Un autre regard sur l'actualité. Une autre lecture des enjeux fondamentaux des évènements. Un éclairage sur des questionnements de la vie quotidienne..
Joseph Robinette Biden (Joe Biden), ancien vice-président US de l’administration démocrate de Barack Hussein Obama, choisit la sénatrice de Californie Kamala Devi Harris à titre de colistière.
Joe Biden et Kamala Harris
Ce ticket démocrate affrontera la paire républicaine composée de Donald John Trump Sr et Michael Richard (Mike) Pence lors de la présidentielle à haut risque du mardi 3 novembre 2020.
Ce qui est sûr et certain, cette joute électorale, tant attendue par le peuple américain et, surtout, l’ensemble de la planète, mettra aux prises des candidats tous issus de minorités soit ethniques soit religieuses.
Donald John Trump Sr
En effet, le président sortant Donald John Trump Sr est d’origine allemande. Il maîtrise parfaitement les rudiments de la langue Yiddish.
Michael Richard Pence
Cependant, son vice-président Michael Richard (Mike) Pence est directement issu du moule catholique – dont il n’a jamais nié la foi et même l’héritage.
Force est de relever que cette personnalité éminente se réclame de nos jours de »Christian Born Again » (le courant néo-évangélique).
Joseph Robinette (Joe) Biden
Dans le camp démocrate, Joseph Robinette (Joe) Biden a des racines irlandaises. Toutefois, il est catholique. Tandis que Kamala Devi Harris est métisse. Son père, un ancien professeur d’économie, est Jamaïcain de naissance. Sa mère, une ancienne cancérologue, est originaire du pays de Mahatma Gandhi. C’est-à-dire : l’Inde.
Comme quoi les États-Unis d’Amérique (USA) du XXIe (21e) siècle sont très loin de cet immense pays bâti, à la fin du XVIIIe (18e) siècle, par des Anglo-saxons majoritairement protestants, se réclamant sans complexe de l’idéologie WHASP.
La haine et la xénophobie amorcent un grand retour. Ces deux phénomènes sont devenus le lot quotidien de la planète Terre. Ils sont même exploités et manipulés par des pouvoirs institutionnels dont la mission primordiale est de rassembler les citoyens, de promouvoir le vivre-ensemble collectif. Aux États-Unis d’Amérique, l’assassinat brutal de George Perry Flyod Jr a suscité une vive émotion sur l’ensemble du territoire national. Il a même provoqué des batailles rangées entre les tenants de la suprématie blanche proches des thèses néonazies et des activistes antiracistes.
‘‘Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu’un d’autre de sa liberté. L’opprimé et l’oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité.’’ Nelson Mandela, Président sud-africain et Prix Nobel de la paix
La planète Terre est de façon permanente ravagée par des tensions armées. Elle est déstabilisée de manière continue par des zones de violence guerrière artificiellement créées. Ces conflagrations armées justifiées par la confiscation des ressources matérielles des Collectivités étatiques créent la désolation. Elles apportent son lot de cataclysmes dont les violences faites aux femmes, le nettoyage des populations pacifiques et sans défense, le déplacement massif de populations démunies et l’irruption des maladies mortelles.
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Hormis la paix des cimetières, la guerre n’a vraiment jamais apporté la paix si ce n’est que la désolation et la mort de l’humanité.
Le Monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, a été bel et bien façonné par deux mille ans d’histoire. Une histoire bien souvent truffée de mensonge et d’esprit de conquête, de fraude et d’amnésie collective, d’animosité et de réduction à la servitude des êtres, d’oppression et de néantisation des collectivités déshumanisées de force pour les besoins de confiscation de toutes leurs ressources vitales, de captation de leurs patrimoines matériels et immatériels. Bref une histoire cruelle s’arc-boutant sur la déshumanisation de nombreuses communautés vivantes pour les seuls besoins du mercantilisme, de l’exploitation et de l’assujettissement. Ne dit-on pas : ‘‘Homo homini lupus[i]’’.
L’humanité actuelle est tributaire de la pensée développée par la trilogie philosophique grecque : Socrate, Platon et Aristote. Ces trois philosophes antiques ont influencé les schèmes de perception et les idéologies du monde moderne dans les domaines politique, économique, culturel et social.
Dans cet univers impitoyable où la logique matérialiste prime inexorablement et, surtout, sert indéniablement de guide ou de phare, l’exploité a perdu au même titre que l’exploiteur le statut d’humain. Dans ce système inique qui fonctionne à tout bout de champ comme une jungle animalesque, l’exploité est, en réalité, une proie facile. Il est, en fait, une bête de somme dont l’énergie vitale est manifestement spoliée, visiblement détournée, dont l’humanité est niée et effacée d’un trait de plume. Sans la moindre retenue. Sans la moindre compassion. Sans la moindre conscience. Sans le moindre souci.
Le Florentin Niccolò di Bernardo dei Machiavelli (Nicolas Machiavel) est un penseur humaniste de la Renaissance. Il a également influencé, au même titre que le Grec Thucydide, la pensée politique du monde moderne avec sa théorie sur »la fin justifie les moyens ».
De par sa condition fragile, l’exploité est sans autre forme de procès à la merci de l’exploiteur. Du fait de sa position sociale dominante, ce dernier se comporte très exactement comme un prédateur régnant sans partage dans la forêt autant sauvage que vierge. En effet, à l’image terrible d’un fauve assoiffé de sang, sa nature oh ! Combien insensible, inflexible, intraitable, le pousse, certes, à soumettre toutes ses victimes – sans exception – à sa volonté boulimique et, par voie de conséquence, à écraser leurs droits humains les plus élémentaires, les plus fondamentaux. À savoir : la ‘‘liberté’’, la ‘‘dignité’’, l’‘‘équité’’, la ‘‘justice’’. Bref ‘‘le droit à la plénitude de la vie et à une existence des plus paisible et des plus joyeuse’’.
Les soldats américains en Irak. Officiellement, les USA sont partis combattre en Irak pour chasser le dictateur brutal Saddam Hussein. À cette époque, ce tyran est dépeint par la propagande médiatique comme le persécuteur de sa propre population et l’égorgeur des principes démocratiques. Toutefois, officieusement, les USA y ont été pour confisquer les hydrocarbures jugées ressources hautement stratégiques au profit de l’hégémonie du pays de l’Oncle Sam.
Dans cet univers où il faut pratiquement se battre comme un fauve pour survivre, exister, ‘‘la loi du plus fort, est pour paraphraser l’illustre fabuliste Jean de la Fontaine, est toujours la meilleure’’. Dans ce monde-là, il n’y a, donc, à vrai dire point de place pour les plus faibles ou les plus misérables. Ce qui veut dire que la vie appartient aux guerriers, aux combattants de la survie. Bref la vie réserve une place de choix aux célèbres ‘‘Survivors’’, aux Résistants. C’est le triomphe incontestable du ‘‘Darwinisme’’, la fameuse théorie de la sélection naturelle.
Objet de tous les quolibets et de toutes les exactions, cette catégorie humaine des perdants est, d’ailleurs, vouée à disparaître rapidement en raison de son extrême vulnérabilité. Telle est évidemment la morale de l’histoire. Telle est littéralement la leçon du vécu existentiel. En effet, cette portion de l’humanité complètement niée, écrasée, opprimée, meurt, aisément, de maladie – [voire même de pathologies les plus bénignes]. Celle-ci meurt, surtout, de privation des ressources vitales ou capitales dont la raréfaction est délibérément provoquée par les tenants du pouvoir, les animateurs du système qui agit comme un rouleau compresseur au sein de la société. Parmi ces moyens dont le manque ou l’anémie provoque progressivement l’agonie ou la disparition des êtres humains, il y a, bien entendu, l’alimentation[ii], la santé, la médication[iii], le travail[iv], le salaire décent, etc.
La bulle papale signée par le 208e souverain pontife de l’histoire de la chrétienté catholique Nicolas V, de son vrai nom Tommaso Parentucelli, le 8 janiver 1454. Par ce document intitulé »Romanus Pontifex », ce pape donne au roi du Portugal Alphonse V le pouvoir de posséder des terres lointaines d’Afrique. Il légalise non seulement la colonisation des Africains mais également la traite négrière.
Force est de mentionner que dans ce monde assujetti par des puissances matérialistes, les religions en tant que pouvoir chargé de façonner les mentalités ont fortement contribué à la déshumanisation des individus. Par leur discours discriminatoire frisant l’intolérance et le sectarisme, ces courants spirituels ont très largement promu un système de castes sociales substantiellement fondé sur la ‘‘naissance’’, le ‘‘sexe’’ et la ‘‘couleur de la peau’’. Ceux-ci ont, donc, très largement contribué à l’exclusion des pans entiers de la population au sein d’un même pays ou même territoire. À l’échelle planétaire, ils ont, surtout, très largement favorisé l’exclusion des Peuples et Nations.
L’esclavage dans le monde arabo-musulman est une réalité qui trouve ses racines historiques dans le Coran.
À l’échelle des Nations, ces systèmes religieux ont ouvertement prôné la hiérarchisation des êtres humains. Pour ce faire, ils se sont référés à la hiérarchisation des espèces vivantes et des organismes de la nature environnante. Par leurs interprétations fallacieuses, ceux-ci ont négativement, délibérément, contribué à la haine viscérale entre les groupes d’individus et à la mésentente dans les relations interhumaines. Bref ils ont violemment semé le chaos dans les rapports interhumains.
Une manifestation des Néonazis en Allemagne. Le Nazisme qui prône la pureté raciale et la suprématie aryenne, est fondé sur la hiérarchisation des êtres humains.
En tant qu’institutions sociales gouvernant les destinées humaines, ces religions mues par la notion d’intérêt se sont alliées aux plus puissants pour sauvegarder tous leurs privilèges et patrimoines matériels. Toutefois, poursuivant un soi-disant but de libération spirituelle et mentale des êtres humains, elles ont fourni, par leurs enseignements alambiqués, aux divers détenteurs du pouvoir au sein de la société, des béquilles intellectuelles pour mieux exploiter les collectivités socio-humaines et les manipuler à dessein. Par leurs nombreux messages, d’ailleurs, subtilement trompeurs sur la relation entre un Créateur invisible et ses créatures visibles, complètement déroutants sur le fameux salut des âmes, celles-ci ont même accordé à tous ces titulaires du pouvoir un passe-droit pour piétiner les droits fondamentaux de la personne humaine. Elles leur ont accordé un quitus en vue d’opprimer sévèrement les êtres humains, de nier coûte que coûte leur humanité ambiante pourtant reconnue et promue par les divinités qu’elles invoquent à longueur de journée.
La décapitation pratiquée par les partisans de l’État islamique ou DAECH dont l’obsession est d’asseoir une société totale obéissant rigoureusement aux préceptes de la foi islamique et aux traditions musulmanes de l’époque mahométane.
En tant que pouvoir spirituel qui encadre la moralité sociale, les religions ont mentalement fabriqué un monstre humain. En fait, celles-ci ont substantiellement transformé l’humain en un animal sauvage, une machine sans cervelle susceptible de broyer la vie et la conscience de son prochain. Elles ont réussi à transformer profondément l’Homme en une véritable bête féroce dont le seul et unique mérite existentiel est, à n’en point douter, la déconsidération de l’autre, le piétinement de ses droits et libertés. Encouragé par des croyances aux antipodes de la noble notion d’amour fraternel et de solidarité interhumaine, ce mépris du prochain est véhiculé au nom d’une divinité très souvent jalouse et martiale. En effet, leurs déités sont plutôt réputées nourrir une très forte ‘‘aversion’’ à l’égard des individus qui les ignorent ou les méconnaissent carrément[v].
Les ruines du Ground Zero lors de l’affaissement de deux tours jumelles percutées par un avion détourné par des pirates de l’air terroristes. L’attentat terroriste perpétré, selon des sources autorisées, au nom de l’Islam fondamentaliste le 11 septembre 2001 à New York City.
À côté du pouvoir religieux et spirituel[vi] en tant que système de ‘‘croyances’’ et véhicule de ‘‘superstitions’’ ayant, certes, pollué mentalement la vie humaine, évoluent les entreprises politiques. Force est d’admettre que toutes ces organisations s’expriment, généralement, au nom des Citoyens. En tant que porte-voix attitré du Peuple soi-disant ‘‘souverain’’ au sein de l’espace politique et national, celles-ci ont sempiternellement recours à l’exploitation des émotions populaires.
Le congrès des États-Unis ou le temple de la démocratie américaine.
Cette stratégie de diversion politique permet à toutes ces entités de camoufler naturellement le régime de servitude subrepticement imposé aux masses paupérisées et infantilisées. En toute vérité, la mission primordiale de toutes ces organisations politiques consiste à faire accepter à l’ensemble de la population sa condition de forçat de la Collectivité publique. C’est de lui faire gober sa qualité de chiourme du système esclavagiste, de lui faire avaler son statut de souffre-douleur de l’État[vii].
Bundestag ou le parlement allemand.
Il importe de souligner que le personnel politique dépend, de nos jours, très étroitement du pouvoir économique et financier au point d’en devenir ostensiblement un auxiliaire patenté. En échange du financement ‘‘occulte’’ de la cassette politique, le pouvoir politique lui octroie les yeux fermés des marchés publics. Il lui accorde de juteux contrats pour faire fleurir ses affaires et accroître son capital. En échange de cette manne qui tombe directement du ciel, les forces ‘‘économiques’’ et ‘‘financières’’ garantissent aux opérateurs politiques la visibilité médiatique auprès du grand public dans le strict dessein d’assurer ad vitam aeternam leur maintien au pouvoir, la survivance de leur régime affairiste.
Wall Street est l’emplacement du parquet boursier américain. C’est aussi le surnom de la première place financière de la planète. Elle symbolise la suprématie du monde économique et financier.
Ce qui est sûr, la collectivité étatique représente pour le pouvoir économique et financier une source d’enrichissement abusif. En réalité, elle représente pour lui une source de captation de toutes les ressources matérielles de la société. Elle représente même pour lui un moyen de coercition pour asservir l’ensemble de la population et desservir les intérêts primordiaux des communautés humaines totalement réduites au simple rang dépréciatif de sans-voix ou de sans-dents.
En marge du pouvoir politique et économique, il y a, bien sûr, le pouvoir intellectuel dont la noble mission consiste à fabriquer à l’échelle industrielle des cohortes d’esclaves mentaux[viii]. En effet, du fait de leur condition sociale, ceux-ci sont chargés de perpétuer inconsciemment les paradigmes du système dominant. Du fait de leurs statut et position au sein de la société, ils sont chargés de produire et de reproduire tout à fait naturellement tous les mécanismes de servilité et d’allégeance au système qui doit sa survie par l’établissement des liens de type féodal. C’est ce que le sociologue français Jean-William Lapierre qualifie sans ambages de gènes de ‘‘colonisabilité’’. C’est-à-dire : ‘‘l’asservissement volontaire’’.
Face aux divers pouvoirs, fussent-ils religieux, politique, économique, intellectuel, il existe, en fait, un autre pouvoir beaucoup plus efficace et plus redoutable mais qui s’ignore pour des raisons multiples. C’est le pouvoir social ou citoyen[ix]. Celui-ci doit normalement sa force à sa grande capacité numérique qui présuppose la mobilisation et la solidarité. À ce niveau, il faillit lamentablement en raison de la méfiance qui règne quasi machinalement entre les individus. Il faillit lamentablement en raison du mode d’organisation sociale reposant en substance sur le principe de fragmentation mentale des intérêts sociaux et leur répartition matérielle à des groupes totalement divergents et contradictoirement opposés[x].
Le Mouvement citoyen promu par les Gilets Jaunes consiste à affranchir les citoyens de structures sociales traditionnelles. En effet, celles-ci ont pactisé avec les pouvoirs institutionnels dans le but d’exploiter et de faire taire les masses laborieuses.
Il suffit simplement que ces groupes d’individus accordent leurs violons sur leurs intérêts immédiats et, par voie de conséquence, parlent d’une seule et même voix pour que le fameux changement s’opère dans la société. Non sans quelques casses et dommages collatéraux. Car, par définition, toute révolution s’accompagne toujours de moult bouleversements sociaux[xi]. Ceux-ci sont, par nature, brutaux, donc tout à fait violents. Notamment par sa réelle capacité à bousculer les habitudes, à secouer les traditions, à déchaîner les passions populaires[xii].
Face à ce tableau littéralement sombre, indéniablement tragique, un nouveau monde est-il vraiment possible ?
Oui, un nouveau monde est tout à fait possible à condition de rompre pour de bon avec cette idée biscornue que ‘‘l’humain est totalement défini par l’avoir matériel et non par l’essence spirituelle’’. En effet, l’identité d’un individu n’est pas forgée par sa capacité à accumuler les richesses matérielles qui sont futiles, accessoires et passagères. Celle-ci est plutôt définie par sa conscience de soi et de son environnement. Sa personnalité animique est plutôt définie par sa capacité à découvrir son moi intérieur et à le mettre au service de son développement personnel et du progrès de l’humanité ambiante.
Dans la civilisation moderne, l’argent est le seul et unique Maître du monde. Il est élevé au rang de dieu par les humains. Pour faire triompher cette divinité illusoire, ces derniers sont prêts à sacrifier leur vie et celle de leurs pairs.
Oui, un nouveau monde est tout à fait possible à condition de se départir de l’idée saugrenue que l’argent est bel et bien le ‘‘Maître du monde’’ et de se faire sienne que l’Esprit illuminé par les Forces supérieures est le véritable et seul ‘‘Maître de l’Univers’’. En effet, l’argent est, à vrai dire, ‘‘la racine de tous les maux terrestres’’[xiii]. Il corrompt toutes les âmes, provoque à n’en pas finir des guerres, déshumanise les êtres vivants qui acceptent de se prostituer[xiv], de devenir esclaves de leurs phantasmes ou délires. Donc, avec l’argent déifié, on peut tout acheter. Y compris vendre son âme…
La prière véritable permet à l’individu de prendre possession de tout son corps et de tout son esprit.
Oui, un nouveau monde est tout à fait possible à condition de remettre coûte que coûte la morale et la sagesse spirituelle au cœur des préoccupations fondamentales de l’humanité ambiante. En effet, l’être humain se doit de privilégier impérativement l’Esprit qui est en fait du domaine de l’impérissable et non pas le corps physique qui est pratiquement du domaine du périssable. Pour ce faire, celui-ci se doit d’apprivoiser la prière[xv] et la méditation[xvi] en tant que méthodes de libération de l’Esprit du joug de la matière.
La méditation est une technique transcendantale qui permet à l’humain de communier intimement avec son âme universelle et de vibrer à l’unisson avec les forces supérieures.
Oui, un nouveau monde est tout à fait possible à condition de rejeter la haine et l’intolérance, de refuser la violence et la terreur. En effet, tous ces sentiments rapprochent l’être humain plus de l’animal que du divin. Cela est d’autant vrai plus que celui-ci est appelé dans son existence passagère, dans son vécu quotidien, à s’ascensionner, à s’élever davantage, à croître tout son esprit et toute son intelligence. Il est incessamment appelé à s’affranchir de tous ses préjugés destructeurs de son moi.
Il n’existe qu’une et une seule race : la race humaine. Celle-ci change des caractéristiques physiques dépendamment des localisations géographiques qu’elle occupe et de la climatologie qui affecte les régions qu’elle habite.
Oui, un nouveau monde est tout à fait possible à condition de vivre en totale harmonie avec son prochain, la Nature et son environnement immédiat.
[i] L’homme est un loup pour l’homme. Citation latine.
[ii] La nutrition est devenue, de nos jours, un véritable enjeu de civilisation. En effet, sans une réelle prise de conscience en termes de production et de consommation alimentaire, de besoins pour les collectivités humaines, d’exploitation des ressources terrestres, de protection de l’environnement et, surtout, de respect de la Nature, l’espèce humaine court logiquement et forcément à sa perte.
[iii] Le système de soins et de médication pharmaceutique crée une addiction aux médicaments à l’image des drogués qui dépendent des drogues ingurgitées. Cette dépendance médicale ressemble à s’y méprendre à l’esclavage dont les chaînes médicales ne peuvent être brisées sans une réelle volonté de guérison, d’émancipation pharmaceutique.
[iv] Le travail permet à un individu de se responsabiliser, de se sentir valorisé, d’exercer son ingéniosité, de se sentir utile à son développement personnel et au progrès collectif de sa communauté.
[v] À ce niveau, il y a lieu de réfléchir profondément sur les discours des théoriciens du primitivisme et du racisme, les effets pervers de l’esclavage négrier et du terrorisme armé dans le monde.
[vi] Les religions qui sont, en réalité, chargées de voiler la conscience humaine, n’ont vraiment jamais été des systèmes de valeurs et de principes qui libèrent totalement l’être de ses préjugés et phantasmes loufoques.
[vii] Quand le peuple accomplit, aujourd’hui, son devoir de vote démocratique, c’est moins pour le changement pourtant promis par les différents candidats à l’élection que pour se voir sèchement imposer l’augmentation des impôts et des taxes au nom de la rentabilité ou viabilité de l’entreprise étatique.
[viii] Dans cette catégorie, il faut classer autant la religion que la famille en tant que moule de fabrication de l’identité et de la personnalité des êtres humains au sein de la société. Il faut, surtout, intégrer l’école en qualité d’instrument de production du savoir scientifique et technologique en vue du développement matériel de la société et du progrès humain des individus.
[ix] La Société civile normalement conçue comme un véritable contre-pouvoir dans l’optique de défendre et protéger les droits sociaux et collectifs n’existe pratiquement plus. Celle-ci a été évidemment corrompue et détournée de sa vocation primaire par le système dominant afin de perpétuer et légitimer le régime d’exploitation des citoyens. À cet effet, pensez au rôle nocif réellement joué par les ONG’s pour pérenniser la misère sociale et bloquer tout changement d’envergure. Aujourd’hui, celles-ci jouent, en fait, le rôle d’anesthésistes sociaux.
[x] La fameuse théorie de Nicolas Machiavel ‘‘divide ut imperes’’ (diviser pour mieux régner).
[xi] En effet, il n’a jamais véritablement existé de révolution tranquille. Admettre que la Révolution puisse être tranquille, s’avère un leurre. Tout autant que vouloir propager une telle idée est futile.
[xii] Le déboulonnement des statues dédiées à titre posthume aux divers personnages historiques au cœur de l’entreprise esclavagiste et négrière a vraiment suscité une mobilisation populaire sans précédent dans la foulée de la mort brutale de l’Africain-américain George Perry Flyod Jr aux mains de la police de Minneapolis, dans l’État du Minnesota : Derek Chauvin, Thomas Lane, Tou Thao, J. Alexander Kueng. Cet événement oh ! Combien malheureux a occasionné des batailles rangées entre forces progressistes et courants extrémistes, compromettant visiblement la sécurité des biens et des personnes.
[xiv] Face aux coûts exorbitants des études universitaires aux USA, les filles sont obligées de se faire prendre en charge par des hommes riches en échange des faveurs sexuelles. Même en République populaire de Chine qui connaît, à l’heure actuelle, une explosion significative d’une nouvelle classe de riches arrivistes, des femmes qui ont dépassé réellement l’âge de se marier et, par voie de conséquence, n’ont plus la chance statistique de rencontrer l’heureux élu ou le prince charmant, préfèrent mener une vie de débauche avec des hommes riches pourtant légalement mariés dans le but de satisfaire leur libido. En Occident, pour vivre absolument des sensations fortes, des femmes célibataires, tout comme mariées, sont devenues au fil des ans des accrocs au tourisme sexuel. Pour assouvir leur soif inextinguible, ces êtres insouciants participent à des croisières maritimes prévues à cet effet ou à des voyages spécialisés organisés dans les contrées tropicales. Pour ce faire, les destinations exotiques les plus prisées sont la République Dominicaine, la Jamaïque et le Kenya. Sans compter que la virginité féminine est devenue, comme par enchantement, un produit commercial à vendre sur la toile internet.
[xv] La prière n’est point, par définition, la récitation des formules incantatoires en vue de vaincre la peur ou obtenir une quelconque faveur céleste. Elle est, plutôt, la transformation de l’état de conscience personnelle dans le but de mieux agir sur sa propre personnalité et, surtout, de changer dans le bon sens son environnement.
[xvi] Quant à elle, la méditation est le fait de découvrir son Âme universelle, de former avec elle une seule et même entité, dans le but de faire rayonner autour de soi sa Lumière vivifiante et de faire jaillir dans son entourage son Amour infini.
L’exécution en plein air de George Floyd par le constable Derek Chauvin
Le constable Derek Chauvin écrase avec son genou le cou de George Floyd plaqué ventre au sol et maîtrisé par deux autres policiers de Minneapolis. La trop forte pression exercée sur sa victime l’empêche de respirer et provoque, par conséquent, un arrêt cardiaque.
Un meurtre aux ‘‘enjeux politiques’’ et ‘‘accents électoralistes’’
‘‘Nous ne serons jamais satisfaits tant que les Noirs seront les victimes de l’horreur indicible de la brutalité policière.’’ Martin Luther King, Apôtre de la paix, 1964
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
‘‘Être Noir au pays de l’Oncle Sam’’, c’est, par définition, ‘‘être d’avance condamné à mort’’. C’est sans conteste marcher avec la mort côte à côte. C’est fréquenter journellement la mort dans des conditions d’extrême violence physique et de constante pression psychologique, de déni délibéré d’humanité et de dignité, de liberté et de justice. Tel a été, sans aucun doute, l’horrible et tragique destin de George Floyd, un agent de sécurité ayant perdu son travail en raison de la pandémie du Coronavirus.
Cet Africain-américain de 46 ans qui n’a absolument manifesté aucune résistance lors de son interpellation musclée[i], a été exécuté sommairement par le Constable Derek Chauvin en plein air. Au vu et au su des passants. Appelé à intervenir dans une affaire d’un billet de 20 $ utilisé dans un commerce[ii], ce policier employé par la ville de Minneapolis, dans l’État du Minnesota (Midwest), a étranglé avec son genou gauche George Floyd couché à plat-ventre et maîtrisé solidement par deux autres de ses collègues.
Cet agent de police a très fortement maintenu la pression de son genou gauche sur le cou de sa victime expiatoire qui peinait manifestement à respirer durant 8 à 9 minutes. Pendant qu’il écrasait très lourdement le cou de George Floyd, le constable Derek Chauvin affichait un visage méphistophélique. Aussi avait-il apparemment les mains dans les poches. Ce qui a, naturellement, révolté le public américain.
»I can’t breathe » signifie littéralement je ne peux respirer ou j’étouffe. Ce sont, en fait, les dernières paroles prononcées par George Floyd avant de rendre l’âme..
Malgré les nombreuses supplications et de l’infortuné et des passants littéralement choqués par la brutalité et l’horreur de la scène, rien n’y fait. En effet, dans de telles circonstances, ‘‘un Noir est, plutôt, un butin pour le policier blanc, d’après la morale bien entendu suprématiste. Il est un trophée à ne pas rater, pour rien au monde !’’, dit-on. Cela rappelle incessamment le fameux slogan du tristement célèbre régime ségrégationniste de Pretoria[iii]. Selon ce système politique d’ailleurs, aujourd’hui, démantelé, ‘‘un Noir est, d’abord et avant tout, une matière brute pour l’homme blanc, il est une matière première. Son destin ressemble à s’y méprendre à celui d’un poussin enserré dans les griffes de l’épervier qui doit à tout prix nourrir ses petits. Alors pas question de lâcher sa proie, même au nom d’une quelconque morale humaniste ou croyance religieuse’’.
Par conséquent, du haut de ses galons de policier, Derek Chauvin qui a perdu le contrôle de tout son être, continue sa ‘‘macabre’’ besogne. Ce qui devait, toutefois, arriver, arriva. George Floyd cesse de respirer. Même à l’arrivée des ambulanciers, ce constable balaise reste sur sa victime du jour. Un véritable baroud d’honneur ! Un pied de nez à la vie ! Quoique celle-ci ne bouge pratiquement plus, le policier en pleine extase intérieure maintient son genou enfoncé dans le cou de George Floyd au moins deux minutes supplémentaires. Inanimé, il est conduit immédiatement à l’hôpital où son décès est constaté après l’arrivée des ambulanciers.
Les policiers américains, fort réputés pour leur réserve, décident de rendre hommage à George Floyd en mettant un genou à terre. Un geste qui en dit long, désapprouve complètement l’attitude de leur collègue. Celui-ci a jeté en pâture à l’opinion publique toute une profession qui cherche à se départir de cette horrible image de bourreau des Africains-américains.
Si les images sur l’exécution sommaire de George Floyd par le constable Derek Chauvin ont, en principe, scandalisé l’humanité tout entière et, par voie de conséquence, écorné davantage la réputation déjà mal-en-point des USA, il n’en demeure pas moins vrai que cet événement horrible par sa cruauté brise le confinement relatif à la vague létale du Coronavirus. Force est de mentionner que cette pandémie mortelle a inexorablement remis en cause le bilan somme toute reluisant de l’administration républicaine de Donald John Trump Sr. En effet, avant le confinement, tous les indicateurs de la vie économique des USA étaient au vert.
Donald Trump, dont le grand-père fut un sympathisant du Ku Klux Klan (KKK), a souvent surfé sur la vague d’extrême-droite pour asseoir sa notoriété politique et sa présidence.
Le pays de l’Oncle Sam connaissait manifestement la flambée boursière. Wall Street jubilait, en réalité, tous les jours. En matière d’emploi, c’était, à vrai dire, l’embellie socioéconomique. Toutes les perspectives de chômage, d’ailleurs visiblement au plus bas niveau, s’inscrivaient dans un horizon plus que lointain, invisible, pratiquement inexistant ou effacé. Une telle radioscopie ne pouvait nullement présager une défaite voire une raclée électorale pour l’équipe dirigeante et gouvernementale en place. En d’autres termes, l’optimisme planait béatement au plus haut sommet de la Maison Blanche. Il avait réussi à chasser du simple regard le doute.
