe. Bien entendu, celle-ci remonte au premier millénaire de l’ère commune.

Le Patriarche de Moscou Kyrill en compagnie du président de la Fédération de Russie Vladimir Vladimirovitch Putin.

Ce conflit armé dont les prétentions sont pourtant nationales, présente cette particularité et même cette singularité de se transformer ouvertement en conflit religieux. Il est un fait que le grand patriarcat orthodoxe de Kyïv était, jusqu’à tout récemment, subordonné à celui de Moscou. Force est de souligner que ce dernier est, d’ailleurs, étroitement inféodé au régime politique de Vladimir Vladimirovitch Putin[i].

Le Patriarche de l’Église prorusse d’Ukraine Onuphyr (Onuphre).

Toutefois, depuis 2018, un schisme s’est visiblement opéré au sein de l’Église orthodoxe ukrainienne[ii]. En effet, il existe réellement deux Églises orthodoxes en Ukraine[iii]. L’une est complètement ‘‘dépendante’’ du grand patriarcat de Moscou (Kyrill). Et l’autre est entièrement ‘‘autocéphale’’. C’est-à-dire : ‘‘indépendante’’.

Le Patriarche de Constantinople Bartholomée 1er et le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le Métropolite Épiphane, en compagnie du président Petro Poroshenko.

Du fait de l’agression militaire russe, l’Église orthodoxe ukrainienne directement reliée à Moscou a pris toutes ses distances de la Maison mère. Elle a adopté cette posture dans la mesure où le grand patriarcat de Moscou n’a vraiment jamais condamné ouvertement et de sa propre bouche l’agression physique dont souffre cruellement l’Ukraine de la part de son voisin nordique, d’une part. Et, d’autre part, cette plus haute autorité religieuse s’est faite le porte-parole de la cause russe en reprenant in texto toutes les récriminations de la Russie envers son plus proche voisin.

Le Patriarche de l’Église orthodoxe d’Ukraine (Église dissidente de Moscou), le Métropolite Épiphane (au milieu).

Par ailleurs, il sied de reconnaître que le fossé déjà abyssal entre les deux fameuses Églises s’est encore élargi lorsque des évêques orthodoxes ukrainiens ont demandé à leur prêtrise de ne plus mentionner dans les prières publiques le nom du Grand patriarche Kyrill[iv] de Moscou dont les accointances avec le Kremlin sont, à vrai dire, un secret de polichinelle. Cette scission religieuse aux accents purement politiques et non point dogmatiques a vite conduit Kyïv à se détacher complètement de la tutelle spirituelle de Moscou. Dans cet élan d’indépendance religieuse, l’Église ukrainienne a immédiatement fait ‘‘allégeance’ au grand patriarche orthodoxe de Constantinople, le Gréco-turc Dimítrios Arkhontónis, dont le nom apostolique est Bartholomée 1er[v].

Le patriarche Bartholomée 1er reconnaît le Métropolite Épiphane comme l’autorité suprême de l’Église orthodoxe d’Ukraine placée sous l’autorité de Constantinople.

S’il a évidemment eu pour effet de fragmenter officiellement le microcosme orthodoxe, il n’en reste pas moins vrai que les frictions militaires russo-ukrainiennes ont finalement divisé les obédiences religieuses de la planète terrestre au point de les réaligner derrière chaque belligérant. Il convient de mentionner que ce soutien n’est pas forcément formel voire même officiel. Il est, plutôt, implicite. Il n’est pas déclaré de manière explicite par leurs hautes instances religieuses qui, pour la plupart, observent une certaine neutralité[vi] vis-à-vis de ce conflit.

Le Pape François, premier évêque de Rome, et le Patriarche Bartholomée 1er de Constantinople. En Occident, les opinions publiques des États d’obédience catholique et protestante supportent quasi unanimement l’Ukraine. Ce camp est également renforcé par des États d’obédience orthodoxe. Ceux-ci ont la particularité et la singularité d’être non slave. La Serbie est, à ce titre, un exemple éloquent.

Ce qui est sûr et certain, il existe une ligne de fracture qui sépare de manière tranchée et nette l’axe judéo-chrétien[vii] qui s’aligne comme un seul homme, au niveau de l’opinion publique, derrière l’Ukraine envahie par la Russie et le monde arabo-musulman qui voit en Putin une solide garantie au Multilatéralisme[viii]. Ce sentiment, d’ailleurs, favorable au Maître du Kremlin et fortement affiché par les ‘‘adeptes de Muhammad’’ est lié au fait que la plus grande Mosquée construite en dehors de terres musulmanes se situe à Moscou, la capitale de la Russie[ix]. Il importe de noter que cet immense édifice a été inauguré par le président Vladimir Vladimirovitch Putin qui place – pragmatisme politique oblige – sur un pied d’égalité toutes les religions ayant pignon sur rue au sein de la Fédération de Russie[x].

La Kaaba au cœur de la Mecque, un lieu saint de l’Islam. L’opinion publique arabo-musulmane est majoritairement derrière la Russie.

Dans le sous-continent indien où coexistent, bien sûr, des religions antagoniques sur le terrain dogmatique, tels l’Islam, le Bouddhisme et l’Hindouisme, la préférence pour la Russie de Vladimir Vladimirovitch Putin ne fait point de doute. Celle-ci est réellement plus large. Dans cette région, il y a un fort rejet de la vision du monde, d’ailleurs, partagée par les États-Unis et leurs alliés membres de l’Union européenne qui sont, de surcroît, des sponsors du gouvernement ukrainien et du président Volodymyr Oleksandrovytch Zelensky.

Le Patriarche de l’Église orthodoxe de Russie Kyrill est le bouclier religieux du pouvoir politique de Vladimir Vladimirovitch Putin. Il est chargé d’assurer la cohésion morale et spirituelle de la Nation vis-à-vis des mécréants occidentaux.

Cependant, en Extrême-Orient manifestement balayé par trois grands courants religieux que sont le ‘‘Taoïsme’’ chinois, le ‘‘Shintoïsme’’ japonais et le ‘‘Bouddhisme’’ tibétain, les ressortissants de l’Empire du Soleil[xi] levant sont, plutôt, nettement favorables à l’Ukraine. Cela s’explique par la promiscuité idéologique entre le Japon et l’Occident qui se déclare ‘‘libre’’ et ‘‘démocratique’’. Par contre, les sujets de l’Empire du Milieu appuient très largement le Maître du Kremlin. À cet égard, la propagande politique aidant, ils considèrent que la crise ukrainienne est plutôt à mettre au passif de l’OTAN et de l’Union européenne. Quant au peuple résilient de Taiwan (anciennement Île de Formose) qui, depuis fort longtemps, est dans le viseur de la République populaire de Chine et vit sans conteste dans la crainte permanente d’une invasion militaire de la part de cette puissance communiste, son appui envers le peuple meurtri de l’Ukraine est sans équivoque.

Le Patriarche Bartholomée 1er de Constantinople (au centre). Le conflit russo-ukrainien a eu pour effet de dynamiter le monde orthodoxe. Sur le plan spirituel, un conflit est plus qu’ouvert entre Moscou et Constantinople.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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[i] Le grand patriarche orthodoxe Kyrill de Moscou que d’aucuns déclarent être un agent du KGB, soutient ouvertement les opérations militaires de Moscou en Ukraine. Né à Leningrad en 1946 au nom de Vladimir Mikhaïlovitch Goundiaïev et doublement partisan invétéré de l’invasion militaire et de la Russie pure, celui-ci a fait bénir les armes utilisées par les forces russes en Ukraine. À cet égard, il a béni les militaires russes qui, pour lui, sont engagés dans une croisade de la liberté. D’après lui, la Russie de Poutine est investie dans une guerre sainte en vue de sauver le Monde de la décadence morale et spirituelle que représente l’Occident. Selon cette autorité religieuse, Russkii Mir (le Monde russe) dont la capitale spirituelle est Kyïv et dont la capitale politique est également Moscou, est le grand rempart contre cette déchéance manifestement programmée par l’homo occidentalis dont le poste avancé est l’Ukraine.

[ii] Lors du concile présidé par le président ukrainien Petro Oleksiovytch Poroshenko le samedi 15 décembre 2018, une Église orthodoxe ukrainienne indépendante de Moscou (dite Église orthodoxe d’Ukraine) voit le jour. Celle-ci est dirigée par le Métropolite Épiphane.

[iii] Église orthodoxe d’Ukraine (indépendante de Moscou) et Église orthodoxe ukrainienne (rattachée au patriarcat de Moscou).

[iv] Cyrille.

[v] Il sied de relever que ce personnage central du monde orthodoxe grec a fermement condamné l’invasion russe.

[vi] Toutefois, cet appui peut être simplement déduit du fait du comportement affiché par les ouailles de chaque religion vis-à-vis de ce conflit armé.

[vii] En majorité, les Juifs du Monde entier et d’Israël éprouvent réellement de la sympathie et de la compassion pour le peuple ukrainien. Par contre, au niveau de la chrétienté romaine, l’Amérique latine n’a pas du tout la même lecture du conflit russo-ukrainien que la vieille Europe. Au niveau de l’opinion publique, ce continent latin tend à appuyer ouvertement la Russie de Putin contre les thèses des États-Unis transformés en défenseurs acharnés de l’Ukraine. Par ailleurs, l’axe judéo-catholico-protestant en Occident chrétien est aussi renforcé par des Orthodoxes occidentaux. Quant aux Orthodoxes slaves, l’opinion publique serbe se range majoritairement derrière la Russie pour avoir été pointée du doigt lors de la guerre du Kosovo au début et au milieu des années quatre-vingt-dix. Dans les autres pays slaves, la peur d’invasion militaire provoquée par le Kremlin les incite à soutenir l’Ukraine et à se placer sous parapluie américain.

[viii] Cette perception est largement partagée autant chez les Chiites que les Sunnites.