En marge de manifestations contre le racisme systémique et les violences policières, d’ailleurs provoquées par la mort brutale de George Floyd aux mains de trois policiers de la ville de Minnesota (Thomas Lane, Alexander Kueng et Derek Chauvin), le président Donald Trump dont les sondages peinent à décoller. brandit la Bible devant les caméras. Une manière de mobiliser son électorat néo-chrétien devant l’Église St- John à Washington.
Puis, vint malheureusement le tristement célèbre Coronavirus 19. Cet ennemi invisible que personne n’attendait et qui a surpris tout le monde, se manifeste très brutalement. Il a pour effet pervers de freiner pratiquement la quasi-totalité de la production nationale. Aussi a-t-il pour effet pervers de renvoyer illico presto au régime d’assurance-emploi des dizaines de millions de travailleurs américains. Moins de trente millions d’individus perdent rapidement leur travail permanent et sont par voie de conséquence inscrits sur les listes des demandeurs d’emploi.
Ce COVID – 19 modifie également le rythme soutenu de la campagne électorale aux USA. En effet, il arrête net les primaires démocrates. Amorçant un retour inespéré après quelques déboires enregistrés à l’entame même des primaires à Iowa, l’ancien vice-président Joseph Robinette Biden Jr, alias Joe Biden, de l’administration de Barack Hussein Obama, est définitivement déclaré vainqueur au détriment de l’infatigable socialiste Bernard Sanders, dit Bernie Sanders. Ce vieux routier de la politique américaine et, surtout, grand habitué du marigot washingtonien (Joe Biden) s’impose finalement au terme d’une lutte à la fois,‘‘âpre’’, ‘‘épique’’ et ‘‘rocambolesque’’. Dans ce combat décidément au corps à corps, le Sénateur du Maine (Bernie Sanders) a d’ailleurs démontré qu’il avait encore le sens de la répartie et qu’il pouvait toujours supporter, et à son âge, le rythme effréné des meetings partisans.
Le démocrate Joe Biden disputera la Maison Blanche au républicain Donald Trump le mardi 3 novembre 2020.
En imposant donc le confinement, le COVID – 19 entraîne évidemment l’annulation pure et simple des rallyes. Très essentiels à la démocratie électorale, tous ces rassemblements populaires et partisans contribuent à mousser la candidature des prétendants aux joutes électorales. En raison de la propension fort élevée à la contamination du public par la pandémie, ce régime de rétention à domicile des citoyens américains plombe littéralement pendant trois mois la campagne de l’élection présidentielle. Opposant chaudement l’actuel locataire à la Maison Blanche, le très bouillant républicain Donald John Trump Sr, au candidat démocrate Joseph Robinette Biden Jr, alias Joe Biden, – qui, jusqu’à preuve du contraire, est un sérieux outsider –, cette joute des ‘‘papys septuagénaires’’ culminera, bien entendu, le mardi 3 novembre 2020.
Pour ce faire, le camp démocrate qui sera vraisemblablement mené par Joe Biden après avoir été confirmé en bonne et due forme par la convention de Milwaukee en juillet 2020, se doit préalablement de choisir un colistier en vue d’accompagner cette personnalité politique à la magistrature suprême. Dans cette perspective électorale, Amy Jean Klobuchar, sénatrice du Minnesota au Congrès des États-Unis, est totalement pressentie. Elle présente visiblement une certaine longueur d’avance sur bon nombre de ses rivaux potentiels ou déclarés. Juriste de formation, cette proche d’Hillary Rodham Clinton a exercé les fonctions de procureur de son État. Celle-ci a eu, par conséquent, à traiter dans sa carrière judiciaire de magistrat de la poursuite un certain nombre de cas qui relèvent essentiellement des matières d’ordre pénal ou criminel. Entre autres des cas de bavure policière.
Amy Klobuchar endosse la candidature de Joe Biden pour l’élection présidentielle de novembre 2020.
À cet égard, de très nombreux détracteurs présentent en fait la sénatrice Amy Jean Klobuchar comme une personnalité politique et judiciaire qui a toujours couvert des bavures policières dans sa carrière. Il importe de remarquer que celle-ci a eu à traiter, lorsqu’elle assumait les fonctions de magistrat, bien des dossiers d’exactions policières auxquelles a été directement mêlé le constable Derek Chauvin. Comme par hasard, elle a jugé en son temps l’inopportunité des poursuites.
La sénatrice Amy Jean Klobuchar, comme le rapportent bien entendu ses pourfendeurs, n’a même pas hésité un seul instant à rejeter du revers de la main toute poursuite criminelle à l’encontre du constable Derek Chauvin, d’ailleurs, directement impliqué dans le meurtre sordide de George Floyd. Force est de constater qu’elle a apporté un démenti formel à tous ces propos jugés maladroits. Par contre, cette personnalité politique évidemment pressentie dans le ticket démocrate opposé au camp républicain a estimé que ‘‘la révocation rapide de ce policier indélicat des forces policières était résolument une première étape’’. Cette peine administrative est-elle suffisante même si elle demeure réellement un pas dans la bonne direction ?
Amy Klobuchar a de très fortes chances de rejoindre le ticket démocrate pour l’élection de novembre 2020.
Cette déclaration, certes, irritante en soi n’a point du tout manqué de mettre dans tous leurs états d’âme nombre d’activistes des droits humains fondamentaux. En effet, ceux-ci espèrent très vivement, à l’image du maire progressiste de Minneapolis Jacob Frey, l’inculpation suivie d’arrestation de quatre policiers directement impliqués dans cette bavure. Ils menacent même de mobiliser tout l’électorat de gauche radicale en vue de faire tomber électoralement le parti de l’âne au cas où Joe Biden, ultra-populaire auprès des sujets africains-américains, s’amuserait à amarrer Amy Jean Klobuchar dans le ticket démocrate.
L’ancien vice-président américain Joe Biden entouré de membres de la communauté africaine-américaine issus des milieux politique, religieux et pédagogique dans une église de Wilmington, dans le Delaware. Il pose son genou à terre pour saluer la mémoire de George Floyd assassiné par le policier Derek Chauvin de Minnesota.
Il sied de constater que, dans sa stratégie politique et électorale qui consiste pratiquement à battre à plat de couture Donald John Trump Sr, le camp démocrate mise énormément sur l’arrimage d’Amy Jean Klobuchar[iv] sur le ticket conduit par le vieux briscard Joe Biden. Dotée d’une personnalité flamboyante, elle réussira, d’après les stratèges du parti, à diviser le vote des électeurs blancs ou caucasiens au détriment du candidat républicain. Aussi réussira-t-elle à ramener dans l’escarcelle démocrate la grande majorité des voix féminines décisives à la victoire finale. Elle pourra compenser la désaffection de l’électorat progressiste féminin tenté de bouder Joe Biden en raison de son passé sulfureux en matière d’agression sexuelle.
La mission assignée à Amy Klobuchar, si jamais elle est désignée colistière de Joe Biden, sera de diviser le vote massifié de communautés caucasiennes ou blanches. Celles-ci constituent indéniablement le socle politique et électoral de Donald Trump. Le parti démocrate compte énormément sur son charisme politique pour faire basculer le vote féminin au profit de l’ancien vice-président de l’ère Obama,
Force est, en effet, de relever que l’électorat du président sortant s’appuie exclusivement sur des communautés blanches. Celui-ci n’est pas du tout diversifié racialement quand même il peut recevoir le support des groupes asiatiques. Ceux-ci tendent effectivement à voter pour des candidats républicains.
Toutefois, le mardi 3 novembre 2020 est encore bien loin. Une série de facteurs politiques ou physiques pourraient modifier sensiblement la donne ou la trajectoire de la présidentielle américaine. Encore faut-il que le vieux routier de la politique Joe Biden choisisse, certes, la sénatrice Amy Jean Klobuchar.
Toujours est-il que, en raison de cette bavure policière ayant provoqué la mort tragique de George Floyd, les yeux sont, désormais, tournés vers la ville jumelle de Minnesota. Toutes les caméras sont dorénavant braquées vers l’État paisible et progressiste du Minnesota. Cette collectivité fédérée est, d’ailleurs, plus connue pour avoir enfanté l’enfant terrible du jazz et du funk, du rock et du R&B, aujourd’hui, disparu ‘‘Prince Rodgers Nelson’’. Cet artiste-musicien de renommée planétaire avait promu, à sa manière et au zénith de sa gloire, le vivre-ensemble collectif.
Prince Rodgers Nelson, le fameux Kid de Minneapolis, a contribué, de son vivant, au rapprochement des communautés aux USA en général et dans le Minnesota en particulier.
Par ailleurs, cette bavure policière à Minneapolis est-elle en soi un acte prémédité ou pas ? Ce qui est clair, cet événement malheureux et sordide aura politiquement une incidence sur l’élection présidentielle de novembre 2020. Il contribuera de quelque manière que ce soit à la recomposition du paysage politique et national.
[i] Les images prises par les caméras de sécurité qui surveillent les circulations routière et piétonne, en témoignent très largement. Celles-ci contredisent la version officielle de la police de Minneapolis.
[ii] Dans une affaire d’ivresse et de drogue, selon la version officielle de la police.
[iii] Le système d’Apartheid en Afrique du Sud (1948 – 1994).
[iv] Cette ancienne candidate aux primaires démocrates présente un visage doux et respectueux de femme mariée et de mère de famille.
L’Humanité se résume, d’abord et avant tout, à la fraternité universelle et la solidarité interhumaine.
De quoi souffre-t-elle exactement l’humanité ambiante ?
‘‘L’humanité est une misérable espèce gouvernée par l’estomac, par le ventre, par le tube intestinal’’ Victor Cherbuliez ; Les profils étrangers (1889)
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Les conflits armés qui affectent négativement l’humanité, redéfinissent en permanence l’ordre mondial. Dans ce système international, les nations les plus puissantes imposent leurs diktats aux plus faibles.
Quel est véritablement l’état de notre humanité ? Telle est, à n’en pas douter, la question qui taraude nos esprits et revient incessamment sur nos lèvres ! Une chose est sûre et certaine, l’humanité est sérieusement malade. Elle est, d’abord et avant tout, malade de son espèce humaine dont les valeurs se résument pratiquement, incontestablement, aux cinq passions ou cinq péchés. À Savoir : la ‘‘luxure’’, la ‘‘rage’’, la ‘‘colère’’, la ‘‘cupidité’’ ou l’avidité matérielle, l’attachement et l’égo.
Les enfants et les femmes sont les victimes les plus vulnérables de la guerre.
Poussée par son goût immodéré d’aventure et son esprit pathologique de conquête ou de domination, cette espèce humaine est, quotidiennement, portée à écraser sans états d’âme son semblable. Celui-ci est, pourtant, son propre reflet ou son propre miroir. Elle lui dénie, donc, tout droit fondamental et toute liberté essentielle. Force est de souligner que celle-ci lui dénie même le droit à la vie en tant que ‘‘bien le plus précieux généreusement offert par la Nature’’.
L’humanité cesse véritablement dès lors que l’on ôte le peu de dignité qui reste à son prochain.
À ce propos, il convient de relever tout le discours macabre véhiculé par nombre d’adeptes de l’eugénisme très favorables à l’élimination physique de certaines collectivités humaines[i]. À l’appui de leurs phantasmes loufoques, tous ces groupes sont, en fait, présentés comme un fardeau extrêmement lourd au système de production économique et sociale. Ceux-ci sont, plutôt, jugés tout à fait inutiles au système de reproduction des espèces vivantes. À ce titre, ils ne mériteraient pratiquement point de jouir de la vie physique[ii].
Un sans-domicile fixe.
Devraient normalement faire les frais d’une telle vision ou entreprise macabre les personnes considérées comme ‘‘pauvres[iii]’’. Encore faut-il réellement s’entendre sur ce que l’on qualifie très exactement de pauvreté[iv]. Cette masse immense d’individus, de surcroît, démunis et vulnérables sur toute la ligne devraient être rayés de la vie physique et de la cartographie mondiale par l’entremise des microorganismes meurtriers.
Les laboratoires sont devenus des enjeux de puissance économique et militaire des Nations. Ils servent à fabriquernon seulement des vaccins et médicaments pour soigner et prévenir des maladies mais également des armes de destruction massive.
Il importe de souligner que tous ces agents hautement pathogènes de nature microbienne, bactérienne ou virale sont artificiellement fabriqués dans des laboratoires ‘‘High Tech’’. Pour les besoins de cette cause exterminatrice, ces vecteurs de transmission pathologique sont délibérément répandus dans des milieux régulièrement fréquentés par des êtres vivants, par vaporisation ou pulvérisation[v]. Ce qui, à coup sûr, a pour effet de transformer définitivement l’humanité vivante en un immense camp de la mort à ciel ouvert. Donc, l’humanité devient soudainement, du tac au tac, un véritable camp d’extermination dans le même style imaginé par les scientifiques nazis.
Les personnes âgées méritent de jouir pleinement de leurs retraites et de mener une vie tout à fait normale.
Aussi devraient-elles être soumises à ce régime évidemment mortifère les personnes âgées ou de troisième âge. Celles-ci sont considérées par les défenseurs de l’eugénisme comme un poids extrêmement lourd au régime de santé. Comme cette catégorie humaine n’est pas, par définition, productive selon leur vue étroite, son élimination physique passe, [contrairement aux pauvres ou miséreux contaminés par évaporation de l’air], par l’euthanasie. Aussi passe-t-elle par la vaccination ou la prise des médicaments dont l’objectif primordial est d’accélérer rapidement la déchéance physique de ce groupe humain en matière de santé.
Vieillesse n’est pas synonyme de naufrage. Cet état physique rime avec joie, sagesse et expérience.
La logique qui commande, indubitablement, cette mise à mort de ces entités humaines, est le rejet de tout principe de Solidarité. C’est le refus du partage en tant que valeur primordiale qui sustente toute société essentiellement fondée par les notions cardinales de compassion, de générosité, de charité et de dignité humaine. Bref l’Amour. C’est, en réalité, le reniement brutal du principe fondamental de ‘‘respect’’ et de ‘‘considération’’ de son prochain en tant qu’être vivant et sujet des droits économiques et sociaux.
Ce qui est clair, la logique qui commande à tout jamais la mort des collectivités humaines, est le rejet de l’altruisme qui amène l’humain à se mettre au service de ses pairs dans la société. C’est, plutôt, l’affirmation de l’égoïsme suicidaire qui amène directement l’humain à refuser de partager une richesse, fût-elle matérielle. Ceci vaut pour le sentiment nourri à l’égard des sans-rien ou sans-dents.
C’est, en fait, l’attestation de l’égoïsme destructeur qui pousse naturellement l’être humain à s’accaparer d’un bien matériel appartenant à autrui. Dans le cas spécifique des personnes âgées, il est question de subtiliser leurs cotisations sociales. En effet, il est plutôt question de détourner leurs retraites accumulées pendant leur séjour au profit d’une unité de production ou entreprise. À ce niveau, il s’agit, donc, de l’esprit de prédation ou de rapacité. Un esprit tout à fait subtil…
Les principaux courants spirituels et systèmes religieux de la planète.
L’humanité est, également, malade de ses croyances spirituelles. Celles-ci ont réussi à diviser l’univers terrestre en moult zones d’influence religieuse qui sont autant de sources de conflit meurtrier que d’espaces d’exclusion physique des individus[vi]. Au lieu de prôner l’amour ou l’harmonie entre les différents humains, ces courants religieux encouragent manifestement la discorde. Cela entraîne que toutes ces disputes violentes ouvrent très largement la voie à la disharmonie. Il sied de mentionner que ces conflits religieux ne se situent point dans bien des cas sur le plan d’interprétation théologique mais plutôt sur le terrain culturel, coutumier ou traditionnel. C’est de cette façon que ces obédiences religieuses réussissent à provoquer à tout bout de champ la discrimination conflictuelle, à susciter l’intolérance violente, et à occasionner la haine meurtrière.
Attaque meurtrière dans une synagogue à San Diego en 2019 lors de la pâque juive.
Même l’Occident chrétien qui s’est vraiment illustré après la deuxième guerre mondiale par la tolérance religieuse et idéologique, est rapidement tombé dans les travers de l’intolérance et de la discrimination[vii]. En effet, dans cette sphère de plus en plus aveuglée par l’intolérance religieuse et ostensiblement étranglée par des problèmes d’Apartheid socioéconomique, de cohabitation interculturelle, l’Humanité assiste quotidiennement à la montée en flèche de la haine du Juif (antisémitisme) et du Musulman (islamophobie). Y compris la haine viscérale du migrant (racisme, xénophobie). Dans bon nombre de cas, ce sentiment de rejet brutal du Juif, du Musulman, tout comme l’exclusion du migrant, est encouragé non seulement par des agrégats extrémistes[viii] mais aussi par bien des entreprises politiques ou des acteurs sociaux de premier plan[ix].
Attaque meurtrière contre deux mosquées de la Ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande le 15 mars 2019.
Cette situation cataclysmique entraîne souventes fois des dérapages indicibles qui se soldent par la profanation des lieux saints et, surtout, des atteintes directes à la vie physique. À ce propos, les attaques répétées contre les Mosquées et les Synagogues deviennent légion. Elles deviennent même une réalité normale qui n’offusque plus la Conscience universelle, quand bien même elles pourraient être de nature à provoquer des morts à une échelle industrielle.
Pourtant, les horreurs provoquées par toutes ces agressions ignobles devraient, en principe, constituer la préoccupation majeure de tout Citoyen promoteur du vivre-ensemble, épris de paix et d’harmonie. Que nenni ! Pour se dédouaner complètement de cette haine irréductible et mortelle de l’autre alimentée par des vecteurs chargés d’encadrer la multitude, l’Occident chrétien présente ces dérapages sordides encouragés par ses propres Institutions publiques et privées comme l’œuvre fatale des personnes atteintes de folie. C’est-à-dire : des détraqués mentaux, des manipulés ou des hypnotisés. Ce qui est, indéniablement, une façon habile de détourner cette question cruciale – [qui compromet naturellement le vivre-ensemble] – que de s’attaquer directement aux véritables problèmes, à leurs causes et conséquences néfastes.
La chute du dictateur Saddam Hussein et la fin du régime baasiste de Bagdad.
Par ailleurs, l’humanité est malade de bien des dirigeants politiques et gouvernementaux qui provoquent, à n’en plus finir, des guerres meurtrières pour détruire des États et, par voie de conséquence, confisquer leurs richesses matérielles[x]. Dans le but de justifier leur entreprise criminelle, ceux-ci usent des artifices habilement maquillés sous le discours du changement démocratique et même habillés sous le discours de l’interventionnisme humanitaire. C’est, certes, l’exemple manifeste de la Libye devenue une véritable pétaudière depuis la fameuse intervention militaire de l’OTAN en 2011. C’est, également, le cas de l’Irak dont l’intégrité territoriale est dorénavant une simple vue de l’esprit. Se retrouve, sans nul doute, dans cette position de ‘‘déflagration’’ virulente et de ‘‘putrescence’’ avancée la Syrie de Bachar el-Assad transformée en champ de ruine et en véritable camp de la mort pour sa propre population.
La Syrie est devenue un pays fantôme.
En vérité, l’humanité est malade de son élite économique. Il est connu de tout le monde que celle-ci provoque, sans états d’âme, des conflits armés d’une barbarie indicible, partout sur la planète afin de confisquer les richesses minérales et les hydrocarbures. Elle rafle tous ces biens au détriment des populations locales et des collectivités étatiques[xi]. Ce comportement incivique et inacceptable est observé dans le chef des grands groupes industriels spécialisés aussi bien dans les mines que les hydrocarbures.
La Banque mondiale (BM) a très largement contribué au démantèlement du tissu économique et social des pays les plus faibles en pilotant les programmes d’ajustement structurel (PAS).
L’humanité est malade de tous ces experts commis au dégraissage des États et à la maîtrise de leurs dépenses publiques dans les organismes internationaux. Ceux-ci sont, en effet, recrutés pour mettre complètement à genoux des pays, entre autres ceux du Tiers-Monde. Toutes ces organisations mondiales font appel à leurs compétences techniques non pas pour éponger la totalité de leurs dettes extérieures mais, plutôt, pour les asphyxier sur les plans économique et social. L’exemple-type est en fait l’application de tristement célèbres programmes d’ajustement structurel (PAS) initiés depuis les années quatre-vingt-dix par les institutions de Breton Woods de 1944. Ceux-ci ont naturellement eu pour effet de provoquer artificiellement la misère et la pauvreté dans ces États fragiles.
Le siège de la Banque mondiale à Washington
L’humanité est malade de ses scientifiques qui ont vendu leur âme intellectuelle au pouvoir économique, financier et industriel dans l’unique but de financer leurs travaux de recherche. Pour bénéficier des subventions offertes par de grandes entreprises, ceux-ci prennent part à des études fantaisistes dont les résultats sont carrément biaisés ou délibérément faussés. Ce déviationnisme est perceptible dans les domaines de l’agroalimentaire ou agro-industrie en ce qui concerne les impacts des pesticides sur la santé humaine. Aussi est-il perceptible dans le domaine de l’environnement victime de toutes sortes de pollution : chimique, biologique, énergétique, etc.
La pollution environnementale touche au plus haut degré l’agriculture. Ce secteur d’activités industrielles utilise pour son rendement intensif des pesticides jugés médicalement nocifs pour la santé humaine.
L’humanité est malade de toutes ces technologies qui portent atteinte à l’intégrité physique et morale de l’humain. En quête constante du progrès, cet être est, en fait, obligé de trouver des solutions dans sa vie quotidienne pour être plus utile à sa communauté, plus performant dans ses réalisations, vivre dans le confort matériel et, surtout, optimiser ses connaissances intellectuelles tout comme son savoir scientifique. Force est d’admettre que cette dynamique de recherche permanente du bonheur, du progrès et du développement l’incite à s’équiper, à cet effet, de toute une série d’équipements matériels ou gadgets. Cette gadgétisation de la vie journalière le pousse, donc, à se doter d’un certain nombre d’outils ou d’appareils jugés, tout à fait, indispensables à sa sécurité, à sa formation, son confort, à sa santé, à son travail, etc.
L’électricité est la plus grande découverte qui a substantiellement modifié la face de l’humanité.
N’empêche que la plupart de ces instruments ou équipements matériels présentés comme indispensables à l’humain, puisque participant à l’amélioration de sa vie physique, jouent en majeure partie contre sa propre santé. Ces outils ou équipements jouent, en réalité, contre la survie à moyen et long terme de son espèce vivante. À titre d’exemple, toutes les technologies qui émettent de puissantes ondes électromagnétiques[xii] affectent, indéniablement, la santé physique et morale de l’individu. Non seulement celles-ci perturbent brutalement le champ magnétique de l’humain mais encore agressent sauvagement tout le potentiel génétique de l’être au point de le rendre soit inefficace soit destructeur ou préjudiciable. Cette perspective ouvre, certes, un grand boulevard à des maladies incurables dont souffre malheureusement l’être humain[xiii].
Dans son environnement immédiat, l’humain est envahi par des ondes électromagnétiques dont les puissantes charges affectent inévitablement sa santé physique et mentale.
L’humanité est pratiquement malade de l’assistanat humanitaire[xiv]. Il est de nos jours acquis que cette forme d’aide généralement recommandée, tout comme convoyée, par la fameuse Communauté internationale provoque à court et à moyen terme bien des dégâts imparables, entre autres dans le domaine ultrasensible de la santé humaine. En effet, il est, aujourd’hui, établi que la vaccination très fortement encouragée par les grandes instances internationales de la santé pour éradiquer la poliomyélite a provoqué des dizaines de milliers de décès voire même des centaines milliers de morts dans bon nombre de pays du Tiers-Monde dont l’Inde, le Pakistan ou le Nigeria[xv]. Ce qui constitue incontestablement une hécatombe.
Bien des spécialistes et professionnels de la santé publique plaident en faveur de l’abandon de la vaccination obligatoire.
À ce propos, la majorité des vaccins administrés aux plus jeunes enfants dans le dessein d’éradiquer des maladies qui handicapent leur croissance et compromettent leur devenir en tant qu’êtres, ont complètement anéanti des populations entières de petites filles incapables de supporter leur toxicité élevée. C’est-à-dire : ‘‘leur plus haut niveau de contamination en adjuvants soit chimiques, soit biologiques, soit immunologiques et activateurs’’.
[i] Les populations négro-africaines sont incluses dans cette catégorie d’individus. Ce phantasme fut largement nourri par le régime ségrégationniste sud-africain de Peter Botha et ses soutiens internationaux.
[ii] Ce droit le plus fondamental qu’est la vie, est par définition un cadeau inestimable puisqu’il y va même de la survie de l’espèce humaine. Celui-ci dérive, à vrai dire, de la magnanimité très caractéristique à la Providence. De ce fait, il mérite d’être ‘‘protégé’’ et ‘‘entretenu’’ sous peine d’extinction rapide.
[iii] Dans le monde contemporain, est pauvre dans la vie quotidienne le nécessiteux ou le démuni (celui qui manque pratiquement de tout) ou le misérable (celui qui ne peut malheureusement faire face à l’adversité ou à la dureté impitoyable de sa condition matérielle).
[iv] Pour le philosophe, dramaturge et homme politique romain du 1er siècle de notre ère commune, Lucius Annaeus Seneca (Sénèque), est pauvre, ce n’est vraiment pas celui qui n’a pas mais c’est plutôt celui qui dispose de beaucoup de biens matériels et, par le fait même, désire en avoir plus qu’il n’en possède.
[v] Il suffit simplement de respirer ou d’inhaler cet air infectieux pour être définitivement contaminé et développer à vive allure la maladie.
[vi] À titre d’exemple : la Birmanie avec la discrimination des ‘‘Rohingas’’ qui sont, en fait, des Bengali musulmans dont la présence sur le territoire et l’appartenance à la Nation sont rejetées par la majorité bouddhiste; le Sri Lanka confronté à la violente guerre civile entre ‘‘Bouddhistes’’ et ‘‘Hindous’’; la République populaire de Chine (RPC), d’obédience communiste, réputée mener une répression des plus musclée à l’endroit de ses minorités religieuses : les ‘‘Ouighours musulmans’’ et les ‘‘Tibétains bouddhistes’’; les luttes interconfessionnelles en Inde entre ‘‘Hindous’’ et ‘‘Musulmans’’, au Pakistan entre ‘‘Sunnites’’ et ‘‘Chiites’’ musulmans, le génocide des Yazidis par l’État Islamique [ad-dawla al-islāmiyya] (DAECH) en Irak, le nettoyage ethnique des communautés juives et chrétiennes dans les pays arabo-musulmans, etc.
[vii] L’Europe est, aujourd’hui, gangrenée par le racisme dans le domaine du sport qui est pourtant censé rassembler les citoyens, favoriser la cohabitation interculturelle. En effet, lors de matchs de football (soccer), des partisans incontrôlés lancent des projectiles aux joueurs négro-africains. Ils interprètent des chansons dégradantes dans lesquelles ceux-ci sont dépeints en singes. Malgré des initiatives prises par les hautes instances sportives pour endiguer ce phénomène désastreux pour l’image du football, l’on assiste à une véritable épidémie raciste digne de l’époque nazie. Bien des fédérations footballistiques sont concernées au premier chef. À savoir : l’Allemagne, la Croatie, l’Espagne, l’Italie, la Pologne, etc.
[viii] Bien des groupes néonazis ou suprématistes, des mouvements foncièrement racistes, antisémites ou islamophobes s’abritent derrière les règles et libertés démocratiques en vue de répandre le venin de la haine meurtrière et le virus de l’intolérance violente au sein de la société.
[ix] Des chefs d’État et de gouvernement, occidentaux lato sensu ou européens stricto sensu, sont devenus, pour des raisons purement électoralistes que par simple conviction politique et idéologique, des ‘‘Apôtres’’ invétérés du racisme, des ‘‘Messagers’’ indécrottables de l’intolérance dans leurs propres sociétés. Comme quoi la fin justifie, selon Niccolò di Bernardo dei Machiavelli (Nicolas Machiavel), les moyens.
[x] En cette dernière décennie, ce comportement décrié s’est avéré sur toute la ligne une spécialité française, américaine et britannique.
[xi] L’exploitation des sites stratégiques accaparés par les Transnationales occidentales s’accompagne généralement de la contamination délibérée des localités où ils sont situés pour faire déguerpir les populations autochtones qui opposent une certaine résistance citoyenne.
[xii] La découverte de l’électricité a véritablement constitué un très grand avancement, si pas le plus grand progrès de l’histoire, pour l’humanité vivante. Il n’empêche que celle-ci a négativement contribué à l’affaiblissement du système immunitaire de l’individu. Aussi a-t-elle participé à la prolifération de nombreuses maladies cancérigènes qui tuent à petit feu cet être vivant.
[xiii] Les logements dans lesquels vivent, de nos jours, les humains sont, réellement, devenus des espaces d’agression violente du champ magnétique des êtres vivants en raison de la surconcentration des ondes électromagnétiques dans ces réduits. Celles-ci résultent immanquablement de l’usage de plusieurs appareils électriques ou électroniques.
[xiv] La finalité de l’action humanitaire permet normalement à l’humain de recouvrer toute sa dignité et, surtout, d’ouvrir une fenêtre de liberté pour son avenir.
[xv] La fameuse ‘‘Fondation Bill & Melinda Gates’’ chargée d’administrer le vaccin a été indexée en Inde et au Pakistan, selon des rapports visiblement officiels.