[ix] Contrairement aux conventions internationales, les représentations diplomatiques ukrainiennes éparpillées dans le globe ont tenté d’enrôler des combattants de la légion étrangère dans certains pays, entre autres africains, à majorité musulmane. C’est l’exemple du Nigeria et du Sénégal.

[x] Il y a lieu de mentionner que les combattants tchétchènes de la région du Caucase et tartares de la presqu’Île de Crimée culturellement et traditionnellement islamisés participent directement à l’effort de guerre russe contre l’Ukraine. Cette coalition est renforcée sur le terrain par des combattants chiites de la Syrie très proches de Bachar el-Assad. Donc des alliés du Hezbollah chiite libanais et de l’Iran. Par contre, des ressortissants des pays catholiques et protestants, y compris des sujets juifs israéliens, ont grossi les rangs des légionnaires étrangers venus prêter main forte à l’Ukraine contre la Russie.

[xi] Les Japonais occupés par les forces américaines depuis la seconde guerre mondiale sont systématiquement alignés sur les visées des États-Unis en tant que soutien stratégique aux forces ukrainiennes. Tandis que les Chinois dont l’obsession gouvernementale est, à vrai dire, l’expulsion des États-Unis de l’Extrême-Orient soutiennent la Russie.

‘‘Paix’’ et ‘‘Harmonie’’

‘‘Paix’’ et ‘‘Harmonie’’

Bouddha est, par définition, un état d’esprit. Il symbolise très concrètement la victoire inéluctable de l’être humain sur le désordre mental qui l’affecte et qui est, sans conteste, la source de tout conflit ravageur de sa personne. Cette perturbation mentale est également à l’origine du chaos qui paralyse et détruit son environnement sur les plans aussi bien moral que matériel.

La voix de la Conscience intérieure en tant que phare de l’existence humaine

La fraternité et la solidarité sont les deux mamelles de la paix. Elles sont les piliers de la liberté et de la dignité humaine.

‘‘Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons tous ensemble mourir comme des idiots.’’ Martin Luther King

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Le monde physique qui est, à n’en point douter, le siège de l’existence humaine[i], oscille toujours entre ‘‘Jour’’ et ‘‘Nuit’’, ‘‘Lumière’’ et ‘‘Ténèbres’’, ‘‘Mensonge’’ et ‘‘Vérité’’. Dans cette opposition, il est soumis aux diktats de la dualité, d’ailleurs, résumée sous forme d’éternelle ‘‘compétition’’ entre le ‘‘Bien’’ et le ‘‘Mal’’. Dans cette lutte manichéenne, la paix à laquelle aspire l’être humain représente, incontestablement, le ‘‘Bien’’ parce qu’elle garantit la ‘‘Sécurité’’ et le ‘‘Progrès’’ au sein de la société, parce qu’elle posture au-delà de la quiétude qu’elle apporte la ‘‘Justice’’, la ‘‘Concorde’’ et l’‘‘Harmonie’’[ii].

La violence dictée par la soif inextinguible du pouvoir et de l’hégémonie conduit très souvent l’humanité à sa propre perte. Celle-ci est généralement le fruit de l’incompréhension et de la cacophonie qui règnent dans les relations humaines.

Cependant, la violence, quelle que soit la forme qu’elle prend dans la vie existentielle[iii], représente le Mal absolu. En effet, la violence infligée à l’être humain s’accompagne toujours des souffrances qui broient l’existence physique. En tant qu’épreuves, celles-ci contaminent et polluent la vie. À cet effet, l’existence devient naturellement ‘‘irrespirable’’ parce qu’elle se réduit à la cruauté. En tant que blessures morales et physiques subies, les afflictions qui étouffent l’être humain, lui font, certes, perdre toute sa liberté et toute sa dignité. Cela est d’autant plus vrai que celui-ci demeure assujetti à la pesanteur des contraintes insupportables lui imposées par la violence.

Stopper la violence est en soi un signe de maturité et de sagesse. Cet acte noble fait éminemment appel aux vertus du dialogue pour affermir la paix et, ainsi, renforcer la concorde, garante de l’harmonie universelle et de l’entraide fraternelle.

La violence, ainsi que l’oppression qui la caractérise, s’accompagne toujours de l’amertume. Celle-ci fait perdre à l’être humain sa quiétude et son équilibre aussi bien moral que psychique. Elle lui fait, bien sûr, perdre le sens du bonheur et de la joie. Elle lui fait, donc, perdre mentalement la santé qui participe activement à son rayonnement, à son éclat. Elle lui fait perdre physiquement la paix qui rythme quotidiennement sa vie matérielle autant que mentale. À ce titre, elle hypothèque inexorablement sa liberté. Bref toute sa vie, toute son existence.

Le langage de l’Amour universel et de la paix fraternelle permet de dissiper la violence en tant qu’expression des ténèbres, voix de l’obscurité.

Par conséquent, pour neutraliser la violence qui déshumanise autant l’oppresseur que l’opprimé, l’être humain doit s’abreuver aux sources intarissables de l’Amour Miséricordieux. Pour recouvrer la paix en tant que socle de la liberté et de la dignité, l’être humain se doit de s’ouvrir les portes de la Conscience. Il se doit d’engager un dialogue franc et sincère avec son véritable ‘‘Moi intérieur’’. À ce titre, celui-ci devient inéluctablement son guide, son repère et sa force. Pour la circonstance, il devient son phare chargé de l’orienter, de le diriger en tout temps, de l’amarrer au quai de la vie, de l’accoster au quai du bonheur, de la paix et de l’harmonie.

La paix est la musique de l’âme. C’est le langage ou le son du cœur.

Ainsi, en renouant complètement avec son ‘‘Moi intérieur’’, l’être humain accède au stade de l’humanité, ultime étape à la divinité. De ce fait, il se nourrit aux sources intarissables de l’Amour Saint et Miséricordieux. Il devient, définitivement, un humain avec cette fois-ci un grand H.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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[i] Dans l’univers physique, le genre humain côtoie également d’autres formes d’existence.

[ii] La violence tue la fraternité et la solidarité, prémices de toute existence humaine. En tuant la liberté et la dignité, elle tue, en réalité, l’humanité dans tout ce qu’elle a de plus précieux. C’est-à-dire : la ‘‘Vie’’.

[iii] Qu’il s’agisse de la violence ‘‘armée’’ ou ‘‘non-armée’’, ‘‘physique’’ ou ‘‘morale’’, voire même ‘‘mentale’’.

L’humanité vivante est-elle vraiment loufoque ?

L’humanité est-elle vraiment loufoque ?

Les cancers ‘‘incurables’’ de l’Homo sapiens

‘‘Les progrès de l’Humanité se mesurent aux concessions que la folie des sages fait à la sagesse des fous.’’ Jean Jaurès

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Les Masai sont un peuple guerrier de la Tanzanie. Ils ont conservé un mode de vie manifestement traditionnel dont les origines se perdent naturellement dans les brumes du passé.

L’humanité ambiante est totalement dominée par une seule espèce humaine. Celle-ci est [qualifiée] d’Homo sapiens pour sa capacité à comprendre et à maîtriser son environnement qui lui est trop souvent hostile, par sa faculté à imaginer, à penser et à inventer des solutions lui permettant de vivre dans le confort, le mieux-être et la sécurité.

L’espèce moderne de l’Homo sapiens.

‘‘Homo sapiens’’ est, en fait, une expression émanant du latin, langue aujourd’hui morte, anciennement pratiquée par les Romains[i].  Pour décrire l’espèce humaine, celle-ci signifie ‘‘Homme sage’’. Ici Sagesse doit être comprise dans le sens étroit de ‘‘Conscience’’, d’‘‘intelligence illuminée par la Conscience’’. Toutefois, cette espèce humaine qui se gargarise d’être éminemment intelligente par rapport aux autres règnes de la Nature, – à savoir le ‘‘minéral’’, le ‘‘végétal’’ et l’‘‘animal’’ –, est-elle vraiment consciente au sens le plus élevé du terme ?

La conquête de la lune par l’Homo sapiens ou la découverte des mondes inconnus et des univers inaccessibles. Mission Apollo 11.

Il est un fait indéniable que la plus grande caractéristique de l’Homo sapiens est la ‘‘curiosité’’. Il s’agit, véritablement, d’un être qui aime découvrir des choses. Pour ce faire, il n’hésite pas à sortir de son espace vital pour découvrir et conquérir des mondes qui lui sont, par définition, lointains et inaccessibles. Pour ainsi dire, il est animé d’un esprit de découverte et, au-delà, de conquête.

L’Homo sapiens invente des technologies et des machines pour répondre à ses besoins de confort, de bien-être et de sécurité, de fabrication et de production.

L’Homo sapiens est également un être qui aime inventer des choses pour améliorer sa condition, par essence, vulnérable. Pour ce faire, celui-ci utilise les ressources de son esprit pour transformer la matière. C’est-à-dire : ‘‘la Nature qui l’environne et lui fournit les moyens de sa subsistance, qui est, sans contredit, constamment l’objet de son observation et de son exploitation outrancière’’.

L’Homo sapiens construit des voies de transport et de communication en vue de faciliter des échanges commerciaux, intercommunautaires et internationaux.

Comme il aime vraiment se déplacer, et surtout aller plus loin dans son aventure, il convient de relever que l’Homo sapiens  est naturellement obsédé par une réalité spatiale. En effet, l’espace l’intrigue en permanence. L’horizon fixé par aussi bien le lever que le coucher du soleil le fascine et l’attire comme un aimant. De ce fait, il doit en percer à tout prix tous les secrets et tous les mystères. Il doit en maîtriser définitivement tous les contours.

L’être humain construit des immeubles pour abriter sa famille des intempéries et, surtout, abriter ses activités et les produits et services qui y en découlent.

Cependant, dans sa marche pour la conquête du monde connu ou inconnu, l’Homo sapiens est habité par un sentiment de destruction inouï. En raison de sa voracité, de sa rapacité, il détruit tout sur son passage dès lors que l’insécurité l’anime ou l’habite. Comme la destruction fait partie de son ADN, il n’hésite pas à détruire son environnement pour les besoins d’exploitation, donc de transformation tous azimuts de la matière. Il n’hésite pas non plus à détruire violemment son prochain pour monopoliser les ressources vitales de son environnement. Ce qui révulse naturellement l’esprit, il peut le faire par simple plaisir et non pas par simple acte de vengeance[ii].