Le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) reçoit de son prédécesseur Joseph Kabila Kabange (JKK) la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) le jour de son assermentation en janvier 2019.
De l’art de conquérir le pouvoir en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs africains
Place et rôle des masses ‘‘populaires’’ dans le combat politique
Du Messianisme ‘‘idéologique’’ au Martyrisme ‘‘politique’’
‘‘La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.’’ Abraham Lincoln, Président des États-Unis (04 mars 1861 – 15 avril 1865).
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
L’Union pour la démocratie et le progrès social, [UDPS] en sigle, est une formation politique de la République démocratique du Congo. Ce parti d’avant-garde présente cette particularité voire cette singularité d’avoir été créé en pleine ‘‘Guerre froide’’. C’est-à-dire : avoir été fondé sous l’empire de l’ordre bipolaire de Yalta. Issu directement de la fin de la seconde guerre mondiale, celui-ci est d’ailleurs fort propice à des tyrannies prébendières au service exclusif de puissants intérêts exogènes, fussent-ils de gauche[i] ou de droite[ii].
Mobutu Sese Seko du Zaïre reçu à Washington par Ronald Reagan.
En effet, l’UDPS a, manifestement, vu le jour à une époque où le Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre règne, sans partage, dans un pays à la dimension d’un sous-continent. Toutefois, de par sa double situation géopolitique et géostratégique, celui-ci est confiné au strict statut de grenier de matières premières au profit du Monde libre. Donc, cette entreprise politique est née à une époque où ce père Ubu est, en réalité, une des pièces maîtresses de la stratégie de l’Occident chrétien pour contrecarrer coûte que coûte la percée des légataires universels de Lénine et de Staline en Afrique centrale. Force est de constater que le despote zaïrois joue à merveille ce rôle de rempart lui dévolu en jonction avec le fameux régime ségrégationniste d’Apartheid à Pretoria[iii].
Mobutu Sese Seko du Zaïre reçoit le président français Valéry Giscard d’Estaing (VGE) le 8 août 1975 à Kinshasa.
À ce titre, Mobutu Sese Seko du Zaïre assuré de ses soutiens internationaux est pratiquement indéboulonnable. Sur le plan extérieur, ce despote de la jungle sauvage ne peut vraiment être bousculé de son trône, sous aucun prétexte, puisqu’il garantit à tous ses maîtres, parrains et tuteurs, l’approvisionnement en ressources minérales et naturelles autant que précieuses et stratégiques. Sur le plan intérieur, ce tyran, d’ailleurs connu pour sa propension à piétiner les droits humains fondamentaux, a mis en place un système politique verrouillé. Ce régime tout autant décrié par la presse et l’opinion publique nationale que supporté par de puissants intérêts obscurs et maffieux sur le terrain international s’appuie sur un parti unique ou Parti-État. En l’occurrence le fameux ‘‘Mouvement populaire de la révolution’’ (MPR).
Le Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre régnait sur un pays en lambeaux et un peuple de cadavres ambulants.
Il sied de relever que cette famille idéologique unique ou entreprise politique inique incarnée par Mobutu Sese Seko du Zaïre a pour seul et unique mode opératoire la répression brutale, l’oppression des droits humains fondamentaux. Celle-ci a, naturellement, pour visage hideux l’arbitraire ou l’autoritarisme, le césarisme ou l’absolutisme. Comme, à vrai dire, le MPR[iv] et l’armée[v] constituent les deux puissantes mâchoires de son régime sanguinaire, le Maréchal-despote Mobutu confisque tous azimuts le pouvoir politique en tant qu’émanation de la seule Volonté populaire. Aussi confisque-t-il la démocratie en tant que Manifestation et Expression de la seule Souveraineté populaire.
Le Collège des fondateurs de l’UDPS.
C’est dans ce contexte de ‘‘bipolarité’’ internationale et de ‘‘monocratie’’ nationale qu’émerge l’UDPS pour réhabiliter un Peuple écrasé comme un ver de terre par ses propres dirigeants politiques, administratifs et gouvernementaux. C’est dans ce contexte d’un pouvoir assujetti par l’extérieur que l’UDPS fait, soudainement, irruption pour réhabiliter une indépendance nationale bâillonnée par des forces rétrogrades au détriment d’une population réduite à sa plus simple expression. C’est dans ce contexte d’un système politique s’arc-boutant sur des relais purement internes et des solidarités nationales qu’apparaît, subitement, l’UDPS pour démanteler tous les réseaux maffieux locaux.
Étienne Tshisekedi wa Mulumba de l’UDPS affronte mains nues la dictature militaire de Mobutu Sese Seko du Zaïre lors de la période de la conférence nationale souveraine CNS).
C’est dans ce contexte de verrouillage de la démocratie politique par la tyrannie que l’UDPS voit effectivement le jour pour remettre naturellement sur les rails la souveraineté populaire en tant que fondement de la liberté au sein de la société politique. C’est dans ce contexte de réclamation des droits démocratiques et libertés publiques républicaines que l’UDPS émerge définitivement pour promouvoir le progrès social en tant que moyen d’épanouissement du Citoyen[vi]. C’est dans ce contexte de revendication des infrastructures et des équipements matériels qu’apparaît finalement l’UDPS afin de prôner le développement économique des Collectivités publiques en tant que tremplin pour l’expansion de l’État[vii].
Le directoire politique de l’UDPS. De gauche à droite : Vincent M’Bwakiem Niarolem, Étienne Tshisekedi wa Mulumba, Frédéric Kibassa Maliba Masele, Pr Marcel Lihau Ebua
Ce qui revient à dire que la naissance de l’UDPS en tant que force politique ‘‘dominante’’ de l’espace national et famille de pensée idéologique doit être, plutôt, replacée dans le contexte de la quête d’une certaine identité politique nationale. En effet, celle-ci concourt, en réalité, à l’affirmation de l’indépendance de la Nation et de la souveraineté de l’État, de la dignité du Peuple, ainsi que de la liberté ou de l’autonomie des dirigeants politiques, gouvernementaux et administratifs du pays. Sous la tyrannie, quelle qu’elle soit, elle passe inexorablement par la refonte des pans entiers structurels de l’État.
Ce remaniement commande, en effet, la transformation socioculturelle des mentalités de la population tout entière. Aussi exige-t-il la redéfinition complète du discours idéologique et de la doctrine politique de l’État. Aussi commande-t-il au plus haut point la redéfinition du statut international de l’État d’ailleurs confiné depuis le partage de l’Afrique à la conférence de Berlin de 1885 à celui de ‘‘Poumon du monde libre’’. En d’autres termes, ‘‘Zone de pillage libre de la sphère occidentale’’.
Le général-major Joseph-Désiré Mobutu reçu à Washington par le président démocrate John Fitzgerald Kennedy en 1963. La mission lui confiée par des intérêts américains dans le cadre de la guerre froide est d’éradiquer toute poche de résistance nationaliste et lumumbiste assimilée au communisme anticapitaliste, anticolonialiste, antioccidental, antibelge et antiaméricain.
C’est dans cette dynamique à la fois interne et externe que s’amorce, sans complaisance et sans hésiter, la lutte épique de l’UDPS. Contre toute attente, ce combat pour le changement politique et démocratique prend, d’abord, son envol au sein des instances décisionnelles du parti unique ou Parti-État qu’est sans nul doute le MPR, en 1979. Face au refus catégorique du ‘‘despotisme éclairé’’ mobutiste de se saborder complètement, celui-ci déplace ensuite son axe de gravitation dans le but de s’appuyer essentiellement, radicalement sur les masses populaires. Ce basculement politique et stratégique aura pour effet de libérer entièrement la parole au profit exclusif du Citoyen.
Spécificités géopolitiques et géostratégiques de la lutte politique et démocratique de l’UDPS
Il est un fait indéniable que dans le continent africain, la plupart des formations politiques qui sont actuellement au pouvoir, sont souventes fois issues du processus révolutionnaire. Ces entreprises politiques sont pratiquement issues de guerres de libération nationale. Cela signifie pertinemment que leur légitimité politique dérive directement du combat héroïque mené contre le système colonial ou le régime ségrégationniste. À titre d’exemple, il sied de citer le MPLA[viii] en Angola, le FLN[ix] en Algérie, le FRELIMO[x] au Mozambique, le PAIGC[xi] au Cap-Vert et en Guinée-Bissau pour ce qui est de la colonisation. Pour ce qui est de l’Apartheid, il convient de mentionner l’ANC[xii] en Afrique du Sud, la SWAPO[xiii] en Namibie, la ZANU-PF[xiv] au Zimbabwe.
Le Sud-Africain Nelson Mandela fut une des têtes pensantes, un des grands stratèges de l’ANC historique.
Cependant, une kyrielle de formations politiques sont au pouvoir à la suite de la subversion constitutionnelle ou du renversement d’un régime politique établi. C’est sûrement l’exemple du Front patriotique rwandais (FPR). Tout comme celles-ci sont postérieures à la prise du pouvoir par la violence militaire ou la force physique. Parmi ces nombreuses entreprises de confiscation du pouvoir politique ‘‘post-coup d’État’’, il faut citer le Parti congolais du travail (PCT) en République du Congo-Brazzaville, le Mouvement populaire de la révolution (MPR) de Mobutu Sese Seko du Zaïre, le Comité du pouvoir populaire (CPP) de Mzee Laurent-Désiré Kabila et le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie de Joseph Kabila Kabange (PPRD) en République démocratique du Congo (RDC), le Rassemblement du peuple togolais (RPT) au Togo, etc.
Le général-président Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo-Brazzaville dirige le parti congolais du travail (PCT).
C’est pour dire que l’UDPS est, en vérité, parmi les quelques rares exceptions qui confirment la règle. Elle fait partie de ces mouvements politiques qui conquièrent haut la main le pouvoir par la voie démocratique des urnes. Il y a lieu de remarquer que cette conquête s’opère après avoir pratiquement galéré, concrètement poireauté, pendant plusieurs années au sein de l’opposition politique. Dans cette catégorie sui generis, il convient de mentionner le Front populaire ivoirien (FPI) du Pr Laurent Gbagbo, le Parti démocratique sénégalais (PDS) de Me Abdoulaye Wade, etc.
Me Abdoulaye Wade du Sénégal a longtemps militéau sein de l’opposition politique avant d’accéder à la magistrature suprême.
Toutefois, en Afrique, il y a des partis politiques qui n’ont aucun capital héroïque relatif à un processus de libération nationale ou de lutte contre la tyrannie. Ces formations ont vu le jour en pleine démocratie. Elles ont profité de ce contexte d’assainissement en vue de conquérir le pouvoir par la voie des urnes. À ce niveau, il faut citer l’Alliance pour la démocratie au Mali – parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA) dirigé par le PrAlpha Oumar Konaré, le Front patriotique d’Edgar Lungu et le Mouvement pour la démocratie multipartite de Levy Patrick Mwanawasa en Zambie, le Nouveau parti patriotique de John Agyekum Kufuor et de Nana Akufo-Addo au Ghana, le Parti démocratique populaire (Olusegun Obasanjo, UmaruMusa Yar’Adua, Goodluck Jonathan), le Congrès des progressistes (Muhammadu Buhari) au Nigeria, etc.
Pr Alpha Oumar Konaré du Mali a présidé aux destinées politiques de l’ADEMA.
Par ailleurs, en République démocratique du Congo (RDC), l’UDPS est, à vrai dire, en dehors du fameux mouvement national congolais (MNC/Lumumba) en 1960, le seul parti politique qui a conquis de haute lutte le pouvoir par la voie démocratique des urnes. Cependant, pour diriger le pays, elle doit, certes, se plier à la mise en place d’une coalition gouvernementale. Force est de relever que ce portrait politique est le même cas de figure qu’a connu, jadis, le parti lumumbiste et nationaliste, d’ailleurs, devenu de nos jours l’ombre de lui-même. Plutôt un parti fantôme dont on perçoit à peine la silhouette…
Ce qui est clair, l’UDPS est, en Afrique, parmi les rares partis à investir le pouvoir politique grâce à l’onction populaire. Pour devenir titulaire de la position du pouvoir en RDC, cette formation chère au DrÉtienne Tshisekedi wa Mulumba n’a jamais pris les armes pour défaire un régime despotique. Elle n’a jamais recouru à la violence physique pour déboulonner un système dont le langage est, pourtant, l’arbitraire ou l’autoritarisme, dont l’expression est, certes, la répression musclée des libertés ou l’oppression des droits humains fondamentaux. Ce qui est, incontestablement, à son honneur.
Étienne Tshisekedi wa Mulumba sauvagement arrêté par la police politique du dictateur Mobutu Sese Seko du Zaïre.
En effet, ce qui fait réellement sa spécificité et sa saine réputation, l’UDPS n’a jamais porté des gants de boxe afin de combattre la dictature. Cette formation avant-gardiste a vraiment lutté contre la tyrannie mains nues. Elle a évidemment lutté contre le despotisme de manière pacifique et non-violente. De plus, cette entreprise politique qui s’appuie substantiellement sur les idéaux de liberté et de justice, n’a jamais utilisé un pays limitrophe comme une base arrière pour ses activités de combat politique. Tout comme elle n’a vraiment jamais utilisé un pays étranger ou extérieur à l’Afrique pour mettre au pas le despotisme sanguinaire, fût-il mobutiste, kabiliste ou joséphiste.
Étienne Tshisekedi wa Mulumba fut l’avocat du peuple congolais sous la triple tyrannie de Mobutu Sese Seko du Zaïre, Mzee Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange.
En outre, son leader charismatique Étienne Tshisekedi wa Mulumba ne s’est jamais exilé à l’extérieur du pays afin de mener sa lutte politique en faveur du changement démocratique. Celui-ci est toujours resté en République démocratique du Congo pour concrétiser le rêve des millions de Congolaises et Congolais. Il est toujours resté au pays avec ses compatriotes pour mener ensemble, dans la solidarité et la fraternité la lutte de libération nationale contre la dictature. Même au plus fort de la répression brutalement tyrannique, il n’a pas abdiqué. Il a toujours continué à braver surplace la dictature, et ce mains nues. Il a continué à secouer les piliers de la tyrannie avec la complicité manifeste de ses concitoyennes et concitoyens majoritairement portés par le vent du changement politique et démocratique.
Par ailleurs, l’UDPS est, en réalité, sur le terrain purement continental l’un des tout premiers partis politiques d’opposition. Elle prend naissance en Afrique à l’ère ténébreuse des Partis-États. Elle surgit à l’époque sombre des partis uniques. Ceux-ci dominent de fond en comble la vie politique de tous les pays recensés dans cette sphère. En vérité, cette formation prend naissance à l’époque où la notion de contestation politique ou le principe d’opposition est, à jamais, banni du vocabulaire national et du langage étatique. Cette formation prend, en fait, son envol à l’époque où un député ou parlementaire, quoi que élu par ses pairs ou nommé par le parti, a totalement perdu son statut politique de ‘‘Représentant légitime de la Nation’’, de ‘‘Mandataire du Citoyen’’ ou ‘‘Délégué du Peuple’’.
Cette situation on peut plus délétère entraîne que cette entreprise politique a pratiquement pour obsession fondamentale la revalorisation de la Représentation nationale. Dans sa lutte pour le changement politique et démocratique, celle-ci a pour seule fixation la réhabilitation de la fonction de député national. C’est-à-dire : ‘‘la réhabilitation de la fonction de délégué du Peuple ou du rôle de mandataire du Citoyen’’. En d’autres termes, la fonction de Porte-parole du Citoyen ou Serviteur du Peuple, Avocat et Défenseur des aspirations populaires.
Le seul et unique vœu émis par l’UDPS est la jouissance par le peuple congolais de toutes ses richesses matérielles. Cette perspective politique ne plaît nullement aux puissants intérêts extérieurs qui considèrent les Congolaises et Congolais comme totalement indignes de leurs richesses potentielles.
En théorie, le combat pour le changement politique et démocratique mené tambour battant par l’UDPS devrait normalement enchanter l’Occident chrétien dont le discours idéologique repose, en réalité, sur les notions de liberté et de justice, de dignité et de responsabilité. Mais, sur le terrain africain, le monde soi-disant libre préfère plutôt coopter, adouber des régimes forts et verrouillés. Il préfère, intérêts économiques obligent, tourner carrément le dos aux forces politiques et mouvements idéologiques qui s’alignent systématiquement sur sa vision idéalisée des droits humains fondamentaux. Cette ambivalence explique pertinemment les raisons pour lesquelles l’UDPS rencontre maints obstacles majeurs dans le but de conquérir le pouvoir.
Toujours est-il que, lorsque l’UDPS voit effectivement le jour, le Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre qui est, déjà, évidemment en porte-à-faux avec l’Occident à la suite du fameux dossier angolais[xv], entame un lobbying agressif auprès de puissants intérêts du monde libre. Il mène cette campagne non pas pour réhabiliter son image totalement écornée par maintes violations criardes des droits humains fondamentaux mais plutôt dans l’optique malsaine de faire passer auprès de l’opinion internationale l’UDPS comme une entreprise politique dont l’idéologie est moins rose[xvi] que rouge[xvii].
François Mitterrand
Comme par enchantement, le premier pays occidental à tendre, à cette époque d’ébullition, la perche au despote zaïrois en vue de redynamiser son régime ‘‘autoritariste’’ et ‘‘césariste’’, d’ailleurs, nettement en perte de vitesse sur le plan intérieur, c’est la France socialiste dirigée par le Florentin François Marie Adrien Mitterrand.
La rencontre Mitterrand- Mobutu pour sceller l’amitié franco-zaïroise
En effet, Paris adopte cette stratégie ou attitude purement opportuniste dans le strict dessein d’écarter définitivement des intérêts économiques belges. Ceux-ci sont, faut-il le dire, très déçus des politiques publiques prônées par le Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko du Zaïre. En effet, le tyran zaïrois a la fâcheuse habitude de déposséder les forces économiques étrangères de leurs outils de production au profit d’une élite locale d’entrepreneurs économiques fabriquée de toutes pièces et incompétente à tous les niveaux.
Jean-Luc Dehaene
Par conséquent, pour continuer à toujours peser sur la vie politique congolaise, la Belgique se voit dans l’obligation de parrainer la lutte politique de l’UDPS. Cet État membre de l’Union européenne adopte cette attitude non pas parce que cette formation politique défend l’idéal occidental de liberté ou promeut le discours démocratique mais parce qu’elle constitue sur le terrain une brèche lui permettant de s’y engouffrer pour courber l’échine du tyran zaïrois. Cela est d’autant plus vrai que le Royaume de Belgique amorce, en réalité, son grand retour en République démocratique du Congo à la faveur de la conférence nationale souveraine (CNS)[xviii] des années quatre-vingt-dix. Il réalise, bien entendu, ce come-back inespéré sous le couvert de mouvements antidictatoriaux factices[xix].
L’ultralibéral et néomobutiste Léon Kengo wa Dondo a été propulsé par la Troïka (Belgique, France et États-Unis) au sein de la conférence nationale souveraine (CNS). Pour accéder au poste de premier ministre, et ce au détriment de l’UDPS (Étienne Tshisekedi wa Mulumba), cet ancien procureur de la République avait bénéficié du coup de pouce du Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, grand partisan de la troisième voie, au Haut conseil de la République – Parlement de la Transition (HCR-PT).
S’ils font, bien entendu, partie intégrante de l’opposition politique, tous ces partis bidons et factices qui prétendent, au niveau discursif, combattre la tyrannie, s’inscrivent, plutôt par stratégie politique, réellement dans la continuité mobutiste[xx]. Recommandés par certains milieux néolibéraux belges (Jean-Luc Joseph Marie Dehaene[xxi] et Willem Werner Hubert ‘‘Willy’’ Claes[xxii]), tous leurs leaders sont soudoyés ou parrainés par de puissants intérêts internationaux dans l’optique de mettre coûte que coûte la main sur le pactole minier et naturel congolais considéré comme un juteux gâteau[xxiii].
Willy Claes
Le troisième pays occidental à parier, certainement, sur le retour indispensable de Mobutu sur la scène internationale sont bel et bien les États-Unis d’Amérique. La mise en quarantaine du pouvoir dictatorial de Kinshasa décidée par le président démocrate James Earl ‘‘Jimmy’’ Carter en 1977 pour des questions relevant du respect des droits humains fondamentaux est finalement levée par l’administration républicaine de Ronald Wilson Reagan en 1982. Celui-ci a, d’ailleurs, pour vice-président George Herbert Walker Bush Sr. Cet ancien représentant du Texas est un ancien cadre de la CIA. Il a travaillé, depuis fort longtemps, avec le dirigeant zaïrois pour contrecarrer tous azimuts la percée du communisme en Afrique centrale.
Mobutu Sese Seko du Zaïre et George Bush Sr à la Maison-Blanche.
Il importe de souligner qu’au début des années quatre-vingts, Washington a très nettement besoin, – [à ce moment extrêmement précis de la guerre froide] – de la République du Zaïre et de son président Mobutu Sese Seko. En effet, ce pays d’Afrique centrale et de la région des Grands Lacs dispose d’une frontière commune avec l’Angola. Celle-ci est longue de 2511 Km, d’une part. Et, d’autre part, le dirigeant zaïrois entretient, en vérité, des relations exécrables avec son voisin méridional et encombrant à plus d’un titre[xxiv].
José Eduardo dos Santos de l’Angola
Ainsi, en vue de faire totalement échec à la révolution progressiste angolaise et protéger les intérêts géostratégiques et géopolitiques du régime de Pretoria[xxv], Washington opte pour la carte Mobutu Sese Seko au détriment de l’opposition politique. En réalité, les USA jouent à fond cette carte pour ne pas être évincés de l’Afrique par l’Union des Républiques socialistes et soviétiques (URSS)[xxvi] et la République populaire de Chine (RPC). Cette superpuissance américaine joue à fond cette carte géopolitique parce que l’UDPS s’inscrit idéologiquement comme une force de changement démocratique dont l’objectif primordial consiste à mettre un terme définitif à la politique interventionniste et aventureuse du Zaïre sur le continent.
Toutefois, sur le plan interne, le Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre dont le pouvoir politique agonisant est fragilisé par un contexte social décrié et économique catastrophique, par une atmosphère politique et sociale pestilentielle, oppose une résistance farouche. Pour survivre, il répand des escadrons de la mort afin de terroriser une population qui lui a tourné définitivement le dos. Sous respirateur artificiel, il nourrit des affrontements interethniques en espérant s’interposer comme le seul et unique pacificateur et unificateur de la Nation[xxvii]. Vomi par l’ensemble de ses Concitoyennes et Concitoyens, il essaye, en désespoir de cause, d’attribuer à l’UDPS, d’ailleurs, fortement implantée sur l’ensemble du territoire national l’image diabolique d’un parti politique à connotation ethnique et tribale. Une pure farce. Et de mauvais goût. Une pure affabulation qui ne correspond nullement à la réalité ambiante.
Le Peuple d’abord est le slogan de l’UDPS
Il est un fait éminemment établi que le discours politique de l’UDPS s’adresse en premier au peuple congolais. Mais, son retentissement a un écho extérieur indéniable en raison du statut conféré à la République démocratique du Congo par la communauté internationale. En effet, pour les puissants intérêts du grand capital monopolistique international, ce territoire aussi vaste que l’Union européenne (UE) est ouvert au libre pillage de l’Occident chrétien en raison de ses immenses ressources minérales et naturelles autant que précieuses et stratégiques.
Comme l’UDPS tend, toutefois, à privilégier le peuple congolais à titre de seul et unique bénéficiaire légitime de toutes ces richesses matérielles, son discours politique est, sans tarder, très rapidement assimilé au nationalisme extrémiste. Sur le plan strictement de la géopolitique et de la géostratégie mondiale, cette formation partisane est, donc, assimilée au communisme. Cette doctrine basée sur la lutte des classes s’oppose, farouchement, au capitalisme occidental.
Partant de cette interprétation idéologique fondamentale, cette entreprise politique incarnée par Étienne Tshisekedi wa Mulumba ne peut vraiment avoir l’oreille attentive de l’Occident. Elle ne peut pratiquement recevoir aucune approbation des intérêts intérieurs. Cette réalité explique dans bien des cas la raison pour laquelle l’UDPS est parmi tous les mouvements d’opposition politique ayant pignon sur rue en Afrique la seule à voir hermétiquement fermées les portes du pouvoir de 1982 à 2019[xxviii].
La revalorisation politique de la Représentation nationale
La plus grande préoccupation de l’UDPS a, toujours, été la dignité du Peuple congolais. Celle-ci a été, littéralement, écrabouillée par un régime dictatorial. Elle a été foulée aux pieds par un pouvoir sans foi ni loi. En effet, le système mis en place par la triade tyrannique a consisté à nier systématiquement et automatiquement les droits démocratiques de la population. Il a toujours consisté à piétiner les libertés publiques dévolues aux Citoyennes et Citoyens. Aussi a-t-il toujours consisté à nier la place éminente occupée par le Peuple dans le jeu politique et institutionnel.
Protais Lumbu Maloba Ndiba est un des pères fondateurs de l’UDPS. Il est signataire de la Lettre ouverte au Maréchal-président Mobutu Sese Seko du Zaïre du 1er novembre 1980.
Ainsi, pour permettre à la population de récupérer tous azimuts ses droits démocratiques, et bien avant sa création officielle, ce parti engage immédiatement le combat politique contre le despotisme dans les instances décisionnelles du MPR. Il mène cette lutte au travers des 13 anciens parlementaires du Parti-État qui sont, par essence, ses pères fondateurs ou géniteurs idéologiques[xxix]. Force est de constater que ce combat de tous les instants est engagé au sein du parlement monocaméral du parti unique et Parti-État[xxx].
Protais Lumbu Maloba Ndiba (lunettes) flanqué à sa gauche de Frédéric Kibassa Maliba Masele (un ancien cadre du Bureau politique du parti unique et Parti-État, le MPR, devenu le premier président national de l’UDPS).
En réalité, cette lutte au sein des organes politiques et délibérants du MPR a pour corollaire immédiat de redonner la parole aux représentants de la Nation, a fortiori délégués du Peuple. Cette liberté politique essentielle à la démocratie est à tout jamais confisquée par la tyrannie mobutiste depuis le putsch du 24 novembre 1965. En effet, depuis cette date fatidique, tous les représentants du peuple congolais ont toujours été bâillonnés par la dictature militaire. Celle-ci constitue, à n’en point douter, le pilier sécuritaire de ce régime autoritaire.
Dans un premier temps, tous ces délégués de la Nation sont renvoyés sine die du parlement. Dans une deuxième phase, la machine dictatoriale mobutienne s’attèle à les pourchasser tous sur l’ensemble du territoire national dans le but de les faire taire à jamais, de les terroriser ou de les mettre au pas. Et, dans une troisième étape qui est, sans nul doute, la délicate phase de récupération politique, la tyrannie leur offre des plus hauts postes politico-administratifs.
Cette opération de charme de la part du Mobutisme sanguinaire vise assurément à mettre la main sur les bastions politiques des dignitaires de la première république. Celle-ci vise, donc, à faire basculer ces différents châteaux forts dans l’escarcelle du parti unique ou Parti-État. À cette période d’implantation politique, force est de reconnaître que le MPR éprouve, dans sa stratégie de conquête territoriale et d’assimilation idéologique, de sérieuses difficultés à rassembler les citoyens, à fédérer la population autour de son projet étatique et national.
Renversant le système constitutionnel incarné par Joseph Kasa-Vubu, le lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu accède à la magistrature suprême le 24 novembre 1965 avec l’aide de l’ancienne puissance coloniale belge, du Département d’État US et de la CIA. Sa mission consiste à torpiller l’indépendance de l’ex-Congo-Belge et à démanteler tous azimuts celle des peuples d’Afrique noire par le truchement d’une politique interventionniste suicidaire qui compromet la paix et la sécurité, le progrès et le développement.
Avec la confiscation de la démocratie par un pouvoir militaire, ce bâillonnement de la classe politique entraîne le musellement des libertés publiques. Aussi entraîne-t-il l’écrasement des droits démocratiques des Citoyens par un régime politique dont l’unique souci quotidien est, à vrai dire, la répression sanguinolente. Aussi provoque-t-il la perte subséquente de la parole démocratique par le peuple tout entier.
Cette perte de la liberté de parole (expression politique) est logiquement et forcément suivie par celle du Citoyen réduit à sa plus simple expression. Cela est d’autant plus vrai que celui-ci a été embrigadé par le Parti-État. Cette organisation autoritariste a réussi à faire de lui un membre de droit, sans possibilité de se rétracter, ni de renier toute son appartenance dans la mesure où la qualité de membre du parti se confond intimement avec la nationalité[xxxi].
Cependant, l’opposition politique au sein du MPR est de très courte durée. Elle s’est limitée simplement au niveau de pourparlers pour la mise en place d’un deuxième parti agréé. Cette contestation est, d’ailleurs, réprimée dans le sang. Les manifestations politiques animées par les treize ex-députés frondeurs sont dispersées par la force. Les têtes d’affiche se voient jeter comme des malpropres en prison et, surtout, exiler manu militari à l’intérieur du pays[xxxii].
L’UDPS est un parti de masses populaires artificiellement paupérisées par la tyrannie prébendière.
Comme le Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre refuse catégoriquement l’ouverture politique et démocratique, les treize ex-parlementaires du Parti-État décident finalement de porter le combat dans la rue. À cet effet, ils s’appuient sans tarder sur les masses populaires. Celles-ci sont, en réalité, des laissés-pour-compte de la dictature. Ils s’appuient sans brocher sur les Citoyens paupérisés et écrabouillés par un système maffieux fondé sur la kleptocratie et la rente minière, la violence répressive et la colonisation autochtone. Ils décident donc de conférer la parole perdue aux opprimés pour provoquer le changement à la fois politique et démocratique. Ce qui, de leur point de vue, permettrait naturellement de booster le progrès social du Citoyen et d’impulser le développement économique de la Collectivité publique.