Les armes servent à mener la guerre, à détruire les ennemis, à défendre le territoire et à protéger le business (intérêts privés) qui engendre des richesses dans la collectivité publique.

Pour arriver littéralement à cette fin, l’Homo sapiens invente, bien sûr, des armes[iii]. En réalité, celles-ci lui servent à mettre au pas tout son environnement mais aussi protéger efficacement les débouchés des matières premières exploitables. Vis-à-vis de ses voisins, l’usage des armes létales pour se défendre et protéger tous ses biens l’incite à délimiter l’étendue de son territoire que nul ne peut résolument franchir sans son accord et sous aucun prétexte, au risque bien entendu de déclencher des hostilités violentes.

Dans la préhistoire la plus reculée, l’Homo sapiens a, d’abord, utilisé la pierre taillée (le silex) pour chasser le gibier servant à nourrir la famille et la communauté de petite taille. Il utilisa, ensuite, le bois pour la même fonction alimentaire. Enfin, il découvrit le fer qui lui permit de fabriquer des arcs et des flèches afin de se protéger et de se livrer aux activités de chasse et de pêche.

Dès lors qu’il est manifestement en position de force par rapport à tous ses voisins, l’Homo sapiens n’hésite cependant point à franchir le Rubicon pour imposer sa loi injuste ou sa volonté criminelle[iv]. Celui-ci n’hésite point à les réduire totalement en cendres[v]. Aussi n’hésite-t-il point à ravir l’ensemble de leurs ressources vitales dans l’intention malveillante de renforcer son hégémonie destructrice[vi].

Le cancer du racisme et de la ségrégation raciale.

Toute cette violence mortelle ou destructrice exercée par l’Homo sapiens est dictée par trois principes fondamentaux. À savoir : le ‘‘Racisme’’, le ‘‘Matérialisme’’ et le ‘‘Militantisme’’. Ces trois ‘‘maux’’ qui animent, mentalement, psychiquement, l’espèce humaine, constituent, en réalité, des cancers inévitables, mais pas au point d’être forcément incurables. Ces pathologies suicidaires peuvent inéluctablement conduire à long, moyen et court terme à sa propre perte. Et pourquoi pas à sa totale disparition…

La lutte pour la demande de justice et réparations pour les méfaits de l’esclavage et de la traite négrière qui sont, de nos jours, reconnus comme un crime contre l’humanité.

En effet, le ‘‘Matérialisme’’ est la manie humaine de s’identifier à des choses. C’est-à-dire : des biens matériels. Elle est, réellement, cette fâcheuse tendance à se définir strictement par rapport à la [détention] des richesses matérielles. Dans le monde moderne, le ‘‘Capitalisme’’ – théorie fondée sur la détention du capital – qui conditionne, en vérité, le destin de la planète tout entière, a rapidement poussé l’être humain à se définir par rapport au travail qu’il exerce, aux différents revenus qui découlent fort logiquement de ses multiples activités[vii].

L’argent est le nerf de la guerre. Il détermine la puissance matérielle des Nations et le statut social des personnes privées.

Par conséquent, cette notion de possession de la matière a évidemment provoqué, en raison de la rareté ou de l’absence des ressources matérielles, ‘‘l’esprit de vol et de conquête des biens d’autrui par la manipulation[viii] ou la violence physique[ix]’’. Elle a fini par développer chez l’être humain épris de folie l’esprit de privation ou de captation des richesses matérielles. Ce sentiment d’accaparement des biens, de spoliation violente des ressources physiques, est bel et bien perceptible au niveau des collectivités humaines.

Les interprétations fallacieuses du Christianisme occidental ont très largement participé à l’esclavage et à la traite négrière, et surtout très activement contribué à la colonisation des peuples d’outre-mer et aux pogroms des juifs dans le monde.

Afin de justifier cet esprit de conquête ou de domination, de légitimer cet esprit de vol, cet élan de spoliation des ressources matérielles, de captation certes indue des biens d’autrui, l’être humain invente de toutes pièces le ‘‘Racisme[x]’’. À vrai dire, celui-ci repose [fondamentalement] sur la condescendance morale, l’arrogance intellectuelle et la manipulation mentale. Il s’agit, en réalité, de toutes les théories malsaines qui font inévitablement appel aux bas instincts de l’humanité. Celles-ci trouvent leur justification ou leur légitimation dans la ‘‘Religion’’ ou la ‘‘Science’’.

Les sciences sociales et humaines ont joué un rôle capital dans la diffusion et la promotion des idées racistes aux 18e et 19e siècles

Dans les faits, le Racisme consiste à diaboliser l’autre, à l’inférioriser, à l’humilier. Dans cette logique de dépréciation outrancière, il consiste à détruire son prochain dans le but de prendre possession de toutes ses richesses. Il consiste à l’empêcher de s’épanouir, de vivre décemment comme un être humain[xi]. Il consiste à lui nier catégoriquement sa ‘‘dignité’’, sa ‘‘liberté’’. Bref toute aptitude à la vie. En vérité, ce phénomène destructeur consiste à le dépouiller de toutes ses ressources dans le but d’accroître la domination criminelle de l’agresseur visiblement intouchable, de maintenir ad vitam aeternam son statut hégémonique[xii].

Le Nazisme hitlérien fut, à n’en point douter, une des plus grandes catastrophes humaines. Il a provoqué la déportation, la séquestration, le dépouillement et l’élimination physique des millions de Juifs en Europe. Le mémorial d’Auschwitz, situé à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Cracovie, sur le territoire des localités d’Oświęcim (Auschwitz en allemand) et de Brzezinka (Birkenau en allemand) en Pologne, est l’un des symboles marquants et palpables de cette barbarie épouvantable.

Par ailleurs, pour maintenir coûte que coûte le statu quo dans une collectivité où la violence physique sert visiblement d’effet de répulsion à tout changement, l’être humain se résout à promouvoir le ‘‘Militantisme’’. Ce phénomène peut se définir comme la doctrine ou les enseignements qui maintiennent l’humain complètement prisonnier de ses convictions loufoques ou esclave de ses lubies. Par nature, celles-ci conditionnent mentalement sur le terrain son comportement. Elles dictent ses actes, ses gestes. Bref ses attitudes pathologiques.

Les exactions de l’exploitation capitaliste en République démocratique du Congo. Les conséquences atroces de la culture de l’hévéa d’ailleurs en très forte demande par l’industrie automobile à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Les mutilations infligées par la colonisation belge aux autochtones congolais.

Comme il oriente véritablement sa vision, canalise son mental, ce ‘‘Militantisme’’ se manifeste pratiquement sous forme d’activisme. En fait, il s’exprime sous forme de posture sociale. Il se traduit sous forme de ‘‘faits’’ et ‘‘gestes’’ qui corroborent sur le terrain la cohérence des convictions nourries par l’humain, la totale adhésion aux principes lui enseignés[xiii] par des esprits loufoques.

La plus grande faiblesse des plus vieilles démocraties est la tolérance aveugle des idées extrémistes et des groupes néonazis.

Dans l’optique de réhabiliter l’Homo sapiens dans sa vocation naturelle à vivre sur cette planète terrestre, en totale communion avec ses pairs, en complète harmonie avec son environnement, il y a lieu de l’éduquer. Éduquer signifie ici l’informer des dangers de son comportement destructeur. Dans ce contexte salutaire, cela signifie changer radicalement sa perception criminelle de l’autre, sa conception suicidaire de l’environnement[xiv].

La fraternité et la solidarité au cœur des relations humaines et internationales.

Éduquer signifie, en réalité, l’abandon du matérialisme le plus abject au profit de l’essentialisme ‘‘constructeur’’, ‘‘promoteur’’ de l’harmonie et de la concorde, de la fraternité et de la solidarité, de la justice et de la dignité humaine. Il signifie l’acceptation du prochain – gage majeur de sa survie sur cette planète – comme son propre ‘‘reflet’’, comme le ‘‘miroir parfait de sa liberté, donc de sa vie, de sa plénitude’’. Il signifie en tout et pour tout l’appropriation inconditionnelle de la notion d’Amour universel.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

joelasherlevy@aol.com

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[i] Antiquité.

[ii] Ce qui suppose forcément et logiquement à la base la réaction – [fût-elle disproportionnée] – à une action provocatrice.

[iii] Les armes servent non seulement à le défendre mais également à protéger ses ressources jugées vitales.

[iv] Le Nazisme hitlérien lors de la seconde guerre mondiale.

[v] Le génocide, l’esclavage, la traite négrière.

[vi] L’Apartheid sud-africain, le ségrégationnisme sur le continent des Amériques, en Australie et en Mélanésie, les guerres funestes de l’OTAN dans le monde arabo-musulman (Libye, Syrie, Afghanistan, etc.).

[vii] Dans le matérialisme, l’humain se détermine par rapport à l’avoir et non point par rapport à l’être. De ce fait, il se renie lui-même en tant qu’âme qui le rattache aux autres humains. Il ne dispose plus d’âme qui le rattache aux sources intarissables de l’Amour Miséricordieux et Universel. Ainsi devient-il un objet sans âme, sans esprit, sans conscience et sans miséricorde.

[viii] La ruse, la fourberie, la roublardise.

[ix] Les ‘‘stratégies de guerre’’ menées pour contrecarrer le terrorisme islamiste au Sahel procèdent, en réalité, d’une volonté manifestement délibérée de détourner subtilement, subrepticement, les ressources matérielles appartenant, d’ailleurs, aux peuples africains.

[x] Le sentiment de haine pour justifier l’injustice, tous les dérapages dus ou reliés à l’arbitraire, l’idéologie de la haine pour légitimer les abus criminels et épouvantables faits à l’autre.

[xi] Les pogroms des juifs en Europe obéissent à cette logique de spoliation.

[xii] Le Ku Klux Klan aux USA pour opprimer les Africains-américains, l’institution des polices administratives pour traquer les populations ‘‘arabes’’ et ‘‘noires’’ en Europe.

[xiii] Les attentats ou manifestations racistes. Les activités terroristes obéissent elles aussi à la même logique de destruction massive.

[xiv] Éduquer signifie respecter la Nature physique et la Nature humaine. C’est se départir définitivement de l’égoïsme, se débarrasser tous azimuts de l’esprit de convoitise. Celui-ci provoque inutilement, violemment, frictions et exactions, injustices et ressentiments dans les relations humaines.

La crise ukrainienne

Guerre en Ukraine

Avec l’assistance logistique et technique de l’OTAN, les forces armées ukrainiennes se préparent à affronter les troupes russes.

Partie de Poker menteur entre l’Aigle américain et l’Ours russe

‘‘Qui prêche la guerre est le chapelain du diable.’’ Proverbe anglais 

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Depuis 2014, l’Ukraine qui est, par essence, le berceau de la culture russe, est sans aucun doute au centre de l’actualité mondiale. Ce pays fort connu pour ses riches terres agricoles – [le tchernoziom] –  est, certes, au cœur de l’attention internationale. Plus particulièrement et plus singulièrement de l’Union européenne (UE) totalement adossée à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

L’Ukraine dirigée par des non-Russophones veut devenir un membre à part entière de l’Union européenne et de l’OTAN

En effet, la Fédération de Russie, de surcroît son puissant voisin du Nord, d’ailleurs dirigé par Vladimir Vladimirovitch Putin, un ancien agent du KGB, à plus forte raison nostalgique de l’ère soviétique, a concentré le long des frontières avec ledit État, y compris au Belarus limitrophe, maintes troupes d’élite. Cette tension manifestement palpable au double niveau ‘‘diplomatique’’ et ‘‘stratégique’’ fait réellement craindre l’imminence d’une conflagration ‘‘armée’’ [majeure] – (un conflit à très forte probabilité nucléaire, chimique, biologique ou bactériologique) – depuis la fin de la seconde guerre mondiale en Europe. Face à cette crise dont les principaux protagonistes sont, à vrai dire, Américains et Russes, la propagande idéologique s’est effectivement auto-invitée au point de rendre illisible la lecture d’un conflit militaire aux multiples enjeux géostratégiques.

Le président russe Vladimir Vladimirovitch Putin

Ce qui est clair, la crise ukrainienne, telle qu’elle se présente véritablement de nos jours, est une guerre virtuelle, un conflit imaginaire. En fait, elle relève plus de l’hystérie occidentale véhiculée par les médias mainstream. C’est en vérité un conflit provoqué artificiellement par les États-Unis dans le but de réactiver stratégiquement l’OTAN en tant qu’alliance militaire en Europe. Ce continent a, d’ailleurs, été confronté, à un certain moment, au désintéressement voire même au désengagement américain initié par la présidence républicaine de Donald John Trump Sr. Cette situation inconfortable a fait craindre un éventuel retrait de l’Oncle Sam de cette partie névralgique de la planète.

Après la présidence controversée de Donald John Trump Sr plus accommodante envers le Kremlin, le président des États-Unis Joe Biden recourt à la bonne vieille politique d’endiguement « The Containment » de la Russie comme à l’époque de la guerre froide.

Face au vide normalement créé par les USA, certains leaders nationalistes européens qui, pourtant, sont soutenus par de puissants intérêts américains, ont engagé – en catimini tout comme au grand jour – des pourparlers politiques avec Moscou. Par contre, d’autres leaders politiques visiblement logés à l’enseigne de l’extrême-droite, ont entamé la promotion d’une Europe civilisatrice qui s’étend physiquement de l’Atlantique à l’Oural. Or une telle Europe serait automatiquement et systématiquement arrimée – [géographiquement] – au continent asiatique. En d’autres termes, ce serait la matérialisation de l’Eurasie rêvée par la République populaire de Chine et dont le lien emblématique sont, bien entendu, les fameuses ‘‘Nouvelles Routes de la soie’’.

Le président chinois Xi jinping rêve de matérialiser la fameuse  »Route de la soie ». Celle-ci reliera les rives de la mer de Chine et de l’océan Pacifique à celles de la mer Méditerranée et de l’océan Atlantique.

Donc, c’est pour effectivement casser cette dynamique alléchante, attirante, d’allégeance européenne vis-à-vis de la puissance russe que les États-Unis fabriquent artificiellement le conflit militaire ukrainien dont l’inévitable point d’orgue serait, d’ailleurs, l’invasion armée de la [méchante] Russie. Cela dit, il ne faut point oublier que l’Ukraine est, déjà, en proie au démembrement de son immense territoire ‘‘qualifié par les experts d’utile à l’économie capitaliste et libérale’’. Celui-ci est visiblement convoité aussi bien par les Européens que les Russes. Il regorge d’immenses ressources naturelles et minérales autant que stratégiques et précieuses.

Le Pont de Crimée – Krimsky Most en Russe ou Krimsky Mist en Ukrainien – symbolise l’annexion de la presqu’île du même nom par la Russie.

Force est de constater que l’Ukraine qui n’a jamais eu dans son histoire politique et nationale, au même titre que sa voisine de l’Ouest, la Pologne, des frontières stables et intangibles, est déjà pratiquement amputée de son territoire utile. En effet, sa portion orientale comprenant naturellement et physiquement les régions de ‘‘Donbass’’ et ‘‘Lougansk’’ fait théoriquement partie de la Fédération de Russie. À la suite des violences armées, celles-ci ont été arrachées au gouvernement de Kiev par les séparatistes russophones proches de Moscou. Cependant, sa portion méridionale comprenant la Presqu’île de Crimée fait déjà partie intégrante de la Russie à la suite d’un référendum d’adjonction au territoire russe décidé par ses habitants majoritairement pro-Moscou et linguistiquement et culturellement russophones.

Un navire de guerre russe patrouillant aux larges de Sébastopol en Crimée.

Ce qui est sûr et certain, depuis les conflits armés ayant violemment sévi aussi bien dans le Donbass que Lougansk en 2014, lesquels se sont militairement soldés par la victoire écrasante des séparatistes prorusses, et surtout depuis l’annexion référendaire de la Crimée par Moscou, l’Ukraine affaiblie sur tous les plans vit des situations amères, extrêmement dures. À la limite exécrables, insupportables, donc intolérables. Bien entendu, celles-ci se traduisent sur le terrain par la montée vertigineuse de l’inflation, la baisse drastique de la devise nationale (hryvnia). L’économie tourne manifestement au ralenti. Par conséquent, le pays, autrefois dynamique et prospère, est aujourd’hui incapable d’assurer des services publics à l’ensemble de sa population. Il ne vit plus que des aides internationales provenant essentiellement de l’Occident[i]. Celles-ci accroissent de façon exponentielle la dette extérieure qui a déjà atteint des pics vertigineux.

La devise nationale ukrainienne (hryvnia) ne cesse de se déprécier sur les marchés boursiers et monétaires. Ce qui témoigne de la fragilité économique et sociale de l’Ukraine.

Un tel sombre tableau ne peut que conduire inéluctablement à une déclaration de faillite. À vrai dire, ce portrait met irréversiblement cet État, déjà en agonie, en situation de cessation de paiement. Avec pour corollaire immédiat le ‘‘non-paiement des fonctionnaires d’État et des agents publics et administratifs ’’, le ‘‘bradage des actifs de l’État’’, la ‘‘privatisation du patrimoine des collectivités publiques’’.

Qui dit ‘‘crise économique’’, dit logiquement et forcément ‘‘crise sociale’’. Avec son cortège de difficultés qui accablent très violemment la population. Celle-ci se traduit, en effet, sur le terrain par l’émigration de la population. De plus en plus la jeunesse est tentée par le mirage de l’exil parce que confrontée à un État ‘‘faillitaire’’ dont les horizons sont, à moyen et long terme, complètement bouchés.

La présence des troupes russes le long des frontières communes avec l’Ukraine est, pour l’instant, dissuasive. Elle est moins dirigée vers l’Ukraine déjà asphyxiée et exsangue que les forces militaires de l’OTAN et des États-Unis qui se déploient ouvertement dans les pays limitrophes. Mais, tout indique sur le terrain que les soldats russes pourraient assiéger et occuper ce voisin devenu encombrant.

Pour ainsi dire, la situation est absolument catastrophique en Ukraine. Par conséquent, la Russie n’a vraiment pas besoin d’un conflit armé, et même d’une guerre éclair, pour envahir un tel pays. Tout ce qu’elle peut faire, c’est d’attendre patiemment son effondrement complet et inéluctable. Si pas d’ailleurs imminent…

Mais, pourquoi le géant américain dont l’hyperpuissance économique et militaire ne cesse réellement de ‘‘décroître’’ sur le terrain international, cherche-t-il dans les faits à entraîner, à empêtrer, pratiquement la Fédération de Russie dirigée d’une poigne de fer par Vladimir Vladimirovitch Putin dans un conflit armé impitoyable, sans merci, long et coûteux, avec son voisin méridional, l’Ukraine ?

Les raisons d’une telle stratégie s’apprécient à la lumière de la recomposition du monde de l’après-guerre de 1940 – 1945. En effet, cet univers a vu émerger une kyrielle de puissances moyennes dont les exigences et l’appétit vorace ont nettement fait reculer les prétentions des dessinateurs de l’ordre bipolaire de Yalta. Celui-ci a vu, surtout, surgir, de nulle part, la République populaire de Chine. Cet État extrême-oriental qui promeut idéologiquement le collectivisme et le socialisme de marché, s’est développé à vive allure ces trente dernières années au point de rivaliser et même de surpasser la toute-puissance économique des États-Unis.

La perspective d’une République populaire de Chine leader du monde et première puissance planétaire inquiète énormément les États-Unis et leurs alliés occidentaux.