François Mitterrand entouré de Hassan II du Maroc et d’El Hadj Omar Bongo Ondimba du Gabon.
Cette vision de l’UDPS qui consiste à libérer réellement le Peuple congolais par la démocratie politique en conférant au Parlement le pouvoir de protéger ses libertés et à autonomiser les dirigeants nationaux en restituant à l’État sa pleine et entière indépendance et le pouvoir de défendre ses intérêts sacrosaints a véritablement des répercussions sur le plan international. Celle-ci bouscule en fait les certitudes occidentales dans la sphère africaine. Elle bouscule, à n’en point douter, les velléités françaises. Il convient d’admettre que celles-ci ne sont pas du tout prêtes à faire émanciper la fameuse ‘‘Françafrique’’ vouée à des ‘‘démocratures[xxxiii]’’.
Cette volonté de l’UDPS d’émanciper le peuple congolais et, par ricochet, ses frères d’Afrique par voie de démocratie se heurte à l’incompréhension et la boulimie des dictatures africaines dont l’obsession est de se maintenir coûte que coûte au pouvoir. Ces systèmes verrouillés du Continent décident de faire corps et cause commune. Quoi que honnis par leurs populations respectives, ces pouvoirs, à la fois corrompus et arbitraires, s’opposent avec acharnement à toute forme de démocratisation de leurs régimes.
Le Français François Mitterrand entouré de ses pairs africains lors du 16e sommet franco-africain tenu à La Baule, le 20 juin 1990
À cet égard, ces systèmes despotiques qui ne s’inscrivent plus dans l’air du temps, évoquent la fameuse exception africaine. Celle-ci s’appuie substantiellement sur la pluralité ethnique, tribale et linguistique. En d’autres termes, ces tyrannies posent la règle d’inadaptabilité des Africains à la tradition démocratique. Cette stratégie politique et diplomatique leur permet de jouer artificiellement les prolongations. Toutefois, n’eût été le principe de conditionnalité économique et financière sèchement imposé par le président français François Marie Adrien Mitterrand au sommet de la Baule en 1990, aucun pays africain ne se serait véritablement engagé sur cette voie de libéralisation politique et de démocratisation électorale.
Dans l’imaginaire politique, le langage et l’idéologie de l’UDPS, le Citoyen est éminemment une personne sacrée. Il est perçu et défini comme un sujet des droits humains fondamentaux. Celui-ci dispose en réalité des libertés publiques enchâssées dans la constitution. À cet effet, il bénéficie des droits politiques et culturels autant qu’économiques et sociaux.
Manifester, c’est, selon l’UDPS, s’exprimer. S’exprimer, c’est faire tomber toutes les chaînes mentales et physiques de la servitude dictatoriale. C’est démontrer aux autorités publiques et gouvernementales que le peuple est le seul et unique titulaire du pouvoir dans le pays et que les dirigeants ne sont que de simples mandataires politiques.
Parmi les libertés majeures dont, certes, jouit le Citoyen, l’UDPS considère primordialement la parole. Celle-ci est, en fait, la liberté des libertés. Elle est au cœur de la démocratie parce qu’il y va de la sécurité des individus et de la paix publique et sociale. Elle libère, tout à fait, de la peur qui sclérose la société. Elle la libère de la crainte qui la fossilise, qui l’empêche de s’épanouir, de progresser comme une entité humaine résolument digne et libre. Pour l’UDPS, la parole permet, donc, au Citoyen d’exprimer très clairement tout son point de vue, de faire entendre toute son opinion sur la bonne marche de l’État et des collectivités publiques.
Dans le cadre du débat démocratique, la parole permet de confronter des idées. Elle permet de faire valoir son discours et son idéologie dans un espace politique plus large et plus ouvert qu’est la RDC. Elle permet de diffuser ses idées. Elle permet d’interpeller l’autorité publique sur ses manquements dans la gestion de la chose publique. Elle joue, par conséquent, le rôle pertinent de garde-fou démocratique.
La deuxième liberté à laquelle demeure viscéralement attachée l’UDPS, est l’expression. C’est la liberté d’exprimer toute sa pensée ou toute son opinion sans pour autant être assujetti à des contraintes physiques et morales de nature à tuer réellement la créativité ou l’harmonie sociale. En d’autres, l’UDPS s’oppose catégoriquement à la pensée unique. Celle-ci oriente et canalise le destin de la communauté dans une seule direction qui peut lui être suicidaire et fatale.
Lors de la très longue période de la conférence nationale souveraine (CNS) s’étalant de 1990 à 1997, de nombreuses tentatives de rapprochement entre l’UDPS d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba et le MPR du Maréchal-tyran Mobutu Sese Seko du Zaïre ont été menées publiquement en vue de mettre en place un gouvernement d’union nationale. Force de est de mentionner que l’objectif de ce gouvernement de salut public était de sauvegarder l’unité politique du pays, de favoriser la concorde nationale et de relancer une économie nationale anémiée. Cette vision spécialement prônée par l’UDPS a été torpillée, à maintes reprises par des puissances internationales animées par la volonté de diviser l’ensemble des Congolaises et Congolais, ainsi que leurs ramifications internes plus soucieuses de maintenir et de faire fonctionner leurs réseaux maffieux préjudiciables à la cohérence nationale et à l’expansion de l’État.
À ce propos, l’UDPS s’oppose à toute censure qui étouffe, comprime, en fait, l’imagination. Elle s’oppose à la censure qui tue tout sentiment de fraternité et de solidarité entre individus ou groupes d’individus. Aussi s’oppose-t-elle farouchement à toutes pesanteurs politiques et sociales dont la nature véritable est de provoquer un processus de désertification sociale et culturelle.
La troisième liberté à laquelle l’UDPS reste très fortement attachée, est bien sûr la liberté de réunion. Pour ce parti cher à Etienne Tshisekedi wa Mulumba, la réunion est, par définition, un processus politique par lequel l’ensemble des Citoyennes et Citoyens prennent tout à fait conscience du destin collectif. C’est donc un procédé qui leur permet d’unir tous leurs efforts. C’est un moyen qui permet aux membres de la Communauté nationale de mettre en synergie leurs intelligences respectives, bref coordonner leurs énergies, pour imaginer des solutions tant fiables que viables, capables de faire avancer la société, de faire progresser la Collectivité publique tout en garantissant à chacune et chacun l’harmonie et la concorde, la sécurité et la paix, la prospérité et la dignité, la justice et l’équité.
La rue est, pour l’UDPS, un terrain de jeu dans lequel, face au pouvoir et à ses animateurs, le peuple exprime toute sa soif de liberté, son attachement à la démocratie et démontre pleinement sa souveraineté.
Enfin, la quatrième liberté résolument chère à l’UDPS est la manifestation. Dans l’imaginaire et dans le symbolisme idéologique de cette formation, c’est l’acte par excellence qui consacre et prouve, réellement, l’existence politique du Citoyen. C’est l’acte qui détermine sa présence dans le jeu politique et lui confère la force de transformer sa réalité quotidienne. C’est l’acte suprême qui lui rappelle incessamment qu’il est le véritable détenteur ou titulaire du pouvoir politique et qu’il est le véritable vecteur du changement politique et démocratique.
L’affirmation du Citoyen dans le jeu politique
Le citoyen est, par définition, un être humain doté d’intelligence et de liberté. Pour l’UDPS, la liberté signifie le choix qui lui permet, naturellement, de mieux se déterminer. Cette vocation lui permet, donc, de mieux s’épanouir dans la société. Pour l’UDPS, l’intelligence est le phare lumineux qui éclaire le choix de l’individu. C’est la boussole ou le gouvernail qui lui permet de s’orienter dans cette mer agitée qu’est le cosmos politique.
Une réunion de l’UDPS animée par le président ad interim (a.i,) Jean-Marc Kabund a Kabund (chemise blanche et casquette noire) et le secrétaire général Augustin Kabuya (chemise blanche et casquette blanche).
À ce titre, le citoyen perçu et défini comme un être intelligent, c’est-à-dire majeur, mature et responsable, doit savoir choisir, sans l’aide d’un tuteur autoproclamé, son parti politique. Il doit, donc, avoir la latitude de déterminer le camp politique qui défend ses intérêts légitimes en tant que citoyen. C’est-à-dire : membre effectif d’une communauté nationale et membre réel d’une collectivité publique. Celui-ci doit sans nul conteste avoir la capacité de choisir son idéologie. C’est-à-dire : partager avec les autres membres du groupe des idées capables de faire avancer la Collectivité publique ou promouvoir des idéaux capables de faire progresser la Communauté nationale de manière harmonieuse et pacifique, respectable et digne.
L’irruption de la Société civile sur le champ national[xxxv]
L’avènement de l’UDPS intervenu le 15 février 1982 a provoqué la fin hégémonique du MPR en tant que parti unique et Parti-État en République démocratique du Congo. Ce phénomène a, surtout, ouvert les avenues d’une ouverture politique. Celle-ci est devenue incontournable et effective le 24 avril 1990 lorsque le Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre annonce, d’ailleurs, larmes aux yeux la fin du rôle dirigeant du MPR.
Cette fin du monopartisme a, également, sonné le glas du monolithisme sur le plan social. En effet, depuis cette date de libération, l’espace social est devenu aussi hétéroclite et varié que l’univers politique. Dans la foulée de cette annonce salvatrice, le Citoyen congolais a appris à s’organiser. Il a appris à créer des associations pour défendre ses intérêts primordiaux face à l’État et des entités publiques. Il a, certes, appris à ériger des groupes d’intérêt sociaux face à des corporations ou entités privées. Par conséquent, il n’est point dans ce pays un domaine où il n’y a pas un organisme quelconque de défense des droits et des libertés des individus.
Le président de la CENI Corneille Nangaa Yobeluo est officiellement un membre de la société civile. N’empêche qu’il a des accointances avec le PPRD de Joseph Kabila Kabange et le FCC qui a soutenu le dauphin Emmanuel Ramazani Shadari.
Si elle est un acteur incontournable dans la sphère sociale, il n’en reste pas moins vrai que la société civile qui est, formellement, consacrée par les textes fondamentaux, est sans conteste devenue un acteur majeur au sein de la société politique. En effet, en vertu de la Constitution nationale du 18 février 2006 qui reconnaît les organismes d’appui à la démocratie, la société civile dirige la commission électorale nationale indépendante (CENI) chargée d’organiser les joutes électorales au triple niveau national, provincial et local. Ce qui est un pouvoir politique énorme[xxxvi]. C’est encore la société civile qui est chargée d’organiser l’espace médiatique et de distribuer équitablement la parole aux différents acteurs politiques[xxxvii]. À ce titre, elle dispose d’un pouvoir de sanction exécutoire, obligatoire et opposable à quiconque lorsque les entreprises ou personnalités politiques désireuses de faire usage des canaux médiatiques enfreignent volontairement, intentionnellement, les règles d’équité ou les principes éthiques par elle fixées[xxxviii].
La votation ou Expression de la Souveraineté populaire
Pour l’UDPS qui défend le principe cardinal de l’indépendance nationale, la souveraineté du pays passe impérativement par la dotation des dirigeants politiques, gouvernementaux et administratifs qui défendent, à tout prix, les intérêts primordiaux du sanctuaire national. En effet, un dirigeant n’est vraiment dirigeant au sens de l’UDPS que dès lors qu’il est investi par ses pairs. C’est-à-dire : avoir reçu de la population, donc de ses électeurs ou commettants, le mandat politique de les représenter dûment et de défendre leurs aspirations légitimes.
Accompagné de son épouse Olive Lembe di Sita et de ses enfants, Joseph Kabila Kabange exerce son droit de vote.
Ce mandat populaire ne peut être accordé que dans le cadre électif qui permet à la population de choisir parmi plusieurs prétendants la personne habilitée à lui servir de porte-parole ou d’avocat au sein du parlement de la République démocratique du Congo. C’est la raison pour laquelle l’UDPS demeure très fortement attachée à l’élection en tant qu’opération politique consacrant le libre choix du citoyen et, par ricochet, la souveraineté populaire. C’est la raison pour laquelle l’UDPS privilégie, particulièrement et singulièrement, le vote en vue d’asseoir et de garantir la légitimité populaire qui entache le mandat d’un élu.
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) accomplit son devoir électoral.
C’est bel et bien ce phénomène qui confère au mandataire politique toute sa force et toute sa puissance. C’est bel et bien ce phénomène sociologique qui lui confère toute la crédibilité aux yeux de l’opinion. C’est ce qui accrédite indubitablement le bien-fondé de sa mission au sein de la société.
Le processus de conscientisation politique et nationale
Pour l’UDPS, un dirigeant est, par définition, un ‘‘mandataire du Peuple’’. Il reçoit son mandat politique de la population afin de servir ses intérêts primordiaux, répondre à ses aspirations légitimes. Par conséquent, dès que celui-ci s’écarte totalement de sa mission lui confiée par la population, il appartient au Peuple tout entier de se prendre définitivement en charge pour le ramener à la raison. Et dans des cas extrêmes, il lui revient de le révoquer. Cette démission-révocation prend la forme politique et républicaine de ‘‘résistance pacifique’’ consacrée par la constitution du 18 février 2006. Cette forme de lutte doit être réellement pacifique et non-violente.
En effet, un pouvoir politique qui ne satisfait plus la population, ne répond plus aux besoins définis par la communauté nationale, est un pouvoir qui s’écarte volontairement du chemin tracé par le Souverain primaire. C’est un pouvoir qui fait obstruction à la volonté nationale. Dans ces conditions, il appartient au Peuple souverain d’organiser la résistance pour mettre fin à cette déviance politique. Cette entorse est assimilée à la tyrannie, à l’imposture dont le sort véritable est, à n’en point douter, le vestiaire de l’histoire[xxxix].
À cet effet, l’UDPS conçoit que cette pathologie despotique dont les symptômes majeurs sont l’absence d’adhésion populaire, l’arbitraire, l’autoritarisme, l’injustice, la violence physique, l’oppression des droits fondamentaux et libertés essentielles, soit naturellement éradiquée. Cette gangrène tyrannique doit être combattue parce qu’elle participe au dysfonctionnement de la société. Elle doit être émasculée parce qu’elle paralyse le pays tout entier et compromet la sécurité publique et la paix sociale.
En faisant du Citoyen le ‘‘maître’’ du jeu politique et du Peuple le ‘‘garant’’ de la liberté, l’UDPS s’inscrit pertinemment dans la logique de la démocratie populaire. De ce fait, cette formation politique s’oppose au fameux despotisme éclairé qui transforme littéralement la population en béni-oui-oui. Elle s’inscrit forcément dans la logique du pouvoir en tant que garant de la protection publique et vecteur du progrès social et humain. Aussi s’inscrit-elle éminemment dans la logique du pouvoir politique en tant que vrai levier du développement économique et du progrès matériel de la Nation.
La méthodologie de lutte politique
Tout combat politique sustenté par une idéologie implique sur le terrain des stratégies pour asseoir son leadership au sein de la collectivité et en retour bénéficier des dividendes. Dans le cas spécifique de l’UDPS, la méthode usée pour obtenir à tout prix un gain à la satisfaction politique de la population repose essentiellement sur deux volets. D’une part, le dialogue en tant que vertu sociale s’appuyant sur les pourparlers, les échanges auxquels participent des partenaires ou des adversaires politiques. Et, d’autre part, la pression populaire ou la rue.
Étienne Tshisekedi wa Mulumba rencontre les princes de l’Église (Mgr Fridolin Ambongo Besungu – à gauche – et Mgr Marcel Utembi – au milieu -) pour finaliser les détails du dialogue intercongolais de la CENCO
S’agissant du dialogue, c’est le chemin privilégié qui permet à l’UDPS de faire entendre la voix de la raison. C’est la voie toute tracée qui permet à ce parti de poser les exigences du Peuple lors de négociations politiques. C’est l’occasion permettant à cette formation de s’illustrer en tant que défenseur des aspirations populaires légitimes et, surtout, avocat des exclus de la société politique et du jeu institutionnel.
Cette démarche acquiert d’ailleurs toutes ses lettres de noblesse dès lors que cette formation ramène toutes les forces politiques et les acteurs de la société civile autour des pourparlers politiques intercongolais à Sun City et à Pretoria en Afrique du Sud en 2002 – 2003 en vue d’asseoir et de consolider la paix et, par conséquent, sauvegarder l’intégrité territoriale, donc l’unité politique de la RDC. Cette méthode prouve toute son efficacité lors de négociations politiques placées sous l’égide de la Conférence nationale épiscopale du Congo (CENCO) en 2016 – 2017 pour sortir complètement le pays du blocage politique provoqué par le report des élections générales dû à la volonté de Joseph Kabila Kabange de rester indéfiniment au pouvoir. À cet égard, il importe de souligner que l’objectif tout à fait visé de cet exercice est, certes, la recherche du compromis politique global dans le but de sauver la Nation du chaos et l’État de l’anarchie.
Manifester est un droit constitutionnel. Mais, manifester pour la liberté de ses compatriotes est un devoir sacré pour l’UDPS.
Par contre, l’UDPS utilise, en vérité, constamment la rue comme moyen de pression politique. Cette entreprise partisane utilise la rue pour faire fléchir les détenteurs du pouvoir politique, administratif et gouvernemental. Elle utilise, tout à fait, la rue en tant que pression populaire pour faire revenir ou amener les autorités publiques à la table de négociation dans le cadre d’un dialogue servant à trouver des solutions cruciales pour la bonne marche de la société.
À cet égard, la rue peut réellement prendre deux visages. Elle peut avoir un visage rempli de manifestants qui écument les chaussées pour revendiquer des droits démocratiques. Aussi peut-elle prendre le visage de ‘‘Villes mortes’’. Dans cette hypothèse, la rue est complètement désertée par les usagers de la route dans le dessein de paralyser le fonctionnement de l’État et de l’administration publique.
Il sied de relever que cette stratégie politique a été usée à maintes reprises notamment lors de la période d’effervescence de la conférence nationale souveraine (CNS) afin de tempérer les ardeurs tyranniques du Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre. Aussi a-t-elle été utilisée sous Joseph Kabila Kabange dont le pouvoir autiste menait immédiatement le pays au chaos et à l’anarchie. Celle-ci a eu pour résultat probant le recul inéluctable de la tyrannie face à la pression populaire. Elle a eu certes pour effet la marche arrière du pouvoir despotique face aux revendications légitimes de la population.
Le secrétaire général de l’UDPS Augustin Kabuya a fait ses premières armes politiques au sein des parlementaires debout.
La rue sert également de pôle éducatif du Citoyen en matière de conscientisation des masses populaires. À ce niveau, l’UDPS a inventé le ‘‘Parlement debout’’. Il s’agit pratiquement d’une institution politique de sensibilisation du citoyen tout comme des adhérents. C’est aussi un organe de communication, une courroie de transmission animée par des cadres ou militants chevronnés.
Au travers des parlementaires debout, la population s’informe fraîchement des nouvelles politiques du parti et du pays. Par leur entremise, elle apprend toutes les mesures arrêtées par les cadres dirigeants du parti ainsi que les stratégies décidées en matière de pourparlers politiques. Force est de souligner que cette institution s’avère tout compte fait un moule pour la formation idéologique du militant et, surtout, une école d’apprentissage servant à façonner les cadres en devenir.
La psychologie du militant de l’UDPS ou la mentalité du martyr politique
L’UDPS est, par essence, une formation politique qui se veut un ‘‘parti de masses populaires’’. À titre de syndicalisation des adhérents, elle a, toujours, recruté auprès des étudiants. Cette strate de la société a toujours constitué sa base militante sur laquelle viennent se greffer des agents de la fonction publique étatique, des petits commerçants, des ouvriers et instituteurs. Y compris des patrons de petites et moyennes entreprises. Au niveau des cadres supérieurs, ce parti a recruté, dès les premières heures de sa fondation, les professeurs d’université et les membres des professions libérales très attachées aux notions démocratiques de libertés publiques et de droits humains fondamentaux.
Étienne Tshissekedi wa Mulumba s’adresse à la population au stade Tata Raphaël à Kinshasa lors de la période de libéralisation politique. Au premier rang de gauche à droite : Pr Marcel Lihau Ebua (ancien président de la cour de cassation), Vincent M’Buakiem Niarolem, Joseph Iléo Songo Amba (ancien premier ministre), Jean de Dieu Nguz a Karl I Bond (ancien premier ministre), Frédéric Kibassa Maliba Masele (ancien ministre des mines, de la jeunesse, des sports et loisirs), etc.
Ce profil sociologique relatif au recrutement militant entraîne que cette formation politique regroupe en son sein des personnalités émanant d’horizons différents et unies par un même idéal sacré. À savoir : ‘‘le changement politique et démocratique’’. Cette transformation de la société est, d’ailleurs, savamment décrite dans un véritable ‘‘Manifeste de foi politique et de conscience nationale’’ qu’est la fameuse Lettre ouverte au Maréchal-président Mobutu Sese Seko du Zaïre du 1er novembre 1980[xl].
D’ailleurs, ce texte de référence doctrinale, certes signé par les fameux treize parlementaires frondeurs du MPR, est la pierre angulaire du Parti[xli]. Ce document sur lequel tout adhérent prête serment, est à vrai dire la Bible politique de l’UDPS. Elle est, à n’en pas douter, le ciment idéologique du Parti. L’attachement profond des militants à ce texte historique entraîne que l’UDPS fonctionne très exactement comme une ‘‘religion’’ avec ses croyances et ses dogmes, ses saintetés et ses anges du ciel.
Politiquement et idéologiquement, Étienne Tshisekedi wa Mulumba de l’UDPS signifie : Vigilance + Conscience + Constance + Résistance (les Quatre attitudes militantes pour vaincre la tyrannie barbare).
C’est, à vrai dire, dans le courage héroïque des treize ex-parlementaires de l’ex- parti unique ou Parti-État, le MPR, que les militants de l’UDPS puisent sans conteste l’essentiel de leurs ressources énergétiques pour combattre la tyrannie en République démocratique du Congo. Le sens du sacrifice et l’abnégation manifestés par les pères fondateurs du Parti servent, en fait, de lumière ou de référence doctrinale aux nouveaux adhérents. Ces valeurs de combat politique servent, en réalité, de conditionnement mental.
La foi en ce document a littéralement transformé les militants de l’UDPS en Messagers de la démocratie. En tant qu’Apôtres de la bonne parole démocratique, tous ces adhérents ont, en réalité, développé les réflexes des résistants pour une cause noble et des martyrs résolument prêts à sacrifier leur vie physique pour le changement politique et démocratique. Il convient de remarquer que cette attitude de bravoure et de courage politique héritée directement de l’icône de la démocratie Étienne Tshisekedi wa Mulumba[xlii] entraîne que dans son combat, l’UDPS n’a vraiment jamais craint les brimades de la dictature. Ce parti n’a vraiment jamais craint les exactions de la tyrannie brutale dont l’objectif visé est, à vrai dire, de faire fléchir son action, de tempérer toutes ses revendications ou de l’éliminer de l’espace politique.
Un membre de l’UDPS face à la police anti-émeutes
Faisant de la lutte politique une vocation, un sacerdoce, l’UDPS n’a vraiment jamais craint la répression des libertés publiques. Ce châtiment sauvage infligé par le pouvoir est même pour elle une source de motivation supplémentaire. Cette punition est même pour elle une source de réarmement moral afin d’arracher le changement politique et démocratique tant attendu par la population.
La permanence de l’UDPS incendiée pour avoir ouvertement réclamé la fin du mandat de Joseph Kabika Kabange dans la nuit du 19 au 20 septembre 2016.
En effet, les adhérents de ce mouvement antidictatorial n’ont vraiment jamais craint dans leur combat politique l’oppression des droits humains fondamentaux par le despotisme pour atteindre leur objectif primordial qu’est la ‘‘libération de la tyrannie’’. Ceux-ci ont, tout à fait, naturellement développé cette posture de lutte politique pour autant que le peuple congolais tout entier voit le bout du tunnel. Ils se sont vaccinés et même immunisés contre l’oppression tyrannique pour que leurs congénères accèdent coûte que coûte au ‘‘paradis démocratique’’. Un univers qui ouvre, d’ailleurs, très largement la voie au développement économique de la Collectivité publique et au progrès social du Citoyen.
L’UDPS enterre ses militants brûlés vifs à la permanence du parti à Limete (banlieue est de la capitale).
Comme quoi une telle ‘‘foi inébranlable’’, un tel niveau de ‘‘croyance’’ et, surtout, un tel degré de ‘‘religiosité’’ font indéniablement des militants de l’UDPS de véritables ‘‘Kamikazes’’ de la démocratie et de la liberté. Un tel ‘‘sens de sacrifice national’’ et une telle ‘‘abnégation de soi’’ font inexorablement de ces adhérents on peut plus particuliers et on ne peut plus singuliers de vrais ‘‘Soldats’’ de la justice et de la dignité humaine. Bref de véritables ‘‘Combattants’’ pour une cause noble !
Philosophie ‘‘politique’’ et doctrine ‘‘spirituelle’’ de l’UDPS
À voir l’UDPS fonctionner et se comporter, il y a lieu de poser la question de savoir si ce parti avant-gardiste qui s’inscrit éminemment dans la logique du pacifisme politique pour défaire la tyrannie, est carrément une religion[xliii] ou une secte[xliv].
Ce qui est sûr et certain, l’UDPS est, d’abord et avant, tout une religion fondée sur des dogmes ou des croyances inébranlables. Celle-ci est ‘‘spirituellement’’ et ‘‘essentiellement’’ politique. À ce titre, l’UDPS a, certes, réussi par un tour de passe-passe magique à faire littéralement de son leader charismatique – en l’occurrence [Étienne Tshisekedi wa Mulumba] – l’équivalent d’un prophète annonciateur de la Bonne parole divine qu’est, sans nul doute, la démocratie.
En tant que religion, l’UDPS repose, essentiellement, sur la foi inébranlable de ses membres. Ceux-ci croient dur comme fer au message de liberté que représente, certes, la démocratie. Celui-ci est, bien entendu, porté par un leader charismatique qui sacrifie sa vie personnelle en vue de permettre à la multitude de vivre en paix, dans l’allégresse et l’amour, la prospérité et la sécurité, la fraternité et la solidarité, la justice et la dignité, la liberté et l’harmonie.
Il convient d’admettre que cette personnalité s’identifie personnellement aux malheurs de son environnement, ainsi qu’à la misère populaire et la précarité des membres de sa famille politique. Sa mission politique ou son obsession spirituelle consiste à les libérer du joug de la tyrannie. En cela, Étienne Tshisekedi wa Mulumba ressemble à s’y méprendre à Jésus de Nazareth[xlv].
Selon le regard des membres de l’UDPS, cette personnalité politique congolaise est, en fait, l’équivalent parfait de ce personnage central de la Bible chrétienne, d’ailleurs élevé au rang privilégié de ‘‘Fils de Dieu’’. À preuve, les militants et sympathisants du parti lui ont consacré une chanson au ton manifestement évocateur. Celle-ci est, d’ailleurs, directement tirée de la liturgie catholique.
En vérité, cette chanson lui procure symboliquement le visage divin d’un Messie. Elle lui fournit les contours d’un Prophète. En réalité, elle lui confère la taille d’un serviteur patenté de l’Éternel. À ce propos, il importe de relever que les militants et sympathisants de l’UDPS ont attribué à Étienne Tshisekedi wa Mulumba, devenu très rapidement une icône de la lutte démocratique, le surnom de Moïse. Ils l’ont, ainsi, surnommé en étroite référence à ce grand personnage de la ‘‘Torah’’ hébraïque. Dans les Saintes Écritures, celui-ci a vaillamment libéré et miraculeusement sorti le peuple israélite d’Égypte.
En résumé, cette chanson dédiée à Étienne Tshisekedi wa Mulumba et, surtout, entonnée par les militants lors de grands-messes de l’UDPS se traduit littéralement de la manière suivante : ‘‘Dieu vous a choisi pour le servir en chair et en esprit[xlvi]’’.
Nzambe aponi Yo
Osalela Ye
Na Nzoto pe
Na Motema
Mua Yo Mobimba
Nzambe aponi Yo
Le refrain ci-dessus mentionné prouve de manière limpide, irréfutable que l’UDPS présente un caractère religieux indéniable en raison de ses nombreuses références spirituelles. Cette religiosité est encore visiblement renforcée, accrue lorsque son secrétaire général Jean-Marc Kabund a Kabund qui assume la présidence ad interim, affirme solennellement pour montrer la grande capacité de ce parti à conserver indéfiniment le pouvoir politique : ‘‘L’UDPS ne cédera le pouvoir que lorsque Jésus reviendra sur terre’’.
Le président ad interim (a.i.) de l’UDPS Jean-Marc Kabund a Kabund
Si elle peut très exactement fonctionner comme une religion avec un prophète messianique, un livre sacré et des ouailles investies à la cause politique et démocratique, l’UDPS est-elle également une organisation sectaire ? Présente-t-elle nombre de caractéristiques propres à une secte en tant que cercle d’initiés ou regroupement d’individus dont l’objectif primordial est, en réalité, la libération psychique et mentale de la population congolaise ?
Malgré les brimades, les exactions et les injustices de tous ordres de la part des dictatures successives, l’UDPS a toujours tenu debout, droit dans ses bottes. Pour offrir au Peuple congolais la liberté et la justice, la sécurité et la dignité, elle a préféré adopter la voie du sacrifice national.