D’ailleurs, contrairement au ‘‘discours ambiant véhiculé par la presse occidentale’’, ce pays dynamique d’Asie a de manière incontestable et même indiscutable prouvé qu’un État peut sûrement se développer matériellement sans nécessairement être assujetti aux caprices des lois du marché libéral. Contrairement à la ‘‘propagande idéologique en vigueur’’, ce dernier bastion du communisme international[ii], a fait la démonstration qu’un pays monolithique pouvait se développer sans pour autant se convertir nécessairement à la démocratie libérale présentée comme la seule et unique panacée universelle au développement économique et matériel d’un État. Il s’est imposé comme une hyperpuissance économique et militaire sans pour autant être politiquement parrainé par l’Occident et a fortiori par le pays de l’Oncle Sam. À cet effet, il constitue sans l’ombre d’un doute un danger permanent et indiscutable pour le capitalisme occidental ou le libéralisme de marché dont le [héraut messianique] ou le [chantre idéologique] sont les États-Unis.

Le rôle de l’OTAN dans les prochaines années serait d’aider les États-Unis à endiguer la puissance chinoise à travers le monde.

Chose sûre et certaine, en instrumentalisant l’Ukraine en vue de parrainer son intégration politique et militaire au sein des forces de l’OTAN, les États-Unis obtiennent du même coup l’assujettissement des pays européens de l’Est, du Centre, du Nord et de l’Ouest foncièrement hostiles à la Russie, d’une part. Et, d’autre part, en agitant, certes, l’épouvantail du transfert de l’Ukraine dans l’escarcelle de l’Alliance Atlantique, Washington irrite diplomatiquement le Kremlin. En effet, Moscou se sent visiblement floué par l’engagement américain de ne pas élargir les tentacules militaires de l’OTAN vers l’Europe de l’Est[iii]. Cette provocation oblige stratégiquement la Russie à mobiliser, à titre dissuasif, 100, 000 militaires en vue d’encercler ce voisin méridional dont les États-Unis, l’Europe et l’OTAN veulent, sans conteste, se servir plutôt de marchepied que d’allié.

À la faveur du conflit ukrainien, la réactivation politique et militaire de l’OTAN en Europe signe le grand retour des États-Unis dans cette partie du monde. Cette opération intervient après la léthargie du président Donald John Trump Sr jugé plus accommodant envers Vladimir Vladimirovitch Putin.

Chose sûre et certaine, en miroitant la guerre en Ukraine, les États-Unis veulent entraîner la Russie sur un terrain somme toute glissant. Ils veulent, en effet, entraîner le va-t-en-guerre et maître du Kremlin Vladimir Vladimirovitch Putin dans un bourbier sans fin. Ils cherchent à l’engouffrer dans un sable mouvant, à l’y empêtrer définitivement.

Le Maître du Kremlin franchira-t-il finalement le Rubicon au risque de mettre en péril la paix internationale ?

Le tout doit en fait se dérouler selon le fameux modèle afghan[iv] qui a littéralement contribué à la dépréciation militaire de l’hyperpuissance russe dans les années quatre-vingts[v]. Ce qui permettrait, dans l’entre-temps, à Washington complètement débarrassé de la pression à la fois politique et diplomatique de la Fédération de Russie de se concentrer exclusivement sur la République populaire de Chine privée pour la circonstance d’un allié stratégique sûr. Ce qui lui permettrait d’activer sans gêne et sans contrainte le processus de démantèlement – tous azimuts – sous toutes ses coutures de l’Empire du Milieu à partir des provinces rebelles de Xinjiang et du Tibet.

L’Empire du Milieu est dans le viseur des États-Unis et de leurs alliés occidentaux. La crise ukrainienne n’est qu’un fallacieux prétexte stratégique pour détourner l’attention des Russes sur l’évolution du contexte international en mer de Chine.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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[i] Union européenne, États-Unis, Allemagne, France, Grande-Bretagne, etc.

[ii] La volonté politique et idéologique de la République populaire de Chine d’obédience communiste s’inscrit, à n’en point douter, dans le renversement plutôt pacifique du capitalisme occidental considéré comme la seule et unique source des malheurs imposés aux peuples du monde entier.

[iii] En échange de la réunification de la République fédérale allemande (Ouest) et de la République démocratique et populaire allemande (Est), Washington s’était engagé auprès de Moscou à ne pas intégrer au sein de l’OTAN les pays de l’ex-Bloc soviétique et de l’ex-Pacte de Varsovie (Europe centrale et Europe orientale).

[iv] Techniques de guérilla et utilisation du matériel militaire américain (missile sol – air FIM 92 – Stinger).

[v] Ce serait une guerre de type terroriste comme en Irak, en Afghanistan et en Syrie où le chaos et l’anarchie rendent pratiquement incontrôlable la maîtrise du territoire par la puissance occupante sur les plans militaire et institutionnel.

L’UDPS engloutit Kabund a Kabund

L’UDPS engloutit Kabund a Kabund

L’UDPS désavoue son président ad interim (a.i).

Au cours du mois de janvier 2022, le 1er vice-président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Jean-Marc Kabund a Kabund, alias ‘‘Maître-nageur’’ pour avoir menacé de faire traverser à la nage le fleuve Congo les partisans de Joseph Kabila Kabange pour leur malice à bloquer l’action politique de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI), circule dans la capitale Kinshasa. Sa suite croise par hasard sur son chemin un véhicule immatriculé de la présidence de la République. Celui-ci transporte la nièce du chef de l’État dont la protection rapprochée est assurée, pour la circonstance, par un membre armé de la garde présidentielle.

La garde républicaine de la République démocratique du Congo est un corps d’élite de l’armée nationale (FARDC) chargée de la protection rapprochée du chef de l’État.

Cette voiture à bord duquel se trouve effectivement la nièce du président de la République roule, plutôt, en sens inverse. En fait, elle circule sur une route dont le sens est normalement unique. Ce qui est littéralement de nature à perturber la circulation automobile déjà engorgée. De plus, le véhicule contrevenant au code de la route exige qu’on lui ouvre impérativement une voie prioritaire pour se rendre rapidement à destination.

La police nationale de la République démocratique du Congo assure la protection rapprochée des autres animateurs des institutions politiques et étatiques.

Cette situation intenable interpelle illico presto l’intrépide Jean-Marc Kabund a Kabund au point d’ordonner à sa garde rapprochée d’arraisonner le véhicule présidentiel. Il s’ensuit une rixe verbale entre les policiers commis à la garde du 1er vice-président de l’Assemblée nationale et le garde républicain qui assure la sécurité physique de la nièce du président de la République. Dans cette ambiance électrique, les gardes du corps de Kabund arrachent violemment l’arme de service, d’ailleurs, utilisée par cet élément de la garde présidentielle qui n’était même pas au volant de la fameuse automobile incriminée. Malgré cette confusion, cette cacophonie qui, vraisemblablement, aurait pu mal tourner, il n’y a pratiquement pas eu d’échange des coups de feu.

La résidence huppée de Jean-Marc Kabund a Kabund

Toutefois, cette altercation tout à fait digne d’un film d’Hollywood n’est pas évidemment restée sans conséquence fâcheuse. En effet, la résidence personnelle de Kabund a reçu, dans les heures suivantes, la visite musclée des reîtres. Cette villa cossue a été copieusement saccagée. Les images de destruction rappellent, à cet effet, le passage impitoyable d’un ouragan dévastateur. Vécu dans sa chair comme une mesure de représailles, cet incident le pousse à décréter sur les réseaux sociaux son retrait de l’UDPS. Il le conduit même à annoncer urbi et orbi sa démission fracassante du bureau de l’Assemblée nationale.

La résidence cossue de Jean-Marc Kabund a Kabund vandalisée

Considérant que, dans ces circonstances houleuses, Jean-Marc Kabund a Kabund a totalement fait preuve de manque criant de jugement et, surtout, de comportement indigne du parti présidentiel, les militants de l’UDPS exaspérés par son manque de leadership, écœurés par son ‘‘embourgeoisement’’ ultrarapide et les frasques de sa vie personnelle, décident de son éjection du parti. Ce qui est finalement entériné et même acté par la commission de discipline du parti lorsque ce président ad interim tente par des entourloupes de rétropédaler. Ainsi prend fin, dans une atmosphère de révolte politique et militante, dans une ambiance de rejet sans concession, la brusque et rapide ascension du tout dernier secrétaire général de l’UDPS, personnellement nommé par le défunt père de la démocratie congolaise Étienne Tshisekedi wa Mulumba.

Jean-Marc Kabund a Kabund défenestré brutalement de l’UDPS

Jean-Marc Kabund a Kabund, président a.i. de l’UDPS

Totalement affaibli par la vague de mécontentement des militants et sympathisants du parti, le Maître-nageur se noie imprudemment dans le fleuve de l’inconscience idéologique et de l’arrogance politique

‘‘L’arrogance précède la ruine, et l’orgueil précède la chute.’’ Proverbes 16 : 18

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

Jean Marc Kabund a Kabund est le président ad interim (a.i.) de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Parti cher au feu Étienne Tshisekedi wa Mulumba[i]. Il occupe normalement ce poste dès que le fils du sphinx de Limete, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI), est confirmé président de la République démocratique du Congo (RDC) par la grâce du plus haut tribunal constitutionnel du pays. En dehors de cette occupation politique et administrative au sein des instances partisanes, il est également un haut dignitaire de l’État congolais.

Jean Marc Kabund-a-Kabund, secrétaire général de l’UDPS lors d’un point de presse à Kinshasa.

En effet, Jean-Marc Kabund a Kabund fait partie intégrante du bureau de l’Assemblée nationale. En raison du poids politique de l’UDPS au sein de la coalition gouvernementale (parti présidentiel), il y est catapulté 1er vice-président chargé des questions diplomatiques. Par conséquent, ce grand gabarit politique fait éminemment de lui un homme public aux pouvoirs incommensurables. Cela est d’autant plus vrai qu’il est à la tête d’un parti dominant de la vie politique du pays, d’une part. Et, d’autre part, au sein de cette instance parlementaire, il incarne le discours diplomatique de la Représentation nationale.