À vrai dire, le mot secte a effectivement une double racine latine. Il dérive du verbe ‘‘secare’’ qui signifie couper. Ce qui, dans le contexte politique congolais, veut dire, sans nul conteste, le fait d’être littéralement coupé de la dictature qui chosifie certes l’être humain ou la Nation. Il signifie le fait de se débarrasser définitivement de la tyrannie ‘‘meurtrière’’ et ‘‘assassine’’ pour inventer un nouvel être congolais sustenté par une nouvelle ‘‘identité politique autant que culturelle’’ et, par conséquent, porté par une nouvelle ‘‘personnalité animique’’.
Aussi ce terme découle-t-il du verbe ‘‘sequi’’ qui signifie suivre. Du point de vue de la culture politique congolaise, il s’avère le fait de suivre un enseignement manifestement sacré. Cette formation pédagogique repose essentiellement sur la démocratie dont l’objectif primordial consiste à libérer le pays du joug idéologique de la tyrannie. En effet, les chaînes mentales et physiques du despotisme qui entravent autant l’indépendance de l’État ou la souveraineté de la Nation que la liberté du Citoyen ou l’expansion de la population, ont vite contribué à inverser les valeurs tant morales et spirituelles que matérielles et intellectuelles.
Étienne Tshisekedi wa Mulumba accompagné de son épouse Maman Marthe Kasalu Jibikila lors d’un rassemblement populaire de l’UDPS. Étienne Tshisekedi wa Mulumba fut assurément un mythe vivant. Il était, d’ailleurs, surnommé »sphinx » par ses acolytes et affidés. Les militants de l’UDPS le vénéraient comme un patriarche, l’adoraient comme un père de famille. Pour eux, Tshisekedi était une véritable icône. En sa qualité de »Prophète de la démocratie », tout le peuple était suspendu à ses moindres déclarations. Y compris l’ensemble de la classe politique obligée d’attendre fébrilement ses moindres faits et gestes. Même son silence avait une force et une énergie similaires à la parole prononcée. Cela est d’autant plus vrai que cet acteur politique de premier plan empêchait les dirigeants politiques, administratifs et gouvernementaux du pays de dormir les deux yeux fermés.
Vue sous cet angle unique, l’UDPS se veut entièrement une organisation sectaire. Au regard de sa philosophie qui consiste à combattre mains nues la dictature féroce jusqu’à la victoire finale, cette formation politique fonctionne exactement comme une secte de ‘‘Stoïciens’’ de la Rome antique qui ont littéralement maîtrisé, apprivoisé, la souffrance physique. En effet, ses militants ou adhérents voient dans les brimades et exactions despotiques un moyen de se sublimer, un art spirituel et moral afin de se transcender, se dépasser mentalement. Ceux-ci voient dans la souffrance physique tant occasionnée par l’acharnement de la lutte politique un véritable tremplin en vue d’accéder pleinement à la liberté collective. Par conséquent, ils ‘‘daignent’’ s’offrir en martyr en vue de faire accéder – coûte que coûte – par le truchement de la démocratie l’ensemble de leurs compatriotes au stade du bonheur libérateur que sont, en réalité, le développement économique de la Nation et le progrès social du Citoyen.
Le comportement stoïque des militants de l’UDPS n’est pas vraiment sans rappeler l’attitude intransigeante des Esséniens ou la secte de Qumrân. En antiquité, ce groupe auquel ont appartenu Jean le Baptiste et Jésus le Christ, formait inlassablement une secte à la fois réformatrice au sein du judaïsme primitif et rigoriste en matière de principes et de valeurs censés régir la société. Ce cercle d’initiés qui professait sans complexe le retour imminent du Messie divin, a été aux premières loges de la contestation de la présence étrangère ou de l’occupation romaine en Terre sainte.
Convaincus de leur bon droit, les militants de l’UDPS ne reculent point devant la tyrannie.
Ce qui est clair, la détermination et la volonté sans failles des militants de l’UDPS ne sont pas sans rappeler la foi extrême et la croyance des Chiites du Moyen-Orient qui s’auto-flagellent pour commémorer le martyr d’Ali. Pour l’UDPS, les souffrances que s’infligent physiquement l’ensemble de ses membres, rentrent logiquement et forcément dans le processus de rachat de l’indépendance nationale. Celle-ci est, d’ailleurs, accaparée par la dictature féroce en tant que système d’oppression des droits humains fondamentaux au profit exclusif de puissances internationales, sous-produit du néocolonialisme et filiation du colonialisme.
En d’autres termes, la démocratie balise doublement la voie à la plénitude du citoyen et à la liberté de l’État. Ce phénomène sociopolitique ouvre largement la voie au développement économique de la Collectivité publique et au progrès social du Citoyen. Force est de souligner que, en tant que facteur national de libération du peuple et de l’État, celui-ci est totalement pris en otage par des intérêts nébuleux[xlvii].
[xiii] Organisation populaire de l’Afrique du Sud-Ouest.
[xiv] Union nationale africaine du Zimbabwe – Front patriotique.
[xv] La République du Zaïre du Maréchal-pillard Mobutu Sese Seko avait détourné l’aide logistique et technique de la CIA. Cette assistance américaine fut destinée aux forces réactionnaires angolaises dont le Front de libération nationale de l’Angola (FNLA). À l’époque de la guerre d’indépendance de l’Angola (1975), cette organisation politico-militaire qui avait établi son siège social à Kinshasa, était dirigée par Holden Roberto, entre-temps devenu beau-frère de Mobutu. C’est lors de la conquête militaire de la capitale Luanda abandonnée par le colon portugais que cette assistance s’est en effet volatilisée. Comme par émerveillement.
[xvi] [Social-démocrate]. La social-démocratie est le socialisme émancipé du concept de la lutte des classes pour prôner inlassablement un système démocratique qui s’appuie sur le parlementarisme en tant que représentation de la Nation et pouvoir du citoyen ou du peuple tout entier dans le but de procurer la paix et la sécurité aux individus, la liberté et la dignité à la population.
[xvii] [Communiste]. Le communisme est, par essence, une idéologie qui prône la lutte des classes et le renversement violent de la classe dirigeante ou de l’élite étatique totalement inféodée au grand capital par les masses populaires. Dans le contexte purement africain, le communisme promeut le renversement violent de la classe dirigeante. Celle-ci est définie comme une entité endogène dont la mission primordiale consiste, à vrai dire, à perpétuer virulemment le colonialisme meurtrier et spoliateur en tant que filiation du grand capital international pour l’exploitation des peuples d’outre-mer. Ce phénomène à extirper est qualifié de ‘‘néocolonialisme’’.
[xviii] L’interstice de la fameuse conférence nationale souveraine (CNS) a duré de 1990 à 1997. C’est la rébellion politique et militaire de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre) qui y met un terme définitif. Force est de constater que celle-ci est assistée logistiquement et techniquement par des États limitrophes de la région des Grands Lacs africains. À savoir : le Burundi, l’Ouganda et le Rwanda. Dans cette aventure militaire, ces trois pays sont épaulés par des États de la coalition de conscience africaine (Éthiopie, Érythrée, Angola, Zambie, Tanzanie, Sud-Soudan, etc.). Par ailleurs, cette rébellion politique et militaire qui vient, tout à fait, solder la guerre froide en Afrique noire, est pilotée depuis Kigali. Elle présente, en effet, cette particularité et cette singularité d’être parrainée par de puissants intérêts miniers, bancaires, économiques et financiers anglo-saxons.
[xix] La CNS a permis à la France et la Belgique de tirer des dividendes politiques pour leurs marchés économiques au détriment du peuple congolais. Ces deux pays de l’Union européenne (UE) ont pratiquement profité de la CNS, quoi que exigée par le peuple et appuyée par le mouvement démocratique dont l’UDPS constituait l’ancrage, pour renforcer le pouvoir du Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre. Pour tenailler le dictateur zaïrois dont ils redoutaient d’ailleurs ses humeurs imprévisibles, les deux États occidentaux consentent à ce que la primature – c’est-à-dire : le gouvernement – soit totalement confiée entre les mains de leur homme de paille qu’est Joseph-Léon Lobitch (Leibovitch), autrement désigné Kengo wa Dondo.
[xxi] Le premier ministre belge Jean-Luc Dehaene est chrétien-démocrate flamand (CDV). Il sied de souligner que sous son premier gouvernement (1992 – 1995), la conférence nationale souveraine (CNS) se termine totalement en queue de poisson. Ce forum intercongolais est, politiquement, neutralisé par les forces ultralibérales néomobutistes qui sont parrainées par des puissances internationales dont des intérêts belges. Toutefois, sous son second gouvernement (1995 – 1999), la République démocratique du Congo est violemment ravagée par la guerre d’agression physique à la souveraineté internationale et de partition territoriale (1996-1997). Ce conflit armé est l’œuvre de la rébellion de l’AFDL, d’une part. Et, d’autre part, cette ancienne possession coloniale belge est victime de la guerre d’occupation et de pillage des ressources autant minérales et naturelles que précieuses et stratégiques. Cette deuxième guerre dont l’objectif stratégique se résume à la liquidation de la RDC, est sur le terrain l’oeuvre du tristement célèbre Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Ce mouvement rebelle bénéficie, d’ailleurs, de la même assistance logistique et technique, politique et diplomatique que la défunte AFDL dont il découle logiquement.
[xxii]Willy Claes vient du sérail socialiste flamand. Il fut ministre des affaires étrangères du Royaume de Belgique sous le gouvernement de coalition dirigé par le chrétien-démocrate Jean-Luc Dehaene. Sous son leadership ministériel, est tout à fait explicite le soutien politique et diplomatique de la Belgique aux partis d’opposition d’essence mobutiste pour prolonger la tyrannie brutale zaïroise au détriment du mouvement démocratique et de la population paupérisée et affamée par ses propres dirigeants politiques, administratifs et gouvernementaux. Contrairement à son prédécesseur, le vicomte Mark Maria Frans Eyskens, qui avait réussi à rapprocher Belges et Congolais au point de faire oublier le fameux contentieux belgo-congolais, toute son action diplomatique vis-à-vis de Kinshasa aggrave sérieusement les tensions entre le mouvement démocratique et la classe politique de l’ancienne puissance coloniale. Elle aggrave la crise entre l’UDPS et les milieux politiques et économiques belges. En fait, elle consacre définitivement le divorce entre Bruxelles dont l’obsession pathologique est toujours d’abattre l’UDPS et le camp ‘‘prodémocratique’’ à Kinshasa. Cette ligne de conduite qui consiste à davantage écarter l’UDPS au pouvoir à Kinshasa, a toujours été respectée à la lettre par de différents gouvernements belges de gauche (PS) tout comme de droite (les réformateurs libéraux). Force est d’admettre que ceux-ci ont toujours été de connivence avec les milieux politiques et gouvernementaux français, qu’ils soient de droite ou de gauche.
[xxiii] À la fin de la guerre froide directement issue de l’ordre bipolaire de Yalta et consacrée par le démantèlement du mur de Berlin et la chute du communisme idéologique, un nouvel ordre mondial se dessine. Il s’appuie nécessairement sur la mondialisation marchande dictée par le néolibéralisme. Dans cette nouvelle dynamique internationale, la République démocratique du Congo que tous les requins et charognards de la planète reluquent comme un fruit mûr, assiste au regain de l’intérêt extérieur sur ses immenses richesses tant minérales et naturelles que précieuses et stratégiques.
[xxiv] Mobutu Sese Seko du Zaïre qui soutenait envers et contre tous le maquisard angolais Jonas Savimbi de l’UNITA, ne portait spécialement pas dans son cœur son homologue angolais José Eduardo dos Santos, bien entendu en raison de ses accointances cubaines et russes, d’une part. Et, d’autre part, le gouvernement angolais incarné par dos Santos avait pris la ferme décision de renverser militairement Mobutu considéré comme un obstacle majeur à l’indépendance des pays africains et à l’émergence des peuples du Continent. Celle-ci s’est concrétisée par le soutien angolais aux rebelles sécessionnistes katangais du Front national de libération du Congo (FNLC) coiffé par le général tshombiste Nathanaël Mbumb lors de deux guerres de Kolwezi en 1977 et en 1978. Le conflit armé de 1977 décisif à l’occupation des mines stratégiques du pays a pris fin lors de l’intervention de 1500 troupes marocaines encadrées par le colonel-major Loubaris. Les dépenses du transfert des forces armées marocaines ont été entièrement couvertes par l’Arabie saoudite. Le conflit armé de 1978 dont l’objectif primordial est en vérité la partition du territoire national et l’occupation du site d’essai balistique des fusées alloué à l’Allemand OTRAG, a vu intervenir 405 parachutistes du 2e Régiment étranger de parachutistes de la légion étrangère française stationnée à Calvi (Corse).
[xxvi] L’URSS sous-traite son intervention politique, diplomatique et militaire à Cuba de Fidel Alejandro Castro Ruiz.
[xxvii] Mobutu Sese Seko instrumentalise le premier ministre Jean de Dieu Nguz a Karl I Bond et le gouverneur du Katanga Antoine Gabriel Kyungu wa Ku Mwanza, à la tête d’une milice régionale de la mort (UFERI : Union des fédéralistes et républicains indépendants), pour massacrer les Luba du Kasaï et expulser les non-originaires de la province uranifère du Katanga.
[xxviii] La diplomatie de main tendue génialement pratiquée par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) a permis à l’UDPS et aux partenaires internationaux de la République démocratique du Congo d’arrondir les angles et d’aplanir leurs divergences idéologiques. D’où la reconnaissance internationale du pouvoir de l’UDPS issu démocratiquement des urnes le dimanche 30 décembre 2018. Avec FATSHI aux manettes de la diplomatie partisane, l’UDPS cesse d’être un syndicat politique ou une ONG politique chargée de défendre les droits humains fondamentaux. Elle devient un vrai parti politique moderne qui tient un langage économique et financier avec les gouvernements et intérêts étrangers.
[xxix] Gabriel Biringanine Mugaruka, Charles Dia Oken a Mbel, Walter Isidore Kanana Tshiongo a Minanga, Paul Kapita Shabangi, Célestin Kasala Kalamba ka Buadi, Antoine Gabriel Kyungu wa ku Mwanza, Protais Lumbu Maloba Ndiba, François Lusanga Ngiele, Symphorien Mbombo Lona, Anaclet Makanda Mpinga Shambuyi, Joseph Ngalula Pandajila, Ngoyi Mukendi Muya Mpandi, Étienne Tshisekedi wa Mulumba.
[xxx] L’UDPS est née le 15 février 1982. Préalablement à cette date, il y a eu des négociations politiques pour la formation d’un deuxième parti politique entre les treize ex-parlementaires du Parti-État et le camp du MPR coiffé par le Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre. La date arrêtée pour la naissance de ce deuxième parti fut le 15 janvier 1982 par les fameux treize ex-députés. Pour la circonstance, le parti unique ou Parti-État est représenté lors de ces pourparlers par le ministre de l’administration du territoire Félix Vundwawe te Pemako (VTP) et le conseiller diplomatique du chef de l’État Honoré N’Gbanda Nzambo ko Atumba. Toutefois, comme Mobutu Sese Seko du Zaïre n’a véritablement pas pu respecter tous ses engagements et sa parole donnée, les treize parlementaires frondeurs, déduisant de l’article 4 de la constitution du 24 juin 1967, laquelle prévoit explicitement la possibilité d’asseoir un deuxième parti politique en République du Zaïre, fondent l’UDPS le 15 février 1982. Il y a lieu de relever que cette disposition constitutionnelle, d’ailleurs remaniée par les hautes instances dirigeantes du MPR en vue de verrouiller le système despotique, reconnaît ostensiblement la coexistence de deux partis politiques sur le champ national. À cet égard, l’alinéa 1 de l’article 4 de la constitution du 24 juin 1967 déclare : ‘‘Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage’’. Son alinéa 2 affirme : ‘‘Il ne peut être créé plus de deux partis dans la République. Ces partis s’organisent et exercent leurs activités librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale, de la démocratie et les lois de la République’’.
[xxxi] Sous le régime de l’arbitraire incarné par le Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre, le citoyen zaïrois était membre du MPR dès sa conception dans les entrailles maternelles.
[xxxii] La fameuse pratique de la relégation héritée de la colonisation belge.
[xxxiii] En Afrique francophone, des régimes dictatoriaux sont recyclés par la démocratie. Les élections servent, à cet effet, de blanchisserie.
[xxxiv] Le citoyen est, d’abord et avant, tout un membre de la communauté nationale. À cet effet, il participe par son action positive à l’épanouissement de sa collectivité publique, à l’enrichissement de son entourage immédiat. Pour ce faire, il bénéficie des droits et des libertés. Celui-ci a également des obligations et des devoirs qu’il se doit de remplir au nom de l’État et de la Nation. Pour l’UDPS, le citoyen est un véritable titulaire des droits constitutionnels et un détenteur des libertés publiques républicaines
[xxxv] L’émergence politique de l’UDPS en République démocratique du Congo (RDC) et la consolidation de son ancrage dans le champ national ont profondément libéré des énergies dans la société. Ces deux phénomènes sociologiques ont entraîné conséquemment et consécutivement l’irruption de la société civile. Celle-ci est devenue un acteur national majeur sur les plans politique et social autant que culturel et économique.
[xxxvi] Article 211 de la constitution du 18 février 2006.
[xxxvii] Article 212 de la constitution du 18 février 2006.
[xli] Cette lettre des parlementaires frondeurs du MPR destinée à Mobutu Sese Seko est aussi qualifiée de mémorandum de 52 pages.
[xlii] Étienne Tshisekedi wa Mulumba, en tant que prophète de la démocratie en République démocratique du Congo, est tout à fait vénéré par les militants et sympathisants de l’UDPS au même titre qu’un ange, un saint voire un dieu vivant.
[xliii] Foi et croyance permettant à l’être humain de vivre dans l’espérance du salut. En l’occurrence le salut politique.
[xliv] Les membres d’une secte sont généralement mus par des notions morales de fraternité et de solidarité. Ceux-ci sont reliés par la quête mystique et spirituelle de la Sagesse et de la Vérité véhiculées par des enseignements qui professent la libération humaine de contraintes physiques et matérielles autant que morales et spirituelles.
[xlv] Le fait qu’il ait été combattu par de puissants intérêts exogènes et endogènes, fait éminemment de lui un martyr – [de la démocratie et de la liberté] – au même titre que son homonyme sanctifié par la chrétienté romaine et immortalisé dans les Actes des Apôtres.
[xlvi] Pour l’UDPS, sa lutte en faveur du changement politique et démocratique trouve toute sa légitimation dans la Bible chrétienne. La tyrannie représente la puissance pharaonique d’Égypte. Le martyre du peuple congolais est assimilé aux injustices criardes subies par les hébreux sous l’empire pharaonique. L’avènement de la démocratie est interprété comme la sortie d’Égypte. Si Moïse est incarné par Étienne Tshisekedi wa Mulumba (ETM), son fils Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) est sincèrement perçu comme le célèbre personnage biblique Josué. Celui-ci présente cette particularité et cette singularité d’avoir conduit immédiatement le peuple israélite à la Terre promise, d’ailleurs, résumée en trois mots : ‘‘Démocratie’’, ‘‘développement économique’’ et ‘‘Progrès social’’ ou ‘‘Paix’’, ‘‘liberté’’ et ‘‘dignité’’ ou ‘‘Sécurité’’, ‘‘Prospérité’’ et ‘‘Justice’’ (Équité).
[xlvii] Dans le cas spécifique de la République démocratique du Congo (RDC), il s’agit, en réalité, des réseaux maffieux et pédopornographiques qui contrôlent étroitement des États et gouvernements.
Pourquoi les ‘‘Nephilims’’ en veulent-ils à mort à l’être ‘‘humain’’ ?
D’après la Torah, les Nephilims sont, en réalité., des anges déchus. Ces corps célestes incarnés dans l’humain nourrissent une et une seule obsession, ne sont animés que d’une seule ambition : la disparition de l’humanité.
L’Extinction ‘‘programmée’’ de l’Homo Sapiens
Le Grand ‘‘Complot’’ contre l’Humanité vivante
Un Projet solidement avancé…
‘‘L’Humanité se compose de plus de morts que de vivants’’ Auguste Comte
Par Joël Asher Lévy-Cohen
Les Nephilims sont des Anges déchus qui ont conquis la terre. Ils se caractérisent par leur forte taille et leur puissance mentale.
Dans la Torah hébraïque et la Bible chrétienne, les ‘‘Nephilims’’ sont en vérité des ‘‘B’nei ha Elohim’’. C’est-à-dire : les ‘‘Enfants de D.ieu[i]’’. À ce titre, ils sont dotés d’une intelligence fine et d’une puissance supérieure. Celles-ci dépassent très largement l’entendement humain. En effet, pour avoir totalement désobéi à l’Être suprême dans le cadre de son ‘‘projet de Création’’ qui implique de se détourner du Mal, de Satan et de ses suppôts, ceux-ci tombent très rapidement en disgrâce et, par voie de conséquence, deviennent des ‘‘Anges déchus’’. C’est-à-dire : des ‘‘Collaborateurs divins qui sont évidemment tombés pour avoir totalement perdu l’estime et l’amour du Créateur Elohim’’.
Satan est un ange de lumière.Il symbolise la désolation et le chaos. Il manipule toutes les catastrophes horribles qui affligent l’humanité et mènent à son extinction..
À titre de punition divine, les ‘‘Nephilims’’ sont sans autre forme de procès renvoyés du ciel. N’ayant plus de domicile fixe à l’instar de Satan, ils sont, par voie de conséquence, condamnés à l’errance. Pour ne plus errer continuellement, tous ces Anges déchus qui ont véritablement perdu leur statut privilégié d’associé à l’œuvre de l’Éternel, trouvent finalement sur la terre ‘‘vierge’’ un point de chute où ils peuvent établir sans inquiétude leurs colonies de bannis du royaume divin. Toutefois, dès leur établissement, ceux-ci corrompent pratiquement la terre. Force est, d’ailleurs, de souligner que cette planète ostensiblement bénie pour abriter la vie est considérée, à juste titre, comme un vrai ‘‘bijou’’, une vraie »perle », un véritable ‘‘paradis’’ par les voyageurs célestes[ii].
Signe de leur déchéance voire de la malédiction qui les frappe, ce nouveau lieu de résidence conquis ou investi par les Nephilims se transforme littéralement, rapidement, en pétaudière. Il se métamorphose en une sorte de pandémonium new-look et version terrestre. D’ailleurs, mus par le souci d’assurer à tout prix la survie de leur espèce exilée, éloignée à jamais de la face de D.ieu, ces Anges déchus [souillent] complètement la terre par la culture de la violence et la pratique de la fornication.
Les Anges déchus sont attirés par le charme et la beauté des femmes terrestres.
Pour atteindre leurs fins, les Nephilims entretiennent physiquement des relations charnelles illicites avec les Filles des humains[iii]. Il sied d’admettre que la beauté ‘‘virginale’’ de ces êtres féminins est manifestement l’objet de leur convoitise. Cerise sur le gâteau, les charmes de toutes ces filles des humains font, en vérité, les délices de leur avidité sexuelle. Ils excitent, à n’en plus finir, leur appétit de la chair.
les Anges déchus entretiennent un commerce charnel avec les filles des humains.
Ces rapports charnels, jugés tout à fait inappropriés, finissent par irriter le Roi de l’Univers. Courroucé, ce Créateur divin prend la décision irréversiblement radicale d’ôter de la face de la terre la vie animée qu’il a pourtant contribué à façonner de ses propres mains. Il décide, donc, de supprimer toute espèce vivante qu’il a pourtant contribué à créer de sa propre intelligence. D’où le fameux déluge relaté d’ailleurs avec poésie dans les Écritures Saintes, évoqué comme la manifestation tangible de l’ire divine face à la corruption de la terre par les êtres humains associés aux Nephilims dans cette aventure apocalyptique.
Le déluge a permis à D.ieu d’éliminer toute vie sur terre en vue d’effacer toute trace de péché ou tout stigmate d’abomination commise par les Humains associés aux Nephilims.
De toute évidence, les ‘‘Nephilims’’ qui ne sont pratiquement plus en odeur de sainteté avec le royaume divin, ont toujours cherché à piéger par tous les moyens l’être humain[iv]. De par leur vocation d’exilés célestes, ces anges déchus ont toujours cherché à enfoncer l’espèce humaine pour qu’elle perde coûte que coûte son statut privilégié de préféré de D.ieu. Ils ont toujours cherché à couler l’humain pour la simple et bonne raison que celui-ci est, en vérité, ‘‘créé à l’image de D.ieu’’. Comme le spécifie la Torah hébraïque, ‘‘il est, en réalité, le seul être dans l’ordre de la Création, la seule créature à avoir été façonnée à la ressemblance divine[v]’’.
La tentation d’Adam et Ève par le serpent. Ce reptile symbolise un ange de lumière déchu par le Créateur divin.
En effet, le ‘‘Ben ha Adam’’ est le fils d’Adam. Ce premier être humain est en réalité dans l’ordre de la Création divine le seul être ressemblant à Dieu non point par sa simple et propre volonté mais par la volonté unique du Créateur d’en faire un travailleur associé à son projet. D.ieu en a fait, sans hésiter, le maître d’œuvre ou le seul dépositaire attitré de la Création. Cette perspective de voir une créature divine qui, dans le processus de création, arrive en dernière position, jouir pratiquement des responsabilités plus grandes que les leurs, a provoqué le courroux de ces Anges déchus[vi]. À partir de cet instant, ces exilés célestes ont décidé d’avoir coûte que coûte la peau de l’homme pour faire échouer lamentablement le projet de la Création divine. Cela passait incontestablement par la disparition pure et simple de l’être humain.
La première stratégie adoptée par des ‘‘Nephilims’’ dans le but d’éteindre définitivement la lignée humaine passait nécessairement par la fabrication naturelle des êtres hybrides. Ceux-ci étaient, à la fois, mi-anges et mi-humains. En fait, ces êtres ne pouvaient être obtenus que par la seule et unique voie de rapports sexuels. Ainsi, ils entreprirent l’entretien des relations charnelles illicites avec les filles des hommes dans la seule et unique optique destructrice[vii].
Le géant Goliath est un Nephilim
De cette union, sortirent des Êtres puissants. Ceux-ci étaient réellement remarquables par leur imposante taille. D’où le nom leur affublé de ‘‘Géants’’. Du fait de leur force physique et de leur puissance mentale, ils s’imposèrent facilement aux humains et prirent rapidement le contrôle de leur environnement et le leadership de leurs sociétés. Ils les réorganisèrent à leur guise en y imprimant en profondeur leur vision et leur savoir. Bref leur mode de vie.
Pour les dominer complètement, les Nephilims font des humains d’esclaves qui dépendent strictement de leurs volontés. À cet effet, ils mettent au point des systèmes qui favorisent et accentuent cette dépendance. Ils établissent, entre autres, le système de castes sociales qui favorisent naturellement leur mainmise sur le fonctionnement global de la société.
Pour ce faire, les Nephilims s’autoproclament descendants ‘‘légitimes’’ de multiples divinités qui règnent en pagaille sur la terre dans l’optique de confisquer le pouvoir social. À cet égard, ils optent en faveur du régime héréditaire pour faciliter la transmission du pouvoir politique entre eux et assurer la stabilité de leur système socioculturel. Toutefois, pour intégrer finalement un tel régime, il faut être impérativement coopté par un membre du sérail. Par ce biais, ceux-ci verrouillent toute possibilité d’intrusion des ‘‘B’nei Adam’’ qui, de ce fait, sont marginalisés, discriminés et éloignés de toute forme de gestion de la collectivité publique.
Pour mater les Humains, les Anges déchus règnent par la terreur. La violence arbitraire leur permet de liquider toute vie hostile à leurs intérêts mesquins. Pour ce faire, ils instituent la peine capitale dans leurs législations autoritaires.
Afin de mieux contrôler les agissements humains, les Nephilims instituent la peur comme mode gestion de la société. Pour ce faire, ces buveurs de sang à la tête des régimes vampires instituent la potence. Contrairement aux vrais Fils de Dieu qui refusent de verser le sang[viii] et, à cet effet, préfèrent carrément bannir de leur entourage tous les fauteurs de trouble. Cette peine cruelle et infamante est, plutôt, un prétexte en vue d’éliminer des pans de la population qu’ils considèrent, de leur unique point de vue, tout à fait inutiles à leurs intérêts funestes[ix]. C’est, surtout, un moyen de se débarrasser de ceux qui prennent la ‘‘défense’’ des B’nei Adam, qui gênent constamment leur pouvoir amoral et compromettent réellement la stabilité de leur système immonde.
Pour mieux dominer la multitude, les sociétés civilisées offrent aux populations le pain et le jeu.
Pour faire tomber l’humain de son piédestal et, surtout, continuer à le distraire indéfiniment, les Nephilims, d’ailleurs ‘‘futés’’ et extrêmement ‘‘doués’’ pour leur ingéniosité, introduisent le divertissement dans la société. Cette stratégie leur permet d’abrutir davantage cet être[x].
La musique, entre autres le Rock & Roll, a toujours servi de corridor pour la circulation des drogues dures. Sur la photo, le légendaire Mick Jagger des Rolling Stones.
Au lieu d’occuper tout son esprit, pourtant, censé être directement tourné vers son Créateur céleste, connecté à l’Âme universelle, à la Source intarissable de l’Amour céleste, l’humain est plutôt aspiré, phagocyté par des entités du bas astral. Toutes ces puissances maléfiques, d’ailleurs réputées agir négativement dans la vie existentielle, tirent immédiatement sa conscience vers le bas. Elles tirent, en fait, tout son esprit et toute sa conscience au niveau inférieur de l’animal[xi].
La prière et la méditation conduisent à l’élévation de la conscience d’un individu.