Jean-Marc Kabund a Kabund à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC).

Cette double casquette fait incontestablement de Jean-Marc Kabund a Kabund non seulement un plus haut personnage de la République démocratique du Congo mais aussi un virtuel candidat à l’élection présidentielle, bien entendu à défaut de la candidature de l’actuel locataire du Palais de la Nation. Toutefois, l’intéressé qui a visiblement sur le terrain l’art de se faire plein d’ennemis, ne sait véritablement pas attendre son heure. Il ne sait pas faire du temps son allié indéfectible afin de mieux bondir et, par voie de conséquence, occuper à tout jamais l’espace politique.

Ce qui est absolument sûr, Jean-Marc Kabund a Kabund est fort connu pour son impulsivité. Ses sautes d’humeur lui jouent très souvent de vilains tours. La conflictualité fait partie intégrante de son ADN. Toutefois, s’il y a une qualité que lui reconnaissent sans nul conteste ses adversaires et ses ennemis, l’homme est un guerrier intrépide. Il rugit comme un lion. Il terrorise son entourage.

À voir son comportement politique, l’on peut se poser la question de savoir si l’individu maîtrise parfaitement les ficelles de la diplomatie et les arcanes de la politique. A-t-il véritablement le sens de la mesure ? Il est un fait que celui-ci est absolument un fonceur-né. Il n’a visiblement peur de rien. Par conséquent, calcule-t-il ses agissements ? Mesure-t-il la portée de ses actes ? Évalue-t-il ses actions politiques ? En effet, celles-ci peuvent lui être totalement, résolument, suicidaires. Elles peuvent sans l’ombre d’un doute le condamner au pilori. Elles peuvent, surtout, le crucifier sur la place publique.

C’est ce qui est finalement arrivé au ‘‘rebelle’’ Jean-Marc Kabund a Kabund. En effet, ce plus haut personnage de l’État congolais n’a vraiment jamais pris la mesure de ses fonctions au sommet des institutions nationales. Celui-ci a toujours continué à se comporter comme un militant de terrain violemment confronté à une tyrannie d’une république bananière. Il s’est toujours comporté sur le terrain comme un activiste de l’opposition. À dire vrai, il n’a jamais quitté ses habits d’opposant. Il ne s’est jamais comporté comme une autorité établie, d’ailleurs consciente de ses responsabilités.

Jean-Marc Kabund a Kabund et Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI).

Dans la vie quotidienne, il arrive fort aisément au ‘‘Maître-nageur’’ Jean-Marc Kabund a Kabund d’oublier carrément qu’il est un membre éminent et influent du bureau de l’Assemblée nationale. Vu son plus haut rang, il se doit d’observer une certaine retenue. Eu égard à ses fonctions. Malgré sa position stratégique et sociopolitique, il trouve toujours un moyen de confondre tout bêtement son rôle. Il trouve toujours un moyen de rabaisser sa mission de digne Représentant de la Nation.

En effet, Jean-Marc Kabund a Kabund s’est rendu, et ce plus d’une fois, coupable d’usurpation de fonction policière. Pendant qu’il siège en tant que député à l’Assemblée nationale et même occupe les hautes fonctions de 1er vice-président du Bureau, ce tonitruant et fantasque personnage est devenu ‘‘agent de police dont la noble mission est de réguler la circulation automobile en cas d’énormes bouchons dans la capitale’’. Pis, il s’est même improvisé, comme il en a seul le secret, ‘‘membre de la police militaire de l’armée nationale chargée – [excusez du peu] – de non seulement mettre aux arrêts mais surtout de désarmer un militaire indélicat et coupable de violation du code de la route’’.

Cette attitude désinvolte qui, bien entendu, consiste dans les faits à outrepasser ses droits, prouve à suffisance que Jean-Marc Kabund a Kabund n’a vraiment jamais compris ni maîtrisé le concept fondamental de l’État de droit démocratique. En effet, qui dit ‘‘État de droit démocratique’’, dit ‘‘respect scrupuleux de la loi et des règlements de l’État’’, d’une part. Et, d’autre part, l’État de droit démocratique s’appuyant sur le principe cardinal de ‘‘liberté’’, implique forcément et logiquement le respect des limites. Elle implique la limitation du droit, la notion de borne appliquée au pouvoir.

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) en pleine conversation avec Jean-Marc Kabund a Kabund.

Dans un État de droit démocratique, le pouvoir est certes fort mais il n’est point absolu. Il lui est matériellement assigné par la loi fondamentale des bornes pour ne pas effectivement mettre en péril la sécurité des personnes et des biens, la sécurité collective. Il lui est infligé des limites pour ne pas totalement sacrifier les libertés autant individuelles que publiques.

Cette lecture intelligente et sage a nécessairement manqué à Jean-Marc Kabund a Kabund. Cette perspective ou cette vision d’État de droit démocratique qui ne tolère point l’illégalité, qui impose des limites précises aussi bien aux Citoyens qu’aux dirigeants, lui a complètement fait défait dans la mesure où, pour lui, ‘‘la politique est un terrain de jeu où tout le monde – acteurs et spectateurs – est appelé – indépendamment des circonstances – à faire respecter le droit, peut soi-même se faire justice’’. Ce qui n’est pas forcément le cas. En démocratie, s’il est, en effet, reconnu en cas de violation de loi ou de règlement à un Citoyen le droit d’appréhender le fautif et de le remettre aux autorités publiques établies, il ne lui est, par contre, pas reconnu de séquestrer le délinquant ou de se faire justice au nom de la société[ii]. Ceci est plutôt le devoir tant formel que matériel soit de l’autorité policière soit de l’autorité judiciaire.

Jean-Marc Kabund a Kabund salue les militants de l’UDPS au cours d’une parade. Le secrétaire général du parti Augustin Kabuya est flanqué à ses côtés.

Par ailleurs, Jean-Marc Kabund a Kabund a toujours confondu la notion de Représentant de la loi au sein de la société à sa mission de Représentant de la Nation au sein de l’instance parlementaire. Un Représentant de la loi et de l’ordre n’est pas un Représentant de la Nation. Sa mission consiste à faire respecter les normes édictées par l’État pour sauvegarder les droits et libertés des Citoyens et, par conséquent, protéger la sécurité collective, assurer pleinement l’harmonie de la collectivité publique. Il lui est exigé d’exercer cette lourde charge avec ‘‘probité’’ et ‘‘professionnalisme’’. Il lui est demandé d’accomplir sa fonction avec ‘‘intégrité’’ et ‘‘honnêteté’’. À cet égard, en tant qu’agent certifié de l’État[iii], il n’est pas du tout couvert par le bouclier d’une quelconque ‘‘immunité’’.

Le Représentant de la Nation est plutôt chargé d’adopter des lois au nom du seul Peuple souverain. Pour ce faire, il est délégué par le Citoyen en vue d’accomplir cette tâche fondamentale. Dans sa mission, il bénéficie de l’immunité. Cette carapace juridique et constitutionnelle le couvre pendant l’exercice de sa fonction. Elle peut être levée ou ôtée dans des cas bien spécifiques.

Pour Jean-Marc Kabund a Kabund, un député est un ‘‘Représentant de la Nation’’. Ce personnage de l’État est, également, par extension un Représentant de la loi. En tant que géniteur des normes de l’État, il lui appartient de faire respecter strictement ces règles à quiconque les enfreint. Y compris les imposer à des autorités publiques légitimement établies.

Jean-Marc Kabund a Kabund est le dernier secrétaire général de l’UDPS nommé de son vivant par le président national Étienne Tshisekedi wa Mulumba.

Avec cette interprétation biaisée du rôle des autorités nationales aux pouvoirs illimités, Jean-Marc Kabund a Kabund fait immédiatement retourner l’actuelle République démocratique du Congo aux heures sombres de l’ex-Zaïre du Maréchal-despote Mobutu Sese Seko. En effet, sous le régime ‘‘tyrannique’’ et ‘‘militaire’’ mobutiste qui a duré 32 ans, une autorité politique, gouvernementale et administrative disposait, en pratique, des attributions illimitées. Celle-ci bénéficiait de maintes casquettes qui échappaient évidemment au contrôle institutionnel. Elle s’improvisait aisément ‘‘policier’’ pour ‘‘appréhender les Citoyens’’ et, par conséquent, ‘‘piétiner leurs droits fondamentaux’’ et ‘‘confisquer leurs libertés inaliénables et sacrées’’.

Sous la présidence mobutienne, d’ailleurs, marquée du sceau de l’impénitence, une autorité fondée sur l’arbitraire répressif ou l’oppression jouait, surtout, le rôle de ‘‘gardien de prison privée’’. Celle-ci était emménagée dans sa propre résidence. Ce contexte de violation criante du droit et de la loi de l’État la poussait à séquestrer dans son domicile transformé en ‘‘centre d’enfermement pénitentiaire’’ ou mirador tout individu jugé hostile à ses intérêts mesquins. Aussi pouvait-elle jouer le rôle du juge pour infliger des amendes indues dans le dessein d’extorquer des biens appartenant à des Citoyens sans défense.

Jean-Marc Kabund a Kabund est connu pour sa pugnacité politique

Ce comportement décrié de Jean-Marc Kabund a Kabund qui consiste visiblement à faire justice en lieu et place des autorités publiques légalement constituées ou établies, relève-t-il, à vrai dire, du simple opportunisme politique ? Son attitude, d’ailleurs, contestable et répréhensible est-elle plutôt dictée sur le terrain national par une stratégie de positionnement ? S’inscrit-elle forcément et logiquement dans un calcul purement stratégique ?

Ce qui est clair, cette attitude confuse de Jean-Marc Kabund a Kabund qui consiste à s’improviser autorité policière chargée de réglementer – [sans habilitation légale et réglementaire] – la circulation routière, porte réellement atteinte à la dignité de la fonction de député. Cela est d’autant plus vrai que l’intéressé n’est pas un agent de police. Sa mission n’est pas officiellement de faire respecter la loi. Son rôle consiste, plutôt, à adopter les lois pour préserver l’intérêt général et assurer la sécurité collective. Par sa stature politique, il représente physiquement l’État et la Nation. Il en incarne même la volonté suprême du fait d’être législateur.

Jean-Marc Kabund a Kabund est également connu comme un bienfaiteur politique. Il distribue des équipements scolaires aux écoles du pays.

À cet effet, Jean-Marc Kabund a Kabund n’est pas, par définition, un auxiliaire de l’État. Il ne peut ni se considérer ainsi ni se mettre délibérément dans cette position. Le fait d’entretenir par son comportement cette ambiguïté et d’interpréter mal à propos sa fonction et sa tâche entraîne qu’il enfreint consciemment la loi de l’État. À ce titre, il est totalement indigne de représenter l’État et, par ricochet, la Nation.

Cependant, en s’improvisant réellement ‘‘police militaire’’ dans le but de neutraliser et, surtout, de désarmer un membre de la garde présidentielle, Jean-Marc Kabund a Kabund a littéralement, quel que soit le grief lui reproché, porté atteinte à la sûreté de l’État. En effet, la mission d’un député n’est pas d’appréhender les militaires des Forces armées nationales. En cas de comportement jugé indélicat de la part d’un soldat, lequel est susceptible de porter atteinte à la sécurité du public, le rôle d’un député, à plus forte raison de tout citoyen, est de signaler les faits incriminants à la police militaire pour se charger rapidement du contrevenant ou délinquant. Or, Kabund a Kabund a bel et bien ordonné à sa garde rapprochée – a fortiori des éléments armés de la police nationale – de se saisir de l’arme de fonction, d’ailleurs, utilisée par le garde présidentiel. Son geste constitue, dans les circonstances, ‘‘une infraction évidemment passible des juridictions de l’ordre militaire’’.

Le désaveu de Jean-Marc Kabund a Kabund par la base militante de l’UDPS.

Sans compter que cet incident somme toute malheureux aurait pu déclencher une ‘‘conflagration armée’’ entre deux corps de l’État disposant matériellement des armes létales dans le cadre de leurs fonctions respectives. À savoir : la ‘‘Police nationale’’ et la ‘‘Garde républicaine’’. À supposer qu’il y ait eu pratiquement échange des coups de feu entre les policiers commis à la protection de Kabund et le garde républicain, lequel est suivi de mort d’homme, un tel événement pouvait provoquer une insurrection armée. Dans cette hypothèse, sa responsabilité à la fois ‘‘politique’’, ‘‘administrative’’, ‘‘pénale’’ et ‘‘civile’’ serait immédiatement, automatiquement, mise en cause pour avoir outrepassé ses fonctions nationales de député et s’être improvisé agent de police routière.

Dans les circonstances, le comportement manifestement déplacé de Jean-Marc Kabund a Kabund aurait sans l’ombre d’un doute compromis la sécurité de l’État. Son attitude irresponsable aurait pu déclencher une émeute ou insurrection armée. S’il avait vraiment mal tourné, ce scénario aurait pu provoquer une guerre civile dans le pays. Dans ces conditions, qui pouvait éteindre le brasier conflictuel une fois allumé ? Sans compter que ce pire scénario résultant de son irresponsabilité aurait effectivement en cas de désastre national déboucher directement sur un pronunciamiento ou coup d’État militaire. Alors, face à cette attitude qui a failli compromettre la sûreté de l’État et, surtout, la sécurité des Citoyens, [pour qui] roule-t-il véritablement Jean-Marc Kabund a Kabund ?

Au vu et au su des faits, il appartient alors à Jean-Marc Kabund a Kabund de tirer toutes les leçons politiques qui s’imposent. Il lui revient naturellement de tirer toutes les conséquences politiques de son acte dans la mesure où il s’est comporté en véritable ennemi de la République démocratique du Congo.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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[i] Jean-Marc Kabund a Kabund est, en fait, le tout dernier secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) directement nommé de son vivant par le président national Étienne Tshisekedi wa Mulumba. Il se voit attribuer ce poste stratégique en raison de sa vaillance et de sa militance combattante.

[ii] Un citoyen qui se fait soi-même justice, ou qui rend sans être légalement habilité justice au nom de la société, s’inscrit définitivement dans la vengeance privée.

[iii] Un Représentant de la loi et de l’ordre est un auxiliaire de l’État, un préposé de l’État.

Le Combat contre le SARS – CoV – 2 engendre le retour en force de la tyrannie

Le Combat contre le SARS – CoV – 2 engendre le retour en force de la tyrannie

Pour circonscrire la circulation du covid – 19, les États ont décidé le port obligatoire du masque. Cette décision s’accompagne de la mesure de distanciation physique de deux mètres séparant deux interlocuteurs ou deux personnes.

‘‘Escroquerie’’ sanitaire et ‘‘imposture’’ vaccinale

Entre peurs et mensonges, invectives et menaces attentatoires aux droits humains fondamentaux et libertés publiques

‘‘Il n’y a point de cruelle tyrannie que celle que l’on s’exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.’’ Montesquieu

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

En septembre 2019, la République populaire de Chine manifestement aux prises avec toute une série de revendications d’ordre purement politique et démocratique à Hong-Kong, au Tibet, dans la province ouïgoure de Xinjiang, est réellement confrontée à la propagation d’un virus réputé nocif, dont les symptômes sévères s’apparentent naturellement à ceux de la grippe saisonnière. À savoir : ‘‘forte fièvre’’, ‘‘toux’’. À ceux-ci, il sied d’ajouter la ‘‘détresse respiratoire’’, le ‘‘hoquet’’ ou la contraction spasmodique du diaphragme, la ‘‘perte simultanée’’ du goût et de l’odorat, etc.

D’après des sources médicales, le Covid – 19 a pris son essor d’un laboratoire P4 de Wuhan, en République populaire de Chine. Ce laboratoire manipule des agents pathogènes hautement toxiques.

Dès décembre 2019, ce virus hautement pathogène, d’ailleurs identifié par des laboratoires réputés comme faisant intrinsèquement partie de la famille des Coronavirus, dont le point de diffusion est, bien entendu, l’Empire du Milieu, se propage à la vitesse de l’éclair. En un clin d’œil, il traverse le continent asiatique pour atteindre l’ensemble de l’humanité devenue pour la circonstance un vaste champ de bataille où l’on compte des morts comme des graines de cacahuètes ou des épis de blé. En 2020, cette situation on ne peut plus catastrophique suffit à elle seule à interpeller les autorités sanitaires mondiales qui, vu l’ampleur des dégâts humains causés par le virus mortel, décrètent une véritable guerre à la pandémie ayant des accents catastrophiques.

La très grande particularité des coronavirus est de subir des mutations à chaque étape de leur évolution infectieuse. Après le variant Delta originaire du sous-continent indien, c’est au tour du variant de l’Afrique australe Omicron d’inquiéter outre-mesure les services de santé publique à l’échelle internationale.

Cette déclaration de guerre inouïe se traduit concrètement sur le terrain des hostilités sanitaires par des mesures restrictives de liberté. Ces décisions sans nul doute extraordinaires depuis la fin de la IIe guerre mondiale se traduisent pratiquement par le respect de la distanciation physique d’au moins deux mètres entre deux individus, le confinement des populations entières, le port obligatoire du masque facial dans tout lieu de regroupement du public. Aussi se traduisent-elles pratiquement par l’entrave systématique et automatique aux libertés de circulation[i], de réunion[ii] et de commerce[iii].

Le plus grand défi auquel sont confrontés les États et gouvernements dans la gestion du Coronavirus, est la baisse de contaminations suivie de la baisse d’hospitalisations. Ce qui pourrait, naturellement, soulager les réseaux de la santé publique déjà au bord de l’explosion. Paradoxalement, au plus fort de la crise pandémique, la fermeture des lits d’hôpitaux et la suppression des départements de réanimation des malades en difficulté respiratoire s’accélère rapidement.

Toutefois, ce qui est vraiment de nature à interpeller franchement la Conscience citoyenne, c’est le rôle pratiquement joué par la pandémie du coronavirus dans la gouvernance aussi bien mondiale qu’étatique. En effet, de nos jours, le commun des mortels assiste à la redéfinition complète de la mission fondamentale de ce qu’est véritablement un État. Cette entité publique plutôt censée normalement assurer la sécurité de l’ensemble de ses ressortissants dans un espace précis d’ailleurs qualifié de territoire est devenue très étroitement dépendante des organisations supranationales. Celles-ci lui imposent désormais toutes ses politiques publiques.

En réalité, les organisations internationales ou régionales se positionnent comme le seul et unique guichet par lequel passent dorénavant, sous peine de sanction, la très grande majorité des décisions étatiques qui s’imposent et s’appliquent directement aux Citoyen(ne)s. En matière de santé publique, c’est bel et bien l’exemple de l’Union européenne (UE). Cette organisation intervient directement dans la fixation des politiques sanitaires des États en achetant des médicaments et des vaccins pour les refiler immédiatement aux États membres.

Pour contrecarrer la libre circulation du Covid – 19, les États relayés par des gouvernements fort préoccupés par la paralysie des services de santé publique ont entrepris la mise en place du passeport sanitaire. Cette mesure phare permet de suivre à la trace la mobilité des vaccinés et de circonscrire le déplacement des non-vaccinés.

Force est de constater que l’idée du ‘‘carnet’’ ou ‘‘passeport’’ vaccinal [Certificat COVID numérique de l’Union européenne (UE)] valable aussi bien pour voyager que pour accéder à bon nombre de services essentiels émane concrètement de cette institution supranationale. Celle-ci a été effectivement émise depuis le sommet du conseil de l’Union européenne de décembre 2018[iv]. C’est, en réalité, la pandémie du coronavirus ayant sévi à compter de l’année 2019 qui lui a permis de concrétiser cette procédure à l’échelle européenne et, donc, au travers des États membres.