Aussi les Nephilims encouragent-ils dans leurs sphères la consommation des narcotiques ou la prise des drogues dures pour s’évader du monde physique et matériel. Ainsi, les humains prennent naturellement goût à la consommation des plantes hallucinogènes pour échapper à la pénibilité des corvées leur infligées par ces Anges déchus. Plutôt connues pour leurs vertus thérapeutiques, curatives, celles-ci, d’ailleurs consommées dans des conditions de liberté absolue, sans strict et préalable encadrement, provoquent naturellement le délire mental de la personne physique, détruisent psychiquement l’individu, déciment le corps de l’humain. Il sied de souligner que cette initiative est, effectivement, prônée dans le strict et unique but de trucider ces êtres choisis par D.ieu qu’ils jugent, pourtant, trop faibles d’esprit.
La Marijuana est, aujourd’hui, en vente libre. Même des États et des gouvernements en sont devenus des vendeurs en gros et en détail.
S’il y a effectivement un ‘‘mot’’ qui définit l’attitude à la fois inconsciente et condescendante des Nephilims sur la terre, c’est bien le terme ‘‘Destruction’’. Le verbe ‘‘Détruire’’ est, certes, ce qui caractérise le mieux leurs activités. En effet, les Nephilims, pour éteindre toute vie sur la terre et faire littéralement de cette planète un lieu totalement invivable et irrespirable, sont totalement, incontestablement, portés à détruire la Nature environnante. Ceux-ci participent activement à la pollution de la terre par leurs activités très souvent de nature industrielle. Celle-ci peut-être d’origine nucléaire, biologique ou chimique.
La pollution industrielle qui a des répercussions négatives sur la solidité de la couche d’ozone,entraîne la destruction de la Nature et de l’humanité.
Les équipements que les Nephilims utilisent, causent en fait par le truchement des industries manufacturières, des dommages profonds à la couche d’ozone. Ceux-ci émettent, en réalité, des gaz à effet de serre qui détruisent cet écran protecteur des rayons ultraviolets. Il y a lieu de noter que la couche d’ozone protège très efficacement les êtres vivants et les écosystèmes en absorbant tout le rayonnement solaire ultraviolet.
La maîtrise parfaite de la science moléculaire et de la génétique fait participer les Nephilims à la destruction inconsciente de la Nature. En effet, ces Anges déchus sont portés à pratiquer le clonage des êtres vivants, des animaux et des plantes[xii]. Aussi sont-ils portés à modifier, sans raison apparente ou valable, leur structure moléculaire ou génétique.
L’homosexualité en Grèce antique. Des géants qui éprouvent un sentiment amoureux l’un à l’égard de l’autre.
Pour détruire l’humain et éteindre toute sa lignée, les Nephilims promeuvent une sexualité débridée. Aussi promeuvent-ils des unions matrimoniales qui soulèvent indéniablement des questions d’ordre éthique[xiii]. À cet égard, ceux-ci prônent, sans hésiter, la zoophilie[xiv]. Ils font, ouvertement, l’apologie de la pédophilie[xv] ou de l’éphébie (éphébophilie)[xvi].
Les Nephilims encouragent très vivement l’exploitation sexuelle de petites filles ou des femmes adultes.
Par ailleurs, les Nephilims encouragent très vivement l’exploitation sexuelle de petites filles ou des femmes. À cet égard, ils décrètent sans la moindre retenue que la prostitution en tant que traite humaine est, par essence, un ‘‘travail rémunérateur’’. Celle-ci doit être légalement interprétée non pas comme une infraction à la règle de droit ou une atteinte à la morale mais comme une activité professionnelle génératrice de revenus assujettis aux impôts et taxes.
L’homosexualité était très répandue en Grèce antique
Aussi les Nephilims encouragent-ils très ouvertement des pratiques sexuelles contre-nature. Comme ils poursuivent assurément l’extinction de la lignée humaine, celles-ci ne permettent pas, par leur nature, à l’humain d’assurer la rotation des générations. Il convient de constater que ceux-ci encouragent toutes ces pratiques sexuelles dans la limite de la bestialité dans le but de détruire l’énergie divine des humains et, par conséquent, de les rétrograder au niveau animal.
La pédophilie était encouragée dans la morale des civilisations antiques, dont la Grèce.
Pour ce qui est spécifiquement de la pédophilie, ces Anges déchus s’adonnent à cœur-joie à cette activité sexuelle dans l’intention manifeste d’accaparer l’énergie divine des tout jeunes enfants. En effet, ils ont naturellement besoin de cette énergie juvénile pour carburer et vivre sur la terre afin de ne pas être condamné à errer indéfiniment dans les univers du bas astral. Ils ont nécessairement besoin de cette énergie pour poursuivre leur entreprise maléfique sur la terre.
Avant le déluge, l’humain ne consommait que des fruits et légumes.
Par ailleurs, dès sa création par l’Être suprême (Elohim), l’humain (Adama) ne se nourrissait, à vrai dire, point de chair animale. Son alimentation était plutôt constituée de végétaux. C’est effectivement dans l’abondance ou la luxuriance de la végétation qui l’entourait que celui-ci tirait pratiquement l’essentiel de ses ressources alimentaires ou l’ensemble de ses moyens nutritifs ou besoins nutritionnels[xvii].
Au début de l’humanité, l’alimentation humaine était essentiellement composée de végétaux. L’humain consommait uniquement des fruits et légumes.
Mais, en raison des dégâts énormes provoqués par le déluge qui a rendu aride la terre, l’être humain, pour se nourrir, donc en vue de se maintenir en vie, commence à consommer la chair animale. C’est de là que provient, sans nul doute, cette violente haine ou perpétuelle animosité entre les êtres du règne animal et les descendants de la lignée humaine. Dans le dessein d’assurer sa survie terrestre, étant donné qu’il avait déjà perdu toute grâce aux yeux de l’Éternel son créateur, l’humain n’a fait que suivre aveuglément les Nephilims dans la consommation de viande animale.
»Tu ne tueras point ». Cette interdiction de tuer contenue dans les dix paroles de la Torah afin de préserver l’équilibre dans l’ordre de la Création divine ne concerne pas que l’extinction de la vie humaine. Elle s’applique également aux victimes aussi bien humaines qu’animales et environnementales.
Cet être peut corriger cette injustice qu’il inflige aux animaux en délaissant définitivement à titre de mode de consommation alimentaire la chair animale. Cela est d’autant plus vrai que dans la table de dix paroles communément appelées dix commandements, l’être humain est sommé de ne point tuer. Cette obligation de ne pas commettre un meurtre ne se limite pas qu’aux seules victimes humaines. Elle s’étend également à l’être animal[xviii] et à la Nature ou l’environnement.
Satan se considère comme le maître du monde. Il cherche par tous les moyens à assujettir l’humanité, à faire de l’humain son esclave…
Ce qui est clair, les relations tumultueuses entre Nephilims et Humains s’articulent, à vrai dire, autour de la ‘‘haine’’ en tant que sentiment très largement nourri par les ‘‘Anges déchus’’ à l’encontre de toute créature élevée au rang privilégié de préféré de D.ieu. Cette attitude les pousse à persécuter, avec l’étroite collaboration de ‘‘Satan’’ et de tous ses suppôts, l’espèce humaine. Cette oppression trouve, d’ailleurs, très largement son écho dans les découvertes scientifiques et inventions technologiques dont ils réclament ostensiblement la paternité et se gargarisent avec fierté et orgueil.
Force est d’admettre qu’à bien des égards, celles-ci participent, à vrai dire, de façon épouvantable, à la destruction de l’environnement physique. Aussi conduisent-elles à la dégradation manifeste de la santé autant physique et morale que psychique et mentale de l’être humain.
[i] Les Nefilim ou Nephilims sont de la racine divine. Torah, Berechit (Genèse) : 6 : 1 – 5.
[ii] C’est sur la terre que D.ieu décide d’établir l’être humain en tant que garant de l’œuvre divine. Il importe de relever que celui-ci est créé à sa ressemblance. Contrairement aux ‘‘Anges’’ divins qui ont pratiquement le même statut que les ‘‘animaux’’ par définition sans conscience, cet être privilégié pour avoir été choisi par l’Éternel est doté du libre-arbitre et d’une conscience qui l’encadre et l’oriente dans ses activités.
[iv] Dans l’existence terrestre, il y a effectivement deux types ou catégories d’êtres humains. D’un côté, le ‘‘Ben Adam’’ ou descendant direct d’Adam sanctifié par Hashem en tant que son serviteur. Il importe de mentionner qu’Adam est le père de l’humanité à qui D.ieu a offert la terre d’Israël pour sa sainteté, sa loyauté et sa franchise, à qui il a accordé la puissance de le faire connaître à toutes les Nations de la terre. De l’autre, les ‘‘B’nei Nefilim’’. Ceux-ci sont, en réalité, des descendants directs des Nephilims. De ce fait, ils résultent du croisement entre les Nephilims et les êtres humains. Ils peuvent aussi être de la race naturelle des Nephilims. Dans cette hypothèse, ils présentent cette particularité et cette singularité de s’être plutôt incarnés dans une peau humaine. En tant qu’héritiers légitimes de Nephilims, ces deux espèces ont visiblement pour mission primordiale de martyriser les êtres humains, de polluer systématiquement les conditions de leur vie, de la rendre difficile, insupportable et effroyable. En association avec Satan, ils contribuent à égarer les êtres humains pour obtenir in fine leur chute, une chute semblable si pas pire à la leur.
[vi] Les Anges existent normalement avant la création du monde par le grand Seigneur de l’Univers Elohim.
[vii] De par leurs races et leurs natures respectives, les humains et les anges ne peuvent en aucune façon se mêler afin d’assurer une progéniture ou une descendance. Ils ne peuvent en aucune manière s’unir sexuellement pour procréer. C’est un interdit divin qui frappe toute union entre espèces différentes. En d’autres termes, il est formellement interdit, dans l’ordre de la Création, à quiconque, fût-il Ange ou Humain, de modifier, unilatéralement ou sous aucun prétexte, toute loi naturelle ou tout principe établi par le Divin Créateur. C’est une abomination passible d’extinction vitale. C’est ce qui explique le déluge en tant que réponse colérique au double comportement des Humains et des Anges déchus (Nephilims).
[viii] Ceux qui versent le sang humain, peuvent également être des descendants de la lignée des Caïnites. Leur ancêtre est ‘‘Caïn’’ qui, par jalousie, avait tué son Frère »Abel » pour avoir trouvé grâce aux yeux de l’Éternel.
[ix] Tous les régimes étatiques et gouvernementaux qui pratiquent la peine de mort, sont dirigés par excellence par des descendants et héritiers directs des Nephilims. Le sang humain leur sert, convient-il de mentionner, de carburant pour fonctionner et, par conséquent, asseoir leur autoritarisme, imposer leur oppression et leur arbitraire.
[x] Par les valeurs tant morales et spirituelles que matérielles et intellectuelles que promeuvent les Nephilims, la lecture (magazines, journaux, ouvrages), le sport et la musique en tant qu’art, le cinéma et la télévision en tant que médium, participent négativement à l’abrutissement de l’individu. Ce sont des instruments de manipulation mentale des masses.
[xi] Eu égard à sa nature, quatre activités principales caractérisent un animal. Celles-ci définissent, en fait, son être, donc sa personnalité. Elles font réellement partie intégrante de son identité. Il s’agit du fait de ‘‘boire’’, ‘‘manger’’, ‘‘dormir’’ et ‘‘s’accoupler’’. C’est à ce niveau de conscience que les Nephilims veulent à tout prix conduire les humains. En effet, si, naturellement, l’humain peut, dans sa vie quotidienne, reproduire ces quatre paramètres, il y a un cinquième qui le distingue profondément de la bête. Il y en a un cinquième qui le fait systématiquement et automatiquement démarquer des autres espèces. C’est bel et bien la pensée ou la réflexion. Cette activité mentale lui permet de créer, d’imaginer, de conceptualiser, de fabriquer un imaginaire, d’inventer des outils, de transformer la matière, de construire, d’anticiper, de prévoir, d’améliorer sa condition précaire, de se soigner, d’embellir la nature, de prendre soin de son environnement, de maîtriser l’espace et le temps, etc.
[xii] Ils n’hésitent à procéder au clonage des chiens et loups, des lions et tigres, des chevaux et des zèbres, etc.
[xiii] Fervents promoteurs de l’homosexualité en vue de limiter la massification de l’humanité, les Nephilims encouragent vivement l’inceste. Cette forme d’échanges sexuels entre les membres d’une même famille entraîne rapidement la détérioration des gènes humains et, en bout de chaîne, l’extinction du groupe social. Force est de constater que nombre de royautés antiques dont le régime fut héréditaire, pratiquaient en réalité l’inceste pour se protéger de toute intrusion étrangère et, ainsi, conserver le pouvoir au sein de la même famille.
[xiv] L’union maritale et l’accouplement sexuel entre un humain et un animal.
[xv] Le mariage et les relations sexuelles entre une personne adulte et une personne mineure.
[xvi] Le mariage et les relations sexuelles entre une personne adulte et un(e) jeune adolescent(e).
La vraie ‘‘force cachée’’ du Coronavirus COVID – 19
Le coronavirus COVID – 19 a été décrété pandémie par l‘Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce qui nécessite une riposte musclée à l’échelle planétaire.
Fin d’un cycle de l’existence humaine et Mort d’une civilisation
Le début d’une ‘‘autre’’ Humanité vivante
‘‘À la civilisation de masse doit succéder une civilisation à l’échelle de l’individu.’’ Valéry Giscard d’Estaing, président de la République Française (1974 – 1976), Lyon, 23 avril 1981
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
2020 : Année de toutes les espérances ou Année de toutes les catastrophes ?
L’année 2020 peut se prononcer comme le nombre deux mille vingt. Elle peut aussi s’écrire et se prononcer de la manière suivante : ‘‘deux mille vins’’. À cet égard, elle rappellerait ce fameux breuvage qui délecte le palais des dieux, ravit les papilles gustatives divines. Aussi rappellerait-elle cette boisson magique qui rend de temps en temps les hommes dingues.
Oui ‘‘Deux mille vins’’ ! Le nouveau millésime est sans aucun doute frelaté au point de rendre les humains fous, vraiment fous. Au point de rendre le monde loufoque. Au point de perdre complètement la raison. Ce qui revient à dire et même à conclure péremptoirement que l’humanité s’est, en ce début 2020, bien réveillée avec la gueule de bois.
En effet, l’année 2020 n’a commencé qu’avec de très mauvaises nouvelles. Celle-ci a démarré en trombe avec des informations aux allures apocalyptiques. La belle Australie, sise aux confins du monde, a ouvert le bal des actualités alarmantes avec moult incendies. Ces feux de forêt d’origine manifestement criminelle ont décimé tout l’écosystème forestier et animalier.
Ces incendies meurtriers ont détruit un vrai bijou de la nature. Force est de constater que celui-ci a pris des millions d’années pour se constituer et se pérenniser. Aussi ces feux de forêt ont-ils ravagé l’habitat des animaux autant que celui des humains. Ils ont ainsi rendu pauvres des centaines de gens ou des milliers de familles.
Après le drame australien, l’humanité a bel et bien frôlé la catastrophe en raison de la tension politique et diplomatique qui oppose de manière persistante les États-Unis d’Amérique et l’Iran sur la question brûlante du dossier nucléaire. Cette crise a, ostensiblement, atteint son paroxysme, culminé avec l’assassinat du général iranien Qassem Soleimani à Baghdâd par des drones américains. Ce polémarque, à plus forte raison architecte de la politique belliciste iranienne, coiffait, en réalité, la tête des forces Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique.
Si elle n’est certes pas résolue de manière pacifique et non violente, cette crise aux multiples rebondissements pourrait indubitablement occasionner des ravages indicibles. Elle pourrait naturellement provoquer des dommages irréparables sur l’ensemble de la région du Proche-Orient ou du Moyen-Orient. Cela dit, l’option militaire demeure, pour l’instant, la seule sur la table de divers états-majors des pays intéressés ou concernés de loin ou de près. Il y a lieu de noter que celle-ci est, sans équivoque, normalement privilégiée dans la seule et unique optique de redessiner complètement voire profondément la cartographie politique du Grand Moyen-Orient.
Avant même d’avoir assisté à une baisse significative de tension entre le pays de l’Oncle Sam et l’empire théocratique des Mollahs, le coronavirus COVID – 19 s’est finalement auto-invité. Depuis la Chine engluée durant des semaines et des mois dans une crise interminable avec la province rebelle de Hong-Kong, ce virus s’est faufilé, sans tambour ni trompette, entre ‘‘la procédure judiciaire de l’Impeachment’’ visant directement le locataire de la Maison Blanche Donald John Trump Sr et le ‘‘Megxit’’ qui irritait au plus haut point les Sujets de sa Gracieuse Majesté. Sans compter que le Coronavirus a volé la vedette aux primaires démocrates dont l’envol, d’ailleurs, chaotique et combiné aux déboires, quoi que vite limités, du vieux routier Joe Biden, est très nettement passé au second plan dans la majorité des médias de masse.
Le Coronavirus COVID – 19 est une pathologie très lourde. Associé au SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), il nécessite l’hospitalisation des patients. Ceux-ci accusent de sérieuses difficultés respiratoires.
Ce qui est absolument clair, le Coronavirus COVID – 19 a véritablement décidé de se faire parler de lui. Peu importe en bien ou en mal.
En mal, il sied de noter que ce virus opportuniste a été décrété rien de moins qu’un ennemi à abattre par des gouvernements et des États. À cet effet, celui-ci a été assimilé non pas à un simple ‘‘agent pathogène’’ mais plutôt à ‘‘un agent du terrorisme international’’. Donc un ennemi public N0 1 sur le plan ‘‘médical’’ et ‘‘sanitaire’’ mais combattu avec des ressources militaires, des moyens sécuritaires d’un État disposant du monopole de la violence légitime au sein de la société…
Vu son statut ultra-contagieux, ce vecteur a visiblement nécessité une coopération soudée, une collaboration étroite et sans faille entre États et gouvernements de la planète Terre. Dans ce domaine, le plus bel exemple de solidarité demeure sans nul doute l’assistance ‘‘médicale’’ et ‘‘humanitaire’’ de la Chine pour aider directement l’Italie à endiguer cette crise sanitaire et des pays africains au cas où cette pandémie prendrait soudainement des proportions inquiétantes dans leur sphère géographique. Force est de relever que l’Italie qui est, bien sûr, un État membre de l’Union européenne (UE), est réellement un des pays les plus touchés par la propagation ultrarapide de ce virus mortel.
Le Coronavirus a provoqué la restriction des libertés démocratiques et la limitation excessive des droits humains fondamentaux parmi lesquels les libertés de manifestation et de réunion, la libre circulation des personnes.
En bien, le Coronavirus COVID – 19 a suscité la prise des mesures draconiennes dont la plus emblématique est, à coup sûr, le confinement des individus ou familles. Même s’il est réputé porter atteinte à la liberté, cet isolement des personnes participe positivement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en raison de l’anémie de la production industrielle. Aussi participe-t-il, en restreignant la libre circulation des automobiles ou des véhicules motorisés, à la diminution drastique de la pollution. En vérité, celle-ci est occasionnée par des voitures qui émettent du plomb censé contaminer l’environnement humain voire des particules fines[i] qui vicient l’air et, par voie de conséquence, entraînent l’explosion des maladies respiratoires telles que l’asthme.
Le Coronavirus entraîne la restriction en matière de circulation automobile. Il présente, en effet, une incidence positive dans le domaine de la réduction de la pollution de l’air et des émissions de particules fines, tels le monoxyde de carbone (CO) ou le dioxyde d’azote (NO2).
Sur le plan électronique, le Coronavirus COVID – 19 qui nécessite plus que jamais l’isolement des individus pour éviter toute contamination interhumaine favorise à tout bout de champ le télétravail. À ce niveau, il chamboule complètement l’organisation du travail, d’une part. Et, d’autre part, il bouleverse le mode de vie des employés au sein de l’entreprise. Y compris au sein de leurs familles respectives.
Le Coronavirus a permis aux entreprises de se restructurer et d’opter en faveur du télétravail. Ce qui minimise sensiblement les coûts de production relatifs au déplacement des employés à leur lieu de travail.
Le support informatique jumelé au téléphone devient, ainsi, le seul moyen de contact et, surtout, de communication ‘‘interpersonnelle’’ entre l’employeur et les employés. Comme les rencontres ‘‘personnelles’’ sont, en réalité, réduites au maximum, il sert normalement à planifier des réunions d’affaires. Aussi sert-il à commander autant des victuailles auprès des hypermarchés ou supermarchés que des médicaments auprès des pharmacies, des biens de consommation courante auprès des quincailleries.
Le télétravail diminue la perspective de rencontre personnelle entre les employés d’une entreprise. Il réduit de manière drastique la possibilité de contagion ou de transmission des maladies entre employés.
En d’autres termes, ce virus opportuniste vient de faire basculer toute une civilisation fondée sur les contacts personnels. En effet, cet agent pathogène, d’ailleurs, réputé pour sa nocivité ou sa virulence vient de faire entrer de plein fouet l’être humain dans l’ère du numérique. Une ère profondément axée sur des contacts virtuels. Une ère dans laquelle les êtres humains condamnés à l’isolement forcé n’éprouvent aucun besoin de se rencontrer personnellement pour partager, discuter, échanger, travailler, jouer, étudier, boire, manger ensemble, etc.
Cette ère du virtuel accentue en fait l’individualisme au détriment du communautarisme. Elle provoque le phénomène de retrait ou de repli sur soi. Il s’agit d’une ère qui favorise en réalité la vie monacale. Quoi que les moines ayant marqué la vie des communautés médiévales sont, de nos jours, pratiquement une espèce en voie de totale disparition. Cette extinction de la vie monastique est, certes, perceptible aussi bien dans les prieurés que les abbayes en raison du peu de vocation ou du peu d’attrait que suscite franchement ce mode de vie on ne peut plus particulier.
Ce qui est sûr et certain, le Coronavirus COVID – 19 a complètement métamorphosé la façon de vivre de l’être humain. Et en si peu de temps ! Ce virus a profondément modifié sa manière de communiquer avec son prochain. Cet agent pathogène a littéralement modifié sa manière de saluer son allocutaire. De tout temps, celle-ci consiste à serrer toujours la main de son interlocuteur ou de son vis-à-vis. D’ailleurs, le fait de serrer les pinces traduit la transmission des énergies positives entre deux êtres vivants. Il symbolise la paix et la communion entre deux individus.
Embrasser sa douce moitié devient un sport dangereux. Les bécots sur les lèvres et les baisers avec la langue sont vivement déconseillés en raison de la transmission interhumaine du Coronavirus par voie salivaire.
À ce propos, il importe de souligner que le Coronavirus COVID – 19 a rejeté les bisous dans la mode de salutation des êtres humains. En effet, cette coutume, augmente, multiplie, de manière tout à fait exponentielle des possibilités de contamination des partenaires amoureux, amicaux ou familiaux. Elle est considérée comme un vecteur de propagation ultrarapide de ce virus mortel, un agent de transmission interhumaine des pathologies.
Pourtant, faut-il bien comprendre, les baisers sur la joue à titre d’embrassade ont vraiment pour nature de prouver tout comme de renforcer davantage la proximité ‘‘amicale’’, la fusion ‘‘fraternelle’’ ou ‘‘sororale’’. De même que les petits bécots affectueux sur les lèvres attestent assurément de l’intimité relationnelle, de même les baisers avec la langue témoignent, à n’en point douter, de la proximité amoureuse, de la chimie entre deux tourtereaux. Force est de constater que cette manière d’exprimer publiquement son amour ou de démontrer toute son affection n’est pratiquement plus de mise par les temps qui courent. C’est, à vrai dire, un changement radical.
Puisque l’humanité verse dans l’ère de la radicalité, il n’est pas du tout rare, aujourd’hui, de voir les êtres humains se taper ou se joindre successivement à titre d’accolade l’intérieur des deux pieds – en l’occurrence droite contre droite et gauche contre gauche – pour se saluer. Cette attitude comportementale leur permet d’éviter tous azimuts la transmission du virus par la main qui n’en est pas moins un vecteur. Tout comme il n’est pas rare de voir les humains adopter la posture de salutation bouddhiste ou salut namaste qui consiste à joindre les deux mains tournées vers le ciel ou le haut.
Tenzin Gyatso, le 14e Dalaï-lama tibétain, salue très respectueusement le public venu l’écouter au cours d’une rencontre
Force est de mentionner que cette forme de salutation on ne peut plus originale est sacrée. Elle relève de la spiritualité. Elle dérive de la très haute sagesse. Elle traduit, en fait, le respect de son prochain et l’humilité de l’être vis-à-vis de la Nature et de la Providence. Il y a lieu de remarquer que celle-ci est très en vogue dans divers pays d’Asie[ii]. D’ailleurs, cette manière de saluer présente, en vérité, cette particularité et cette singularité d’empêcher tout contact physique des mains.
Le Coronavirus COVID – 19 provoque moult difficultés dans le domaine de l’import-export. Il compromet l’acheminement des marchandises entre des États limitrophes ou entre pays exportateurs et pays importateurs.
Chose certaine, le Coronavirus COVID – 19 a indéniablement forcé la fermeture des usines manufacturières, condamnant ainsi à l’arrêt momentané ou à l’interruption plus ou moins longue toutes les chaînes de la production industrielle. Aussi a-t-il forcé la fermeture des entreprises œuvrant dans le domaine de la distribution de divers produits manufacturés. Ce qui fait naturellement craindre la rupture tous azimuts des stocks de marchandise auprès d’une clientèle déjà totalement inquiète et, surtout, terrorisée, épouvantée par la perspective de manquer des biens de consommation courante.
L’industrie de transport aérien accuse un coup dur avec l’arrêt du trafic décidé par maints Etats et gouvernements.
Parmi les autres effets qui impactent la vie quotidienne, il y a, sur le terrain économique, le retrait progressif ou la disparition définitive de l’argent. En effet, depuis la nuit des temps, les civilisations ont toujours battu monnaie à l’effigie de la personne la plus puissante dirigeant une communauté vivante. Il pouvait s’agir d’un roi ou d’un empereur régnant. Donc, l’être humain a toujours utilisé l’argent comptant sous forme de papier monnaie (billets de banque) tout comme de pièce de monnaie pour acquérir un bien quelconque.
Le dollar US et l’Euro utilisé au sein de l’Union européenne (UE) servent de valeur de paiement ou de monnaie d’échange sur les marchés internationaux.
Pourtant, le Coronavirus COVID – 19 pourrait à terme conduire à la disparition pure et simple de ce moyen d’échange économique des biens ou des services. D’ailleurs, au Canada, en général, et au Québec, en particulier, comme corollaire à l’expansion exponentielle de ce virus dont le taux de létalité est, pour l’instant, très élevé dans le monde, nombre de commerces du détail n’acceptent plus à titre de paiement, l’argent liquide. Prophylaxie oblige, tous ces magasins ou fournisseurs n’acceptent plus que le paiement par cartes de crédit ou de débit.
En effet, le cash ou le paiement en numéraires favorise fort aisément la propagation rapide des agents pathogènes de type microbien, bactérien ou viral. Vu sous cet angle, il entraîne, par voie de conséquence, la prolifération des maladies de toutes sortes. Il provoque, de ce seul fait, indiscutablement, la contamination des usagers. À cet égard, il constitue inlassablement un danger médical et sanitaire. D’où son éradication ou son retrait de la circulation, estiment certains experts de la santé publique.
La livre sterling ou la livre anglaise demeure comme à l’accoutumée une valeur sûre. Elle est présentement la monnaie la plus stable en matière d’investissement monétaire et financier.
Cet avis est, d’ailleurs, largement partagé par des spécialistes en économie monétaire et financière. Ceux-ci y voient plutôt une occasion de lutter efficacement contre la contrefaçon et la contrebande des fausses devises. Ils y voient également une manière de juguler l’inflation et de mieux contrôler les fluctuations des prix sur le marché…
En raison de sa nocivité et de la rapidité de transmission interhumaine, ce virus a conduit à la fermeture rapide des églises et temples, crèches, écoles, bibliothèques, aéroports, gares routières et même ferroviaires, stations de métro, cinémas, théâtres, restaurants, arénas de sport, etc. Y compris la fermeture des discothèques ou boîtes de nuit, des maisons closes ou maisons de tolérance (même l’industrie du sexe a emboîté le pas). Bref il a entraîné la fermeture autant des services publics et administratifs que des commerces du détail ou du gros. Ce qui fait inéluctablement craindre le net ralentissement ou la paralysie de l’activité économique suivie rapidement d’une très forte dépression. Avec tout ce que cela suppose ou comporte en termes d’effets pervers. Ce qui n’est pas du tout de nature à vraiment rassurer le commun des mortels.
Chose certaine, le Coronavirus COVID – 19 a provoqué la panique ou la psychose auprès du grand public. C’est un fait indéniable. L’être humain n’a jamais été aussi inquiet que terrorisé, aussi méfiant que replié sur lui-même.
Toutefois, cette atmosphère morose amènera-t-elle l’espèce humaine à vivre davantage en autarcie ? La forcera-t-elle à vivre de manière recluse, solitaire, comme un ermite de l’ère moderne ? La poussera-t-elle à se recroqueviller davantage sur elle-même ? Cette ambiance de sinistrose la conduira-t-elle à se singulariser davantage ? L’empêchera-t-elle véritablement de se communautariser à l’avenir ? Lui permettra-t-elle d’inventer par conséquent d’autres liens de familiarité ou modes de sociabilité, d’autres réseaux de fraternité ou de solidarité ?
Ce qui est résolument clair, les voies sont déjà pavées d’avance dans l’ère du numérique. Bien entendu, la persistance virulente du Coronavirus COVID – 19 favorisant le cloisonnement des individus et des familles ne fait rien qu’accélérer cette tendance au suicide de l’humanité ambiante…
Ce qui est sûr, face à l’ampleur macabre prise par le Coronavirus COVID – 19, le 21e siècle très nettement influencé par le numérique sera-t-il religieux ou pas[iii] ? Face à la catastrophe et à l’adversité que représente cette pandémie, l’humain deviendra-t-il un être spirituel ou mystique ?
[i] Dioxyde d’azote (NO2) et monoxyde de carbone (CO).
[ii] Moyen-Orient ou le sous-continent indien qui est de tradition bouddhiste et Extrême-Orient ou le pays du soleil levant qui est de culture shintoïste.
[iii] André Malraux (1901 – 1976), philosophe, in La légende du siècle, 1972. Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas. Cette réflexion d’André Malraux est très pertinente dans la mesure où l’on assiste de nos jours au regain de la foi, et ce partout dans le monde.
La ‘‘kalachnikov’’ peut-elle faire taire la ‘‘plume’’ ?
À quand le procès des Journalistes ‘‘assassinés’’ sous la présidence de Joseph Kabila Kabange ?
L’impunité peut-elle servir de bâillon à la liberté de
la presse ?
‘‘Notre liberté dépend de la
liberté de la presse, et elle ne saurait être limitée sans être perdue’’ Thomas Jefferson, président des États-Unis (1743 –
1826)
Par Joël Asher Lévy-Cohen
*
La propre
d’une tyrannie est de nier à tous ses sujets même une toute petite parcelle de
liberté. En effet, la liberté donne assurément des ailes aux Humains élevés au
statut démocratique de Citoyen. Elle permet de voler si haut et si loin pour
vivre dans la dignité et la justice, l’équité et la sécurité, la paix et la
prospérité.
Louis Bapuwa Mwamba
Dans une
tyrannie qui nie réellement tout droit et toute liberté aux Citoyennes et
Citoyens, les journalistes sont, à vrai dire, des gardiens de la société. En
effet, leur rôle primordial consiste à dénoncer ouvertement les dérives politiques
dont les auteurs sont normalement les dirigeants en charge du destin collectif.
Aussi leur rôle fondamental consiste-t-il à s’affirmer comme des éclaireurs de la multitude. En effet, le propre d’un journaliste est la pédagogie. Par sa fonction sociale, il apprend manifestement à l’ensemble de ses pairs que sont les Citoyennes et Citoyens les droits et les libertés qui les protègent logiquement et forcément du joug de la tyrannie.
Serge Maheshe
En d’autres termes, cette mission de pédagogue fait systématiquement et automatiquement du journaliste – même sans casquette militante ou partisane – un véritable opposant au régime en place. Elle le transforme en farouche résistant au système établi mais aussi un éducateur patenté des tenants du pouvoir en place.
Ainsi en est-il de bon nombre de journalistes froidement assassinés, physiquement éliminés, sous la présidence absolue ou le régime arbitraire de Joseph Kabila Kabange.
Bien entendu le tout se déroulant dans des conditions somme toute obscures. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, celles-ci n’ont malheureusement jamais été élucidées par les autorités à la fois judiciaires et administratives.
D’où l’intérêt d’une réouverture d’enquête et, surtout, d’organisation ou de reprise de procès en vue de déterminer les véritables culpabilités.
Didace Namujimbo
Dans ce
registre on ne peut plus macabre, l’on dénombre au moins une quinzaine de
journalistes dont les cas les plus emblématiques sont, certes, Franck Kangundu, alias Franck Ngyke du journal La Référence
Plus (2005), l’indépendant Louis Bapuwa
Muamba (2006), Serge Maheshe (2007)
et Didace Namujimbo (2008) de la
Radio onusienne Okapi.
Toutefois, parmi les cas certes les moins médiatisés mais ayant réellement toutes les allures de meurtre d’État, il y a incontestablement celui du journaliste indépendant Augustin Mwamba Kandolo.
Ce chevalier de la plume à qui des langues bien intentionnées prêtaient gratuitement, sans hésiter, des sympathies avec le mouvement du tonitruant Paul Joseph Mukungubila Mutombo, est sauvagement éliminé en 2016 à la suite d’une opération téléguidée de barbouzes dont l’identité fait toujours mystère.
Augustin Mwamba Kandolo
En effet, ce professionnel de la plume enquêtait depuis des lustres, [faut-il préciser], sur la vente illégale d’uranium et la corruption devenue l’enseigne lumineuse du régime absolu de Joseph Kabila Kabange.
Balancé pour des besoins alimentaires par des taupes qui avaient naturellement réussi à infiltrer les rangs parsemés des partis d’opposition politique, l’infortuné Augustin Mwamba Kandolo fut littéralement passé du stade de harcèlement psychologique aux agressions physiques des agents certifiés de l’ANR.
À cette époque, cette police politique dont les opérations musclées ressemblent très réellement aux agissements de la tristement célèbre »Securitate » sous le conducator des Carpates Nicolae Ceausescu est, d’ailleurs, coiffée par le très redoutable Kalev Mutond.
Franck Ngyke Kangundu
Force est d’admettre que la sépulture de tous ces vaillants combattants de la plume ou soldats de la liberté constitue, de nos jours, la vignette de leur lutte acharnée contre un pouvoir arbitraire, contre un système répressif. Bref un régime éteignoir.
Par voie de conséquence, entretenir la mémoire de tous ces chevaliers de la plume ou éclaireurs de la population est, à n’en point douter, un devoir citoyen. Un devoir de mémoire !
À plus forte raison, instruire en bonne et due forme un procès judiciaire dans le dessein de déterminer les véritables responsabilités impliquées de loin ou de près dans leur assassinat aussi lâche qu’épouvantable est moralement et même matériellement un devoir d’État.
Cela est
d’autant plus vrai que leurs familles et proches sans doute assoiffés de vérité
et de justice attendent impatiemment cet épisode – quoi que dur
et difficile, à la limite insupportable – en vue de faire
définitivement leur deuil.
Les populations tutsies et hutues rwandophones établies dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) sont-elles congolaises ?
Maître Azarias Ruberwa Manywa, Ministre de la Décentralisation et des Réformes institutionnelles de la RDC, est un Tutsi munyamulenge.
Que dit-elle expressément la législation sur la nationalité congolaise ?
La Constitution de la République démocratique du Congo du 18 février 2006 définit la qualité d’être »Congolais ». Aussi définit-elle les conditions formelles d’appartenance à la nation au travers de la procédure d’acquisition de la nationalité.
De l’intoxication mentale à la propagande mensongère et haineuse
‘‘Si le fanatisme nous révolte, ce n’est pas seulement parce qu’il révolte la raison, c’est parce qu’il offense Dieu en lui prêtant les plus viles passions des hommes : La haine et la vengeance.’’ Constance de Théis in Les pensées diverses, 1835.
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Depuis un certain moment, a librement cours sur les réseaux sociaux un débat très malsain. Celui-ci concerne principalement et touche directement la place qu’occupent réellement les Banyamulenges dans la Nation congolaise. Ceux-ci sont, en vérité, des populations ‘‘tutsies’’ rwandophones. Force est de mentionner que ce débat dont l’acuité n’a véritablement d’égal que les viles passions qu’il soulève, d’ailleurs ardemment, est sournoisement téléguidé par les fossoyeurs de la République démocratique du Congo. Dans quel but ?
Maître Azarias Ruberwa Manywa
Les Tutsis banyamulenges en provenance du Rwanda limitrophe vivent pratiquement, et ce depuis la troisième décennie du XXe siècle, dans l’Est de la République démocratique du Congo, plus précisément dans les régions montagneuses du Kivu. En effet, cette population tutsie rwandophone y a été casée par une décision politique et administrative de l’autorité coloniale belge en vue d’échapper à la famine qui avait très durement frappé la région des Grands Lacs africains. À cette époque, celle-ci n’a pas pu complètement épargner le Rwanda lourdement ravagé par une sécheresse implacable. Et, cette catastrophe naturelle décimait, littéralement, tout le bétail dont vivent ordinairement et pratiquement les Tutsis.
Les déplacés tutsis banyamulenges victimes d’affrontements intercommunautaires entre Autochtones du Kivu et populations allogènes.
C’est de cette relocalisation montagneuse que les populations tutsies vivant en République démocratique du Congo tirent, sans contredit, leur appellation de ‘‘Banyamulenge’’. Donc, cette résidence montagneuse constitue sociologiquement, en plus d’être physiquement leur domiciliation, leur identité ethnique ou leur personnalité. À titre de rappel historique, ce nom par lequel sont désignées ces populations tutsies rwandophones, signifie en fait voire même se traduit de la manière suivante : ‘‘des gens habitant le mont Mulenge ou des peuples originaires de la montagne Mulenge’’. Donc, le mont Mulenge est, par définition, leur port d’attache en République démocratique du Congo[i].
Maître Moïse Nyarugabo Muhizi Mugeyo, sénateur de la République démocratique du Congo et cadre du RCD, est un Tutsi munyamulenge.
Cependant, toutes ces populations tutsies rwandophones ont migré par vagues successives avant ou après l’indépendance vers la République démocratique du Congo. Il y a lieu de noter que ces différents mouvements migratoires en direction de ce pays d’Afrique centrale ont eu pour corollaire immédiat le net accroissement physique de leur démographie. Mais avec la fin de la colonisation belge et l’effondrement systématique et automatique de l’État postcolonial et de son administration publique sous le régime mobutiste, les réfugiés tutsis en provenance directe du Rwanda limitrophe ont pu bénéficier sans trop de difficultés de la nationalité congolaise. Cette démarche a été rendue possible par la politique d’assimilation obligatoire des masses tribalo-ethniques locales et des communautés étrangères pratiquée tant bien que mal par le pouvoir despotique du Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre.
Cette cartographie de l’Est de la RDC met en relief les zones de provenance et d’installation des populations tutsies d’expression rwandaise.
Il ne fait pratiquement aucun doute que le milieu naturel des Hutus et des Tutsis est soit le Rwanda soit le Burundi. Comme l’affirment précisément des sources historiques, c’est dans ces deux pays limitrophes de la République démocratique du Congo qu’ont été clairement identifiés et tout à fait répertoriés ces deux groupes humains, d’ailleurs aux morphologies contrastées. Leurs activités sociales les différencient totalement, en plus de les opposer.
En effet, les Tutsis sont reconnus présenter des traits physiques fins. Ils sont longilignes. Au niveau social, ils s’astreignent à des activités pastorales. Quant à eux, les Hutus présentent, normalement, des traits physiques prononcés. En tant qu’êtres humains, ils se caractérisent par leur taille moyenne et s’adonnent à des travaux agricoles. Comme quoi les pasteurs et les agriculteurs ne font pas toujours bon ménage…
Toutefois, pourquoi émerge-t-elle aujourd’hui, si subitement et si brutalement pourrait-on dire, la dénégation de la qualité nationale aux populations tutsies rwandophones par des Congolais de souche dont les ethnies et tribus sont répertoriées dès le début de l’entreprise léopoldienne dans cet espace géographique dénommé État indépendant du Congo (EIC) ?
En septembre 1996, éclate soudainement, dans l’Est de la RDC, la guerre dite d’agression physique de la souveraineté internationale et de démembrement du pays. Piloté par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi limitrophes, ce conflit armé des plus meurtrier dont le double objectif consiste à solder les vestiges de la guerre froide et à défenestrer le régime ubuesque du Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre, porte au pouvoir le rebelle Mzee Laurent-Désiré Kabila (LDK). Le 2 août 1998, éclate la guerre dite d’occupation et de pillage des ressources minérales et naturelles de la RDC. Celle-ci est l’oeuvre du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).Cette rébellion politico-militaire est soutenue logistiquement et techniquement par le Rwanda et l’Ouganda. Ces deux États voisins attaquent violemment leur ancien allié sous-régional, Mzee Laurent-Désiré Kabila, pour avoir brutalement divorcé d’avec ses parrains régionaux et tuteurs internationaux.
La goutte qui a littéralement fait déborder le vase, est assurément le conflit foncier. Celui-ci oppose brutalement les Autochtones aux Allophones, d’une part. Et, d’autre part, la guerre de prédation meurtrière qui sévit virulemment dans l’Est de la République démocratique du Congo. Celle-ci a déjà fauché au bas mot plus de 12 millions d’individus. Ce qui est en soi pratiquement l’équivalent de la taille de la population haïtienne ou belge. Ces deux conflits meurtriers, dont l’un de type civil et l’autre de nature armée, ont rapidement fait remonter en surface tout sentiment latent de répulsion étrangère.
Au nom de ce rejet, les Congolaises et Congolais, indubitablement excédés par les dégâts humains et les désastres naturels, visiblement provoqués par ces deux types de ‘‘conflits’’meurtriers, ne reconnaissent pratiquement plus aux populations tutsies rwandophones la qualité d’appartenance à la très grande famille congolaise. Il y a lieu de rappeler que cette reconnaissance est, par nature et par excellence, formelle. Celle-ci dérive tout droit de la loi de l’État en matière de naturalisation réservée aux ressortissants étrangers.
Ordonnance-loi No 71 – 020 du 26 mars 1971 relative à l’acquisition de la nationalité congolaise par les personnes originaires du Ruanda-Urundi établies au Congo au 30 juin 1960. (Voir et Lire sources infra).
À ce propos, il convient de citer ‘‘l’ordonnance-loi N0 71 – 020 du 26 mars 1971 relative à l’acquisition de la nationalité par les personnes originaires du Ruanda-Urundi établies au Congo au 30 juin 1960’’. Ce décret signé par le Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre, dont l’enjeu primordial est l’attribution de la nationalité à des groupes ou masses d’individus, est en réalité l’un des tout premiers textes de loi qui citent nommément les populations tutsies rwandophones comme des membres à part entière de la communauté nationale congolaise.
Cependant, la fameuse constitution de Luluabourg du 1er août 1964 demeure le tout premier texte qui fait une mention implicite de toutes ces personnes originaires du Ruanda-Urundi. Cette charte fondamentale ne les cite pas nommément mais les exclue automatiquement de la nation congolaise en déterminant les conditions de jouissance de celle-ci. Dans son article 6 alinéa 2, cette deuxième constitution de la Ie république déclare sans ambages que ‘‘la nationalité congolaise est reconnue à toute personne dont un des ascendants est ou a été membre d’une tribu ou d’une partie de tribu officiellement établie sur le sol du territoire de la République démocratique du Congo avant le 18 octobre 1908[ii]’’.
Un deuxième texte de loi qui fixe les contours de la nationalité congolaise et détermine les conditions de son obtention est le décret-loi du 18 septembre 1965[iii] signé par le président de la République Joseph Kasa-Vubu. Pris conformément à la constitution de Luluabourg du 1er août 1964, celui-ci est contresigné par le premier ministre Moïse Kapenda Tshombe et le ministre de la justice Victor Nendaka Bika. En outre, l’enjeu majeur de cette disposition est bien entendu la définition de la nationalité congolaise par rapport au lien sanguin (jus sanguinis) et non à la territorialité (jus solis ou le droit du sol).
En raison de ses nombreuses restrictions, ce dispositif légal contribue fort aisément à la discrimination négative entre les Congolaises et Congolais de souche selon qu’ils sont ou pas mariés à une personne étrangère au regard de la loi nationale. De plus, il exclue facilement les enfants nés à l’intérieur tout comme à l’extérieur du Congo d’un des parents étrangers. Quoi que d’essence discriminatoire, cette disposition en matière de nationalité ne fait point explicitement ou implicitement mention de ou allusion à toutes personnes d’expression rwandaise et originaires du Ruanda-Urundi. Elle les ignore carrément. Ce qui intéresse ce décret-loi, est concrètement le lien de sang (Jus sanguinis) afin de prétendre réellement appartenir à la nation congolaise. Point barre[iv]. Par ailleurs, le mode privilégié d’acquisition de la nationalité est, sans pour autant le mentionner de manière expresse, la démarche individuelle.
Copie partielle loi No 72 – 005 du 05 janvier 1972 (Voir infra et Lire l’intégralité de cette disposition législative dans les sources ci-dessous annexées).
S’agissant de la vie de l’ordonnance-loi N0 71 – 020 du 26 mars 1971 relative à l’acquisition de la nationalité par les personnes originaires du Ruanda-Urundi établies au Congo au 30 juin 1960, ce texte est aboli neuf mois plus tard. Dans la foulée, il est remplacé par un autre dispositif légal. À son tour, celui-ci réglemente la procédure de naturalisation des personnes étrangères. Il s’agit de la loi N0 72 – 005 du 05 janvier 1972 qui détermine certainement les conditions d’obtention et de révocation de la nationalité congolaise. Toutefois, [en son article 15], cette nouvelle disposition législative maintient, de manière claire et nette, limpide et expresse, le mode d’octroi collectif de la nationalité.
Dans sa formulation, cet article précise de la manière la plus limpide et la plus nette que ‘‘la nationalité zaïroise est reconnue à des personnes originaires du Ruanda-Urundi établies dans la province du Kivu avant le 1er janvier 1950 et qui ont continué à y vivre jusqu’à l’entrée en vigueur de cette nouvelle loi du 5 janvier 1972. Tous ces individus sont, par voie de conséquence, réputés congolais à la date d’obtention de l’indépendance de la République démocratique du Congo. C’est-à-dire : le 30 juin 1960’’.
Cette loi sur la nationalité congolaise adoptée et promulguée en 1972 pose, en réalité, deux conditions nécessaires et suffisantes (il s’agit en fait des conditions sine qua non). Celles-ci sont applicables aux ressortissants rwandais et burundais pour qu’ils puissent revendiquer le statut de Congolais (Zaïrois). Toutes ces personnes doivent être réellement établies en République démocratique du Congo avant le 1er janvier 1950, d’une part. Et, d’autre part, tous ces individus doivent avoir continuellement vécu dans ce pays jusqu’à l’entrée en vigueur de cette loi. C’est-à-dire : 1972.
Dès que les deux conditions relatives à la date d’établissement (avant le 1er janvier 1950) et à la permanence ou la durée d’établissement sur le sol du territoire congolais (le 5 janvier 1972) sont dûment remplies, ces individus doivent être définitivement regardés comme des nationaux. La loi précise, dans ce cas unique, que ‘‘toutes ces personnes sont des nationaux congolais à compter du jeudi 30 juin 1960’’.
À ce niveau, il faut bien souligner que l’abolition d’une disposition législative n’emporte pas nécessairement, logiquement et forcément l’ensemble de ses effets, notamment en matière d’attribution des droits et de jouissance des droits acquis. Encore faut-il qu’elle le spécifie de manière très claire et très nette. En effet, bon nombre de Congolais, d’ailleurs bien intentionnés, laissent accroire que la loi du 5 janvier 1972, puisqu’elle déclare noir sur blanc en son article 47 que ‘‘le fameux décret-loi du 26 mars 1971 qui pose le principe d’attribution collective de la nationalité congolaise est nul et non avenu’’, emporte la totalité de ses effets juridiques, y compris les droits acquis dont bénéficient exclusivement les Tutsis.
L’aile extrémiste de LAMUKA incarnée par la paire composée d’Adolphe Muzito Fumutshi (à gauche) et de Martin Fayulu Madidi (à droite) dénie systématiquement et automatiquement aux Tutsis banyamulenges la nationalité congolaise. Elle les considère strictement comme des citoyens rwandais.
Pourtant, la lecture du libellé de ce dispositif ne le dit point expressément. Elle ne le laisse pas non plus entendre de manière tout à fait implicite. C’est précisément à ce niveau que gît la plus grande supercherie. À vrai dire, il s’agit là d’un acte d’escroquerie intellectuelle. En effet, ‘‘celles et ceux qui soutiennent mordicus cette thèse selon laquelle les populations tutsies rwandophones ne sont point des sujets nationaux de la République démocratique du Congo, versent purement et simplement dans la désinformation mensongère. Elles versent carrément dans la démagogie pour la simple et bonne raison que la loi du 5 janvier 1972 ne l’a jamais dit ni spécifié de quelque manière que ce soit’’.
Les partisans de feu le Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre et de l’ex-Parti unique et Parti-État, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), prônent l’exclusion et l’expulsion manu militari des Tutsis banyamulenges de la RDC. Ils soutiennent mordicus l’option d’un retour forcé de populations tutsies rwandophones au Rwanda.
Le maquillage ‘‘forcé’’ de la vérité sur l’appartenance nationale des Tutsis banyamulenges dont sont réellement passés maîtres les tenants de la dénégation, ne s’arrête nullement à la loi précitée. Cette technique de camouflage et d’obstruction (de torsion) de la vérité somme toute délibérée qui prend, toute honte bue, les allures d’arnaque intellectuelle, s’applique aussi à l’évocation, à titre d’argumentaire de poids, de la loi N0 1981 – 002 du 29 juin 1981 sur l’acquisition de la nationalité zaïroise d’ailleurs promulguée par le Maréchal-président Mobutu Sese Seko du Zaïre.
L’enjeu primordial de ce dispositif légal est la suppression du mode d’acquisition collective de la nationalité zaïroise qui prévalait certes à cette époque. Ainsi, à compter de cette date fatidique (le 29 juin 1981), la loi congolaise ne reconnaît plus que la démarche individuelle en matière de procédure d’acquisition (Section III, paragraphe I, article 9, alinéa 2). Donc, cette norme législative évacue, désormais, l’attribution collective (Exposé des motifs). Sauf dans le cas particulier et singulier d’annexion ou d’adjonction territoriale, le principe d’octroi collectif demeure éminemment concevable voire applicable. Par ailleurs, cette disposition législative prend, tout à fait, soin de rejeter de manière explicite (article 11) le principe de la binationalité ou la règle de la plurinationalité.
Le Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre.
Quid alors de la situation juridique des Tutsis banyamulenges après la lecture de cette loi N0 1981 – 002 du 29 juin 1981 ?
À sa lecture, il est un fait établi que cette disposition légale fixe de manière globale un cadre de référence pour l’appréciation administrative en matière d’octroi de la nationalité. À cet égard, elle précise toutes les conditions de jouissance de cette nationalité tout en détaillant la procédure d’acquisition. Cependant, si elle rejette expressément le principe d’attribution collective, celle-ci reste fort muette sur la situation des populations tutsies rwandophones. Force est d’admettre que celles-ci ont été reconnues congolaises par deux textes de loi quoi que abolis (ordonnance-loi N0 1971 – 020 du 26 mars 1971 signée par le président de la République Mobutu et loi N0 1972 – 002 du 5 janvier 1972 adoptée par le parlement du MPR ou parti unique, promulguée par le chef de l’État et publiée dans la gazette officielle).
Il convient de remarquer que ces deux dispositifs légaux abolis évoquent de façon explicite cette ‘‘communauté’’ en qualité de partie intégrante de la Nation congolaise. À cet égard, les deux textes de loi parlent très clairement et très nettement de ce groupe humain en termes de ‘‘populations originaires du Ruanda-Urundi’’. Ce qui n’est pratiquement voire forcément pas le cas de la fameuse loi de 1981. Ce texte sur la nationalité demeure fort silencieux voire même flou sur cette question épineuse des Tutsis vivant dans l’Est du pays. Il n’y répond pas. En son article 9, il se contente simplement d’affirmer une règle : ‘‘le principe d’acquisition individuelle’’. Et, en son article 54, il déclare ‘‘nulles et de nul effet les dispositions contraires à cette loi’’ qui abroge définitivement la loi N0 1972 – 002 du 5 janvier 1972.
L’une des principales causes de la guerre du Zaïre en 1996 est, du moins en apparence, l’exclusion des Tutsis banyamulenges de la communauté nationale. Pour cette raison que d’aucuns ne s’expliquent vraiment, ceux-ci se résolvent à prendre les armes pour renverser le régime du Maréchal Mobutu Sese Seko. Pour arriver à cette fin, ils sont assistés par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi qui instrumentalisent le rebelle Mzee Laurent-Désiré Kabila. Sur cette photo, la rencontre entre Mobutu et Kabila présidée par le Sud-africain Nelson Mandela sur le bâtiment aéronaval sud-africain Outeniqua, aux larges de Pointe-Noire (Congo-Brazzaville).
En effet, cette disposition législative ne fait pratiquement aucune mention expresse de ce groupe ou de cette communauté. Elle ne fait pratiquement aucune référence voire aucune allusion directe à ces populations du Ruanda-Urundi reçues sur le sol du territoire congolais. Par contre, l’interprétation de l’article4 incite à penser que cette disposition législative de 1981 vise et cible directement cette communauté dès lors qu’elle fixe comme condition d’appartenance à la nation zaïroise la preuve de lien objectif avec un individu étant ou ayant été membre d’une des tribus établies dans l’ex-Zaïre dans ses limites du 1er août 1885.
En d’autres termes, ce texte légal met particulièrement et singulièrement l’accent sur la territorialité. Celle-ci doit nécessairement remonter aux sources profondes de l’édification de l’État indépendant du Congo (EIC) pour prétendre appartenir à la nation congolaise. Sans cette condition sine qua non, un individu ne pourrait ou ne saurait être regardé comme un sujet congolais à part entière. Or, à cette époque, convient-il de rappeler, les Tutsis sont identifiés et répertoriés au Rwanda et au Burundi qui sont des possessions coloniales allemandes. Ils ne vivent pas encore en République démocratique du Congo. Ils ne s’y sont pas encore établis comme une entité tribale ou ethnique voire étrangère placée sous la coupe de la Belgique.
Le Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre
À cet égard, l’article 4 de la loi N0 1981 – 002 du 29 juin 1981 dispose : ‘‘Est zaïrois aux termes de l’article 11 de la Constitution, à la date du 30 juin 1960, toute personne dont un des ascendants est ou a été membre d’une des tribus établies sur le territoire de la République du Zaïre dans ses limites du 1er août 1885, telles que modifiées par les conventions subséquentes’’. C’est, en principe, le libellé de cette disposition législative qui a fait conclure précipitamment que les Tutsis établis dans l’ex-Zaïre devenu République démocratique du Congolais et jouissant de la nationalité congolaise n’étaient pratiquement plus des Congolais. Cette interprétation est également renforcée par l’énoncé de l’article 54 qui déclare : ‘‘Toute disposition antérieure contraire à l’article 9 de la présente loi est nulle et de nul effet’’.
Dans l’hypothèse où ces personnes d’ascendance ou d’origine rwandaise n’étaient plus des Congolais, comment expliquer que leurs notables politiques continuaient à siéger dans les instances décisionnelles du MPR en tant que Parti-État ou parti unique mobutiste ? Comment expliquer que la plupart de ces individus détenaient toujours le passeport zaïrois ? Comment expliquer que la plupart de ces personnes travaillaient toujours en tant que fonctionnaires publics de l’État zaïrois ou membres des forces armées ?
Il est un fait indéniable que dans son esprit ou dans sa démarche, le conflit foncier opposant les Autochtones du Kivu aux Allogènes rwandophones a servi de catalyseur ou de détonateur à la confection de cette loi N0 1981 – 002 du 29 juin 1981. Toutefois, en dépit de son silence, d’ailleurs fort lourd, sur la situation évidente des populations tutsies rwandophones, doit-on inférer ou interpréter [par défaut] que ce dispositif légal retire sans autre forme de procès à toutes ces personnes la nationalité congolaise[v] ?
L’esprit d’intolérance et la volonté d’exclusion nationale contribuent à exacerber des tensions intercommunautaires entre Autochtones du Kivu et Allogènes d’expression rwandaise.
En vérité, il y a un pas qu’un esprit sain ne peut franchir sur cette question fondamentale et épineuse. Car, au regard du droit en tant que science et pratique, puisque par essence, le droit répond résolument à la double notion de justice et d’équité, le bon sens commande le strict respect du principe et de la notion angulaire de ‘‘droits acquis’’. En effet, la nationalité congolaise a été formellement reconnue aux populations tutsies rwandophones par l’État, et ce à deux reprises. S’il y avait indiscutablement volonté de leur ôter cette nationalité, l’État congolais se devait plutôt de l’exprimer expressément tout en prenant bien soin d’exposer objectivement les motifs dans le but d’éviter qu’une décision d’une telle portée juridique soit attaquable devant les juridictions internationales compétentes.
Cet exercice juridique s’est littéralement révélé le cadet des soucis exprimés par le régime despotique mobutiste. Ce pouvoir évidemment obscurantiste a complètement abandonné sa propre population dans la nébulosité. Visiblement embarquée dans le tourbillon des conflits fonciers entre Autochtones et Allophones au Grand Kivu, celle-ci a conclu péremptoirement, de manière totalement ‘‘fantaisiste’’ et ‘‘erronée’’, pourquoi pas ‘‘délibérée’’ et ‘‘arbitraire’’, que la fameuse loi du 29 juin 1981 abolissant le principe d’octroi collectif ôtait du même souffle à toutes personnes tutsies rwandophones la nationalité congolaise. Quelle aberration ! Quel impair ! Quelle impéritie ! Quel sacrilège !
Le Maréchal Mobutu Sese Seko du Zaïre a contribué au démantèlement du tissu national par ses errements politiques.
En effet, une loi en tant que norme de droit qui régit une société donnée, obéit à un certain nombre de principes dont la règle cardinale de non-rétroactivité. C’est-à-dire : Une loi ne régit que les faits qui surviennent après son édiction effective. Par contre, il est des cas où, consciemment ou inconsciemment, une loi décide de régenter quelques situations qui se sont produites avant sa réelle mise en vigueur. Alors, dans cette hypothèse unique, le droit distingue deux régimes d’application de la loi pour éviter le désordre provoqué par la loi dans la mesure où la loi est censée apporter dans l’environnement où elle sévit, ordre et sécurité, paix et harmonie. Il s’agit de l’application générale de la loi qui revient sur toutes les circonstances de temps et de lieu ou de l’application restreinte de la loi qui revient sur une circonstance ponctuelle ou partielle.