Lorsque le Coronavirus a commencé à sévir au début de l’année 2020, les autorités administratives et sanitaires des pays du monde n’avaient pas jugé bon d’imposer le masque facial alors que l’urgence médicale le recommandait très largement. Toutefois, confrontées à la flambée inarrêtable de la contagion, elles finirent par se raviser et prescrire le port du masque sanitaire.

S’agissant de l’imposition du vaccin pour circonscrire la pandémie du coronavirus, c’est en fait l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus que jamais financée par des organismes tiers – a fortiori des fondations privées – qui appuie ouvertement cette démarche spécifique. À l’échelle internationale, cette institution promeut cette idée au détriment des États qui envisagent de recourir à la médication traditionnelle pour combattre le coronavirus. ‘‘Ce qui est naturellement contraire à sa vocation’’, elle se permet d’accorder des certificats d’homologation des médicaments dans ce contexte purement pandémique en vue de décourager, en réalité, des initiatives de fabrication locale[v]. Il importe de relever que celles-ci échappent totalement au strict contrôle de grandes firmes pharmaceutiques (Big Pharma), par essence, grands bénéficiaires de cet environnement international ‘‘malsain’’ et ‘‘trouble’’.

la production des vaccins à l’échelle internationale est devenue un enjeu de lutte contre la propagation rapide et incontrôlée des virus dans les communautés humaines aussi bien les plus exposées que les plus épargnées.

Par ailleurs, cette fameuse pandémie du Coronavirus a très sensiblement modifié le rôle des États et gouvernements dans la protection de l’environnement social ou de l’univers sociétal. En effet, en matière socioéconomique, un État a pour mission primordiale de ‘‘définir un cadre qui favorise la prospérité et l’épanouissement de ses sujets’’ et, par voie de conséquence, ‘‘circonscrit la précarité, la misère ou la pauvreté’’. Il appert que les États et les gouvernants priorisent, d’abord et avant tout, la création d’entreprises pour générer des richesses. Ensuite, ils priorisent la création d’emplois en vue de diminuer de manière drastique ou éradiquer le chômage. Il sied de souligner que ce phénomène socioéconomique pèse très lourdement sur les dépenses publiques en termes de formation et de prise en charge des besoins sociaux de travailleurs .

La mesure de confinement a poussé bien des individus à la dépression nerveuse. et au suicide

Pourtant, les États et gouvernements du monde, dans l’espoir de freiner brutalement la progression fulgurante de la pandémie du Coronavirus et de circonscrire ses effets dévastateurs, procèdent sans broncher à la ‘‘fusillade’’ de l’économie. Ce ‘‘carnage’’ passe inéluctablement par la fermeture plus ou moins allongée de petits commerces et des sociétés de services. Ceux-ci sont, pourtant, vitaux pour les besoins quotidiens des consommateurs. Aussi ce massacre passe-t-il par la fermeture plus ou moins limitée de petites et moyennes entreprises dont le fonctionnement est capital pour le recrutement des travailleurs et l’acquittement des taxes fiscales et parafiscales, le versement des charges sociales.

Ceci revient à dire très concrètement que les États et les gouvernements ont participé sciemment à la récession économique. Ils ont, donc, contribué, et ce de façon évidente, à l’inertie du marché économique. Aussi ont-ils participé à la raréfaction des biens de consommation, ainsi qu’à la raréfaction du travail.

Pour accéder sans contrainte au lieu du travail, les employé(e)s doivent impérativement prouver qu’ils (elles) ne sont pas tout à fait contaminé(e)s. Ils (elles) doivent démontrer qu’ils (elles) sont titulaires d’un passeport vaccinal ou, le cas échéant, satisfaire aux conditions des tests sanitaires.

Par ailleurs, dans l’intention d’inciter l’ensemble de la population à se faire vacciner, les États et gouvernants menacent, désormais, très ouvertement de ‘‘révocation’’ et même de ‘‘privation’’ absolue de revenus certaines catégories socioprofessionnelles qui prestent quotidiennement dans les services publics essentiels. À titre d’exemple : les secteurs hospitaliers, les services d’urgence et d’incendie, la fonction publique administrative et territoriale, etc. Appliquée dans toute sa rigueur, une telle décision a normalement pour effet de ruiner brutalement la vie des individus, de porter un sérieux coup de grâce aux rêves des ménages et, surtout, de gonfler drastiquement la population des demandeurs d’emploi.

Sous peine de sanction contraignante, l’obligation vaccinale vise les professionnels de la santé ou les corporations médicales.

Il convient de constater qu’une telle mesure provoque par la nature même de sa violence l’exclusion sociale, la désespérance par le biais de la misère, le truchement de l’appauvrissement et de la précarité avec son cortège de conséquences néfastes. Ce qui constitue véritablement un lourd poids pour l’entité étatique. Cela est d’autant plus vrai qu’un gouvernement sérieux et responsable, qui a naturellement réussi dans l’exercice de ses fonctions ou l’accomplissement de sa mission, est toujours jugé en fonction de sa capacité à juguler le ‘‘cancer’’ du chômage, à offrir de sérieuses perspectives de prospérité et d’épanouissement aux membres de la Collectivité publique. Or, dans le cas d’espèce, le gouvernant n’éprouve désormais aucune gêne ni aucune peur à créer pratiquement des conditions optimales de marginalisation de sa propre population. Ce qui dénote, en réalité, un grand changement dans la définition et l’interprétation mêmes de la mission d’un État.

L’obligation vaccinale concerne également tout service qui transige ou interagit avec le grand public. À titre d’exemple, les sapeurs-pompiers.

En d’autres termes, dans le contexte pandémique du Coronavirus, le rôle substantiel de l’État s’est complètement métamorphosé. Celui-ci se résume pratiquement au mensonge[vi]. Il se réduit concrètement aux menaces ouvertes et non plus aux menaces à peine voilées. Par voie de conséquence, gouverner, c’est rien de moins que ‘‘menacer’’ des représailles la population et ‘‘opprimer’’ les Citoyens. C’est mentir à sa population tous azimuts. C’est mentir à longueur de journée en utilisant ad nauseam tout outil de communication, c’est-à-dire tout instrument de diffusion de l’information. C’est faire littéralement preuve de ‘‘dictatorship[vii]’’. Ceci dans la mesure où les États ont appris à détourner l’attention de leurs populations respectives, et les gouvernements à improviser en disant à leurs ressortissants ‘‘tout et son contraire[viii]’’.

Les trop fortes contraintes liées à l’obligation vaccinale pourraient à terme conduire à l’exaspération des pans entiers de la population et au durcissement des revendications sociales. Ce qui pourrait polluer l’atmosphère collective.

Gouverner, c’est faire dorénavant de l’État un jouet aux seules mains de puissances financières et économiques. En réalité, le leadership gouvernemental consiste à suivre la voie toute tracée par le privé qui exploite les ressources collectives au profit de la logique mercantiliste. Gouverner, c’est faire de la population pourtant au cœur de la démocratie un simple consommateur des biens autant économiques et sociaux que politiques et culturels.

Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

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[i] Le couvre-feu est décrété par les gouvernants la nuit pour circonscrire la circulation du virus. Par contre, pendant cette période de restriction, les humains ne peuvent circuler que moyennant la présentation d’un laisser-passer dûment délivré par une autorité compétente pour des raisons entre autres professionnelles.

[ii] Nombre de services publics et administratifs nécessitant l’accueil des usagers demeurent, cependant, complètement fermés. Ceux-ci peuvent continuer à remplir leurs mandats via la toile Internet. On assiste, par conséquent, à l’explosion des services Online. Le nombre de personnes assistant à un rassemblement ou une réunion est restreint. Les familles ne peuvent plus recevoir de la visite de la part de leurs membres biologiques ou de leurs voisins ou relations amicales.

[iii] Sauf exception, deux membres d’une même famille ne peuvent fréquenter au même moment un commerce, d’ailleurs, assujetti à la restriction règlementaire du nombre de clients. De petites entreprises généralement de type autant familial que personnel sont condamnées à fermer rapidement leurs portes. Parmi celles-ci, on cite les restaurateurs, les salons de coiffure ou de massage. Des entreprises culturelles souffrent aussi de toutes ces mesures drastiques. Il importe de mentionner à ce propos les bibliothèques, les cinémathèques, etc.

[iv] Recommandation du Conseil de l’Union européenne du 7 décembre 2018 relative au renforcement de la coopération contre les maladies à prévention vaccinale. Voir Journal officiel de l’Union européenne du 28 décembre 2018.

[v] L’OMS a définitivement rejeté l’initiative de bon nombre de pays africains chargés de promouvoir des médicaments à base de racines et plantes d’Artemisia supposément efficaces contre le SARS – CoV – 2. Ce qui ouvrait largement la voie royale à la promotion des vaccins dans cette partie du monde, contrairement aux solutions médicamenteuses mettant en avant la chloroquine ou la molécule d’hydroxychloroquine.

[vi] Les gouvernants contraignent la population globale à la vaccination définie comme la seule et unique garantie au freinage de la contamination. Dans cette obligation, comment convaincre effectivement les non-vaccinés que le vaccin fonctionne parfaitement et qu’il réduit drastiquement les risques de contamination et d’hospitalisation, d’un côté ? De l’autre, comment convaincre les vaccinés que le vaccin booste réellement le système immunitaire et qu’il n’occasionne point la baisse rapide des anticorps en vue de freiner la contagion ?

[vii] Imposer sa volonté ou celle des intérêts corporatifs au détriment des intérêts collectifs ou des intérêts du sanctuaire national.

[viii] Avant de revenir de manière spectaculaire sur leurs déclarations mensongères concernant le port du masque, le confinement général ou partiel de la population, l’obligation vaccinale et le carnet vaccinal, les États et gouvernements avaient préalablement affirmé qu’ils n’imposeraient pas obligatoirement de masque, de politique de vaccination globale, de mise en quarantaine de la population, de vaccination ou de passeport sanitaire.