Or, à la lecture de la fameuse loi N0 002 du 29 juin 1981, il y a un point fondamental qui prouve en dehors de tout doute raisonnable que la volonté du législateur zaïrois n’était pas de retirer la nationalité à toute la communauté tutsie du Zaïre. C’est la formule légale ou juridique utilisée à l’article article 55 concernant les effets de cette loi pour lui donner force et vigueur.
Section X, article 55 : La présente loi abroge la loi N0 1972 – 002 du 5 janvier 1972 et sort ses effets à la date de sa promulgation. Celle-ci est signée par Mobutu le 19 juin 1981 et publiée au Moniteur (journal officiel) le 29 juin 1981.
Au sein de la plateforme politique et électorale LAMUKA qui est, incontestablement, devenue l’ombre d’elle-même, Jean-Pierre Bemba Gombo du MLC (à gauche) et Moïse Katumbi Chapwe d’Ensemble pour le changement (à droite) adoptent une approche plus nuancée, donc plus modérée, concernant la place réelle et effective des Tutsis au sein de la Nation. En effet, ces deux personnalités politiques de premier plan s’opposent virulemment à la vision discriminatoire défendue par la paire Adolphe Muzito Fumutshi et Martin Fayulu Madidi. Force est souligner que ces deux leaders politiques préconisent à l’extrême le renvoi manu militari des sujets tutsis qu’ils considèrent comme des infiltrés rwandais au sein de la société et sources de toutes les difficultés pour les Congolais. Aussi préconisent-ils une agression physique du Rwanda suivie de son annexion pure et simple en tant que province de la RDC. Ce qui a rapidement provoqué des tollés et une vive réprobation, à l’encontre de Muzito et Fayulu, de la part des Congolais qui veulent définitivement tourner la page sombre du conflit armé.
Cela signifie concrètement que cette loi régit les situations à venir. Pour ce qui est des Tutsis qui ont naturellement bénéficié de l’acquisition collective avant cette date de promulgation, il y a présomption et prévalence du principe général de droits acquis. Par conséquent, celles et ceux de cette communauté rwandaise qui atterrissent sur le sol du territoire zaïrois après cette date, ne pourraient nullement s’en prévaloir.
Et, jusqu’à preuve du contraire, l’État congolais sous la présidence de feu Mobutu Sese Seko du Zaïre n’a jamais officiellement sommé les Tutsis de retourner au Rwanda ou de quitter le territoire de la République démocratique du Congo. Son pouvoir tyrannique n’a jamais non plus organisé une vaste politique de chasse aux sorcières ciblant plus spécifiquement cette communauté ethniquement apparentée au Rwanda. Qu’il y ait eu des conflits fonciers, il n’y a aucun doute là-dessus. D’ailleurs, de tels cas pouvaient bien trouver un règlement pacifique devant les tribunaux zaïrois. Au moins, les décisions judiciaires qui auraient pu y émaner directement, aurait normalement servi de phare lumineux ou d’éclairage jurisprudentiel sur lequel l’opinion publique interne généralement guidée par des passions et des émotions à fleur de peau, y compris les autorités publiques légalement établies, pouvait s’appuyer. Que Nenni.
Cependant, conclure péremptoirement que le régime zaïrois animé par Mobutu Sese Seko a délibérément privé de nationalité zaïroise les Tutsis originaires du Rwanda voisin à cause de conflits fonciers les impliquant directement relève, sans contredit, purement et simplement d’une véritable machination. Une supercherie de mauvais goût. Il s’agit véritablement d’un pur phantasme. C’est, certes, une légende moins juridique que populaire.
Archipolitisé, l’épiscopat congolais, sous la direction de Mgr Fridolin Ambongo Besungu (avant-plan) et Mgr Laurent Monsengwo Pasinya (arrière-plan), tient un discours alambiqué sur la réalité et la place des Tutsis banyamulenges en RDC.
Par ailleurs, les partisans de la thèse de privation ou les tenants de la thèse de dénégation brandissent publiquement comme argument qu’il n’existe nulle part ailleurs dans le monde le principe ou la pratique d’octroi collectif de la nationalité. À celles et ceux qui nourrissent de telles supputations ou qui versent dans telles élucubrations, il faudrait leur rappeler cette fois-ci avec force que la procédure de naturalisation ou l’attribution de la nationalité peut être collective. Elle n’est toujours pas qu’un fait individuel.
À titre d’exemple, la France qui est aussi la patrie des droits de l’Homme, a déjà conféré la nationalité française à une communauté humaine vivant par extension ou prolongement de son territoire naturel qu’est l’Hexagone. En effet, sous la IIIe République française, le décret d’Adolphe Crémieux du 24 octobre 1870 reconnaît formellement l’appartenance à la nation aux Juifs d’Afrique du Nord, en l’occurrence les Juifs établis en Algérie française, qualifiés pour la circonstance de ‘‘populations israélites indigènes’’.
Les Congolais anti-Tutsis, quoi que archiminoritaires au sein de la diaspora, qualifient la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) de prolongement du régime d’occupation et de balkanisation de la RDC piloté depuis Kigali par le Rwandais Paul Kagame.
Par conséquent, une telle conception d’octroi de la nationalité uniquement valable sur le plan individuel est vraiment une pure et simple invention des Congolaises et des Congolais. Elle traduit forcément et logiquement leur état d’esprit. Dans le fond, elle traduit le sentiment de ‘‘rejet’’ et de ‘‘haine’’ nourri viscéralement à l’égard de la communauté tutsie rwandaise.
Pour clore ce chapitre malheureux qui ne cesse de déployer passions et émotions, haine et violence de toutes sortes, de provoquer frustrations et reniements, il convient de déclarer la vérité rien que la vérité à l’ensemble des Congolaises et Congolais. Que cela leur plaise ou non ! Ce peuple d’Afrique centrale, certes enraciné dans la région des Grands Lacs africains, doit comprendre que ‘‘les Tutsis banyamulenges sont des Congolais à part entière’’. Il doit se rendre compte à l’évidence de cette vérité leur cachée depuis des lustres par leurs propres dirigeants gouvernementaux et leurs propres leaders politiques.
Le ministre des affaires étrangères Abdoulaye Yerodia Ndombasi Ntumba Nvuemba a signé, pour le compte du gouvernement de Kinshasa, le protocole d’accords de cessez-le- feu de Lusaka des 10, 30, 31 juillet et 31 août 1999
En effet, la guerre de pillage et d’occupation déclenchée par le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) a donné lieu à la signature du protocole d’accords de cessez-le- feu de Lusaka des 10, 30, 31 juillet et 31 août 1999. Cette convention entre factions belligérantes ou parties protagonistes présentait un enjeu multiple. À savoir : l’évacuation de tout motif de nature extérieure ou de toute prétention à caractère international dans ce conflit violent et meurtrier; la réduction étroite de ce conflit armé à des causes purement et simplement endogènes ou des considérations strictement internes : ce qui en fait systématiquement et automatiquement une guerre civile interne entre différentes factions armées congolaises; la reconnaissance formelle des Tutsis banyamulenges comme une composante intégrante de la nation congolaise; la partition territoriale de la République démocratique du Congo entre trois entités bien distinctes (le Nord au Mouvement de libération du Congo [MLC], l’Est au Rassemblement congolais pour la démocratie [RCD], l’Ouest aux mains du gouvernement de Kinshasa); et, enfin, la mise en place d’un cadre de négociations politiques intercongolaises en vue d’aboutir à la réunification territoriale du pays et des institutions gouvernementales, administratives et politiques.
Azarias Ruberwa Manywa a signé, pour le compte du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), le protocole d’accords de cessez-le- feu de Lusaka des 10, 30, 31 juillet et 31 août 1999
Le protocole d’accords de cessez-le feu de Lusaka de 1999 a été signé non seulement par les Congolais mais également par de différents pays directement impliqués dans ce conflit armé et plus que meurtrier. À savoir : le Rwanda, l’Ouganda, l’Angola, la Namibie, le Zimbabwe et la République démocratique du Congo. Y compris la Zambie à titre de témoin. Initié par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la défunte Organisation de l’Union africaine (OUA), ce protocole déclare que la ‘‘nationalité congolaise est reconnue à toute communauté établie sur le sol territorial de la République démocratique du Congo au moment de la proclamation de son indépendance par la Belgique le jeudi 30 juin 1960’’.
Olivier Kamitatu Etsou a signé, pour le compte du Mouvement de libération du Congo (MLC), le protocole d’accords de cessez-le- feu de Lusaka des 10, 30, 31 juillet et 31 août 1999
À ce propos, l’article III relatif aux principes de l’accord susmentionné dispose au point 16 : ‘‘Les Parties réaffirment que tous les groupes ethniques ou nationalités dont les personnes et les territoires constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République démocratique du Congo [RDC]) à l’indépendance doivent bénéficier de l’égalité des droits et de la protection que la loi garantit aux Citoyens’’.
L’actuelle Constitution de la RDC du 18 février 2006 a été promulguée par l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Sur cette photo (de gauche à droite), à l’avant-plan (Salva Kiir Mayardit du Sud-Soudan, Joseph Kabila Kabange de la RDC, Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda et Paul Kagame du Rwanda (extrême-droite)
Force est de constater que l’article 10 de la Constitution du 18 février 2006 pose réellement le principe d’acquisition individuelle. Toutefois, cette charte fondamentale conserve l’esprit et la lettre qui découlent directement du protocole d’accords de cessez-le-feu de Lusaka de 1999. Aussi intègre-t-elle dans son fondement les préoccupations des pourparlers politiques intercongolais de Sun City et de Pretoria (Afrique du Sud) de 2002 – 2003.
À cet effet, son alinéa 2 dispose : ‘‘Est congolais d’origine toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République démocratique du Congo) à l’indépendance’’.
Le président de la République démocratique du Congo Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (FATSHI) est le garant de la Constitution, de la paix et de la sécurité, de l’harmonie et de la concorde nationale. Il assure le bon fonctionnement des institutions politiques, administratives et gouvernementales.
Les choses étant on ne peut plus claires dorénavant, il appartient plus particulièrement et plus singulièrement au Peuple congolais de digérer coûte que coûte cette réalité considérée de son strict point de vue comme offensante ou vexatoire. D’ailleurs, un proverbe africain dit dans ce genre de circonstances ou pour ce genre d’occasions : ‘‘Quand le vin est tiré, il faut le boire’’ ! Mais, faut-il nécessairement le consommer à n’importe quel prix ? Y compris celui de sacrifier son destin, la paix et la sécurité de sa collectivité publique ?
Sun City et Pretoria (le processus de négociations politiques intercongolaises en Afrique du Sud) ont fourni, à cet égard, toutes les réponses possibles et inimaginables, à la limite idoines puisque adaptées aux circonstances du moment…
[i] Le terme ‘‘Banyamulenge au pluriel’’ ou ‘‘Munyamulenge au singulier’’ désigne restrictivement parlant des Tutsis du Rwanda et du Burundi vivant en République démocratique du Congo dans le secteur montagneux de Mulenge situé au Sud-Kivu. Toutefois, dans le langage populaire ou langage commun, il est facilement étendu à toute personne d’ascendance ou d’origine tutsie vivant dans l’Est du pays, notamment dans le grand Kivu (Sud-Kivu, Nord-Kivu et dans une moindre mesure Maniema). Ce terme ne s’applique pas objectivement aux Hemas de la province de l’Ituri. Cette population tutsie rwandophone conserve, en réalité, une personnalité ou une identité propre en raison de sa situation on ne peut plus particulière et on ne peut plus singulière. Les Bahema sont des réfugiés tutsis qui vivaient dans des tentes offertes par les Nations unies. D’où l’appellation de Hema qui signifie en jargon local (langue swahili) ‘‘tente’’. C’est-à-dire : ‘‘des gens qui vivent sous des tentes’’. Ils sont, ainsi, définis par opposition aux familles ou aux individus de cette région de la forêt équatoriale, lesquels vivent dans des ‘‘cases’’, ont un toit ou une maison fabriquée en dur ou faite en terre cuite. Au Nord-Kivu, les Tutsis sont communément appelés ‘‘Banyamasisi’’. Ceux-ci sont concentrés à Goma, Masisi et Rutshuru. Au sud-Kivu, les Tutsis sont désignés Banyamulenge. Ils vivent généralement dans les zones de Kalehe, Baraka et Uvira. Il existe également une communauté tutsie qui vit dans la province du Tanganyika, notamment autour de la ville de Moba. D’autres communautés tutsies vivent dans le grand Katanga, entre autres à Likasi. Pour la plupart, elles y sont installées à la faveur de l’exploitation minière après la 2e guerre mondiale (1940 – 1945) par l’autorité coloniale. Les Tutsis du Katanga n’ont pas d’identité particulière comme le sont réellement ceux du grand Kivu et de l’Ituri. Ils sont généralement désignés par les autochtones par le terme générique de ‘‘Banyaruanda’’. Ce qui atteste, du point de vue linguistique, de leur origine ethnique ou de leur provenance géographique. Par ailleurs, les textes officiels de la RDC parlent légalement de la population tutsie établie sur le sol de son territoire en termes de ‘‘Tutsis congolais d’expression rwandophone’’. À vrai dire, cette terminologie remonte juridiquement à Sun City, station balnéaire sud-africaine qui a été certes l’hôte des pourparlers politiques intercongolais en 2002 – 2003.
[ii] La référence est ici le passage politique et administratif de l’État indépendant du Congo au Congo-Belge. À cette époque précise, les Tutsis sont plutôt réputés résider au Ruanda-Urundi qui est encore une possession allemande. Le Ruanda-Urundi deviendra une possession belge à la suite du traité de Versailles du 18 juin 1919. Cette convention dépossède l’Allemagne de toutes ses colonies en Afrique comme conséquence de sa défaite lors de la première guerre mondiale de 1914 à 1918. C’est ainsi que le Togo et le Cameroun passent aux mains de la France, la Tanzanie aux mains de la Grande-Bretagne. C’est à partir de l’année 1923 que les premiers peuples pasteurs tutsis du Ruanda sont transférés en République démocratique du Congo par l’autorité coloniale belge à la suite d’une hécatombe humanitaire consécutive à une virulente sécheresse.
[iii] Ce décret-loi a été inspiré par le ministre de la justice Victor Nendaka Bika.
[iv] Ce décret-loi visait-il, sans pour autant les nommer objectivement ou les cibler directement, les enfants mulâtres et métis issus immédiatement de mariages mixtes ? Visait-il réellement des sujets nationaux portés à épouser des conjoints étrangers, dont principalement les femmes occidentales ? En effet, dans le contexte houleux et dramatique de l’indépendance proclamée par le roi des Belges Baudoin 1er le jeudi 30 juin 1961, les mulâtres et les métis étaient perçus par les négroïdes comme des relais de l’entreprise coloniale…
[v] Selon la règle de l’équité et le principe de justice, la loi N0 1981 – 002 du 29 juin 1981, pour manifester sa pleine et entière volonté de déposséder de la nationalité zaïroise les personnes des communautés tutsies, se devait de citer nommément ces originaires du Ruanda-Urundi comme l’ont manifestement accompli le décret-loi N0 1971 – 020 du 26 mars 1971 et la loi N0 1972 – 002 du 5 janvier 1972. Ces deux textes de loi n’ont pas été littéralement ambigus ou flous dans leur énoncé ou l’affirmation de leur volonté de reconnaître la nationalité congolaise aux individus précités. Donc, en demeurant évidemment silencieux et visiblement flou, pratiquement ambigu, cela signifie clairement et nettement que le législateur zaïrois n’avait pas du tout la volonté d’ôter cette nationalité aux Tutsis. Cela veut dire tout simplement qu’il n’avait pas surtout et à ce point précis la volonté manifeste de s’engager ouvertement sur cette question brûlante ou de répondre aux desiderata des populations autochtones. En refusant de s’engager clairement, ouvertement, ou en laissant à l’opinion publique interne mal outillée en droit le soin d’interpréter cette disposition législative, craignait-il déjà le spectre d’une guerre civile atroce dans cette région de l’Est ?
Le Destin de Martin Luther King jr et de Patrice Emery Lumumba
Patrice Emery Lumumba
La grande marche pour la Liberté et la Dignité des Peuples opprimés
‘‘La foi consiste à ne jamais renier dans les ténèbres ce qu’on a entrevu dans la lumière.’’Gustave Thibon, philosophe (1903 – 2001)
Par Joël Asher Lévy-Cohen *
Quel rapport existe-t-il vraiment entre l’Africain-américain Martin Luther King et l’Africain-congolais Patrice Emery Lumumba ?
Dr Martin Luther King jr prêchait la dignité et la liberté de l’être humain
De prime abord, et même sans trop les connaître, bien des personnes ne verraient aucun lien apparent ou objectif entre ces deux monuments immenses de l’histoire négro-africaine. Celles-ci insisteraient peut-être, directement, sur la couleur de leur peau noire comme point de ralliement ou de ressemblance ! Par contre, d’autres pourraient laisser entendre que ces deux personnages historiques sont bel et bien morts la tête bien haute pour avoir plutôt défendu énergiquement une cause noble et universelle fondée sur l’humanisme : ‘‘la lutte pour les droits des peuples et la dignité en faveur des opprimés’’. Il importe de mentionner que leurs vies respectives faites de sévères épreuves se déroulent dans un univers confronté aux dures épreuves que connaissent le temps et la civilisation humaine.
Patrice Emery Lumumba prêchait la dignité et la liberté des peuples opprimés
Les épreuves du temps
Le pasteur Martin Luther King et le Premier ministre Patrice Emery Lumumba sont tous deux congénères des illustres combattants pour la liberté et l’égalité des Peuples que sont Malcom X, leader antiségrégationniste des Black Muslims aux États-Unis d’Amérique, Amilcar Cabral, génie de la liberté et aussi penseur de la révolution anticolonialiste et anti-portugaise en Guinée-Bissau, ainsi que Nelson Mandela, chef historique du mouvement anti-Apartheid, le Congrès national africain (ANC), prix Nobel de la paix et ancien président de la République Sud-Africaine (RSA) post-ségrégationniste.
Le Pasteur Martin Luther King Jr luttait contre le régime ségrégationniste aux USA en utilisant la non-violence très chère à l’Indien Mahatma Gandhi
Issu d’une famille très croyante et très pratiquante de Géorgie, le Dr King est né le 15 janvier 1929 à Atlanta. Il voit le jour dans une Amérique durement laminée par la crise économique et surtout meurtrie par la fameuse ségrégation raciale, l’exclusion politique, économique, sociale et culturelle dont pâtissent cruellement les Noirs ainsi que les autres minorités ethniques. Après des études de sociologie et de théologie, celui-ci embrasse immédiatement la vocation pastorale à l’instar de ses humbles parents. Cette voie du Seigneur lui ouvre très rapidement le cœur et l’esprit pour être sans cesse à l’écoute de l’Autre, de découvrir et de partager la misère de son Prochain. Dans ce contexte de partage des souffrances aussi bien physiques que morales d’autrui, de quête des moyens de satisfaction des conditions matérielles et humaines, gît indubitablement le messianisme de cet éminent Apôtre de la paix du 20e siècle.
Le Congolais Patrice Emery Lumumba combattait le régime colonialiste belge, en tant que prolongement et instrument de l’impérialisme occidental meurtrier en Afrique centrale (République démocratique du Congo). Il utilisait, à cet égard, des moyens purement politiques et un discours essentiellement idéologique.
Le leader panafricain et congolais Lumumba vient d’une famille modeste. Celui-ci est né le 2 juillet 1926 à Onalua, dans le territoire atetela de Katako-Kombe, au Kasaï Oriental. Après des études accomplies dans des écoles catholiques où il s’est fait très rapidement virer, puis protestantes où il décroche finalement un certificat sanctionnant la fin du circuit primaire, Patrice Emery Lumumba devient successivement commis des postes à Stanleyville (Kisangani), chef-lieu de la Province Orientale (Nord-est), et directeur commercial d’une importante brasserie à Léopoldville (Kinshasa).
Pour éliminer Patrice Emery Lumumba, les puissances impérialistes et colonialistes occidentales l’ont livré aux mains des forces réactionnaires locales dont l’incarnation fut le rebelle et colonel-major de l’ANC Joseph-Désiré Mobutu (à gauche de Lumumba).
Cette personnalité voit le jour et vit effectivement dans une ère où la colonisation sévit cruellement en Afrique. Au cours de cette période extrêmement difficile où l’idéologie négationniste visant à n’en pas douter une grande partie de l’humanité règne d’ailleurs à outrance, l’Africain se voit dénier par l’oppresseur les droits les plus élémentaires reconnus pourtant à l’être humain. Celui-ci n’est pas complètement libéré d’entraves de l’exploitation économique et de chaînes de l’aliénation mentale. Ces carcans sont, sans contredit, le fait exclusif des puissances étatiques et gouvernementales européennes.
Patrice Emery Lumumba luttait contre les injustices inhumaines imposées par le capital monopolistique international dans le Tiers-Monde.
Par conséquent, totalement révolté contre les injustices et brimades coloniales, enragé contre l’écrasement systémique de l’homme congolais, Patrice Emery Lumumba sacrifie toutes ses responsabilités professionnelles et familiales pour s’occuper exclusivement du Mouvement national congolais en sigle MNC. Outre la souveraineté internationale et l’indépendance nationale de la République démocratique du Congo devenues effectives le jeudi 30 juin 1960, cette formation politique prône, en fait, la libération de l’Afrique tout entière de l’hégémonisme socioculturel et de l’impérialisme politico-économique de l’Occident chrétien.
Le temps des épreuves
Face à une Amérique des plus frileuse, recroquevillée, consolidée dans ses convictions esclavagistes et confortée, à travers ses normes légales, dans ses préjugés raciaux, la lutte pour les droits civiques engagée par l’illustre pasteur King oppose une vision éclectique. Celle-ci puise son inspiration dans le Tanakh juif, la Bible chrétienne, la philosophie de Mahatma Gandhi et la Révolution américaine de la fin du XVIIIe siècle. Dans sa logique, elle propose le dépassement des antagonismes violents et suicidaires pour la société humaniste et universelle entre Blancs et Noirs. Dans sa démarche plus que moralisatrice fondée sur l’Amour, elle propose le dépassement d’une simple réconciliation de ces deux Communautés raciales, d’ailleurs, en constante opposition, en contradiction permanente en vue de lui substituer la conciliation de grands idéaux de liberté et de démocratie, de justice et d’équité, de dignité et de solidarité entre tous les êtres humains, et ce sans distinction aucune.
En d’autres termes, cette vision idéologique prônée par Martin Luther King propose de revenir aux sources profondément inspirantes de la Constitution américaine dont le principal architecte est, à vrai dire, le juriste Thomas Jefferson. Elle propose, donc, de revenir substantiellement à l’esprit prévalant – en principe – à Philadelphie (État de Pennsylvanie) [Révolution philosophique et politique ayant donné naissance aux États-Unis d’Amérique] en 1776. C’est dans cette direction que cet Apôtre de la non-violence canalise très fermement tout son combat en faveur de la promotion des droits civiques. Ceci dans le but d’accoucher d’un monde meilleur où le langage dominant est celui de la paix civile et de l’harmonie sociale, de la tolérance du prochain et de la dignité humaine axée sur la justice et la liberté.
Dr Martin Luther King prônait inlassablement la fraternité et la solidarité en tant que socles des relations humaines en vue de propulser une société libre et juste, harmonieuse et digne sur les plans aussi bien moral et spirituel que matériel et intellectuel
Par conséquent, devenu immédiatement chantre de l’égalité, messager de la solidarité et de la fraternité entre les peuples, races et cultures, Martin Luther King opère en réalité une véritable révolution mentale et psychique. Bénéficiant à cet effet de la médiatisation de son combat, celui-ci bouscule en fait les forteresses psychologiques de l’environnement américain qui découvre de l’intérieur ses propres horreurs. À ce titre, il se résout à arpenter l’immense territoire national que sont géographiquement les États-Unis d’Amérique en vue d’apporter, tel un Apôtre illuminé par le Saint-Esprit, le grand message de Paix, d’Espoir, de Vérité et d’Amour en tant que Miroir, Reflet identique de la Force Divine dans toute l’existence humaine.
Le messianisme lumumbiste dont la pierre angulaire est en vérité idéologiquement et politiquement le nationalisme congolais, puise en réalité ses racines profondes dans la pensée humaniste et universelle. Ce discours est fondé sur la nécessaire réhabilitation de l’espèce humaine brimée par le totalitarisme colonial dont le suppôt est, à n’en pas douter, le capitalisme sauvage ou le libéralisme esclavagiste ou négrier. Ce qui atteste bien évidemment que Patrice Emery Lumumba prône dans sa démarche une humanité mature et responsable. Celle-ci acquiert toutes ses lettres de noblesse par la liberté et la dignité. La Liberté est ici comprise comme un Don de Dieu que l’on ne peut ni troquer ni négocier sous quelle que forme que ce soit. Cette dernière signifie irréversiblement le rejet de l’exploitation économique et sociale, le refus de l’aliénation mentale ou culturelle de l’être humain.
Si cet univers que rêve réellement Patrice Emery Lumumba se conjugue éminemment avec la justice et la liberté, il y a lieu d’affirmer que cet environnement social et humain rime surtout avec l’égalité. C’est-à-dire : le refus catégorique de l’infériorisation et de la déshumanisation de l’individu. C’est le rejet des théories ‘‘suprématistes’’ [doctrine fondée sur la suprématie raciale].
Patrice Emery Lumumba en visite à Bruxelles, la capitale du Royaume de Belgique
Cette vision lumumbiste met, donc, en relief la fraternité entre les races et les cultures. Celle-ci met en perspective la solidarité entre les différents Peuples opprimés en vue de recouvrer entièrement la liberté. À cet égard, le leader congolais et panafricaniste exprime ouvertement son soutien indéfectible à la lutte pour l’indépendance nationale de différents territoires placés sous le joug colonial (Algérie, Angola, Cameroun, Guinée-Bissau, Cap-Vert, Mozambique, etc.) ou violemment opprimés par le carcan ségrégationniste [Apartheid] (Afrique du Sud, Namibie, Rhodésie du Sud, aujourd’hui Zimbabwe) lors de la Conférence sur le rassemblement des Peuples africains à Accra (Ghana) en 1958.
Force est d’admettre que le lumumbisme historique s’inscrit en principe manifestement dans l’idéal du Panafricanisme. Ce mouvement libérateur des Peuples opprimés et des Nations assujetties est très cher à l’Égyptien Gamal Abdel Nasser et à l’Éthiopien Haïlé Mariam Selassié 1er(le Négus Ras Tafari Makonnen). Aussi est-il partagé avec engouement et conviction par le Ghanéen OsayegyefoKwame Nkrumah, le Guinéen Ahmed Sékou Touré, le Tanzanien ‘‘Mwalimu’’ Julius Nyerere, l’Algérien Ahmed Ben Bella et le Tunisien Habib Bourguiba.
Le président Joseph Kasa-Vubu (à gauche) et le premier ministre Patrice Emery Lumumba (au milieu) accueillent le souverain belge, le roi Baudoin 1er (à droite), lors de festivités consacrées à l’accession de la République démocratique du Congo à la souveraineté internationale le jeudi 30 juin 1960.
Par ailleurs, le combat mené farouchement et tambour battant par ces deux personnages historiques se heurte virulemment aux murs de l’incompréhension, de l’intolérance et de l’inimitié. Ainsi, pour avoir surtout tenté de conscientiser le monde dans lequel ils vivent journellement, ils s’attirent les foudres du système ségrégationniste pour le premier (Martin Luther King jr) et de l’entreprise coloniale pour le second (Patrice Emery Lumumba). À tour de rôle, ces deux figures de proue de la lutte pour les droits humains subissent durement le régime de privation de liberté (l’incarcération), les corvées et les humiliations de toutes sortes. Aussi connaissent-ils une »fin tragique » !
Patrice Emery Lumumba aux mains des soldats de l’armée nationale congolaise (ANC).
Ces deux leaders négro-africains, de surcroît Combattants de la liberté et Apôtres de la justice, sont lâchement assassinés dans des conditions dont la transparence et l’ignominie n’ont vraiment d’égal que le cynisme et le silence funèbre des commanditaires. En effet, Patrice Emery Lumumba décède dans la tourmente de l’indépendance du Congo (il meurt exécuté le 17 janvier 1961). D’ailleurs, celle-ci est compromise par la double sécession de la Province minière du Katanga et de la Province autonome du Sud-Kasaï.
Martin Luther King mis en bière
Cependant, le Dr Martin Luther King meurt violemment à Memphis, dans l’État de Tennessee le 4 avril 1968, dans la tourmente de la guerre injuste et meurtrière du Vietnam, dans le tourbillon des affrontements interraciaux et dans le tumulte des mouvements sociaux qui revendiquent pleinement la dignité humaine.
Ces deux contemporains étaient-ils liés par le même Destin ?
Il convient de mentionner que le leader congolais et panafricaniste est pratiquement mort à deux jours d’intervalle de l’anniversaire de naissance de l’Apôtre de la non-violence. En effet, Dr Martin Luther King est né le 15 janvier 1929 à Atlanta (Géorgie) tandis que Patrice Emery Lumumba a été assassiné le 17 janvier 1961 à Élisabethville (Lubumbashi). Comme si, par le jeu et le cycle de la naissance et de la mort, les deux se passaient le témoin pour continuer le combat universel pour la liberté, la paix et l’harmonie entre les êtres humains…
S’il était vivant, le Premier ministre panafricaniste et nationaliste congolais Patrice Emery Lumumba aurait eu, aujourd’hui, le 2 juillet 2017, 91 ans. Martin Luther King aurait soufflé, dans son cas, 88 bougies.